LE SUCRE

ATTENTION, LE VOILA …

Depuis une certain temps déjà, j’approfondis mon étude sur le sucre que j’avais à l’œil depuis des années. Il ne s’agit pas seulement d’une étude théorique vous vous en doutez, mais aussi d’une expérimentation pratique puisque, avant d’écrire, je tiens à tester personnellement tout ce dont je vous entretiens. Or, cette fois-ci particulièrement, tout concorde et le résultat de mon étude est tout simplement catastrophique : il apparaît que le sucre que nous utilisons aujourd’hui est une drogue toxique et même terriblement délétère (non, je n’exagère pas. Surtout le sirop de glucose-fructose industriel tiré du maïs ainsi que les édulcorants comme l’aspartame). L’usage quotidien et habituel de ces produits est donc à proscrire absolument. Supprimez donc tout de qui est sucre dans votre alimentation, ainsi que les pommes de terre et les céréales car elles contiennent de l’amidon qui se transforme en glucose au cours de la digestion. Sans compter le vin (il vaut mieux ne pas dépasser un verre par repas).

D’accord, ce n’est pas toujours facile à faire et il faut agir progressivement car le sucre est une drogue (oui, comme la morphine !) à laquelle nous sommes tous accoutumés depuis l’enfance.

UN PEU D’HISTOIRE

Les hominidés sont apparues sur Terre voici des millions d’années et l’homo sapiens depuis, au maximum, 200.000 ans. Pendant tout ce temps-là, l’homme n’a pas absorbé de sucre à part 100 g/an (à peu près) sous forme de miel qu’il parvenait à chiper aux abeilles et quelques fruits trop mûrs qui lui tombaient sous la main de temps en temps. Pour vous donner une idée, si on prend comme date de naissance de nos lointains ancêtres, 5 millions d’années en arrière, et si on rapporte cette durée sur une journée de 24 heures, l’humanité s’est passée du sucre concentré jusqu’à 23 heures, 59 minutes et 52 secondes. Autant dire tout le temps, aux exceptions près, et ce malgré une appétence particulière pour le sucre, le cerveau, lui, consommant principalement du glucose (rassurez-vous, il peut très bien se le procurer à partir des aliments habituels – comme les légumes et les fruits -, sans apport extérieur. Vous ne deviendrez donc pas idiots en cessant de manger du sucre).

Pour me résumer, le sucre concentré n’existe pas dans la nature. Les fruits eux-mêmes à l’origine, c’est-à-dire à l’état sauvage, n’étaient pas du tout identiques à ceux que nous mangeons aujourd’hui. Ils étaient un peu acides ou âpres et bien moins juteux, comme les baies sauvages qu’on peut cueillir au cours de nos promenades pendant les vacances. Grâce à la sélection des plants et aux hybridations successives, on a obtenu des fruits contenant beaucoup de jus et très sucrés qu’il est préférable de consommer avec modération.

Il faut insister sur les fibres présentes dans les produits naturels, et indispensables à la digestion. Les produits industriels qui n’en contiennent pas car elles ont été éliminées au cours des opérations de raffinage : plus un produit est raffiné, moins il contient de fibres. Ce qui a fait dire à un spécialiste : « Plus le pain est blanc, plus la tombe est proche ! ». Ceci est d’autant plus grave que l’absorption du fructose est très différente de celle du glucose ce qui fait que le fructose sans les fibres a une fâcheuse tendance à se transformer rapidement en graisse dan le corps.

APPARITION DU SUCRE INDUSTRIEL

Le sucre que nous connaissons maintenant est apparu au XVème siècle. Au XVIIIème siècle, la consommation par personne et par an n’était encore que de deux kilos (bien souvent à usage médicinal). Elle est passée à 55 kg en 1970 et atteint pratiquement 90 kg de nos jours, certaines personnes allant jusqu’à en absorber… 130 kg ! Je précise bien (tant pis si je me répète !) qu’il ne s’agit pas de glucide naturel contenu dans des aliments contenant des fibres mais de sucre concentré ou raffiné excluant les fibres provenant de la canne à sucre, de la betterave ou du maïs. Il est donc excessif d’assimiler l’un à l’autre et de feindre qu’il s’agit du même produit car ils ne produisent pas du tout le même effet.

Du coup, on trouve du sucre partout même là où on ne s’y attend pas (dans des produits qui ne sont normalement pas sucrés : est-ce que, par exemple, vous avez l’habitude de mettre du sucre dans votre vinaigrette ou dans votre dentifrice ?), surtout, parce que il est flatteur pour le consommateur tout en créant une addiction. Donc un goût de revenez-y favorable à une surconsommation et, bien sûr aux bénéfices industriels qui en découlent. Car le sucre industriel ne coûte pas très cher, souvent bien moins que les produits qu’il accompagne.

INCITATION AU GOÛT SUCRÉ

Les fabricants, comme je vous l’ai déjà dit, mettent du sucre partout. Ainsi, les professionnels ont même inventé un mot : ils recherchent des produits « palatables ». Dans leur jargon, cela signifie hyper savoureux auxquels le consommateur ne peut pas résister. C’est d’ailleurs ce que nous explique innocemment la spécialise du laboratoire Sensoryspectrum aux USA1 à propos d’un produit de Kraft Food. Il s’agit donc de droguer de plus en plus les consommateurs. Les plats préparés sont tout désignés mais il n’y a pas qu’eux. En fait, la stratégie des industriels ressemble étrangement à celle des marchands de tabac puisqu’il s’efforcent de rendre accros les consommateur. Quelle est-elle ? Faire croire que le produit est innocent et le vendre à grands renforts de publicité. Quand aux effets : tout nier en bloc. Comme les fabricants de cigarettes qui se sont parjurés devant le congrès américain !

Les consommateurs ayant protesté, les industriels ont dit qu’ils tiendraient compte de cet avis et ont sorti dans ce but une gamme de produits à taux de sucre réduit, dits « bons pour la santé ». Le journal « The Sunday Times » au Royaume uni, n’y croyant qu’à moitié, en a testé certains2. Je précise, pour la bonne compréhension de la suite que l’Organisation Mondiale de la Santé a fixé comme norme recommandée de ne pas dépasser 25 g par personne et par jour. La Public Health Organisation de son côté a fixé la même norme à 50 g par jour et par personne, soit le double. C’est la Tomato Ketchup de Tesco qui a remporté la palme du test en dépassant cette dernière quantité de 38 %. Pire, la teneur en sucre est plus élevée de 23 % que celle qui est indiquée sur l’étiquette. Dans le même test on apprend que les plats préparés contiennent le double de sucre qu’une barre chocolatée.

CONSÉQUENCES

Cette politique est irresponsable (mais l’argent n’a pas d’odeur !) et même criminelle. Nous sommes en effet parvenus à une catastrophe dès aujourd’hui et l’avenir risque d’être pire encore. Car c’est le sucre qui fait grossir et non pas la graisse comme on nous l’a seriné pendant des années (bien sûr, il n’est pas tout seul à agir dans cette affaire et il existe, en plus, des substances obèsogènes qu’on est en train de découvrir). C’est bien ce que nous a démontré Gary Taubes3 et qui, à ce jour, n’a reçu aucune contestation sérieuse de la part des scientifiques.

Le résultat est consternant et alarmant pour ne pas dire dramatique. L’épidémie de surpoids et d’obésité touche actuellement 2,1 milliards de personnes dans le monde4 (soit près d’un tiers de l’humanité). Les États Unis, le Royaume Uni et l’Australie bien sûr arrivent en tête avec plus de 60 % de personnes de plus de 20 ans obèses ou en surpoids. Et les autres pays s’alignent progressivement au fur et à mesure qu’ils se développent. Normal puisqu’on copie le même mode de vie qui est (soi-disant) un signe de réussite. Les jeunes sont bien sûr les plus touchés : entre 1980 et 2013, le nombre d’enfants ou d’adolescents obèses ou en surpoids dans le monde a augmenté de 50 %. Sans commentaire !

Hélas, cette progression est inquiétante pour l’avenir car elle est loin d’être finie5. Autrement dit, ce n’est pas la bombe atomique qui menace la survie de l’humanité mais McDonald’s et Coca Cola !

Á noter que, d’après les spécialistes, les différences de progression pourraient s’expliquer en partie par le positionnement économique et le type de marché dominants des différents pays. Par exemple, le Royaume Uni et l’Irlande possédant des économies de marché libérales non réglementées dans lesquels les actions des grands groupes agroalimentaire encouragent la surconsommation pour augmenter leurs profits, seraient davantage susceptibles d’être atteintes par cette progression galopante. Depuis le temps qu’on le dit !

PROBLEMES DE SANTÉ

C’est là qu’on touche au plus grave car lesdites actions du sucre sont innombrables et s’étendent en effet à tout l’organisme.

Sans en faire la liste exhaustive, sachez que le sucre a d’abord un effet sur votre état général qu’il dégrade. La suppression du sucre permet souvent de se sentir moins fatigué. Attention donc aux petites sucreries qui sont peut-être, dans un premier temps, bonnes pour le moral mais ont tendance à nous rendre dépressifs.

Vient ensuite la fonction digestive, depuis les dents (provocation des caries), l’estomac et l’intestin où le sucre provoque des désordres divers et variés. Pour rester dans les généralités, citons également les reins et le foie sur lesquels il n’a pas une action spécialement bienfaitrice.

Sans oublier les cancers en tous genres dont les cellules se nourrissent de sucre ni les autres maladies de civilisation qui font des ravages et chez lesquelles on est en train de d mettre en évidence le rôle délétère du sucre.

En arrêtant la consommation de sucre, vous verrez aussi disparaître nombre de maux propres à chacun.

BILAN FINAL

Bien sûr, vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole ni d’accepter mon cadeau et, si vous avez besoin d’être tout-à-fait convaincu, je vous communique le titre de deux ouvrages (il y en a d’autres) qui contiennent de nombreuses informations très intéressantes6.

Projetez-vous quand même (ne serait-ce que pour faire l’expérience) un an en avant, c’est-à-dire juste avant le prochain Noël (juste avant de vous laisser aller aux délices de quelques exceptions et d’une période d’excès), et voyez tout de même si votre santé ne mérite pas quelques attentions. En fait, on s’habitue très rapidement à une nouvelle façon de s’alimenter et on prend conscience avec joie de la disparition de ses rondeurs superflues et de ses bourrelets disgracieux, d’une digestion plus légère, d’une forme plus pétillante… Et on n’a pas du tout envie de revenir en arrière.

On essaye ? Ne serait-ce que deux semaines ? Qu’est-ce qu’on risque ?

SPÉCIAL FÊTES

CE N’EST PAS LE MOMENT

Non, ce n’est pas le temps des régimes ni des restrictions. La période de fin d’année approche avec ses rallyes bouffe très conviviaux certes, mais dont on ne sort pas indemnes puisque, selon les statistiques bien établies, on va prendre entre 500 g et 1000 g en moyenne qu’on ne reperdra pas 1.Sauf si vous voulez bien tenir compte des informations ci-dessous.En effet, en se préparant un peu à l’avance, en s’organisant et en appliquant quelques règles simples, on peut combiner l’art de se faire plaisir et de passer un bon moment avec celui de rester en bonne santé… sans prendre un seul gramme. Comment est-ce possible ? Suivez le guide.

1 : LIMITEZ LA QUANTITÉ ET ARRÊTEZ NET L’EXAGÉRATION

Ce qui est frappant quand on regarde les caddies à la sortie des supermarchés au moment des fêtes de fin d’année, c’est de les voir déborder de victuailles de toutes sortes. On additionne les huîtres au saumon fumé, à un gigot d’agneau, une volaille, des pommes de terre sautées, des quantités de fromages, une bûche au chocolat, des pâtisseries diverses, le tout arrosé de multiples vins, précédés d’apéritifs (accompagnés d’amuses gueule), le tout suivi de café et de digestifs. On dirait que, pour bien recevoir,  la quantité supplante la qualité et qu’il faille trop manger. C’est tellement trop que cela se termine invariablement sur le divan par une sieste pesante pour essayer de surmonter l’épreuve, à moins qu’on soit carrément obligé de vomir (ce qui est peut-être désagréable sur le moment mais représente sans doute une des meilleures solutions). Comment voulez-vous que l’estomac puisse supporter à la fois la quantité ingurgitée, tellement supérieure à ce qu’on mange d’habitude, et le mélange de tous ces produits qui ne sont pas faits pour aller ensemble ? Réduisez donc la quantité au profit de la qualité, en n’inscrivant pas à la fois tous les produits de fête au même menu. Allégez, allégez… vous vous en porterez cent fois mieux !

2 – ÉVITEZ LES RALLYES-BOUFFE :

Un bon repas, ça va mais deux, bonjour les dégâts. Si vous avez fait un copieux réveillon la veille, sautez carrément le petit déjeuner ainsi que le déjeuner du lendemain (ou contentez-vous d’une tasse de bouillon de légume) et laissez l’estomac se reposer pour encaisser le choc. Si on fait un gros réveillon, suivi d’un copieux petit déjeuner, d’un solide déjeuner, d’un diner assorti puis qu’on finisse les restes le lendemain, on court à la catastrophe. Pour ne pas être tenté par le surcroît de nourriture, allez donc vous promener (excellent) ou, au moins, changez de lieu. Et pensez tout simplement à congeler les restes

3 -PENSEZ Á L’INDICE GLYCÉMIQUE :

la dinde ne se mange pas automatiquement avec des marrons ou des pommes de terre qui sont deux produits parfaits pour vous faire grossir. Pourquoi ne pas essayer des navets rôtis (délicieux) ou des endives braisés ou… (je laisse libre cours à votre imagination). Avec un volatile plutôt gras, un légume vert passe beaucoup mieux que du glucose quasiment pur comme une farine ou des pommes de terre (et bourratif de surcroît !). Donc, mangez mais surveillez l’indice glycémique des aliments que vous ingurgitez et choisissez les vôtres parmi ceux qui ont un indice bas. Sachez qu’on fait un excellent repas avec des huîtres, du saumon, un poisson… Le tout accompagné d’une salade ou d’un légume. Quant à la bûche, on peut la manger au milieu de ‘après-midi en buvant un thé vert. Et le soir, dodo après une simple camomille.

4 – FAITES DE L’EXERCICE :

Ce n’est pas que celui-ci fasse maigrir car on sait aujourd’hui qu’il s’agit d’une légende (tenace, hélas !). Mais il stimule toutes les fonctions de l’organisme alors que  de se légumer lourdement sur un canapé devant la TV favorise le stockage des kilos. Donc, allez vous promener. Il n’est pas nécessaire de se rendre à la salle de gym ni de tenter des performances (surtout pendant la durée de la digestion !). Mais une activité simple, récréative, pratiquée en groupe, comme la marche en forêt, suffit. Et en plus, pendant que vous ferez ça, vous ne serez plus à table !

VIVE LES FÊTES !

Oui, bien sûr les fêtes, non seulement nous sont très agréables mais indispensables à notre équilibre psychologique. Il suffit simplement d’observer quelques règles pas toujours en accord avec les perversités des industriels qui nous poussent par tous les moyens à consommer trop (c’est ce qui les rend un peu délicates à appliquer). Mais, d’une part vous vous sentirez beaucoup plus léger (et vous ne culpabiliserez plus d’avoir bien mangé et commis quelques excès tellement agréables) et, d’autre part vous aurez suffisamment d’énergie pour jouer avec vos enfants ou petits-enfants.

Qui, du coup, seront ravis.

 

 1  http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-poids/minceur-mode-d-emploi/pourquoi-on-grossit-/les-kilos-pris-pendant-les-fetes-un-cadeau-pour-la-vie.html

 

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QUOI ACHETER AU SUPERMARCHÉ ?

ÉVOLUTION DE LA DISTRIBUTION

Il faut bien reconnaître que le monde de la distribution a considérablement évolué depuis un siècle. Ainsi, nombre de magasins ont tout simplement disparu. Par exemple, vous aurez toutes les peines du monde à trouver de nos jours un marchand de couleurs (droguerie), un marchand de radio (TSF), un  marchand d’accessoires automobiles, une laiterie… et tant d’autres encore, tandis que certains se sont considérablement raréfiés, les épiceries par exemple, les pâtisseries (mais les boulangeries-pâtisseries se sont multipliées par contre), les poissonneries…

Progressivement les épiceries traditionnelles qui avaient disparues ont tendance à refaire surface sous forme de boutiques de producteurs, de magasins de produits régionaux, de vente de produits bio. Les marchés de quartier réapparaissent également ainsi que les AMAP qui se sont crées et s’implantent partout progressivement.

UNE IDÉE QU’ELLE AURAIT PU ÊTRE BONNE

Prendre un grand parking à la périphérie des villes (là où il y avait de la place), construire  autour des locaux pour réunir au même endroit tous les commerces, aurait pu être une bonne idée qu’auraient pu avoir les petits commerçants traditionnels et les municipalités.

La grande distribution s’est crée pour le faire et, au début, les consommateurs se sont rués dans ces cavernes d’Ali Baba où on pouvait tout trouver, bien pratiques, surtout quand on travaille toute la journée et qu’on dispose de peu de temps.

LE DÉBUT DU DÉRAPAGE

Certes, la rationalisation de la distribution a permis de réduire les frais (et d’augmenter les bénéfices) mais là est, en même temps, le début de la grande illusion à laquelle se sont laissés prendre les consommateurs. Car la course à la baisse des prix était ainsi lancée. Non pas que rechercher un prix plus bas soit une mauvaise chose en soi mais à cela, comme à tout, il y a une limite. En Russie, on dit : « Je n’ai pas les moyens d’acheter bon marché ».

Insensiblement, on est donc passé des économies d’échelle aux diminutions de qualité en passant par l’étranglement des producteurs, puis aux produits franchement mensongers à base de composants chimiques toxiques. Bon marché ? Oui mais empoisonnés !

Commençons notre tour d’horizon par les fruits et légumes. Oui, ils ont belle allure, surtout quand ils sont rendus brillants par la brumatisation à la mode américaine. Mais quand on regarde de près on s’aperçoit d’abord qu’ils viennent du diable vauvert, du Chili, d’Argentine ou du Kenya (bonjour les coûts de transport et la consommation de pétrole), ce qui implique également qu’ils ont été cueillis avant maturité. Et qu’en plus, ils ont été cultivés hors sol chaque fois que cela était possible (comme les tomates du sud de l’Espagne, sans aucun goût), qu’ils sont bourrés de produits chimiques dont l’ingestion régulière est dangereuse. Conclusion : à éviter à tout prix.

Passons aux protéines :

Le poisson d’abord : les mers sont dévastées et polluées, on commence à le savoir. Quant aux poissons d’élevage, on ne sait pas très bien ce qu’il ont mangé. Certainement des produits bon marché et d’une qualité douteuse. Le bio ? C’est simple, on n’en trouve pas !

La viande maintenant. Elle est issue 99 fois sur 100 de l’élevage intensif, c’est-à-dire de bêtes entassées dans un espace restreint et dans des conditions atroces, traitées d’une façon sadique.

Les œufs soi-disant bios ? Les producteurs ont appris à contourner la règlementation et ils n’ont pas grand chose de plus que les œufs industriels. Sauf le prix bien entendu.

Quant au lait, il faut simplement savoir qu’après l’âge de trois ou quatre ans, nous ne produisons plus d’enzyme lactase pour digérer le sucre lactose qu’il contient. D’où des troubles intestinaux de toutes sortes. Donc, oublions le lait.

Reste le fromage. Je ferai les mêmes réserves que pour tous les produits industriels : avant tout achat, il est indispensable de lire soigneusement les étiquettes, le guide des additifs à la main1. Et d’en manger en petite quantité ou même de le supprimer complètement.

Passons aux conserves et aux produits surgelés. Je ferai les mêmes remarques sur la qualité de base des produits et des additifs que pour les produits frais.

Pour les autres produits industriels, que ce soit des plats préparés, de la moutarde ou même du vinaigre balsamique : la plus grande vigilance est recommandée. Bien sûr, le guide des additifs vous sera indispensable une fois de plus mais les composants eux-même suffisent bien souvent pour vous faire reposer le produit sur l’étagère. Par exemple, si vous lisez : graisse hydrogénée, glutamate, huile de tournesol (ce n’est pas qu’elle soit mauvaise mais elle contient des oméga-6 dont nous avons déjà trop), aspartame (ou équivalents), sirop de glucose-fructose, oubliez tout de suite. Quant au sel et au sucre, surveillez attentivement les doses car les producteurs ont tendance à en mettre de trop et partout parce qu’ils sont flatteurs et qu’ils ne coûtent pas cher.

Quant aux lessives et aux divers produits d’entretien : on a oublié qu’avec quelques produits de base, pas chers, nos grand-mère faisaient des merveilles. De quoi s’agit-il ? Du vinaigre blanc, du savon de Marseille ou d’Alep, du savon noir, du bicarbonate de soude et de quelques autres…

Pour les vins, profitez de vos vacances et de vos voyages pour visiter les producteurs bios : des merveilles vous y attendent à des prix abordables.

Que reste-t-il ? Papeterie, hygiène, articles automobile, textile…: il faut voir au coup par coup.

SURCONSOMMATION

N’oubliez pas que la règle des supermarchés, quels qu’ils soient, est la suivante : un ilot de perte dans un océan de profits. Le but des gens de marketing des supermarchés est donc de vous faire consommer plus que vous ne le souhaitez. La réaction immédiate devrait être bien sûr de déserter les supermarchés (ou en tous cas de ne jamais y aller en ayant faim). Mais ce n’est pas toujours possible pour toutes sortes de raisons et il ne faut pas non plus diaboliser les supermarchés. La liste de courses ou le drive (c’est-çà-dire l’achat sur votre ordinateur) peuvent alors être des solutions qui vous évitent d’errer dans les rayons et d’acheter n’importe quoi.

Donc, la règle numéro 1 pour, à la fois, mieux se nourrir et faire des économies (oui, contrairement à ce qu’on croît, le supermarché, l’air de rien, revient cher) est d’aller au supermarché le moins souvent possible, voire pas du tout.

UNE TRISTE EXPÉRIENCE QUI VOUS ATTEND

J’ai eu personnellement l’occasion de faire aux USA, il y a plus de dix ans maintenant (attention, c’est pour bientôt en France) une bien triste expérience. Nous visitions, avec ma compagne, la côte Californienne, lorsqu’au milieu de l’après-midi, nous eûmes faim. Nous nous arrêtâmes au premier supermarché venu (de toutes façons, nous n’avions pas le choix car il n’y avait que ça) et, pour aller plus vite, nous parcourûmes les lieux en partant chacun de notre côté. Dix minutes plus tard, nous nous retrouvâmes aux caisses, près de la sortie, les mains vides. Oui, vous avez bien lu, nous n’avions franchement, malgré notre faim, rien trouvé qui ne soit pas infâme. Certes il y avait de beaux gâteaux (infects à manger : nous y avions déjà goûté), des fruits et légumes brillants (mais bourrés de produits toxiques), des biscuits (dont il valait mieux ne pas lire l’étiquette du produit), et tout était à l’avenant…

MAIS, QUE VA-T-ON DEVENIR ?

C’est la question qu’on se pose en voyant l’évolution des supermarchés. Rassurez-vous, le monde ne va pas s’écrouler pour autant ! D’ailleurs, il a existé pendant des milliers d’années sans supermarché.

Le mieux reste encore d’accepter le changement. Tout ce que je vais vous suggérer maintenant n’a rien d’un diktat mais, au contraire, doit se faire progressivement et être adapté à chaque personne. Il convient de le considérer plutôt comme une tendance, un point de départ de vos réflexions, une base de votre adaptation et non comme une vérité intangible à laquelle il faut souscrire au plus vite sous peine de commettre une grave erreur.

Globalement, vous pouvez essayer de réduire la quantité des aliments que vous ingérez car, tout le monde en a fait le constat, nous mangeons trop. De plus, tous les maillons de la chaîne alimentaire cherchent à vous faire consommer plus qu’il est nécessairece qui produit un encrassement et une fatigue de votre organisme. Mangez quand vous avez envie et non quand on vous le dit. Prendre ou pas un petit-déjeuner a le même sens que de manger ou pas avant d’aller se coucher. Si cela vous convient, vous pouvez même cesser de manger de temps en temps3, sauter un repas, jeûner un jour par semaine, plusieurs jours à chaque changement de saison ou davantagequand vous sentez que vous avez besoin de vous arrêter de manger.

Pour ce qui est de vos aliments :

  • d’abord en ce qui concerne les protéines animales : vous pouvez les diminuer, voire carrément les supprimer, sans inconvénient pour votre alimentation car rien ne justifie leur consommation pour le bien-être de votre organisme. De la viande deux fois par jour apparaît même de plus en plus comme une erreur grave, deux fois par semaine suffisent ;
  • le sucre ensuite. Il ne s’agit pas de le diaboliser mais d’appeler les choses par leur nom : c’est une drogue à laquelle nous sommes, hélas, tous accros et dont nous pouvons nous passer sans inconvénient. Le miel est sûrement meilleur que le sucre (notamment le sucre qui est raffiné et surtout celui qui est fait à base de sirop de glucose-fructose dont l’industrie fait un large usage). Reste que c’est le sucre qui fait grossir et non les graisses5 (regardez les Américains). Á savoir également : l’amidon contenu (entre autres) dans toutes les céréales (et les pommes de terre) se transforme en glucose au cours de la digestion et, si vous voulez perdre du poids, il faut les éviter pendant un certain temps ;
  • les fruits et légumes, nous l’avons vu, sont à éviter pour deux motifs : d’une part en raison des produits chimiques qu’on a utilisés pour leur culture, d’autre part en raison de leur provenance souvent fort lointaine. Vous aurez davantage intérêt à consommer des produits locaux, de saison, bios de préférence ;
  • conserves et surgelés : pour les conserves, je ferai les mêmes réserves que pour les fruits et légumes frais. Mais il faut reconnaître qu’il est bien pratique d’avoir quelques  boîtes en réserve dans le fond d’un placard pour improviser un repas. Quant aux produits surgelés, contrairement à ce qu’on croît, la surgélation en soi diminue assez peu la qualité des produits. Mais si vous surgelez des produits de basse qualité, cela n’a rien à voir avec la surgélation des tomates de votre jardin ;
  • les plats préparés et les produits spécialement conçus pour la nutrition moderne, j’en ai déjà parlé et la conclusion est qu’il faut tous les éviter à tout prix : Michael Pollan nous rappelle les règle de base et il a bien raison6 ;
  • en ce qui concerne les biscuits, le chocolat et autres sucreries du même genre, munissez-vous de votre guide des additifs, souvenez-vous que la farine contient de l’amidon qui va se transformer en glucose au cours de la digestion et, du coup, vous faire grossir ;
  • pour ce qui est du fromage, on trouve toujours un chèvre ou un brebis (voire une vache) disponible chez les petits producteurs des environs et, puisqu’il s’agit de satisfaire votre gourmandise, et non d’en faire une grande consommation, vous trouverez aisément une solution ;
  • le rayon bio maintenant qui est très trompeur. Il y a de l’argent à gagner et c’est pour cela que les supermarchés s’y sont mis et non pour l’amour des produits biologiques dont ils n’ont que faire. Donc, méfiance. On lira avec d’autant plus d’attention les étiquettes et on fera très attention à la saisonnalité des produits et à leur provenance. Certes les pommes sont bien bios mais elles viennent du Chili : laissez tomber !

NE PAS DIABOLISER LE SUPERMARCHÉ POUR AUTANT

Et ceci, pour deux raisons.

La première est que le supermarché est devenu la forme de distribution moderne la plus répandue : même les petits villages de campagne connaissent les supérettes de chaînes de distribution. Tout cela est souvent très pratique, surtout quand on travaille toute la journée.

La deuxième raison m’est inspirée par une anecdote. Un jour à Davos, un journaliste interviewait le patron d’une grande enseigne de supermarchés. « Alors, lui dit-il, il paraît que vous avez renoncé à vendre des produits contenant des OGM ? ». « Parfaitement » a répondu le patron. « Et peut-on vous demander pourquoi ? » poursuivit le journaliste. « Oui, bien sûr répondit le patron. Nos clients n’en veulent pas ! ».

Ceci prouve simplement que l’objectif des supermarchés est de gagner de l’argent pas de vendre tel ou tel produit. C’est comme les restaurants fast food : le jour où les clients leur demanderont des salades, ils vendront des salades. Autrement dit, les consommateurs disposent d’un pouvoir qu’ils ne veulent pas voir : leur porte-monnaie.

La première question qu’il serait donc bon de vous poser est : quels sont les produits que vous désirez acheter au supermarché ?

ET LE PRIX ?

Oui, mais tout cela va me coûter cher, dites-vous ?

Détrompez-vous : au contraire, vous allez faire des économies. J’ai personnellement constaté une réduction de 30 % de mon budget nourriture. Changer en effet, ne signifie pas faire la même chose qu’avant en se privant mais faire différemment. D’abord, une règle fondamentale :tout changement doit se faire lentement et progressivement en fonction de ce que vous pouvez faire, vous, et non pas un hypothétique et théorique : « il faut ».

Globalement, vous allez réduire les quantités, par exemple en ne vous reservant pas, en ne mettant plus les plats sur la table, en utilisant des assiettes plus petites… Tout cela entraînera une première économie.

Vous pouvez ensuite réduire la viande (ce n’est pas très bon pour l’organisme, ça coûte cher, c’est bourré de produits toxiques, les animaux sont traités de façon immonde…). De la même manière, vous pourrez réduire les plats préparés ainsi que les produits industriels remplis d’additifs et de produits chimiques.

Quant aux légumes, vous préférez ceux de saison (meilleurs et moins chers) et les produits différents (les graines germées, par exemple, sont d’un coût très faible).

Rien qu’avec ça, cela va vous changer la vie. Puis, chemin faisant, vous trouverez d’autres recettes…

Cela,ça concernait les coûts directs. Il y a aussi les coûts indirecte comme les visites chez le médecin, les arrêts de travail, les médicaments, le surpoids etc.

AU BOUT DU COMPTE, J’ACHÈTE QUOI AU CAROUF ?

Je n’aime pas parler de ce que je n’ai pas d’abord expérimenté. Donc, j’achète quoi au supermarché ? Je vais tout vous dire :

  • de l’eau minérale très peu minéralisée (j’en ai déjà parlé) ;
  • une petite bière de temps en temps ;
  • des trombones ;
  • du papier pour mon imprimante ;
  • des chemises en carton ;
  • des crayons bille ;
  • de l’huile bio d’olive et de colza ;
  • du soja cuisine ;
  • de la lessive bio ;
  • du papier torchon ;
  • du liquide pour mon lave-glace ;
  • parfois du vin bio régional ;
  • des mouchoirs en papier ;
  • des cornichons, de la moutarde et des câpres ;
  • des sacs poubelle ;
  • du vinaigre blanc ;
  • du bicarbonate de soude ;
  • des ampoules et des piles ;
  • j’en oublie peut-être quelques uns mais le plus gros y est.

Finalement, je suis un bon client !

 

 

GOUGET (Corinne), Additifs alimentaires : danger, Escalquens, Éditions Chariot d’Or, 2015.

2 WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

3 CLAVIÈE (Bernard), Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps ?, Gironde sur Dropt, Nature et Partage, 2008.

BOUDREAU (Nicole), Jeûner pour la santé, Québec, Québecor, 2006.

5  TAUBES (Gary), FAT : Pourquoi, on grossit, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2012.

POLLAN (Michael), Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Vergèze, Thierry Souccar, 2013.

TENIR LA LONGUEUR

 IL FAUT CHANGER

Certes, nous savons tous qu’il faut changer.

D’abord parce que, dans tous les domaines, la vie est un changement perpétuel et qu’il convient de s’adapter à ce changement. Certaines personnes persistent à croire que ce qui a été, sera de nouveau et que le bon vieux temps va revenir. Ceci n’est qu’une illusion : le temps ne marche que dans un seul sens : en avant, jamais en arrière. Il ne reviendra  donc jamais ce fameux « bon » vieux temps qui n’était d’ailleurs pas toujours aussi bon que ça. Seulement, nous étions plus jeunes et, dans nos souvenirs, nous avons tendance à embellir tous les moments que nous avons passés, gommant tout ce qui, à l’époque, pouvait nous causer du souci.

Bref, il faut changer, tout le monde nous le dit et c’est un fait sur lequel il n’y a pas à revenir.

CHANGER D’ALIMENTATION

Dans le cas de l’alimentation, il existe plusieurs raisons qui nous incitent à nous adapter.

La première est que nous avons changé de vie par rapport nos parents et, encore davantage, par rapport à nos grand-parents. Nous n’avons plus les mêmes activités, nous sommes beaucoup plus souvent immobiles (devant des écrans), nous fournissons moins d’efforts physiques grâce à la mécanisation (des transports notamment) mais, en même temps nous bougeons davantage (en partie en empruntant les chemins de fer rapides, l’automobile – qui a fait des progrès considérables – l’avion – qui est loin plus accessible, etc.), nos logements ne sont pas les mêmes (chauffage, climatisation) et nous ne nous habillons même plus de la même façon.

La deuxième est que nous avons fait des progrès. Les études qui ont été réalisées récemment nous montrent qu’il existe des produits toxiques qu’il vaut mieux éviter (sel, sucre, céréales raffinées…).

La troisième est que nous mangeons trop et, notamment, trop de viande et de céréales raffinées. Jusqu’à une époque récente, les hommes ont été plutôt pauvres et végétariens dans leur alimentation. Il arrivait assez souvent en effet que la majorité d’entre eux ne dispose pas, en quantité, de quoi manger (c’était alors le jeûne obligatoire) et presque tout le monde mangeait seulement des légumes (la viande était un  luxe et on en consommait uniquement de temps en temps, les jours de fête par exemple).

Et puis nous sommes passés à l’ère de l’’industrie agroalimentaire. Certes, nous avons réussi à produire plus pour nourrir la plus grande partie de l’humanité et pour moins cher mais avec une baisse généralisée de la qualité et la création de produits qui sont de véritables poisons : aspartame, sirop de glucose-fructose, glutamate, gluten… Sans compter les usages de l’élevage intensif qui devraient absolument être toute interdites tant elles sont sadiques.

ET PUIS…

Il existe, en plus, une raison majeure pour changer : si nous avons été conduits à l’inconfort, aux maladies de toute sorte, au surpoids… c’est bien parce que notre mode d’alimentation ne nous convenait pas. Ne nous racontons pas d’histoires : si nous ne faisons rien, si nous n’en changeons pas au moins quelques éléments, nous ne pourrons pas recouvrer l’équilibre et la santé. Cela semble donc évident car, on sait bien, que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Conclusion absolument incontestable de tout cela : il nous faut changer de toutes façons.

OUI MAIS COMMENT

Comme disait un humoriste : « arrêter de fumer est facile : je le fais vingt fois par jour ! ». De la même manière passer de la malnutrition (il convient d’appeler les choses par leur nom) à une alimentation saine est facile (si, si!). Le problème est de maintenir ce changement également tous les jours qui viennent, et ceci suffisamment longtemps afin que de nouvelles habitudes se mettent en place.

Bien sûr, il y aura des ratés, des tentations, des habitudes difficiles à surmonter, des retours en arrière… Et alors ?

Alors, rien : c’est normal. Il faut 28 jours dit le le Pr Wandsink1 pour qu’un nouveau comportement se transforme en habitude et devienne automatique. Donc, les régimes qui vous font miroiter que du jour au lendemain, tout va changer et que vous allez perdre quantité de kilos, sont tout simplement des régimes de menteurs et échouent tous lamentablement.

La situation semble donc sans issue a priori. Mais ceci est complètement faux et il est parfaitement possible de changer, sans effort, sans douleur et de réussir.

UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT

Oui mais pas n’importe comment.

D’abord, il faut que tout changement soit très progressif et se fasse lentement. Il est conseillé de commencer par le changement le plus facile et de poursuivre, quand celui-ci est acquis, par le second plus facile, etc. Tous à la fois, c’est trop ! Mais, comme cela n’est pas la même chose pour chacun d’entre nous, il n’est pas évident qu’on découvre tout seul ce qui est le plus facile à faire en premier. Exemple : pour certains, supprimer le sel est très facile, pour d’autres, c’est extrêmement difficile. Pour certains encore, remplacer les deux tranches de pain du petit déjeuner par un œuf (par exemple) peut se faire demain matin. Pour d’autres, c’est impensable. Alors, comment faire ?

Se faire aider par un coach expérimenté peut faire gagner beaucoup de temps et permettre de réussir certaines choses qui autrement, sembleraient impensables.

Il existe aussi des manières plus faciles que d’autres de procéder ainsi que des moyens spécifiques qui peuvent être adaptées à chacun. Tout le monde ne les connaît pas et, c’est normal car, cela n’est pas son métier.

TENIR LA LONGUEUR

En résumé, il faut tenir la longueur, la devise devant être : peu mais longtemps et non beaucoup et rapidement. Il est clair que maintenir son attention (même pas son effort car cela ne demande aucun d’effort particulier) n’est pas si simple. Il faut en effet qu’au moment précis où nous apprêtons à reproduire une habitude quelconque (qui peut être de prendre un bonbon) une sorte de lampe rouge s’allume et qu’une petite voix intérieure nous conseille de faire quelque chose de nouveau (par exemple prendre plutôt un verre d’eau ou un fruit).

C’est donc une course de fond et non une course de vitesse : il faut être vigilant pendant 28 jours avant que tout nouveau comportement ne se transforme en réflexe intégré (voir plus haut).

Pour cela, il convient d’être stimulé régulièrement car on oublie vite ce qui nous a poussé à agir autrement qu’en suivant nos habitudes. Qu’est-ce donc qui peut nous stimuler ?

D’abord, il y a la prise de conscience de ce que nous faisons et, généralement, c’est plutôt une affaire qui se traite avec un nutri-analyste et, à défaut, avec quelqu’un d’extérieur à nous.

En deuxième lieu, on trouve des stimulations régulières (mails, appel téléphoniques…) effectuées par ces mêmes coachs.

Il y a également des lectures qui peuvent jouer ce même rôle et maintenir notre intérêt éveillé au fil du temps.

La stimulation représente donc une énergie supplémentaire qu’on libère et qu’on rend disponible dans un but bien particulier : effectuer une course de fond afin de permettre à une nouvelle habitude de se déclencher automatiquement et de ne pas sombrer dans le changement.

Il existe bien sûr d’autre moyens adaptés à chaque personne, susceptibles de provoquer cela.

En conclusion, tenir la longueur est une des conditions indispensables à la réussite et il est vraiment étrange qu’on l’ignore autant et qu’on n’en fasse pas un sujet central.

Si votre lecture vous a conduit jusque là, en tous cas, vous ne pourrez plus l’ignorer. Alors, tenez-en compte : vous ne le regretterez pas.

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

1 WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

Droit d’auteur: <a href=’http://fr.123rf.com/profile_chode’>chode / 123RF Banque d’images</a>

IL FAUT CHANGER

Certes, nous savons tous qu’il faut changer.

D’abord parce que, dans tous les domaines, la vie est un changement perpétuel et qu’il convient de s’adapter à ce changement. Certaines personnes persistent à croire que ce qui a été, sera de nouveau et que le bon vieux temps va revenir. Ceci n’est qu’une illusion : le temps ne marche que dans un seul sens : en avant, jamais en arrière. Il ne reviendra  donc jamais ce fameux « bon » vieux temps qui n’était d’ailleurs pas toujours aussi bon que ça. Seulement, nous étions plus jeunes et, dans nos souvenirs, nous avons tendance à embellir tous les moments que nous avons passés, gommant tout ce qui, à l’époque, pouvait nous causer du souci.

Bref, il faut changer, tout le monde nous le dit et c’est un fait sur lequel il n’y a pas à revenir.

CHANGER D’ALIMENTATION

Dans le cas de l’alimentation, il existe plusieurs raisons qui nous incitent à nous adapter.

La première est que nous avons changé de vie par rapport nos parents et, encore davantage, par rapport à nos grand-parents. Nous n’avons plus les mêmes activités, nous sommes beaucoup plus souvent immobiles (devant des écrans), nous fournissons moins d’efforts physiques grâce à la mécanisation (des transports notamment) mais, en même temps nous bougeons davantage (en partie en empruntant les chemins de fer rapides, l’automobile – qui a fait des progrès considérables – l’avion – qui est loin plus accessible, etc.), nos logements ne sont pas les mêmes (chauffage, climatisation) et nous ne nous habillons même plus de la même façon.

La deuxième est que nous avons fait des progrès. Les études qui ont été réalisées récemment nous montrent qu’il existe des produits toxiques qu’il vaut mieux éviter (sel, sucre, céréales raffinées…).

La troisième est que nous mangeons trop et, notamment, trop de viande et de céréales raffinées. Jusqu’à une époque récente, les hommes ont été plutôt pauvres et végétariens dans leur alimentation. Il arrivait assez souvent en effet que la majorité d’entre eux ne dispose pas, en quantité, de quoi manger (c’était alors le jeûne obligatoire) et presque tout le monde mangeait seulement des légumes (la viande était un  luxe et on en consommait uniquement de temps en temps, les jours de fête par exemple).

Et puis nous sommes passés à l’ère de l’’industrie agroalimentaire. Certes, nous avons réussi à produire plus pour nourrir la plus grande partie de l’humanité et pour moins cher mais avec une baisse généralisée de la qualité et la création de produits qui sont de véritables poisons : aspartame, sirop de glucose-fructose, glutamate, gluten… Sans compter les usages de l’élevage intensif qui devraient absolument être toute interdites tant elles sont sadiques.

ET PUIS…

Il existe, en plus, une raison majeure pour changer : si nous avons été conduits à l’inconfort, aux maladies de toute sorte, au surpoids… c’est bien parce que notre mode d’alimentation ne nous convenait pas. Ne nous racontons pas d’histoires : si nous ne faisons rien, si nous n’en changeons pas au moins quelques éléments, nous ne pourrons pas recouvrer l’équilibre et la santé. Cela semble donc évident car, on sait bien, que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Conclusion absolument incontestable de tout cela : il nous faut changer de toutes façons.

OUI MAIS COMMENT

Comme disait un humoriste : « arrêter de fumer est facile : je le fais vingt fois par jour ! ». De la même manière passer de la malnutrition (il convient d’appeler les choses par leur nom) à une alimentation saine est facile (si, si!). Le problème est de maintenir ce changement également tous les jours qui viennent, et ceci suffisamment longtemps afin que de nouvelles habitudes se mettent en place.

Bien sûr, il y aura des ratés, des tentations, des habitudes difficiles à surmonter, des retours en arrière… Et alors ?

Alors, rien : c’est normal. Il faut 28 jours dit le le Pr Wandsink1 pour qu’un nouveau comportement se transforme en habitude et devienne automatique. Donc, les régimes qui vous font miroiter que du jour au lendemain, tout va changer et que vous allez perdre quantité de kilos, sont tout simplement des régimes de menteurs et échouent tous lamentablement.

La situation semble donc sans issue a priori. Mais ceci est complètement faux et il est parfaitement possible de changer, sans effort, sans douleur et de réussir.

UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT

Oui mais pas n’importe comment.

D’abord, il faut que tout changement soit très progressif et se fasse lentement. Il est conseillé de commencer par le changement le plus facile et de poursuivre, quand celui-ci est acquis, par le second plus facile, etc. Tous à la fois, c’est trop ! Mais, comme cela n’est pas la même chose pour chacun d’entre nous, il n’est pas évident qu’on découvre tout seul ce qui est le plus facile à faire en premier. Exemple : pour certains, supprimer le sel est très facile, pour d’autres, c’est extrêmement difficile. Pour certains encore, remplacer les deux tranches de pain du petit déjeuner par un œuf (par exemple) peut se faire demain matin. Pour d’autres, c’est impensable. Alors, comment faire ?

Se faire aider par un coach expérimenté peut faire gagner beaucoup de temps et permettre de réussir certaines choses qui autrement, sembleraient impensables.

Il existe aussi des manières plus faciles que d’autres de procéder ainsi que des moyens spécifiques qui peuvent être adaptées à chacun. Tout le monde ne les connaît pas et, c’est normal car, cela n’est pas son métier.

TENIR LA LONGUEUR

En résumé, il faut tenir la longueur, la devise devant être : peu mais longtemps et non beaucoup et rapidement. Il est clair que maintenir son attention (même pas son effort car cela ne demande aucun d’effort particulier) n’est pas si simple. Il faut en effet qu’au moment précis où nous apprêtons à reproduire une habitude quelconque (qui peut être de prendre un bonbon) une sorte de lampe rouge s’allume et qu’une petite voix intérieure nous conseille de faire quelque chose de nouveau (par exemple prendre plutôt un verre d’eau ou un fruit).

C’est donc une course de fond et non une course de vitesse : il faut être vigilant pendant 28 jours avant que tout nouveau comportement ne se transforme en réflexe intégré (voir plus haut).

Pour cela, il convient d’être stimulé régulièrement car on oublie vite ce qui nous a poussé à agir autrement qu’en suivant nos habitudes. Qu’est-ce donc qui peut nous stimuler ?

D’abord, il y a la prise de conscience de ce que nous faisons et, généralement, c’est plutôt une affaire qui se traite avec un nutri-analyste et, à défaut, avec quelqu’un d’extérieur à nous.

En deuxième lieu, on trouve des stimulations régulières (mails, appel téléphoniques…) effectuées par ces mêmes coachs.

Il y a également des lectures qui peuvent jouer ce même rôle et maintenir notre intérêt éveillé au fil du temps.

La stimulation représente donc une énergie supplémentaire qu’on libère et qu’on rend disponible dans un but bien particulier : effectuer une course de fond afin de permettre à une nouvelle habitude de se déclencher automatiquement et de ne pas sombrer dans le changement.

Il existe bien sûr d’autre moyens adaptés à chaque personne, susceptibles de provoquer cela.

En conclusion, tenir la longueur est une des conditions indispensables à la réussite et il est vraiment étrange qu’on l’ignore autant et qu’on n’en fasse pas un sujet central.

Si votre lecture vous a conduit jusque là, en tous cas, vous ne pourrez plus l’ignorer. Alors, tenez-en compte : vous ne le regretterez pas.

 

1 WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

Droit d’auteur: <a href=’http://fr.123rf.com/profile_chode’>chode / 123RF Banque d’images</a>

LE SURPOIDS EST TOUJOURS UN DANGER

UNE ESCROQUERIE GÉNÉRALISÉE

On a pris la triste habitude de s’accoutumer au surpoids. On dit même : « un bon gros », pour dire que l’embonpoint est sympathique. En ne tenant pas compte de ce que peut ressentir la/le principal/e intéressé/e et, qui la plupart du temps, est juste l’inverse. Il est donc important de remettre les compteurs à l’heure et pour cela de reconsidérer la situation dans son ensemble depuis l’origine.

Tout d’abord, d’après ce qu’on sait, nos ancêtres n’étaient pas gras. Au Paléolithique, ils mangeaient beaucoup de végétaux (sans céréales, ni lait, ni sucre, ni sel…), affrontaient régulièrement des famines (donc subissaient des jeûnes obligés) et avaient une activité physique importante… : autant de raisons qui faisaient qu’il était quasiment impossible de grossir.

Par la suite, et jusqu’à très récemment, les hommes ont peu mangé pour la bonne raison qu’ils n’en avaient pas les moyens et ils ont toujours pratiqué de nombreuses activités physiques. Les rentiers ventripotents (alors signe de richesse) sont apparus progressivement mais sont restés une minorité. Ce n’est en vérité qu’avec le vingtième siècle que les choses ont changé et, depuis ce temps-là, ne cessent d’empirer.

Aujourd’hui, le surpoids et l’obésité gagnent tous les pays du monde et sont devenus un véritable fléau mondial qui menace l’avenir de l’humanité (et je pèse mes mots !) et nous coûte une large fortune car c’est l’antichambre de nombreuses maladies qu’on appelle pudiquement : « de civilisation ». On ne sait d’ailleurs pas comment enrayer cette tendance regrettable d’autant que cela rapporte beaucoup d’argent à des laboratoires pharmaceutiques, à des médecins, à des hôpitaux et à des industriels de l’agro-alimentaire qui en vivent grassement1.

Il est temps de mettre les deux pieds dans le plat et de dénoncer cette escroquerie généralisée avec laquelle nous allons droit dans le mur. C’est exactement ce que j’ai décidé de faire ! Ce qui est réconfortant dans cette difficile aventure, c’est que des médecins, et non des moindres, se sont aperçus de ce qui se passait et ne sont pas les derniers à réagir, même si ce mouvement est encore assez débutant2.

GROSSIR DÉSESPÉRÉMENT

Revenons à celle ou celui qui est en surpoids et essayons de nous mettre à sa place si nous voulons la/le comprendre.

D’abord, la personne se voit grossir, ce qu’elle constate tous les jours sur son pèse-personne. C’est, au début, un problème simplement esthétique mais on la rassure en lui disant toutes sortes de choses qui sonnent faux. Du genre : « Mieux vaut faire envie que pitié », « c’est normal : en vieillissant, on prend du poids » etc. Évidemment, cela ne rassure que ceux qui le disent car celui ou celle qui est en surpoids voit bien qu’on se détourne d’elle ou de lui, qu’on lui préfère celle ou celui qui est plus mince. Car la première préoccupation est surtout esthétique : on est moins attirant. Dire que les hommes préfèrent les grosses, n’est qu’une triste tentative de consolation qui n’abuse personne. Bien souvent, tout cela entraîne une déprime plus ou moins bien dissimulée (et en qualité de psychanalyste, cela ne m’a pas échappé).

D’autant que s’ajoutent rapidement les problèmes matériels. Changer sa garde-robe coûte cher d’autant que les grandes tailles (plus chère bien sûr) ne sont disponibles que dans des magasins spécialisés. Quant aux régimes pour maigrir, ils ne marchent pas (voir mon étude à ce sujet). Votre médecins lui, n’y connait rien car cela ne faisait pas partie du programme de ses études médicales et seulement 6 % de ses condisciples on fait des études complémentaires spécialisées. Pour ce qui est de l’aspect psychologique (changer de mode alimentaire), peu de gens en vérité savent comment s’y prendre, même parmi ceux qui font profession de travailler sur la psyché.

Alors ? Alors rien, ça continue : on souffre et ça empire.

Bientôt viennent les essoufflements quand on monte les escaliers, la limitation des mouvement, les troubles de santé… « Il vous faut perdre du poids ! » vous dit-on. D’accord, vous voudriez bien, mais comment faire ? Personne n’est capable de vous le dire !

Vous essayez bien de vous remettre à faire du sport, mais après avoir perdu quelques litres d’eau au début, la fonte du poids s’arrête. Il arrive même que vous en preniez davantage car les muscles pèsent plus lourd que la graisse !

Alors, vous prenez votre mal en patience, vous essayez de vous adapter… jusqu’à ce qu’une maladie grave survienne, dernière station avant l’autoroute, si j’ose dire. Mais, là encore, les médecins allopathiques ne savent pas du tout vous aider : pourquoi ? Simplement parce qu’ils ne savent pas quoi faire eux mêmes et que les médicaments sont, comme on pouvait s’en douter, inopérants dans ces cas-là..

Un élément supplémentaire vous arrête : on raconte que tout ce qui est réputé gastronomique est mauvais pour la santé. Ce qui, je le souligne, est archi-faux. On pourrait presque dire le contraire  ! Pour l’avoir expérimenté, je peux affirmer que de simples légumes ou fruits crus ont une saveur incomparable, une délicatesse de goût et offrent une palette de saveurs à côté de laquelle les préparations des plus grands chef paraissent ternes. Seul problème : il sont très mal connus.

LE SURPOIDS : UN DANGER MAJEUR

Tout cela m’amène à vous dire, même si je ne me fais pas que des amis, que

LE SURPOIDS, MÊME LÉGER, EST TOUJOURS, DANS TOUS LES CAS, UN DANGER MAJEUR.

Lisez bien ce que dit à ce propos le Pr Joyeux dont on ne saurait mettre l’expertise en doute. Parmi les origines du cancer du sein, il cite : « …responsables de surpoids et de gras qui se stocke dans les glandes mammaires. Le gras dans les seins est en effet authentiquement cancérigène. » (c’est moi qui souligne). On pourrait en dire autant du ventre. Donc, il ne saurait être question seulement de raisons esthétiques mais plutôt de facteurs de santé, et ce quelque soit l’âge de la personne.

Cela dit, pas de panique ! Je ne dis pas cela pour vous culpabiliser davantage (vous l’êtes déjà certainement bien assez comme cela !) mais pour vous avertir et vous rendre responsable de la suite. Sil n’y avait pas de solution, je ne vous le dirais pas non plus. Mais, en fait (voilà enfin une bonne nouvelle !), il existe toujours un moyen de vous tirer de ce mauvais pas (oui, vous avez bien lu : on peut commencer à manger correctement à n’importe que âge et quitter cette situation infernale dans laquelle l’ignorance vous a enfermé/e).

LE POURQUOI DU COMMENT

Je vous explique tout :

Normalement, l’organisme est en équilibre : il n’absorbe que ce dont il a besoin et élimine ce qui est superflu. Le surpoids et l’obésité n’existent pas dans la nature. Ainsi, vous n’avez jamais vu un lapin obèse qui ne pouvais plus courir ni un faisan que son poids empêchait de décoller. C’est la même chose pour l’homme !

Il convient donc de considérer que tout surpoids est le fruit d’un dysfonctionnement de l’organisme, résultat à la fois de l’alimentation (sur le plan qualitatif comme sur le plan quantitatif) ainsi que du mode de vie. Autrement dit, il s’agit d’un avertissement à prendre au sérieux et surtout pas d’un incident banal ou normal qu’on pourrait vouloir minimiser pour se donner bonne conscience. Même en vieillissant, même après la ménopause, même… il ne s’agit pas d’une simple préoccupation esthétique et on devrait toujours rester mince. N’oublions pas ce qu’a écrit le Dr Philippe Dransart3 que j’invite chacun à méditer : « Il est rare qu’un événement nous secoue sans avoir préalablement frappé à la porte, mais nous n’entendons pas. Notre vie est remplie d’une multitude de choses à travers lesquelles, si nous sommes attentifs, semble se dessiner une répétition d’expériences semblables, que nous vivons et revivons jusqu’à en comprendre le sens. Ces expériences souvent nous dérangent mais leur but est toujours la liberté, notre liberté ».

HIPPOCRATE, AU SECOURS !

Si on en revient à la médecine, d’Hippocrate au Dr Paul Cartonen passant par les plus célèbres médecins de l’histoire, on rencontre toujours le même discours. Pasteur lui-même sur son lit de mort reconnut qu’il s’était trompé et a avoué, comme le Pr Antoine Béchamp son ennemi de toujours, : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Le malheur est que la médecine allopathique ainsi que les laboratoires pharmaceutiques, pour des questions d’intérêt financier, ne l’ont pas entendu (ou n’ont pas voulu l’entendre !) et ont poussé la médecine dans une impasse.

Mais heureusement, de toutes parts aujourd’hui, on en prend conscience de la réalité, timidement d’abord, puis de plus en plus fort. En ce qui me concerne en tous cas, aucune hésitation n’est possible : l’état du terrain est la source de toutes les maladies. Or le surpoids et, à plus forte raison, l’obésité, est le signe indubitable d’un encrassement du terrain. Donc un signe précurseur à ne pas négliger.

Comment se sortir de ce guêpier ?

Contrairement à ce que raconte la rumeur populaire : c’est possible et même plus simple qu’on ne croît !

Par contre, ce qui est plus difficile, c’est de modifier ses habitudes. Comment changer l’organisation des neurones qui s’établit en fonction des usages de l’individu5 ?

INSUFFISANCE DE LA VOLONTÉ

En fait, je travaille depuis une trentaine d’années sur le processus de changementet, au début de cette aventure, je croyais naïvement que ce qui s’opposait au changement, c’était le manque d’un processus fiable et, en ce sens là, nos travaux apportèrent vraiment quelque chose de positif. Seulement voilà, ce fut insuffisant et l’observation du Dr Norman Doidge5 est fondamentale : les neurones dans le cerveau adoptent une organisation particulière en fonction de nos habitudes et, à plus forte raison, nos accoutumances à divers produits toxiques ou drogues font la même chose et on finit par les aimer ou par croire qu’ils nous sont indispensables, comme le tabac ou le sucre entre autres. Et, dès lors qu’il faut intervenir sur le biologique, la simple volonté s’avère totalement insuffisante.

Il convient alors d’adopter une stratégie mieux adaptée et beaucoup plus fine.

Seulement voilà, nous sommes tous différents de par notre sexe, notre âge, notre constitution, notre hérédité, notre histoire… Il est donc nécessaire de trouver pour chacun et dans chaque cas, bien souvent par tâtonnements successifs, une manière de faire qui fonctionne.

C’est la raison d’être essentielle de la nutri-analyse qui part, à la fois, des connaissances de la nutrition et de celles de l’inconscient qu’apporte la psychanalyse.

Alors, faut-il se faire aider ? Je réponds sans hésitation : oui. On ne peut pas, en effet, être à la fenêtre et se regarder passer dans la rue.

En fait, le choix est simple : patauger éternellement et ne parvenir à aucun résultat ou bien demander un coup de main quand cela est nécessaire.

Á vous de choisir !

1 - DELÉPINE (Dr Nicole), Le cancer : un féaux qui rapporte, Paris, Michalon, 2013.

- Entre autres : LORGERIL (Dr Michel de), Cholestérol, mensonges et propagande, Vergèze, Éditions Thierry Souccar, 2008 ;

EVEN (Pr Philippe), La vérité sur le cholestérol, Paris, Cherche Midi, 2013…

- DRANSART (Dr Philippe),  La maladie cherche à me guérir, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, 1999.

- VASEY (Christopher), Le message du Dr Paul Carton, Fillinfes, TROIS FONTAINES, 1992

- DOIDGE (Dr Norman), Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Paris, Belfond, 2008.

- DESMARAIS (Jean-Michel), HAMELLE (Brigitte) et NIEWENGLOWSKI (Pierre), Anticiper et vivre le changement, Paris, Les Éditions d’Organisation, 1990.

 

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ÉCHOUER SEUL OU RÉUSSIR À PLUSIEURS

AUCUN RÉGIME NE MARCHE

L’affaire est entendue : aucun des régimes alimentaires, même le plus sérieux qui soit, conçu par un nutritionniste ou un médecin, ne marche avec tout le monde (c’est-à-dire qu’il n’a pas un pourcentage de réussite supérieur à 10 %). Si vous n’en êtes pas encore convaincu, lisez mon étude (gratuite) sur mon site (nutri-analyse.com). Voici en prime l’argument préalable majeur qui se suffirait d’ailleurs à lui-même s’il n’y en avait pas d’autres tout aussi percutants : nous sommes tous différents sur de très nombreux points, alors comment voulez-vous qu’une même recette puisse convenir à tout le monde ? C’est un peu comme si on demandait à chacun d’inscrire la confiture de fraise en tête de ses choix pour le titre de la meilleure confiture du monde.

JUGE ET PARTIE

On va peut-être m’accuser de vouloir en remettre une couche mais je me permets d’insister car la pression de conformité est forte. Or il est un principe difficilement contestable : il est impossible d’être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. Si on veut bien accepter cela (mais si vous le contestez, expliquez-moi comment vous faites ?), comment vous rendre compte vous-même des erreurs que vous commettez en matière d’alimentation ainsi que des habitudes (au moins des mauvaises) que vous avez prises souvent depuis des dizaines d’années, voire depuis votre plus tendre enfance ?

Rien que pour pouvoir remarquer cela (ce qui, bien souvent saute aux yeux quand on vous regarde de l’extérieur, à moins que cela ne soit bien masqué par un nombre innombrable de bonnes raisons !), il est nécessaire d’avoir l’avis d’une personne qui n’a pas de liens particuliers avec vous (comme en psychanalyse) et avec qui vous pouvez parler librement.

Or notre civilisation moderne pousse à l’extrême  l’individualisme et, si on en croit l’idéologie dominante, nous devrions tous être capables de tout réussir sans l’aide de qui que ce soit, de nous comporter comme Zorro etde  sortir vainqueur d’un nombre incalculable de difficultés extraordinaires, en quelque sorte d’être d’être un super héros ! On voit d’ici l’absurdité de cette théorie qui me fait affirmer : tout seul, on a tous les risques d’échouer. Ce qui signifie que pour réussir il faut être bien entouré.

GROS, LAID, MALADE ET PAUVRE

Et seul devrais-je ajouter.

Á moins que ce dernier critère ne précède les quatre autres et ne les conditionne.

En effet, si on veut tout faire tout seul, il y a tous les risques qu’on accumule des kilos superflus, donc qu’on devienne gros et, par voie de conséquence, peu désirable. Mais le surpoids engendre aussi toutes sortes de maladies. Lesquelles, outre leurs effets délétères, finissent par coûter très cher. Tout cela pourrait bien provoquer aussi votre appauvrissement.

Mais, même si ce n’était pas le cas, être riche et malade n’est guère une situation enviable.

Vous voyez ce qu’il vous en ne voulant pas faire appel aux autres ?

PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES

Ça y est, vous êtes finalement décidé à perdre du poids et vous avez compris que, pour y parvenir, vous aviez besoin des autres, ou au moins d’un autre.

Si votre surpoids est pathologique, c’est-à-dire en fait la conséquence d’une maladie, il vous faut absolument d’abord consulter votre médecin. Celui-ci fera de son mieux mais il n’est pas forcément au courant de tous les facteurs inconscients qui peuvent provoquer votre maladie. Normal car, aussi surprenant que cela puisse paraître, la formation médicale ne comprend aucun apport de la psychanalyse. Vous aurez donc certainement besoin en plus, de l’aide d’un psy pour vous permettre, à la la fois, de débusquer les éléments qui ont provoqué cette maladie (il en existe pratiquement toujours quelques uns) et également valoriser en vous les forces de guérison (les médicaments sont notoirement insuffisants).

Si votre surpoids n’a aucun lien avec une quelconque maladie (mais vous faites bien de faire quelque chose tout de suite, pendant qu’il en est encore temps, car le surpoids provoque toutes sortes de maladies), alors  vous êtes la victime de problèmes ayant leur origine en même temps dans votre façon de vous nourrir ainsi que dans les produits que vous absorbez dans cette intention. Tout cela bien sûr ne se fait pas au hasard et il existe bien des raisons psychologiques sous-jacentes qu’un nutri-analyste saura vous aider à découvrir. C’est en effet quelqu’un de compétent simultanément en alimentation et en psychanalyse. Et c’est pourquoi les nutritionnistes  seuls ou les psychanalystes de leur côté échouent la plupart du temps car ils ne connaissent que la moitié du problème et ignorent l’autre ou la scotomisent.

OUI MAIS…

On a toujours une panoplie de bonnes raisons pour ne rien faire mais, comme la plupart des bonnes raisons, ce ne sont que des défenses inconscientes pour masquer notre peur du changement. Celle qui vient en tête le plus souvent, est que cela coûte cher. Ce qui est faux car les tarifs, en général, sont très raisonnables. Mais, c’est vrai que ce n’est pas gratuit. Heureusement d’ailleurs car les conseils gratuits sont toujours douteux.

Mais, comme d’hab, on veut économiser au maximum et, au final… on se rend compte qu’on a perdu de l’argent et même, comme je l’ai indiqué plus haut, qu’on a échoué. Et qu’au bout cela coûte très cher. C’est un peu comme vouloir se soigner soi-même sans l’aide d’un médecin, construire sa maison sans le concours d’un architecte ou réparer sa voiture sans le coup de main d’un mécanicien. Et c’est là qu’on prend conscience que, dans la vie, les gens qu’on voit réussir, s’entourent de professionnels compétents. Et quant on a perdu un procès parce qu’on a investi sur un mauvais avocat, on sait ce que cela veut dire : pour ma part je n’ai jamais une hésitation car je sais qu’un homme de l’art compétent (même cher) me fera toujours progresser au niveau des résultats. Mais, bien sûr, vous avez le droit d’’être d’une opinion différente…

EST-CE RAPIDE ?

En général, il faut reconnaître que, même si on constate parfois des résultats rapides, habituellement l’approche de la nutri-analyse n’est pas foudroyante, au contraire des méthodes marketing qui vous promettent de perdre 7 kilos (voir davantage !) en deux semaines (mais ne marchant jamais !) et ceci pour plusieurs raisons :

  • la première est que vous ne vous êtes pas réveillé un beau matin avec 10 kilos de plus que la veille mais que vous avez accumulé de petites quantités excédentaires au fil des ans (je vous expliquerai un jour pourquoi et comment). Pourquoi, comme par magie, les perdriez-vous d’un seul coup ?  ;
  • il ne s’agit pas d’un régime ordinaire qui aurait pour vocation d’être temporaire, mais d’un changement à vocation définitive dans lequel il s’agit de remplacer les mauvaises habitudes par des bonnes. Or on a mesuré que la durée nécessaire à l’acquisition d’un nouveau comportement et à sa transformation en une habitude durable, était de 28 jours. C’est donc beaucoup plus long. D’autant, qu’en plus, on ne va pas agir sur toutes les mauvaises habitudes à la fois mais qu’on va les prendre les unes après les autres en commençant par la plus accessible. Ce dernier point étant spécifique et valable uniquement pour chaque individu ;
  • dans l’optique de la nutri-analyse, il ne s’agit surtout pas d’alerter le système anti-famine qui se réveille dès qu’on maigrit trop vite afin de ralentir la perte de poids, ce qui compliquerait  inutilement la tâche. L’objectif est donc, au contraire, de perdre du poids lentement mais sûrement et définitivement ;
  • perdre 200 g/semaine (c’est un minimum) représente au bout des 52 semaines d’une année, 10,4 kilos et, après cinq ans, de 52 kilos. Cela fait généralement beaucoup plus qu’il n’en faut. Notons toutefois qu’en cas de surpoids très important, cela peut aller beaucoup plus vite au début.

On voit donc que la démarche de santé à la recherche de son poids d’équilibre fait à l’aide de la nutri-analyse, n’a rien à voir avec un quelconque régime du commerce. Le poids devient une conséquence de la santé et non l’objectif principal : c’est pourquoi on l’atteint bien plus facilement…et durablement !

Alors, tout seul ou avec l’aide des autres ?

 

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FAITES DES ÉCONOMIES

 SUPÉRIORITÉ ÉCRASANTE ET INDISCUTABLE DU BIO ET DU LOCAL

Je ne vais pas le répéter une fois de plus car tout le monde le sait (et si on ne le sait pas, c’est qu’on ne veut pas le savoir !), le bio est d’une qualité supérieure écrasante par rapport aux produits de l’agriculture chimique ou raisonnée. Le Pr Joyeux (entre autres) a effectué des tests comparatifs impartiaux voilà déjà quelques années : il n’est d’ailleurs pas le seul et il me semble inutile d’en rajouter une couche !

Quant au local, il suffit de comparer les coûts que représente le transport de produits en avion sur des milliers de kilomètres (à un moment où on s’achemine vers la fin du pétrole), plus le tri (qui engendre forcément une perte car la nature ne produit pas des fruits ou légumes d’un gabarit standard exigé par les supermarchés), l’emballage, la manutention, la distribution… et on se rend rapidement compte que les frais engendrés sont très largement inférieurs pour des produits qui poussent à 30 km de chez soi et qui ne sont pas distribués dans un centre commercial qui, par le simple fait d’exister, entraîne des frais bien supérieurs à un marché de quartier temporaire en plein air.

De plus, d’une part ces fruits ou légumes sont cueillis avant pleine maturité et sont à la fois des produits plutôt hors saison mal adaptés à l’organisme ainsi que des fruits ou des légumes qui n’ont aucun parfum et sont pleins d’eau.

Quant à la planète, dire que l’agriculture bio ne peut pas nourrir toute la population mondiale (à l’inverse de l’agriculture moderne fortement aidée par la chimie), c’est entièrement faux. L’étude de l’institut Rodale de Pennsylvanie (que tout le monde peut consulter librement sur Internet) prouve l’exact contraire, sans ambiguité aucune. Force est donc de considérer que ces accusations de non-rentabilité n’ont aucun fondement et sont répandues à seule fin de déconsidérer l’agriculture biologique. Nous devons donc prendre l’habitude de dire et de répéter l’exact contraire (pour essayer d’enrayer le matraquage fait par l’agroalimentaire), à savoir que la Terre peut nourrir sans problème tous ses habitants (et d’ailleurs, la notion de surpopulation doit être également entièrement revue).

 

Á LA SUITE

Dans la même ligne, les produits industriels accumulent des critiques sévères. Certes, on a réussi à faire pousser, en grande quantité, des végétaux moins chers. Cela semble vrai mais on ne peut comparer que ce qui est comparable. Or, on l’a vu au paragraphe précédent, sur le plan de la qualité, la supériorité du bio est incontestable. Donc, incomparable avec les beaux fruits et légumes bien calibrés et brillants qu’on peut voir dans le commerce traditionnel qui sont donc tout simplement bons pour être mis à la poubelle car ils sont vide de valeur nutritive. Pour finir de convaincre les irréductibles de l’agroalimentaire moderne, voici un exemple supplémentaire proprement stupéfiant : sachez qu’hier, quand nos grands-parents croquaient dans une pomme de variété ancienne, ils absorbaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune, soit 100 fois moins1. Il vous faudrait donc manger un plein cageot de pommes pour obtenir un effet comparable, ce qui est bien entendu impossible.

Les autres produits fabriqués par l’industrie, le sont généralement dans de bonnes conditions d’hygiène (quoi que, on a parfois des surprises en apprenant, par exemple, que des palettes de légumes stationnent pendant la totalité de la journée en plein soleil sur des parkings de supermarché, ce qui est tout-à-fait contraire à leur bonne conservation, ou que la chaîne du froid est plus souvent interrompue qu’on l’imagine !). Emballés (et même suremballés) dans des cartonnages attirants (souvent d’ailleurs disproportionnés à seule fin de faire croire à qu’ils contiennent une quantité de produit plus importante), ils ont tout pour séduire le client (y compris le fait que les plus chers sont disposés dans les rayons à hauteur de main des consommateurs pressés). Tout se complique quand on a la prétention de vouloir lire les étiquettes pour s’enquérir de la composition du contenu du paquet : le texte est minuscule, le nombre des composants est impressionnant et leurs noms sont incompréhensibles car exprimés en termes techniques.

Michael Pollan nous donne un bel exemple de ce qui se passe aux État Unis (et peut-être déjà en France : si ce n’est pas encore le cas, c’est pour bientôt) et son livre tout entier est à méditer de toute urgence2 (oui, il fait partie des livres de base à avoir lus).

 

UN GROS MENSONGE

Et même énorme devrais-je dire !

C’est vrai qu’apparement (mais apparement seulement comme nous allons le voir), notre civilisation permet à chacun de se nourrir au moindre coût. C’est d’ailleurs ce qu’on nous serine à longueur de temps (en oubliant d’ailleurs de préciser que cela rapporte à certains beaucoup d’argent ce qui reste le but principal). Mais, c’est comme au théâtre : on a construit le décor pour créer l’illusion mais ce n’est pas la réalité. Suivez-moi si vous le voulez bien de l’autre côté du rideau :

1 – nous avons vu plus haut que la qualité des produits n’est pas du tout comparable. Les éléments que vous ne trouverez pas dans le légume ou le fruit du supermarché (vitamines, enzymes, minéraux et autres micro-nutriments), vous êtes obligés de vous les procurer sous forme d’additifs alimentaires et de les payer fort chers à des laboratoires (qui bien entendu se réjouissent de l’aubaine). Et si vous ne prenez pas de compléments alimentaires, ce sont vos frais médicaux (et tous les désagréments qui vont avec) que vous verrez  terriblement augmenter : où est l’économie au bout du compte ?

2 – comment peut-on oser essayer de nous faire croire un seul instant qu’une pomme venant du Chili (par exemple) et cultivée à grands renforts d’arrosage, d’engrais, de pesticides et autres produits chimiques, peut coûter quelques centimes de moins qu’une pomme qui a poussé naturellement à côté de chez vous ? Et si c’était vous qui, finalement, deviez payer la différence ?

3 – nous mangeons trop de viande. Celle-ci, issue des élevages intensifs, outre qu’elle est trop grasse et de mauvaise qualité, est obtenue à bas prix à l’aide de traitement sadiques que, même les  nazis, n’avaient pas osé l’imaginer. Retenez que jusqu’au XIXème siècle, la population mondiale (sauf exceptions peu nombreuses comme celle des Inuits), était essentiellement végétarienne.

Même les œufs sont concernés car leur production en poulaillers industriels est une horreur ;

4 -  nous mangeons tous beaucoup trop, tout le monde le dit et le répète. Ce qui se traduit d’abord par un immense gaspillage (évalué à 30 % des aliments que nous produisons) et, ensuite, par une pandémie de surpoids qui inquiète tous les spécialistes de la planète. Ceci n’est cependant pas de notre faute, nous sommes tous (oui, tous) manipulés pour progresser dans ce sens. C’est ce que nous explique d’une manière très drôle le Pr Brian Wandsink3 (ça aussi, c’est un livre fondamental si on veut comprendre ce qui nous arrive).

 

GROS, LAID, MALADE ET PAUVRE

Je m’arrête là car c’est suffisant pour que vous compreniez que nous sommes au bord d’une  terrible catastrophe : un pas de plus et c’est la chute dans le précipice (je vous aurais prévenus mais, hélas, cela ne nous empêchera pas de tomber !)

Alors, vous faites comme vous voulez mais moi j’ai pris les mesures suivantes :

1 – n’acheter aucun produit industriel sous aucun prétexte et dans aucun magasin si sympathique que soit le sourire de la vendeuse ;

2 – manger en moindre en quantité. Oui, je sais, ce n’est pas simple mais avec l’aide de quelqu’un d’expérimenté, tout le monde peut y parvenir ;

3 – manger autrement. Albert Einstein disait : « La folie, c’est de se comporter de la même manière et d’attendre un résultat différent ». Alors, vous allez devoir changer. Mais, bonne nouvelle, au lieu d’aller de plus en plus mal, vous irez de mieux en mieux. Là aussi, l’aide d’une personne expérimentée peut vous faire gagner beaucoup de temps et économiser pas mal d’argent.

Rien qu’avec cela, j’ai réduit mon budget nourriture de 30 % et, en prime, je me porte beaucoup mieux (et, accessoirement, j’ai perdu 30 kg).

 

ALORS ?

Alors, c’est à vous de jouer car tout dépend de vous. Cessez de prétendre que McDonalds cherche à empoisonner le monde. Le jour où plus personne n’achètera de hamburgers ni de frittes, McDonalds se mettra à vendre des salades car le but de McDonalds n’est pas de vendre des hamburgers ni des frittes mais de gagner de l’argent.

Oui mais, me direz-vous, tout cela semble facile mais en vérité, c’est bien difficile. C’est la raison pour laquelle je vous propose deux jokers :

1 – faites-vous aider. N’attendez pas d’être malade et d’aller rendre visite au médecin : c’est bien une façon de vous faire aider mais elle arrive trop tard : agissez avant car, vous le savez bien : « mieux vaut prévenir que guérir »  ;

2 – lisez, regardez des vidéos, documentez-vous… Et ceci pour trois raisons essentielles.

La première est qu’il s’agit de votre vie, sujet qui semble assez important pour que vous lui consacriez un temps minimum.

La deuxième est que, à un moment où tout change très vite, les idées comme les produits, tout ce vous avez appris de votre grand-mère est irrémédiablement dépassé et comporte tous les risques de ne jamais revenir. De plus, des spécialistes travaillent dans le monde entier sur ce sujet de l’alimentation humains et on trouve souvent les résultats d’une étude scientifique intéressante.

La troisième est que c’est le meilleur moyen de maintenir votre motivation au plus haut. Car vous devez changer. Ce n’est pas que les idées nouvelles soient très difficiles à comprendre mais c’est que le plus dur est de se débarrasser des anciennes. Et là, vous aurez bien besoin d’encouragement.

 

Venez me voir régulièrement sur ce blog : je suis là pour ça !

1 – http://www.terraeco.net/Decouvrez-le-nouveau-Terra-eco-Le,59078.html

2 – POLLAN (Michael), Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Vergèze, Thierry Souccar, 2013.

3 – WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

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QUATRE CHOSES IMPORTANTES

ON REPREND TOUT DEPUIS LE DÉBUT

Un bébé qui vient au monde (nous par exemple puisque nous sommes tous nés du ventre d’une femme) va commencer à faire quatre choses primordiales et même vitales.

D’abord, aspirer sa première bouffée d’air. C’est même cela qui lui permet de quitter la vie aquatique intra-utérine et de prendre pied dans notre vie aérienne. Ce souffle se répètera jusqu’au dernier et montrera que nous sommes vivants.

La deuxième chose que fait un bébé, est de ramper sur le ventre de sa mère jusqu’à atteindre son sein et à s’alimenter (colostrum d’abord assurant l’immunité du nourrisson, puis lait).

La troisième chose est de faire ses besoins, c’est-à-dire de se débarrasser des déchets encombrants et inutiles.

Et la quatrième est de s’endormir paisiblement.

Ensuite, et durant toute notre vie, et quelques soient les hautes fonctions sociales ou économiques que nous occupions, nous continuerons à accomplir ces quatre actions fondamentales car, comme disait Montaigne, « Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul ».

RESPIRER, BOUGER, DORMIR…

Respirer est donc notre première nécessité et cela est même tellement important, que c’est la base de nombreuses approches orientales, dont le yoga.

Bon nombre de nos semblables s’y sont convertis et le pratiquent régulièrement. La plupart des autres sont conscients de cette nécessité de respirer le mieux (et le plus profondément) possible et s’offrent, chaque fois qu’ils le peuvent, une grande promenade dans la nature, ce qui présente un nombre considérable d’avantages.

Celui, entre autres, de combiner la respiration à une des fonctions pour lesquelles notre organisme est fait, je veux parler de bouger. Nous ne sommes pas conçus en effet pour rester immobiles, scotchés devant un écran. L’informatique et la télévision sont sans doute bien agréables et très pratiques, à la condition d’être utilisées avec mesure et de savoir entrecouper leur usage d’un certain nombre de mouvements. Notre santé d’ailleurs en dépend et s’il est un point sur lequel tout le monde est bien d’accord, c’est sur la nécessité de pratiquer tous les jours quelques exercices. On s’accorde d’ailleurs à dire qu’une demi-heure suffit, que ce soit de la simple marche à pies, de la bicyclette, de la natation, du jardinage ou même du ménage. Ceci ne représentant que des exemples parmi les mille et une choses que vous aimerez pratiquer.

Ce qui a des répercussions directes sur le sommeil. Mieux oxygénés, plus calmes, nous dormirons également mieux. Or rien n’est meilleur que de se réveiller bien reposé et plein d’enthousiasme devant une journée qui commence, après une bonne nuit d’un sommeil paisible.

Autrement dit, on a fait d’une pierre deux coups !

S’ALIMENTER, ALLER AUX TOILETES, DORMIR…

Bien sûr, il arrive que nous ayons faim. Soif également (Entre parenthèse, on oublie souvent la soif. Or, si l’on peut rester aisément quarante jours – et plus – sans manger, il est impossible de survivre plus de trois jours sans boire. J’ai déjà parlé de cette nécessité et j’y reviendrai. Fermons la parenthèse). Donc, nous devons manger mais notre mode d’alimentation a sans doute davantage changé au cours des cinquante dernières années que depuis le Paléolithique. Or, comme l’a dit le Dr Boyd Eaton (cité par Thierry Souccar1) :

  • La fréquence des mutations spontanées de l’ADN du noyau cellulaire est de l’ordre de 0,5 % par million d’années. Nos gènes sont donc très proches de nos ancêtres du Paléolithique, il y a 40.000 ans. »

Retenez bien ceci car c’est fondamental et davantage que vous ne le croyez.

La conclusion, du coup, est parfaitement claire : tout ce que nous ont appris nos mères, tout ce que nous avons lu dans des livres, tout ce qu’on nous a raconté dans les écoles (toujours particulièrement en retard sur l’actualité), est aujourd’hui complètement dépassé et nous devons entièrement réapprendre à manger (et à boire).

Ceci n’est pas une plaisanterie. Songez au nombre impressionnant de produits industriels qui apparaissent tous les ans sur les rayons des supermarchés et n’oubliez pas non plus la vitesse avec laquelle disparaissent ce que Michael Pollanappelle « les vrais aliments ». Pensez que 60 % des citoyens des USA sont déjà en surpoids et que l’obésité est une sorte de pandémie qui gagne le monde entier et inquiète particulièrement les spécialistes. Au point que, selon moi, le plus grand danger auquel est exposée l’Amérique actuellement n’est pas la guerre des étoiles mais la malnutrition. D’autant que ce qu’on nomme pudiquement « maladies de civilisation » (pour faire semblant de ne pas voir quelle est leur origine) qui déciment une partie de plus en plus grande de la population mondiale des pays dits « modernes », provient directement (et indiscutablement) des produits industriels. Nous avons en effet réussi à fabriquer en abondance des produits à faible coût (ce qui est un succès) mais nous avons oublié d’estimer les dégâts indirects qu’ils produisaient (ce qui est un échec).

Toujours est-il que ce qu’on mange (et ce qu’on boit) produit des déchets qui font que nous allons (plus ou moins bien) aux toilettes. Les troubles intestinaux étant en grande augmentation ainsi que les cancers du colon. Or, on peut difficilement isoler ces troubles de la nourriture que nous absorbons.

Comment, dans ces conditions peu-on avoir un sommeil paisible et réparateur ?

POUR ME RÉSUMER

Les clés de la forme sont donc :

1 – de bien respirer (ce qui suppose d’effectuer un minimum d’exercices physiques) ;

2 – de manger (et de boire) correctement.

Les conséquences naturelles sont :

1 – d’aller aux toilettes sans difficulté chaque fois que le besoin s’en fait sentir ;

2 – de dormir profondément d’un sommeil réparateur.

Ainsi, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles aurait dit Candide et vous pourriez entreprendre ce que vous voulez avec le maximum de chances de réussite et en évitant du même coup les complications psychologiques.

Vue comme ça, la vie ne serait-elle pas simple ?

OUI MAIS…

Tout pourrait effectivement être facile si seulement des soi-disant scientifiques (ou quitte croient tels) ne venaient pas  nous compliquer la vie en embrouillant les cartes.

Je m’explique : les buts de la science sont tout-à-fait louables et ont permis dans nombre de cas d’effectuer beaucoup de progrès. Le fait de prendre des précautions quant à l’objectivité et l’impartialité des expérimentateurs, de reproductibilité des expériences, d’impartialité de ces expériences menées en double insu, de taille significative de l’échantillon,  plus un grand nombre de précautions, représentent des progrès réels. Mais ce dont ne se vantent pas certains partisans à tout crin de la méthode scientifique, c’est qu’on doit aussi à la science un nombre incalculable d’erreurs annoncées pourtant à grand son de trompe comme étant des vérité définitives.

Le nutritionnisme en est certainement une.

Certes, nous désirons tous savoir ce que contient par exemple une simple carotte. Mais le défaut de la cuirasse est qu’il ne suffit pas d’assembler des fibres, du carotène (lequel ?), un colorant (jaune ou rouge ?), du fructose (naturel et non pas du sirop extrait du maïs), quelques vitamines, enzymes et minéraux, pour reconstituer une carotte car de multiples micronutriments qu’elle contient en toutes petites quantités, d’une part échappent à l’analyse et, d’autre part inter-agissent on ne sait pas très bien comment. D’où une première conclusion qu’il est par conséquent impossible de reconstituer une carotte et que le tout est supérieur à la somme des parties.

Mais ce n’est pas tout et vous allez voir que cela se complique (oui, cela se complique et la science aussi pointue soit elle est, aujourd’hui, incapable d’aller plus loin).

Il faut savoir en effet que quand on mange cette carotte (en quelle saison), il est important de savoir si elle est crue ou cuite (quelle cuisson ?), avec quels autres produits (interaction) et dans quel contexte (culture), etc. Comme vous le voyez, il existe tellement de critères qu’il est impossible de les cerner tous.

Á LA RECHERCHE DU PRODUIT MIRACLE

De là provient une énorme erreur exploitée par les commerciaux de tout bord, les bios comme ceux de l’agroalimentaire industriel : la recherche éperdue du produit qui va résoudre tous les problèmes d’un seul coup de baguette magique. J’en cite, en vrac, quelques uns en feuilletant une revue bio : les graines germées, le lait de chèvre, les jus de fruit frais ou de légumes, le poisson (ou ce qu’il en reste), la cuisson à la vapeur douce (ou à basse température), les flocons d’avoine, les tisanes, les produits sans gluten, le cucurma, le gingembre, les antioxydants, le pain d’abeilles, le vinaigre de cidre, l’extrait de pépin de pamplemousses, le nigari, la silice, l’huile de noix de coco, la sève de bouleau, les enzymes, l’aloé véra, le bourgeon de cassis, le charbon végétal, la spiruline et(ainsi que les autres algues), les insectes, la vitamine D… ainsi que mille autre choses qui échappent à ma mémoire du moment.

Quant aux techniques, nous avons (toujours dans le désordre) : le jeûne, la médecine traditionnelle chinoise, l’ayurvéda, l’iridologie, l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie, les huiles essentielles, la naturopathie et, là aussi, de multiples approches, toutes intéressantes.

OÙ EST LA RÉALITÉ PARMI CES ILLUSIONS ?

Il convient malheureusement de se rendre à l’évidence : aucun produit ni aucune technique, d’une part ne peut tout faire à lui tout seul et, d’autre part ne peut convenir à tout le monde, qui p^lus est, n’importe quand.

Autrement dit, il est nécessaire de considérer dans chaque personne, de quoi elle souffre à un moment donné de son existence et rien d’autre. Telle technique qui convient parfaitement pour résoudre tel problème, ne convient pas pour un autre. Il en est de même des produits qui peuvent en outre se combiner et produire des résultats très différents.

La conclusion est que rechercher une même solution pour tout le monde est une utopie et ne sera jamais atteinte.

Par contre, acceptant ce fait, il devient possible de sortir des solutions miracles qu’on essaye de nous vendre à tout prix et qui entraînent toujours des désillusions, pour trouver des solutions relatives qu’on peut adapter à l’évolution de la personne et qui ne seront jamais les mêmes deux fois de suite puisqu’elle s’inscriront dans un progrès.

S’INFORMER

Tout ceci implique une contrainte qu’on croyait envolée mais qui, au contraire, revient en force au galop : s’informer. Puisqu’il faut tout réapprendre en fonction de l’évolution des produits et des modes d’approvisionnement. Heureusement, nous avons de la chance car les moyens modernes de traitement de l’information sont nombreux et très perfectionnés. Très facile d’accès  également : en restant chez soi, avec un simple ordinateur et le courrier, on est pratiquement en relations avec le monde entier.

Livres, newsletters, revues (gratuites qui plus est), vidéos, blogs, mails… : jamais s’informer n’a été aussi facile. Cela prend un certain temps il est vrai mais, d’une part on perd bien plus de temps encore à ne pas savoir et à commettre des erreurs graves, d’autre part c’est de votre vie dont il s’agit,sujet passionnant entre autres ! Et plus, si vous ne trouvez vraiment pas un créneau pour vous informer, faites-vous aider : il existe des personnes qui s’arrangent pour rester au courant de tout ce qui se passe.

MAL MANGER COÛTE CHER

C’est à ce moment-là en général qu’on brandit le super-argument pour résister à tout changement : oui mais ça coûte cher !

Ceci est entièrement faux ! Je m’explique :

Quand on fait un calcul  économique, il est juste de compter à la fois les frais directs ainsi que les frais indirects.

Bon, d’accord : vous aurez payé le kilo de fruits ou de légumes quelques dizaines de centimes de moins au super marché et vous aurez l’impression d’avoir fait des économies. Mais regardons cela de plus près.

Vous aurez en échange obtenu des fruits ou légumes qui auront parcouru des milliers de kilomètres, passé du temps dans des entrepôts, auront été cueillis avant maturité, seront hors saison (les tomates dures et pleines d’eau en provenance du sud de l’Espagne au mois de février : pouah !) et ne contiendront plus aucun des micronutriments utiles à votre santé (même dans ceux étiquetés « bios » où ils seront diminués de façon considérable). Il est en effet de notoriété publique, aujourd’hui, que les fruits et légumes biologiques renferment, par exemple, des anti-oxydants en plus forte quantité (40 % dit-on). Le Professeur Carlo Liefert, de l’Université de Newcastle au Royaume Uni, a même déclaré que manger des légumes bios équivalait à consommer une portion supplémentaire de légumes par jour. De plus, il faut faire la différence entre des produits vivants et des produits morts3. Quant au goût, n’en parlons même pas : c’est le jour et la nuit. Pourquoi tous les grands chefs de cuisine auraient-il pratiquement adopté des produits bios ? Ça aussi c’est terriblement bizarre !

Donc, vous risquez de dépenser en compléments alimentaires cent fois plus que ce que vous auriez payé à l’achat en vous fournissant dans es AMAP sur les petits marchés de quartier, dansles boutiques des producteurs, le plaisir en moins.

Le deuxième point est qu’on ne consomme pas la même chose. D’abord, les quantités sont inférieures (l’industrie agroalimentaire nous pousse à manger trop4) et ensuite on mange moins de produits industriels (qui ont l’air bon marché mais qui, en fait, sont très chers car on paye l’emballage, la marque, la distribution… Faites le calcul !). On mange aussi moins de viande et on ne s’en porte que mieux. J’ai ainsi réduit mon budget nourriture de 30 %. Mais si vous voulez aller plus loin, c’est possible : les graines germées sont ainsi d’un coût dérisoire (et excellentes pour la santé) !

Passons maintenant aux coûts indirects : voyez combien vous coûte une consultation médicale (ainsi que le temps perdu dans les salles d’attente dsmédecins qui ont tous pour règle de faire attendre les patients), les médicaments (ils sont remboursés par l’Assurance Maladie certes mais pas complètement), les arrêts de travail… Et je vous fait grâce des frais d’hôpital car là, on atteint des sommets (et en plus, on mange mal !).

Sans compter toutes les occasions de gagner de l’argent ou de vous faire plaisir à côté desquelles vous passez.

En conclusion, tout bien compris, manger correctement fait faire, contrairement à ce qu’on raconte, des économies.

Finalement, n’accusez personne car c’est à vous de voir si cela vaut la peine de se consacrer à l’essentiel, à savoir soi-même !

 

1 – SOUCCAR (Thierry), Le régime préhistorique, Montpellier, Indigène, 2007.

2 – POLLAN (Michael), Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Vergèze, Thierry Souccar, 2013.

3 – DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Monaco, Romart, 2011.

4 – WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

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STIMULATION

 LE HIC DU CHANGEMENT

Changer, c’est facile : il n’y a qu’à, faut qu’on… Ça, tout le monde le sait mais quand il s’agit de changer, il n’y a plus personne. La question qui vient à l’esprit est : pourquoi, une chose qui paraît aussi simple vue de l’extérieur, devient-elle tellement difficile dés qu’on se trouve concerné ?

Pour comprendre, il suffit de se mettre un instant à la place de la personne. Je veux dire, réellement à sa place et non pas en regardant son problème de l’extérieur.

HOMÉOSTASIE

Ce qui est difficile pour la personne (voire impossible), c’est d’accepter l’idée que nous ne sommes pas une structure fixe, figée d’une manière inamovible dans une position rigide mais, au contraire, un organisme mouvant constamment à la recherche d’un équilibre, un peu comme le cycliste qui ne tient sur sa bicyclette que parce qu’il avance et trouve son apparente immobilité uniquement dans le mouvement, en compensant constamment son déséquilibre.

Je vais prendre un autre exemple pour être bien entendu. Notre corps a besoin de nombreux équilibres afin que nous jouissions d’une bonne santé. Par exemple (entre autres !), de l’équilibre acido-basique. Cet équilibre oscille entre 7,35 et 7,45. En-dessous de 7 et au-dessus de 7,8, c’est la mort1. Bien que, d’une manière générale, notre organisme soit légèrement un peu trop acide (ce qui engendre de nombreuses maladies) nous restons quand même à peu près en équilibre. Nous sommes, comme on dit, en homéostasie.

C’est en quelque sorte comme une balance qui se trouve en équilibre : peu importe de ce qui se trouve sur ses plateaux, les poids s’équivalent des deux côtés.

Nous sommes aussi comme cela : peu importe ce que nous avons fait, nous sommes en équilibre et (inconsciemment la  plupart du temps), nous compensons finement tout déséquilibre par des actions correctives afin de maintenir cette homéostasie.

ENTRE DEUX

Supposons maintenant que vous envisagiez un changement. Vous avez un but, à savoir une situation à laquelle vous aimeriez parvenir. Vous visualisez déjà cette situation et il vous semble que vous seriez bien ainsi.

Oui, mais voilà.

Entre la situation de départ, celle dans laquelle vous êtes actuellement (et où vous vous trouvez en équilibre) et la situation d’arrivée, celle que vous envisagez (dans laquelle vous serez également en équilibre), il existe une situation de déséquilibre qui peut durer plus ou moins longtemps, le temps que le changement se stabilise et que vous retrouviez votre équilibre de départ (homéostasie).

C’est l’idée de ce moment pendant lequel vous serez en déséquilibre que vous appréhendez confusément et qui vous retient avant d’entreprendre un quelconque changement. C’est aussi là que vous risquez d’échouer.

ÉCONOMIQUEMENT PARLANT

Afin de mieux cerner le problème, il peut être utile de traduire cela en termes d’économie d’énergie.

Au point de départ, nous dépensons le minimum d’énergie car, comme nous avons l’habitude, tout dans notre corps se fait en pilotage automatique et nous demande donc le minimum d’effort. Au point d’arrivée, quand nous nous serons stabilisés dans un nouvel équilibre, ce sera pareil.

Entre les deux par contre, le temps que nous acquérions de nouvelles habitudes et que nous puissions accorder de nouveau notre confiance au pilotage automatique, il conviendra que nous soyons vigilants et que nous luttions contre nos anciennes habitudes qui vont se déclencher automatiquement, ainsi qu’elles avaient l’habitude de le faire. Cette vigilance va nous demander un effort, donc une dépense d’énergie supplémentaire, ce à quoi, bien sûr, nous répugnons tous.

Mais, ce n’est pas tout. Comme nous allons de temps en temps, oublier d’être vigilant et de fournir cet effort (retenu, comme par hasard, par nos anciennes habitudes), cela déclenchera immédiatement en nous, une vague de culpabilité, vous savez, du genre : « Zut, j’ai encore oublié, je suis vraiment nul, c’est raté maintenant, tout est à recommencer etc. ». Tout cela rend l’épreuve encore plus pénible et ne nous incite certes pas à entreprendre un changement.

OUI MAIS, PAS TOUJOURS

Pourtant, on a remarqué que tout ne se passait pas toujours comme ça. Dans certains cas, on parvient à changer très facilement, même s’il s’agit de changements importants qu’on n’aurait pas osé envisager quelque temps auparavant. Le cas typique est quand on est amoureux. Pour la personne qu’on vient de rencontrer et qui nous a tourné la tête, on est prêt à faire beaucoup de choses. Mais pas seulement. Cela peut tout simplement être pour faire plaisir à quelqu’un qu’on aime depuis longtemps (et qui nous soutient d’ailleurs par ces encouragements), ou parce qu’on vient de constater qu’on ne rentre plus dans le pantalon de l’an dernier (et cela nous a fait un choc) ou encore  parce que le médecin vient  de nous dire qu’il ne faut plus manger de sel ou, que sais-je encore…

Le principal est que, du coup, cela provoque en nous une stimulation qui va libérer cette quantité d’énergie supplémentaire dont nous avons besoin pour faire face à la situation de changement et franchir le cap.

Vous avez bien compris : il convient qu’il y ait en nous une raison sérieuse motivante et que nous envisagions un plus pour nous ou notre santé, un mieux-être à gagner.

La corollaire inévitable est qu’il vaut beaucoup mieux ne pas envisager de changement quand on se sent mal ou déprimé, qu’on a trop de travail ou encore des soucis. Dans un de ces cas-là, au contraire, il ne faut pas se culpabiliser et « se replier sur des positions préparées l’avance »,  selon l’expression consacrée par les militaires pour dire qu’ils ont échoué. En fait, mieux vaut s’avouer que nous ne sommes pas dans des conditions favorables pour un changement que d’être obligé d’abandonner en cours de route, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir ultérieurement. En d’autres termes, tout simplement, on manque de l’énergie nécessaire et, surtout, de la stimulation.

UN SURCROÎT D’ÉNERGIE

Le changement réussi n’est donc possible qu’à la condition qu’il y ait une stimulation qui engendre une libération d’énergie. Nous le savons tous car nous en avons tous fait l’expérience : le fait n’est plus à démontrer. Ce qui change, par contre, c’est l’origine de la simulation qui sera différente pour chacun. C’est pourquoi, se faire assister par un guide spécialisé est pratiquement toujours indispensable et ce rôle ne peut évidemment pas être assuré par un livre ou une nutritionniste qui repourvue les mêmes recettes à tout le monde.

En matière de nutrition en tous cas, cela explique très clairement pourquoi un même régime pour tout le monde est une énorme absurdité et, pour le moment, seule la nutri-analyse prend ce facteur en compte sous forme d’un accompagnement spécifique et adapté à chaque personne.

Quelle qu’en soit la raison (maigrir, être en meilleure santé, ne plus manger de viande pour une raison éthique, suivre les prescriptions de son médecin… Bien souvent, elle se cumulent), changer son alimentation c’est d’abord, et avant tout, étudier si c’est le bon moment de le faire et de choisir une stratégie adaptée. L’obstacle peut remonter à plusieurs générations et il est parfois nécessaire d’entreprendre une étude particulière2. Ceci est pour dire que, si les produits à mettre dans sa bouche sont très importants, ils ne sont pas seuls à compter, loin de là.

Tout cela étant dit, une chose est encourageante : c’est que, si on s’y prend correctement, tout le monde peut changer !

 

1 – VASEY (Christopher), L’Equilibre acido-basique, Saint Julien en Genevois, Jouvence, 2002.

2 – DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Monaco, Romart, 2011.

 

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VITAMINE C NATURELLE OU SYNTHÉTIQUE ?

LA QUESTION QU’ON SE POSE

Ce n’est pas du tout le même prix et c’est bien pour ça (entre autres) qu’on se pose la question. D’un côté, il y a la vitamine C synthétique qu’on trouve facilement sur Internet à prix très bas et qui peut vous parvenir de l’autre bout du monde (de Californie par exemple), de l’autre la vitamine C naturelle, biologique ou non, généralement à base d’Acérola, qu’on trouve aussi très facilement dans les MAGASINS bio mais aussi sur Internet et qui vient en général de plus près. En faisant un tableau comparatif des présentations de cette dernière, on s’aperçoit qu’il existe de grandes différences entre les différentes offres d’Acérola et je vous suggère de faire ce travail de comparaison, incluant la quantité de vitamine C par comprimé, le nombre de comprimés ainsi que les frais d’envoi : vous ne le regretterez pas !

SCIENTIFIQUEMENT : PAS DE DIFFÉRENCE

Synthétisée depuis1933, la vitamine C qu’on sait fabriquer artificiellement au point que, selon les scientifiques, la molécule de vitamine C synthétique est rigoureusement identique à la molécule de vitamine C naturelle. D’ailleurs, on a expérimenté comparativement de l’extrait de kiwi et de la vitamine C synthétique, sur neuf jeunes hommes en bonne santé : les chercheurs ont constaté des différences tellement infimes qu’elles étaient négligeables.

POURTANT, JE ME MÉFIE DE LA SCIENCE

Ai-je un mauvais esprit ou suis-je carrément paranoïaque ? Toujours est-il que je ne fais pas une confiance absolue à la science qui, pour prendre des précautions souhaitables, ne s’en trompe pas moins et affirme avec autorité des vérités qui se révèlent par la suite être des erreurs, parfois monumentales (à moins qu’il s’agisse de biais habilement dissimulés). Est-ce à dire que toutes les découvertes scientifiques sont fausses ? Absolument pas et très souvent l’approche scientifique a permis d’effectuer de gros progrès. Mais parfois, non. Soit on n’a pas tenu COMPTE de tous les facteurs (peut-être simplement parce qu’on les ignorait !), soit les résultats obtenus n’arrangeaient pas du tout les chercheurs et ils ont publié des résultats complètement faux.

Vous n’y croyez pas ? Pourtant par exempe, aujourd’hui au mois de mars 2015, les autorités Canadiennes ont reconnu que le vaccin contre la grippe pour cette année était complètement inefficace : donc, rien qu’en France, huit million de personnes se sont faites vacciner strictement pour rien. Or, les experts (ou réputés comme tels) savaient depuis mai 2014 (c’est-à-dire il y a 11 mois) que le VIRUS H3N2 avait muté. Mais la campagne de vaccination mondiale a été lancée en fanfare, comme chaque année au mois d’octobre, comme si de rien n’était ! Et les laboratoires pharmaceutiques se sont rempli les poches imperturbablement avec le produit d’un vaccin complètement inutile !

De plus, une méta-analyse publiée en mars 2014 par la revue Cochrane, portant sur une centaine d’essais, a estimé qu’il fallait injecter le vaccin à 71 personnes au moins pour empêcher 1 cas de grippe. Moralité : si vous ne voulez pas attraper la grippe, il va falloir vous y prendre autrement !

VÉRIFICATION

Vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais j’ai voulu vérifier.

Voici quelques années, j’ai acheté de la vitamine C synthétique et je l’ai prise en lieu et place de mon Acérola habituelle (j’ai été en effet convaincu par les travaux du Prix Nobel Linus Pauling et combats le rhume tous les hivers par la prise de vitamine C à dose massive. Comme je n’ai pas eu de rhume depuis plus de dix ans, j’ai la faiblesse de croire que ça marche !).

Très vite, mon nez s’est mis à couler comme une fontaine et j’ai repris en vitesse mon Acérola. Il paraît que cela ne fait pas le même effet sur tout le monde : tant mieux ! Il vous suffit d’essayer pour voir !

Quant à moi, je me demandais ce qui pouvait bien différer entre deux molécules qui se ressemblaient comme deux goutes d’eau et qui étaient même, aux dires des observateurs, strictement identiques.

APPROXIMATION DE L’APPROCHE SCIENTIFIQUE

Ainsi que je le craignais, on avait fait l’impasse sur un facteur : c’était de la science Canada Dry. On aurait bien dit qu’il s’agissait d’une approche scientifique, elle en avait apparemment toutes ses caractéristiques, les deux molécules se ressemblaient à s’y méprendre mais on avait oublié une chose : l’une provenait de matière vivante (Acérola, Kiwi ou autre), l’autre était synthétique et avait été reconstituée à partir de matière inerte. Et ce n’est pas du tout la même chose !

VIVANT OU MORT ?

Dans toutes les comparaisons, il convient donc de bien faire attention de savoir si nous ne sommes pas en train de comparer un produit mort et un produit vivant. Exemple : quand vous avez fait cuire un choux, vous avez détruit 75 % de la vitamine C qu’il contenait. Autre exemple : vous passez sous un pommier, vous cueillez une pomme et vous la mangez. Puis vous allez au supermarché et vous voyez de belles pommes bio. Oui mais, elles viennent du Chili (ou d’Argentine). Elles ont donc été cueillies avant pleine maturité (pour ne pas dire vertes) puis elles ont parcouru des milliers de kilomètres afin de parvenir jusqu’à vous, ensuite elles ont traîné en palettes sur des parkings et enfin sur des étalages. Á VOTRE avis,  que reste-t-il chez ces dernières des vitamines par rapport à la pomme que vous avez cueillie sur l’arbre ? Pourtant, si vous les examinez toutes les deux au microscope, les molécules se ressembleront comme deux gouttes d’eau !

Autre exemple. Supposons finisse par déterminer le principe actif d’un produit naturel, de la carotte pour prendre un cas COURANT. Puis, qu’on réalise des comprimés à base de ce principe actif. Et on sera tout étonné que ces comprimés ne produisent pas du tout le même effet que les carottes du jardin ! Ah bon !

Finalement, à quoi donc reconnait-on qu’un produit est vivant ?

CE QUE L’ANALYSE NE DIT PAS

Il convient en effet d’ajouter ce que l’analyse ne dit pas. Prenons une fois de plus un exemple.

Il est sans doute possible d’assembler des fibres synthétiques, du carotène, des colorants, des glucides et quelques autres produits pour obtenir un résultat qui ressemble en principe à une carotte pour conserver cet exemple. Mais quelle équivalence existe-t-il avec une vraie carotte que vous allez ramasser dans votre jardin et dans laquelle, si on l’analyse bien, on repèrera pas moins de quarante composants (et peut-être davantage) ?

Donc, tout dépend du points de départ : avec différents ingrédients, on peut faire quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une carotte mais en partant d’une carotte de jardin, on arrive à une multitude de composants qui font, eux, la différence.

POUR EN REVENIR Á LA VITAMINE C

Comme vous le voyez, rien n’est simple. Il est toujours intéressant d’essayer de déterminer toutes les composantes d’un problème et de rationaliser autant qu’on le peut mais, quant on touche au vivant, un certain nombre d’éléments nous échappent et mieux vaut rester très modeste. Plutôt que de prétendre que la vitamine C synthétique est exactement la même que la vitamine C naturelle, il vaut peut-être mieux déclarer prudemment que les deux se ressemblent étrangement mais qu’il convient de bien comparer les résultats obtenus avant de tirer le moindre semblant de conclusion.

En tout cas, pour le moment, vous faites ce que vous voulez mais moi, je continue à prendre de l’Acérola.

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Tabagisme et surpoids = même combat

MÊME COMBAT

Un député Américain de New-York1(M. Karim Camara) demande que, sur les boissons, il soit inscrit le même type de message que sur les paquets de cigarette. En effet, et c’est maintenant une certitude maintes fois prouvée par des études scientifiques, le sucre est une drogue et une des causes essentielles du surpoids et de l’obésité. Également par la même occasion la cause (ou pour le moins un facteur aggravant) de nombreuses maladies graves qu’on appelle pudiquement : « maladies de civilisation » que sont le cancer, la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, la sclérose en plaques, le diabète… Source de décès aussi puisque, tous les ans, des centaines de milliers de personnes décèdent des suites de la « malbouffe » qui est en majorité de la nourriture industrielle ou des produits en provenance des restaurants fast food.

Les consommateurs de boissons sucrées courant donc les même dangers que les fumeurs de cigarettes et il a semblé normal à M. Camara de les avertir de la même façon.

PREMIÈRE RÉACTION : LE DÉNI

Face au sucre (et à toutes les turpitudes du secteur agroalimentaire), la première réaction des responsables, est de nier en bloc toute implication. Comme les fabricants de cigarettes qui n’ont pas hésité à aller jusqu’à se parjurer devant le Congrès Américain. Heureusement, leur crime a été découvert et ils ont été condamnés !

Aujourd’hui, prétendre que le tabac n’a aucun rôle dans le cancer du poumon serait en effet le signe de la plus grande ignorance.

MANQUE DE PREUVES

La deuxième ligne de défense, consiste à prétendre qu’il n’existe pas de preuves scientifique quant au lien entre les aliments (si on  peut toutefois appeler cela comme ça !) incriminés et les diverses conséquences délétères constatées. Tous les prétextes sont bons pour disqualifier les études qui apportent les preuve des faits mais, en attendant une réaction justifiée, cela laisse planer un doute… qui,financièrement, profite aux fauteurs de maladies ou d’addiction.

QUESTION DE QUANTITÉ

Du bout des lèvres, quant ils sont acculés le dos au mur, les responsables finissent par reconnaître que, effectivement, quand leur produit est consommé en trop grande quantité, il peut provoquer certains troubles. On remarquera que, selon eux, rien n’est certain et que les légers troubles (on notera l’euphémisme !) ne peuvent provenir que d’une consommation exagérée.

Ainsi, après que le journaliste américain Morgan Spurlock2 eut prouvé incontestablement que manger au McDo provoquait automatiquement non seulement un surpoids ainsi que de très sérieux problèmes de foie, que croyez-vous qu’ait fait la société McDonald ? Eh bien, faisant preuve de la plus extrême perversité, elle a tout simplement projeté le film de Spurlock  devant ses employés en disant que cela pouvait effectivement arriver mais très rarement, quand manifestement on exagérait vraiment trop, mais que cela ne concernait pas leurs clients qui ne se rendaient que rarement dans leurs restaurants parce que la nourriture y était bonne et l’ambiance chaleureuse ! Ce qui, bien entendu, est entièrement faux. En fait, les américains mangent en moyenne trois fois par semaine au fast-food (ce qui veut dire que certains y mangent davantage !) et que si les gens vont dans ce type de restaurants, ce n’est pas pour le plaisir mais parce qu’ils sont pauvres et qu’ils n’ont pas le temps de préparer un repas chez eux.

CONVIVIALITÉ

On sort ensuite le gros argument (qu’on croît infaillible) de la convivialité. « Chez McDo, on s’amuse, il y a des jouets, tout le monde est gentil, on RENCONTRE les copains, c’est super sympa ! ». Et on en profite pour y traîner les parents ou les grand-parents. Ce sont les enfants qui sont prescripteurs et les fast-food ainsi que les marchands de sodas ont réussi une excellente manipulation,.

En effet, en axant leur publicité ainsi que leur présentation sur les goûts des enfants, ça marche !

Autrement dit, si vous voulez être de bons parents ou de bons grand-parents, il vous faut accepter de vous gaver de hamburgers et de frites et donc de mettre à mal votre santé.

Á mon avis, mieux vaut accepter être de mauvais parents ou de mauvais grands-parents que de voir ses enfants ou petit-enfants se faire détruire la santé merveilleuse que la Nature vient juste de leurs donner, par des industriels cupides et sans scrupules.

C’EST Á VOUS CONSOMMATEUR DE FAIRE ATTENTION

Quand aucun des moyens énumérés ci-dessus n’a fait mouche, on sort la grosse artillerie en utilisant un argument éculé qui déclenche à tous les coups la culpabilité chez l’interlocuteur : c’est au consommateur de faire attention !

C’est une chanson qu’on connaît bien et qui consiste à dire : « Vous dites que je vends des produits dangereux mais, finalement, c’est à vous d’en consommer le moins possible (mais un petit peu quand même afin que je fasse de l’argent) ».

La culpabilité, dont nous sommes tous amplement pourvus et qui a été utilisée à satiété par la famille, l’école, la religion (quelle qu’elle soit) et la société d’une manière générale, fait en sorte que la responsabilité change de camp : ce ne serait plus le producteur ou le vendeur responsables mais le consommateur ! On atteint là le summum de la perversité !

Il est alors urgent et primordial de remettre les choses à leur place. Et surtout de ne se sentir en rien coupable ! Donc, si on tente de vous raconter de telles balivernes, vous pouvez, en toute tranquillité, garder le cœur léger : ce n’est pas votre problème et vous n’êtes pour rien dans cette sinistre affaire.

UNE ADDICTION COMME UNE AUTRE

Il en est donc avec le sucre et la nourriture comme avec n’importe quelle drogue (tabac,  cocaïne, morphine, héroïne…) et si nous avons du mal à nous passer d’un morceau de sucre ou de quelques gâteaux, mieux vaut voir un spécialiste de la désintoxication qui saura vous indiquer la MEILLEURE VOIE et vous accompagner le temps que vous redeveniez libre.

Attention, aux dernières nouvelles, on s‘est aperçu que les enfants qu’on qualifiait de « difficiles » étaient la plupart du temps simplement des enfants qui absorbaient trop de sucre (sodas, céréales…). Il suffit alors de remplacer ces produits toxiques par des légumes et des jus de fruit (dans le cas où les enfants auraient perdu le goût de l’eau et la refuseraient) pour que tout rentre dans l’ordre en quinze jours.

Tchin,tchin !

1 – http://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-maladies/le-diabete/sodas-et-boissons-sucrees-sont-ils-les-nouvelles-cigarettes.html

2 – http://fr.wikipedia.org/wiki/Morgan_Spurlock

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TROIS RÈGLES SIMPLES

FACILE DE S’EN SOUVENIR !

Un de mes amis me dit un jour que, dans l’existence, il existait trois règles simples dont il était facile de se souvenir : 1 – boire de l’eau souvent et en quantité suffisante, 2 – se laver fréquemment les mains, 3 - faire tous les jours une petite sieste.

Je mis cela dans un coins de ma tête et y repensais de temps en temps. Et puis, à l’usage et en y réfléchissant un peu plus, je me suis aperçu que ces trois règles étaient vraiment importantes et je les adoptais.

BOIRE RÉGULIÈREMENT UN VERRE D’EAU

C’est le genre de chose simplissime avec laquelle tout le monde est d’accord quant on en parle et dont chacun voit bien l’intérêt mais qu’on oublie régulièrement de faire. D’où l’importance de transformer cette opinion en habitude et, pour cela, de l’inclure dans nos rituels.

J’ai déjà dit de multiples fois combien il était fondamental de s’hydrater abondemment. Certes, cela oblige à passer de temps en temps par la case « toilettes » mais cela aussi est important car ce sont les quelques minutes qui nous permettent de faire retomber toutes les heures le stress. Or on sait combien l’excès de celui-ci est néfaste à notre santé.

Retenez donc ceci : deux litres d’eau par jour au minimum et la moins minéralisée possible. Cela signifie aussi que quant à l’eau du robinet (sauf exceptions), il vaut mieux éviter !

Concrètement, instaurez un rituel dans votre vie  : par exemple, sans même réfléchir ni vous poser de questions, chaque fois que la grande aiguille passe sur le 12, buvez un verre d’eau !

SE LAVER FRÉQUEMMENT LES MAINS

On en a fait scientifiquement l’expérience : nos mains servent de vecteur à de nombreux germes.

Songez au nombre de fois où vous saisissez une poignée, une rampe, un billet, des pièces de monnaie… Tous ces objets qui servent à tout le monde recueillent aussi tous les germes de chacun même s’il s’est lavé les mains en sortant des toilettes (ce qui est d’ailleurs loin de constituer un cas général).

Lors d’une épidémie de grippe, par exemple, on parvient à suivre le virus « à la trace » et on a remarqué que dans les pays ou le salut entre personnes ne se faisait pas par une poignée de mains et qu’il était remplacé par une simple inclinaison du buste par exemple, les épidémies se propageaient beaucoup moins vite.

Une bonne solution consiste donc à se laver fréquemment les mains. Il ne suffit pas en vérité de se les passer vaguement sous le robinet mais de prendre un peu de temps et d’utiliser du savon ou un antiseptique.

Il est à remarquer que, même dans les hôpitaux, où pourtant le personnel devrait être alerté par la fréquence et la gravité des maladies nosocomiales, cette règle de base de l’hygiène n’est pas toujours respectée. Et quand on se permet d’en faire l’observation, on nous répond qu’on n’a pas le temps. C’est bien beau de penser à la rentabilité des hôpitaux et des cliniques mais que fait-on de la vie des malades qui sont infectés et qui en meurent ? Ça compte pour du beurre ?

En attendant, ne serait-ce que par pure mesure de protection et égoïsme personnel, lavez-vous donc les mains régulièrement !

FAIRE UNE PETITE SIESTE DANS LA JOURNÉE

L’aurait-on oublié : la digestion est une opération qui demande à l’organisme de fournir de l’énergie. Il est donc normal de de sentir un peu fatigué après un repas et il est conseillé de se reposer. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a inventé la sieste, d’autant plus nécessaire qu’on va vers le sud puisque la fatigue est amplifiée par les heures les plus chaudes de la journée. La climatisation, relativement récente, diminue un peu le phénomène mais les villages du midi semblaient autrefois  morts l’été en début d’après-midi.

On s’est bien rendu compte également dans certaines entreprises qu’il était plus efficace de couper la journée par un repos qui permettait d’instituer une trêve et de reprendre sa respiration. Le personnel est ainsi encouragé à faire une petite sieste et, parfois même, de profiter de massages assis pratiqués par des spécialistes. Cela évite d’avoir du personnel somnolent ou agressif pendant la moitié de la journée. Si des entreprises, qui ne sont pas des associations philanthropiques et qui ne sont pas réputées attacher des saucisses à la queue des chiens, se sont converties à cette pratique, on peut leur faire confiance : c’est bien qu’elles y trouvent un intérêt !

Pensez non seulement à vous mais aussi à ceux qui vous entourent : soignez votre forme et votre humeur ! Une petite sieste est bénéfique à tout le monde !

C’est donc une pratique que l’on peut avoir sans aucune culpabilité et il ne faut pas hésiter  à insister pour que les gens autour de vous en fassent autant !

QUEL RAPPORT AVEC LA NUTRITION ?

Manger est l’affaire de tout un contexte dont le « boire » fait partie avec évidence mais on parle malheureusement souvent davantage des aliments solides que des aliment liquides, l’eau en l’occurrence.

Faire la sieste concerne la digestion, donc également l’alimentation car il ne suffit pas de savoir quels aliments mettre dans sa bouche, il convient aussi se préoccuper de ce que devient notre corps après.

Quant à se laver souvent les mains, c’est une simple mesure d’hygiène qui permet que notre bouche ne serve pas de porte d’entrée à de nombreux germes.

Alors gravez-vous simplement ces trois règles simples dans la tête !

 

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ON FAIT QUOI ?

TOUS LES RÉGIMES SE VALENT

On apprend, d’après une étude parue dans le « Journal of the American Medical Association », que tous les régimes célèbres seraient également efficaces pour perdre du poids. C’est-à-dire en fait, pour ne pas en perdre puisque on sait que le taux de succès des régimes alimentaires tourne autour de 5 %.

C’est précisément ce que je me tue à répéter depuis des décennies. Il suffit d’ailleurs de se rendre sur le site http://nutri-analyse.com et de lire mon étude : « POURQUOI LES RÉGIMES POUR MAIGRIR N’ONT JAMAIS MARCHÉ ET NE MARCHERONT JAMAIS » pour avoir la preuve de ce que j’avance. En fait, ce n’est d’ailleurs même pas la peine d’avoir les résultats d’une savante étude pour se rendre compte que les régimes marketing sont des escroqueries pures et simples. Ce n’est pas pour dire du mal de ces études qui sont souvent fort utiles mais pour affirmer qu’avec un peu d’observation et de réflexion, on parvient souvent au même résultat. Et je prends comme exemple celui de Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN qui, au début du XIXème siècle, connaissait déjà parfaitement quels étaient les aliments qui font grossir1.

ON VEUT SAVOIR QUOI ?

Ce qui est intéressant, c’est de se poser la bonne question, ce qu’on oublie de faire et c’est la raison pour laquelle on n’obtient jamais de réponse satisfaisante. Quelle est donc la bonne question ? En vérité, il y en a plusieurs. Allons-y :

1 – Les femmes veulent-elles maigrir ? Il paraît, selon de sérieuses études, que 70 % des femmes le souhaitent. Il faut dire qu’avec le modèle dominant diffusé par les magazines féminins et les photos retouchées, il existe une pression énorme. Au point même que certaines femmes, qui n’ont pourtant pas besoin de maigrir, se font souffrir avec des régimes invraisemblables et farfelus qui ne leur servent strictement à rien ;

2 – est-ce que le mode d’alimentation moderne convient bien aux hommes ? Non, non, et non, la réalité nous en apporte la preuve ! En effet, d’une part on voit bien que le surpoids et l’obésité touchent 60 % des Américains et se répandent à travers le monde d’une manière qui inquiète tous les spécialistes (par exemple 60 % des Chinois sont aujourd’hui devenus obèses !) et que d’autre part une portion importante de l’humanité n’a pas suffisamment de quoi se nourrir ;

3 – est-ce que les aliments que nous mangeons correspondent bien à nos besoins ? Là aussi, trois fois non ! Notre organisme n’est pas fait pour manger des produits laitiers, du sucre, du sel, des céréales et encore moins de l’aspartame du glutamate ou autre ignominie… C’est comme si vous mettiez dans le réservoir de votre voiture un peu l’essence de térébenthine, un peu d’éther, un peu d’huile de friture ou de white spirit, de kérosène… Certes, touts ces produits son inflammables mais je doute fort que votre moteur apprécie !

4 – l’agro-alimentaire nous fabrique-t-il de bons aliments ? Là, on atteint la catastrophe ! Certes, on a fait quelques progrès dans l’hygiène puisque les produits mis en vente sont plutôt propres (encore que !). Mais quant à leur composition, cela va de mal en pis. Cela commence par les produits toxiques utilisés dans l’agriculture moderne (engrais chimiques, pesticides…), cela continue avec les modes de cuisson (friture…) et les conservateurs et autres additifs (colorants, agents de texture, ) ;

5 – et la viande ? La première évidence, est qu’on en mange trois fois trop : cela ne sert à rien et encrasse notre organisme. La deuxième évidence est que l’élevage intensif est particulièrement sadique2. La troisième évidence est que si tous les habitants de la Terre voulaient manger autant de viande que les Américains, il nous faudrait 5 planètes. La quatrième évidence est que nous passons à côté de sources importantes de protéines abondantes et bon marché comme les algues ou les insectes… ;

6 – la santé humaine s’améliore-t-elle ? Hélas non : c’est un fiasco complet. Au contraire, on constate la progression inquiétante de nombreuses maladies comme le cancer, la maladie d’Alzheimer, celle de Parkinson, les cardiopathies, la sclérose en plaques… Autrement dit, comme ces maladies, contrairement à ce qu’on dit, ne sont pas dues à l’allongement de la durée de la vie, ce qu’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre : on vit plus vieux mais on se trouve de plus en plus médicalisé et de plus en plus tôt ;

7 – est-ce économiquement supportable : toujours non ! Nous n’aurons bientôt plus les moyens de boucler notre budget nutrition à la fin du mois à moins de nous rabattre sur la punk food dont on connaît les effets. En tous cas, il est une certitude absolue : on ne peut déjà plus nourrir correctement la population mondiale et on le pourra de moins en moins. Par exemple, nous cultivons tant et plus des céréales pour nourrir du bétail et on perd de la surface utilisable pour des cultures vivrières et de l’eau qui elle commence à manquer.

Conclusion générale : faillite totale. Conséquence : il faut changer d’urgence car l’entêtement est un signe de folie. C’est ce que martèlent tous les économistes du monde entier quelle que soit leur obédience, de droite ou de gauche. Et cela n’attendra pas vos petits-enfants : c’est tout de suite qu’il faut agir !

NI RECULER, NI AVANCER

Tout se passe comme si nous nous trouvions dans cette position inconfortable dans laquelle, mourant de peur devant la catastrophe qu’on voit bien venir, on ne pouvait ni avancer ni reculer.

Certes, le Paléolithique est loin et ne reviendra plus jamais. D’un autre côté, nous sommes psychologiquement enfermés dans nos habitudes et drogués au sucre, au sel et à la graisse (ne riez pas : des chercheurs ont montré que le mélange rendait aussi dépendant que de la morphine). Alors quoi ? On assiste sans rien faire à notre fin ?

SORTIE SIOUPLAÎT ?

Oui, le changement est difficile sur le plan psychologique mais aucune situation n’est désespérée non plus.

Nous pouvons en fait commencer par n’importe quel but en choisissant de préférence celui qui nous conviendra le mieux.

Ensuite, sur ce blog, vous trouverez toutes les semaines les dernières informations sur ce qu’il est possible d’entreprendre. À vous de suivre ! Accrochez-vous fermement au fil rouge, le vôtre (qui n’est pas le même que celui de votre voisin) et suivez-le : vous verrez, dans quelque temps, d’une part vous vous porterez beaucoup mieux et, d’autre part vous ne vous reconnaîtrez plus car vous aurez déjà changé. En plus, vous apercevrez la lueur de la sortie !

N’écoutez donc pas les pisse-vinaigre : l’avenir est à nous ! Il suffit de sortir de l’ornière.

Haut les cœurs !

 

1 - BRILLAT-SAVARIN (Jean-Anthelme), Physiologie du goût, Paris, Champs Classique, 2009.

2 - REYMOND (William), Toxic, J’AI LU, Paris, 2007.

 

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YES, YOU CAN !

 UN ARGUMENT MASSUE

Quand je commence à aborder le sujet de la nutrition, il m’est souvent opposé très rapidement un argument majeur du type : « Oui c’est très intéressant ce que vous dites mais, c’est plus fort que moi, moi je ne peux rien faire ! ».

Il s’agit en fait tout simplement d’une fin de non recevoir qui m’indique que ce n’est pas la peine d’essayer d’aller plus loin. Cela se décline en : « J’ai besoin de mon bol de lait » ou « Il me faut absolument mes tartines de pain le matin » ou encore « Nous avons un petit apiculteur dans la région qui fait un miel excellent » et même « C’est tout de même normal de boire du vin ! » etc. Quand bien même il ne s’agirait que de suspendre pendant un temps relativement court (celui de perdre ses kilos superflus) l’ingestion de certains aliments bien connus pour faire grossir, cela semble être une épreuve insurmontable.

Cela ressemble terriblement à : « Je ne peux pas m’arrêter de fumer ! ». Autrement dit, cela donne la forte impression qu’il s’agit d’une addiction.

 

DROGUÉ MOI ?

Bien sûr, tout cela est faux et archi faux. Même s’arrêter de fumer (ou d’user de la plupart des drogues) n’est pas aussi difficile qu’on veut bien le dire mais les marchands de tabac et les dealers ont tout intérêt à ce qu’on soit dépendant de sa clope et qu’on ne s’arrête jamais de consommer ces produits toxiques (ils ajoutent d’ailleurs au tabac des additifs qui ont uniquement pour but de vous enchaîner et ont été pris la main dans le sac à se parjurer devant le Congrès Américain). Sauf que des scientifiques ont analysé la situation et prouvé que la dépendance physiologique à de nombreuses drogues ne durait pas plus de 48 heures. Reste que pour le besoin engendré par le manque, , il existe des tonnes de calmants de toutes sortes (y compris des produits homéopathiques) dont on peut user pendant quelques jours (et, bien souvent, cela suffit) sans compter de nombreuses techniques (j’en parle en connaissance de cause puisque, encouragé par l’Etat Français qui était producteur de drogue, j’ai été un fumeur). Il ne faut pas oublier l’accompagnement psychologique des spécialistes qui est très efficace.

Alors, qu’en est-il pour la nutrition ?

LE PLUS DIFFICILE N’EST PAS LÁ OÙ ON PENSE

En fait, on sait très bien aujourd’hui quels sont les aliments néfastes généralement à la santé ainsi que ceux dont il vaudrait mieux se dispenser pendant un certain temps pour retrouver sa forme ainsi que ses formes. Donc, il suffirait de ne pas les manger ! Mais le vrai problème est qu’on ne parvient pas à s’en abstenir et la question la plus importante réside plutôt dans le fait d’accepter de modifier ses habitudes, de changer quelque chose à son mode de vie, ne serait-ce que pendant un temps limité. Comme, inconsciemment, on s’y oppose, on commence par dire qu’on y arrivera pas. Comment voulez-vous alors que cela soit possible ?

COACHING : LA MEILLEURE SOLUTION CONNUE

Comme le cas de chacun est différent, il faut rechercher là où se trouve l’obstacle. L’aide d’un coach expérimenté est alors souvent la meilleure solution qui fait gagner beaucoup de temps et permet d’atteindre le but visé.

Mais trop souvent, hélas, elle n’est pas possible car le principal intéressé résiste. Tous les prétextes y passent, du genre : « Je n’ai pas le temps » (alors qu’en fait il en trouve pour se consacrer à bien d’autres choses), « Cela coûte trop cher » (mais, dans le même temps il va s’acheter une voiture qui coûte cent fois plus cher !), « Ça ne sert à rien » (dit-il mais il achète des méthodes « miracles » qui, on le sait bien, ne donnent aucun résultat), etc.

Curieusement, s’il se trouve hospitalisé en urgence parce qu’il lui est arrivé un gros pépin et qu’il passe quelques nuits sans dormir dans le service des soins intensifs, allongé sur un lit avec deux perfs dans chaque bras, ces changements qui, semblaient auparavant tout-à-fait impossibles à réaliser, deviennent brusquement miraculeusement envisageables.

Est-ce que j’écris cela pour vous faire peur ou vous culpabiliser ?

Sûrement pas : le panneau qui indique un virage n’est pas là pour vous inquiéter mais pour vous avertir d’un danger.

Pour moi, il s’agit tout simplement de montrer que tout ceci renforce mon hypothèse précédente, à savoir qu’il existe dans l’inconscient de la personne quelque chose qui paralyse tout changement et l’accès à un autre mode de vie. Car en fait, on vit très bien, et même beaucoup mieux, sans drogue et en se nourrissant correctement.

Si le gluten contient de la gliadine qui est est un poison violent, si les céréales se transforment en glucose au cours de la digestion et font grossir aussi sûrement que le fait  le sucre blanc pur, si les produits laitiers (mis à part le fromage) ne peuvent généralement pas être digérés à cause de leur  forte teneur en lactose qui, après l’âge de sept ans environ, ne peut être digéré par la plupart d’entre nous car nous ne produisons plus de l’enzyme lactase, qu’y puis-je ? Dois-je pour autant me taire pour ne pas être soupçonné de culpabiliser qui que ce soit, ou au contraire (comme je le fais actuellement) en informer mes contemporains afin de leur éviter les pires ennuis ?

Á moins qu’il faille attendre d’en être arrivés aux pires extrémités pour commencer à faire ce qu’on aurait dû entreprendre depuis longtemps !

Je ne vous souhaite pas bien sûr d’en arriver là mais je vous rappelle simplement que l’assurance ne paraît chère qu’avant l’accident et qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Hippocrate, voila environ 2500 ans, disait donc déjà juste quand il proclamait : « que ton aliment soit ta médecine ».

 

OUI, VOUS POUVEZ !

La première chose à faire est d’inverser l’ordre facteurs et, au lieu de commencer par dire que vous ne pouvez pas changer, de vous persuader du contraire et de le clamer bien fort autour de vous afin de vous engager dans la réalité : « Oui, changer n’est pas si difficile que ça ! ».

Voici d’ailleurs quelques citations que vous pouvez méditer et qui vont vous aider :

« La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d’échapper aux idées anciennes… » John Maynard Keynes

«  Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Mark Twain

« Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n’ont jamais avancé d’un seul pas » Bakounine.

« On ferait beaucoup plus de choses si l’on en croyait moins d’impossibles »   Condorcet

« Les gens suffisamment dingues pour croire qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui y parviennent » Steve Jobs

« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté » Winston Churchill

CELA NE TIENT QUÀ VOUS

Voila, vous avez compris ! Le principal obstacle au changement, c’est vous ! Vous pouvez en effet changer comme vous voulez et quand vous voulez : personne ne saura jamais vous en empêcher !

 

 

OUI, VOUS POUVEZ !

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste©

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TOUS LES MÊMES !

JE CROYAIS POURTANT…
avoir tout entendu en matière de bêtises mais je dois dire que celle qui est parvenue à mes oreilles cette semaine m’a laissé pantois. Voici ce que des personnes dignes de foi m’ont rapporté : c’est l’histoire d’un homme d’une quarantaine d’années qui était trop gros, ce qui, compte tenu de l’épidémie d’obésité que nous déplorons aujourd’hui dans le monde, est assez banal. Chez lui quand même, cela commençait à faire beaucoup car il était parvenu à peser 129 kg. Son médecin, auquel il avait demandé conseil, ne trouva rien de mieux que de lui prescrire de se faire rétrécir l’estomac afin d’être incité à moins manger (ce qui supposait, bien évidemment, une opération chirurgicale). Ce à quoi, en désespoir de cause, il se résolut mais ce qui lui provoqua les plus vives douleurs.UN COUP D’ÉPÉE DANS L’EAUQuand on apprend qu’une telle mutilation a pu avoir lieu sur avais médical et a été pratiquée par des médecins, on est évidemment suffoqué car on voit immédiatement que, d’une part c’est un aveu d’impuissance et, d’autre part  cela ne sert strictement à rien et ceci pour deux raisons.

La première est que, ce faisant, on ne s’est nullement attaqué aux causes du problème qu’on ne connaît toujours pas et auxquelles on n’a en aucun cas remédié. Hippocrate doit se retourner dans sa tombe ! Toujours est-il que d’après le principe moult fois éprouvé selon lequel les mêmes causes produisent les mêmes effets, ce brave homme va, tôt ou tard, recommencer à manger trop.

La deuxième est que l’estomac a pour habitude de se dilater (ou de se rétracter) en fonction de la quantité de nourriture ingérée. Il y a donc fort à parier que dans dix ans on se retrouvera in statu quo ante. Autrement dit : retour à la case départ en ayant tout perdu.

CINQ ANS DE PRISON

Une telle imbécillité qui, par dessus le marché sera, soyons en sûrs, justifiée par des arguties scientifiques, prouve simplement que ses auteurs sont nuls et archi nuls aussi bien en nutrition qu’en psychanalyse. J’ai constaté ce fait un trop grand nombre de fois pour en être vraiment étonné mais cette fois-ci, cela dépasse les bornes ! Á mon avis, la sanction immédiate devrait être d’interdire aux médecins responsables, d’exercer la médecine définitivement et de les condamner, en plus, à une peine de prison d’une durée minimum de cinq ans, temps de réflexion minimum nécessaire pour que les intéressés prennent conscience de l’étendue de leur bêtise.

CONDAMNATION D’UNE PROFESSION ?

Certainement pas mais cela nous rappelle simplement une réalité que nous ne voulons pas voir.

Un jour, un de mes élèves à l’École Polytechnique, me confia en a parte :  « Vous savez, il y a la même proportion d’imbéciles à la sortie de l’École Polytechnique qu’à la sortie de l’école maternelle ! ». Il utilisa en fait un mot plus grossier mais l’idée restait la même.

J’étais jeune et je trouvais cette remarque un peu sévère mais je me mis à observer le monde dans lequel je vivais d’un œil différent et cette observation m’apparut profondément juste. Maintenant, je suis tout à fait persuadé qu’elle correspond exactement à la réalité et s’applique à toutes les populations du monde entier et ceci quel que soit le corps de métier des intéressés. Il existe, hélas, des plombiers qui inondent votre salle de bain, des dentistes qui s’y prennent à trois fois pour réaliser une obturation et échouent en fin de compte à réaliser une tâche correcte, des mécaniciens auto qui oublient de vous remettre du liquide de freins dans le réservoir adéquat, des notaires qui ne se souviennent plus soudainement du B.A. BA des procédures juridiques et même des présidents d’un pays qui prennent des décisions qui font souffrir les citoyens au lieu d’améliorer leur sort. Il ne faut pas confondre en effet la mémoire, qui permet de stocker de grandes quantités d’informations et de passer avec succès des examens (et vous ouvre du même coup les portes de la Faculté de médecine ou de l’ENA), avec l’intelligence, ni une capacité particulière à faire décoller et atterrir un avion de ligne de plus de cent tonnes, avec la possibilité de comprendre ce que vous dit votre concierge.

On peut donc répartir n’importe quelle population selon la courbe de Gauss bien connue : 20 % qui vont du très mauvais à l’indécrottable, 60 % qui s’étalent de l’acceptable au bon et 20 % qui vont du très bon au génial. En cela, les médecins ne sont pas épargnés. Le tout est de fuir les 20 % du bas de la courbe, de slalomer pour ne pas avoir affaire aux 60 % du-dessus et de ne traiter qu’avec les 20 % de la catégorie supérieurs. Cela semble difficile mais, une fois qu’on sait que c’est comme ça et qu’on l’a admis une bonne fois pour toutes, cela devient plus aisé !

Cela implique (entre autres !) que qu’être médecin consiste à exercer une profession comme une autre et que le vieil argument : « Moi, Monsieur, j’ai fait sept ans d’études » est usé jusqu’à la corde. En effet aujourd’hui, dans de très nombreux cas, il faut bien davantage de temps. Quant au triste Ordre des médecins, il est tout simplement, comme tous les Ordres, une insulte à la démocratie car institué par le sinistre gouvernement de Vichy.

N’ACCEPTEZ JAMAIS

En conclusion, en ce qui concerne la nutrition, selon moi (et bien d’autres !) aucune intervention chirurgicale ne se justifiera jamais. Quant aux médicaments si, pour quelque raison que ce soit, on vous prescrivait un produit quelconque, renseignez-vous et réfléchissez à deux fois avant de l’ingurgiter.

Que cela ne vous gâche pas votre journée !

 

 

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Pesez-vous tous les jours !

FAUX PROBLÈME

Des spécialises de l’amaigrissement devant les réactions hystériques (ou quasiment telles !) de certaines de leurs clientes à la vue d’un pèse-personne, ont pensé que pour résoudre le problème, il suffisait tout simplement de leur conseiller de ne pas se peser tous les jours, en tous cas le moins souvent possible.

Cela semble être une réaction de simple bon sens et on applaudit spontanément à un tel conseil.

Sauf qu’il constitue une grosse erreur.

En effet, il faut se méfier du bon sens qui, a priori, semble évident mais ne l’est pas toujours. Bien au contraire ! Il existe par exemple des effets d’optique qui défient ce fameux bon sens et auxquels tout le monde se laisse prendre. De la même manière, on trouve des apparences (et j’en connais plus qu’on ne croit !) qui sont diablement trompeuses.

 

C’EST LA FAUTE DU COMPTEUR

Si, par exemple, je vous dis que pour ne pas commettre d’excès de vitesse, il suffit de ne pas regarder le compteur, vous allez me rire au nez. Pourtant, c’est la même chose.

Cet argument qui, au début, semblait sage, apparaît maintenant dans toute sa naïveté.

Le vrai problème n’est donc pas le pèse-personne ou le compteur de vitesse qui ne sont que des instruments mais qui ne peuvent être utiles qu’à la condition qu’on les consulte.

ALORS ON FAIT QUOI ?

C’est ce que pensaient des chercheurs de l’université de Birmingham. Pour en avoir la preuve formelle, ils ont pris un groupe de personnes qui avaient perdu du poids et l’ont divisé en deux. Une moitié s’est vue remettre un pèse-personne avec pour mission de s’en servir une fois par semaine, l’autre moitié ne recevait aucune consigne particulière.

Au bout de douze mois, les personnes des deux groupes avaient toutes repris du poids mais celles qui se pesaient en avaient repris moins que celles qui ne le faisaient pas.

Rien d’étonnant à cela (mais c’est bien de disposer d’une étude scientifique qui le prouve d’une manière incontestable car quand je le dis, on ne a des doutes. Sacré bon sens !).

L’auteure de l’étude veut maintenant savoir ce qui peut se passer avec des gens qui se pèsent tous les jours et compte entreprendre une étude qui va dans ce sens. Pour ma part, j’imagine déjà quel en sera le résultat. Pourquoi ? Nous allons le voir.

L’INSTRUMENT HORS DE CAUSE

Un pèse-personne ne peut effectivement pas faire grossir ou maigrir, pas plus qu’un compteur de vitesse ne peut appuyer sur l’accélérateur car ce ne sont que des machines sans âme. Mais il est plus facile de dire que c’est de la faute du pèse-personne ou du compteur de vitesse que de soi-même. De la même manière qu’on donne un coup de pied dans une voiture qui refuse de démarrer pour exprimer son désappointement. En fait, on cherche à se décharger d’une émotion qu’on a des difficultés à assumer soi-même, comme si nous avions commis une faute particulière que nous ne voulions pas supporter. Cette notion de faute est essentielle car, depuis notre enfance, nous avons été surchargés par ce sentiment d’une manière complètement illégitime : la culpabilité.

LA CULPABILITÉ MISE À TOUTES LES SAUCES

C’est d’ailleurs de quelque chose dont on use et abuse un peu trop dans notre civilisation.

Que ce soit en famille, au cours de l’éducation ou dans la vie sociale, en politique, dans le travail, dans les magasins…, bref partout, on se sert de la culpabilité pour nous faire agir (ou, au contraire nous en empêcher). Et on observe un glissement subtil et insensible de « responsable » à « coupable »1. Il est confortable bien sûr de parvenir à faire croire que tout est de la faute des autres ou de les pousser à acheter encore davantage afin de se mettre l’argent dans la poche.

Sauf que c’est une grave erreur qui pourrait bien un jour se retourner contre leurs auteurs..

Car on ne dira jamais assez combien ce comportement abusif peut engendrer de dégâts et provoquer parfois des réactions désespérées et brutales. D’abord parce qu’il nous laisse entendre que c’est nous qui aurions commis quelque action condamnable. Cela entame directement l’estime que nous avons de nous-même qui, hélas, n’est déjà souvent en général, pas suffisamment forte. Ensuite, cela nous pousse à contenir et à cacher. Faire ce que nous avons fait n’est vraiment pas très joli  croît-on et il n’y a franchement pas de quoi s’en vanter : voilà ce que cela sous-entend.

Pour combattre cette culpabilisation abusive, il existe trois solutions dont on peut user conjointement :

1 – théoriser pour bien comprendre. Il est important que la distinction entre « responsable » et « coupable » soit bien claire afin que nous n’ayons aucune hésitation;

2 – Dire tout fort ce qu’on voudrait bien nous faire taire pour bien montrer à tout notre entourage que nos n’avons pas honte ;

3 – nous convaincre d’abord nous-même que nous ne sommes pas coupables. Et d’abord de quoi le serions-nous ?

TOUS DES GOINFRES…

Nous aurions, par exemple, commis le péché de gourmandise (ou de gloutonnerie ce qui n’est pas mieux).

Oui mais que font la société et les spécialistes de l’agroalimentaire si ce n’est le maximum, du matin au soir, pour nous inciter à manger davantage et ceci contre notre gré ? Vous avez encore quelques doutes ? Alors lisez le livre du Pr Wandsink qui nous révèle le dessous des cartes, ce qui pourrait être amusant si le sujet n’était pas aussi triste.

PESEZ-VOUS TOUS LES JOURS

Donc, selon moi (et je crois que la conclusion de la nouvelle étude ne me donnera pas tort), il est très intéressant de se peser tous les jours (et si vous avez des problèmes avec le pèse-personne, voyez votre psychanalyste – ou votre nutri-analyste -, ça ira plus vite). Et ceci pour plusieurs raisons.

La première est que sans point de repère, on ne sait pas où on est ni où on va et, outre le fait que ce n’est pas pratique, c’est toujours angoissant de naviguer dans le brouillard. La deuxième est qu’il n’est pas suffisant de prendre conscience des variations mais qu’il faut en plus les mesurer. Dans quel sens va-t-on et de combien est-ce que je m’écarte de ma fourchette de poids d’équilibre ? OK, aujourd’hui j’ai mangé des frittes et des gâteaux. Et en plus, j’ai bu du vin. Mais j’ai fait la fête avec des amis et on a bien ri ! Je monte sur la balance et je vois que j’ai grossi d’un kilo. Et alors, ce n’est pas grave : aujourd’hui je vais manger des poireaux ! On peu donc immédiatement rectifier le tir sans attendre un mois de plus que la situation s’aggrave.

Mais il y a une autre raison de se peser tous les jours. En effet, je n’ai pas besoin de noter ce que j’ai mangé : je l’ai en tête ! Donc je sais tout de suite quels sont les aliments qui me font grossir ou maigrir. Et croyez-moi, c’est bien plus efficace que tout ce qu’on pourrait me dire car c’est moi qui fais le constat et qui tire les conclusions.

Dernière constatation : un poids fixe n’existe pas mais il y a une fourchette à l’intérieur de laquelle on se trouve bien. Donc, à quelques kilos près, ce n’est pas la peine de déclencher l’alerte rouge. Nous avons pris quelques kilos, eh bien, nous allons les perdre tout tranquillement. D’ailleurs, ce ne sera pas la première fois !

ALLER PLUS LOIN

Pendant que j’y suis et sans pour autant que devenir un obsessionnel, on peux inscrire ce poids sur une feuille de calcul. Cela ne me prend que quelques secondes et l’ordinateur nous calculera tout seul la moyenne mensuelle et nous tracera la courbe mensuelle et nous pourrons même enregistrer tous les mois, sur une courbe spéciale, les moyennes mensuelles ce qui nous permettront d’avoir une vision d’ensemble et de visualiser notre évolution sur plusieurs années. Quel encouragement !

Alors, on se pèse ?

1 - THALMANN (Yves-Alexandre), Au diable la culpabilité ! Cessez de vous culpabiliser et retrouvez votre liberté intérieure, Saint Julien en Genevois, Jouvence, 2005.

2 - WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

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J’AI TOUT ESSAYÉ…

OUI MAIS QUOI ?

Il arrive qu’une de mes lectrices ou  un de mes lecteurs me dise : « Vous savez, j’ai tout essayé … ! » avec un air de découragement.

Cela n’a rien d’étonnant !J’explique en effet pourquoi dans une étude intitulée : « Pourquoi aucun régime n’a jamais marché et ne marchera jamais ». Cette étude est à votre disposition gratuitement sur le site http://nutri-analyse.com tant je suis révolté par les procédés et les mensonges utilisés pour répandre des illusions auxquelles trop de personnes encore se laissent prendre.

En fait, quand on me dit qu’on a tout essayé, on fait allusion aux régimes du commerce qui ne sont que des « coups marketing », tels des miroirs aux alouettes.

SPÉCIALISTES MON CUL…

… aurait dit la Zazie de Raymond Queneau !

Car, évidemment, pour donner davantage de crédibilité à leur entreprise, les promoteurs de ces soi-disant régimes n’hésitent pas à enfiler une blouse blanche (authentique !) ou à faire état d’un diplôme de médecin (l’un d’entre eux a même réussi la performance – re authentique ! -  de se faire exclure de l’Ordre des Médecins). Petite précision : la nutrition ne fait pas partie du cursus médical et seulement 6 % des médecins poursuivent une spécialité dans ce domaine. Encore faut-il ajouter que cette formation complémentaire est en général extrêmement classique, avec trois métros de retard sur les dernières découvertes dans le domaine de la nutrition.

Quant aux nutritionnistes, ils connaissent certes les bases de la nutrition bien que leurs connaissances soient souvent très en retard (comme celle des médecins) mais ils servent très souvent de caution aux hôpitaux et aux cliniques pour faire croire qu’on donne aux patients une nourritures adaptée à leur maladie et à leurs goûts, alors qu’on leur refile une pâtée industrielle de collectivité qui vient tout droit des cuisines centrales industrialisées qui s’approvisionnent elles-même dans les supermarchés les moins chers !

Le résultat est celui que vous connaissez : le surpoids et l’obésité connaissent aujourd’hui une inflation galopante, la culpabilité aussi du même coup. Et ce n’est pas fini !

Pas étonnant ! Les recommandations officielles elles-mêmes sont aberrantes car à la solde des labos pharmaceutiques !

 

POURQUOI DÉPENSER DE L’ARGENT ?

En plus, conséquence de ce qui précède, les régimes coûtent cher, voire très cher. Normal, ces opérations ont un but financer habilement dissimulé. Donc vous ne perdez que rarement quelque chose côté rondeurs mais par contre, côté porte-monnaie, c’est garanti !

Allez plutôt sur le site http://nutri-analyse.com : c’est gratuit !

Mais, curieusement, on dirait au contraire que plus c’est cher, plus le régime a du succès ! On finira par trouver que le « rien du tout » est hors de prix. Comment expliquer cela ?

C’est très simple. Tous les régimes du commerce commencent par vous culpabiliser un maximum : si vous êtes en surpoids ou obèse c’est, d’abord parce que vous mangez trop (vous êtes un goinfre !), ensuite parce que vous êtes un gros gourmand (en quelque sorte, un drogué de la pâtisserie) et enfin, parce que vous ne faites pas de sport (en oubliant que si on court le marathon, c’est parce qu’on est mince et non qu’on devient pas mince en courant le marathon).

En oubliant également de dire qu’on nous manipule tant et plus pour nous faire manger des produits séduisants1 (mais dont la composition est infâme), que la configuration des personnes comme leur histoire est particulière, que les raisons psychologiques existent (mais, la psychologie, on dirait que personne ne la connaît !).

Quand on a bien culpabilisé le prospect et qu’on l’a assailli de publicités diverses et variées                                            (ça s’appelle du matraquage publicitaire), celui-ci finit par craquer dans un moment de faiblesse et, qu’importe le régime, pourvu qu’il soit cher. Car plus on est culpabilisé, plus il faut que le régime soit cher (forcément : pour se déculpabiliser. Parlez-en à votre psy, il vous expliquera) !

En résumé :

Culpabilisation + MATRAQUAGE PUBLICITAIRE

= ACTE D’ACHAT ET GROS PROFITS

UN PROBLEME PRIS Á L’ENVERS

En fait, le problème est simple mais on vous fait croire qu’il est compliqué pour mieux vous enfumer. Évidemment, je ne vais pas me faire des amis en rétablissant le bon ordre des choses mais, tant pis ! Alors voilà :

CE N’EST PAS PARCE QUE VOUS ÊTES EN SURPOIDS (OU EN SOUSPOIDS C’EST LE MÊME PROBLÈME) QUE VOUS ÊTES EN MAUVAISE SANTÉ MAIS C’EST PARCE QUE VOUS ÊTES EN MAUVAISE SANTÉ QUE VOUS ÊTES EN SURPOIDS (OU EN SOUSPOIDS).

Alors, vous pouvez bien essayer tous les régimes du monde, rien n’y fera et vous irez de plus en plus mal. La seule solution que je connaisse est d’apprendre à manger correctement et, comme par miracle tous les autre problèmes se résoudront automatiquement. Mais je parie que vous n’avez jamais essayé vraiment, ou alors en suivant des indications inappropriées (et ce n’est pas parce qu’elles sont officielles ou qu’elles proviennent de médecins qu’elles ne le sont pas).

Donc, il faut apprendre à manger et cela s’apprend comme à faire du vélo, à parler Anglais, à se soigner, à élever un enfant…

Il n’est plus possible, en effet, de se fier à ce que nous ont appris nos parents ou nos grand parents car les modes de culture agricole, par exemple, ont tellement changé que nous ne parlons plus de la même chose. Un  exemple entre mille : en un demi siècle, la pomme de terre a perdu plus de la moitié de sa vitamine C de son fer et plus d’un quart de son calcium.

Quant à acheter les produits que nous proposent la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, elles sont dans une telle dérive que cela devient presque du suicide pur et simple.

Heureusement, si apprendre à manger correctement aujourd’hui demande un certain temps, c’est plus facile qu’on ne le pense. Il existe pour cela des livres, des vidéos, des blogs (suivez mon regard…), des rencontres avec les producteurs, des conversations avec les uns et les autres… Petit à petit, à force de chercher et d’expérimenter, on finit par trouver ce qui nous convient le mieux. Mais attention, ne vous imaginez pas trouver la méthode miracle qui aille à tout le monde car celle-ci n’existe pas. Il ne peut y avoir, en effet, une seule solution qui s’appliquerait uniformément. Cela serait d’ailleurs vraiment étonnant car nous différons tous par le sexe, l’âge, l’histoire, la conformation, la forme d’esprit, les activités…

Bien sûr, il existe des bases communes comme le genre d’alimentation (si vous mangez matin, midi et soir chez MacDo, vous avez toutes les chances de ressembler très vite à un gros cochon), le mode d’approvisionnement (en avalant tous les jours des plats préparés par l’industrie, vous pourriez bien passer davantage de temps chez votre médecin qu’au cinéma), les aliments qu’on trouve dans votre réfrigérateur (ceux de l’agriculture actuelle ont non seulement, à la fois perdu une grande quantité de leurs qualités et sont, par contre, bourrés de produits chimiques et pharmaceutiques), ….

Ces généralité déâsses, le reste est adaptable à chacun.

POURQUOI FAIRE LE CHEMIN TOUT SEUL ?

La difficulté dans tout cela n’est pas là où on pense.

En effet, pour manger correctement, on sait très bien aujourd’hui (quand on a étudié la question) quels sont les aliments qu’il vaudrait mieux manger et ceux qu’il vaudrait mieux éviter. Avec, bien entendu, toutes les adaptations nécessaires à chacun.

Non, le vrai problème est qu’il faut changer progressivement ses habitudes et là, d’autres éléments beaucoup plus difficiles à contrôler entrent en jeu. Alors, quand on a du mal à changer (ce qui est finalement assez normal), pourquoi ne pas se faire aider par quelqu’un qui saura vous écouter et, parce qu’il a l’habitude, saura aussi trouver la bonne stratégie en ce qui vous concerne ? En fait, vous avez le choix entre perdre beaucoup de temps avec le risque, peut-être de ne jamais y parvenir et faire appel à un nutri-analyste. Á vous de voir.

POURQUOI LAISSER LES AUTRES DÉCIDER Á VOTRE PLACE ?

Certes, et dans tous les cas, il est très confortable de s’en remettre à quelqu’un qui décidera pour vous mais c’est là une grossière erreur que vous risqueriez de payer très cher pour la simple raison que personne ne peut vous connaître aussi bien que vous-même, expérimenter à votre place, évaluer les effets produits sur votre propre organisme. Certes, on peut vous apporter des informations, vous écouter, répondre à vos questions mais la décision finale vous appartiendra toujours. Ne recommençons pas la terrible erreur de la médecine :  personne ne peut être assez qualifié pour vous dérober le pouvoir sur votre propre vie !

Alors, prêt, partez ?

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste©

 

1 - WANSING (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2009.

 

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La fin d’une dictature

FONDAMENTAL, QU’ILS DISAIENT !

Nous l’avons tous entendu des milliards de fois : « Le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée : il ne faut surtout pas le rater ! ». Cela a tellement été répété avec aplomb, pseudo démonstrations scientifiques à l’appui, que j’ai fini moi-même par y croire et à l’écrire en toutes lettres. J’ai même un jour rencontré un médecin qui m’a soutenu mordicus que tous les matins nous étions en hypoglycémie et qu’il fallait absolument manger copieusement. Ce n’est que plus tard que j’ai eu la confirmation du fait que les médecins n’y connaissaient rien du tout en matière d’alimentation, à l’exception toutefois des 6 % d’entre eux (oui, 6 % seulement, vous avez bien lu) qui avaient suivi des études complémentaires car, pendant les études de médecine, on ne parlait jamais de nutrition. Encore faut-il ajouter que ces études complémentaires sont on ne peut plus classiques et que, généralement, les médecins ne sont pas des foudres de guerre en matière d’innovation (notamment, on n’y fait très peu mention des facteurs psychologiques et encore moins des explications possibles au niveau transgénérationnel ou psychanalytique).

Mais, un jour, je me suis mis à réfléchir (ce que les gourous n’aiment pas du tout) et à chercher des preuves de cette affirmation péremptoire (ce qu’ils détestent également !).

Or (restez assis !), il n’existe aucune preuve scientifique, à ma connaissance, que le petit-déjeuner soit bénéfique et encore moins qu’il soit indispensable. Rien que des affirmations d’autant plus intempestives qu’elles ne reposent sur rien !

C’est à ce moment que je suis tombé sur le livre de Bernard Clavière1 (mais pour un chercheur, le hasard n’existe pas !) et que j’ai eu confirmation de toutes mes intuitions. Ce dernier, en effet, se passe de petit-déjeuner depuis des dizaines d’années et ne fait qu’un repas par jour, le soir avant d’aller se coucher, et ce malgré une existence très active (joueur de tennis, pilote d’avion, marcheur…).

 

UN ESSAI CONCLUANT

Je décidais donc d’essayer sur moi-même (comme d’habitude) car je suis plutôt du genre Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois !

Donc, moi qui le matin avait mangé de tout (œuf bacon bien sûr, céréales, choucroute – ce qui horrifiait mon entourage mais se trouve être délicieux ! – crêpes de sarrasin, thé vert évidemment, etc), j’arrêtai tout d’un seul coup (ce que je ne conseille de faire à personne : mieux vaut opérer une transition progressive) et, à part boire de l’eau, je ne pris plus rien jusqu’à 12 h, 13 h, 14 h ou davantage. Et là, grosse surprise, non seulement je ne souffris jamais de la faim mais je me sentais dans une forme éblouissante à tel point, qu’il m’arrivât de jeûner spontanément jusqu’au soir et même jusqu’au lendemain !

 

LA PREUVE EST FAITE

La validation dont j’avais besoin était donc faite : non seulement Bernard Clavière expliquait très clairement pourquoi le petit-déjeuner, à l’opposé de ce qu’on nous raconte depuis plus d’un demi-siècle, est le plus mauvais repas de la journée mais, en en faisant l’expérience pendant un temps assez long (cela fait maintenant plusieurs années que j’ai adopté cette manière de me nourrir), non seulement je ne souffre d’aucun inconvénient mais j’en retire de nombreux avantages, le premier étant de me sentir parfaitement bien et très dynamique pendant toute le matinée.

Or voilà que, justement, des chercheurs de l’université d’Alabama, sans doute irrités, comme j’ai pu l’être, par ce dogme qui ne repose bien sûr sur rien (comme la plupart des dogmes du reste !) ont décidé d’en avoir le cœur net et de poursuivre une expérience scientifique dans des conditions incontestables.

Ils ont donc réparti 300 volontaires cherchant à perdre du poids, en deux groupes, l’un prenant un petit-déjeuner selon leur goût, l’autre sautant allègrement ce repas dit « indispensable ».

Quatre mois plus tard, d’une part personne n’avait perdu de poids mais, d’autre part on ne constatait strictement aucune différence entre les deux groupes. La prise ou non du petit-déjeuner n’avait donc aucune incidence d’aucune sorte.

 

ON AURAIT DÛ Y PENSER PLUS TÔT !

C’est toujours ce qu’on se dit à propos d’un dogme lorsqu’on a découvert le pot aux roses. Je prie donc mes lecteurs de bien vouloir m’en excuser de ne l’avoir pas fait et de m’être laissé embobiner : encore un effet de la perversité !

Donc, ne manger le matin que si on a faim (ce qui finalement est assez rare), est un comportement parfaitement logique et voici pourquoi.

La digestion est une opération qui consomme pas mal d’énergie, tous les spécialistes le savent, et l’énergie qu’elle absorbe alors pendant sa réalisation (au moins deux heures), n’est pas disponible pour une autre action, physique notamment, mais pas seulement. Ainsi, vous ne verrez jamais une équipe sportive faire un bon repas avant un match. De la même manière, Yannick Noah (et de plus en plus d’autres), jeûnait la veille de réaliser une performance. Il faut donc retenir qu’au moment d’un effort, il vaut mieux avoir le ventre vide.

Conclusion : ne vous surchargez pas en mangeant et notamment en vous alourdissant en prenant un petit-déjeuner copieux.

 

MANGEZ – DORMEZ

D’ailleurs, si on a inventé la sieste après le repas de midi, c’est bien qu’on a envie de se reposer après déjeuner ! Il vaut donc mieux, comme le préconise d’ailleurs Bernard Clavière, aller manger le soir avant d’aller dormir. Du même coup, vous tordrez le cou à un autre bruit de couloir entièrement faux qui dit (des soi disant nutritionnistes l’ont même recommandé sur une chaine de télévision !) qu’il faut cesser de manger trois heures avant d’aller au lit. Si c’est votre goût, pourquoi pas mais ce n’est pas une raison pour en faire une règle.

Quant à la fameuse pause « casse-croûte » qu’on fait dans le bâtiment au milieu de la matinée, c’est une pause nécessaire certes car il vaut mieux suspendre ses efforts de temps en temps pour permettre au corps de récupérer, mais manger n’est qu’un prétexte et n’est nullement nécessaire.

Et puisqu’on en est à dénoncer les affirmations péremptoires mais fausses, celle des enseignants prétendant que les élèves qui n’ont pas déjeuné le matin, piquent du nez vers 11 h, il faut n’y voir qu’une des impossibilités de professeurs à se remettre en cause, convaincus d’avoir raison à répéter les soi disant vérités qui les arrangent. En réalité, on demande aux enfants une durée d’attention qui n’est pas de leur âge : trois heures d’affilée, c’est beaucoup trop alors que leur capacité ne  dépasser pas un temps très court. Oui, les élèves somnolent en fin de matinée car ils ont davantage besoin d’être dans la cour à courir et à crier qu’a rester figés assis sur un banc sans rien dire.

 

Á QUI PROFITE LE CRIME

Alors, bien sûr, on se demande pourquoi a-t-on développé ce dogme. Devinez ?

Rappelez-vous que la publicité recommande avec force de prendre des céréales le matin (corn flakes, muesli…). Voilà donc un marché juteux soutenu par l’idée qu’on concourt ainsi à la bonne santé. Cela n’est pas loin de représenter un idéal pour des commerçants qui souhaitent gagner beaucoup d’argent en vendant leurs produits plutôt nuisibles. Les marchands de sucre (autre marché florissant mais rappelez-vous que le glucose est une drogue qui provoque l’obésité et le diabète) sont ravis de venir leur prêter main forte. Avec tous ceux (produits laitiers délétères entre autres) qui s’épanouissent sur ce même marché.

Ne plus prendre de petit-déjeuner, serait donc une catastrophe économique pour tous les marchands de céréales, sucre, produits laitiers et consorts.

Mais que préférez-vous : votre santé ou la leur ?

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste©

 

1 - CLAVIÈRE (Bernard), Et si, on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps, Gironde sur Dropt, Nature & Partage, 2008.

 

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Au voleur !

UNE ÉVOLUTION INSENSIBLE

Aux tous débuts de l’agroalimentaire, le rôle des industriels était clair : il s’agissait de fabriquer de grandes quantités de produits selon des méthodes rationnelles et des aliments bien distribués sur tout le territoire. Ainsi, le consommateur y gagnait en temps et en argent et l’industriel également : tout le monde y trouvait son compte. Cela a changé progressivement et par petites touches, de sorte que nous ne nous sommes pas vraiment aperçus de l’évolution et que, maintenant, alors que nous en prenons conscience, nous trouvons des produits qui n’ont peut-être pas tellement augmenté (encore que…) mais dont la qualité est tellement dégradée qu’elle est devenue ignoble à tous points de vue.

Comment cela a-t-il été possible ?

 

CONFUSION DES OBJECTIFS

En fait, on relève une confusion des objectifs.

Aux yeux de certains, et la fameuse concurrence chère au libéralisme y a fortement contribué, il s’est agi de produire davantage de produits à un moindre coût. Jusque là, tout le monde est d’accord. Puis, sous prétexte de vendre encore moins cher que ses concurrents, le but est devenu d’atteindre le prix le plus bas possible. Sans aucune exigence quant à la qualité mais seulement sur l’apparence. Autrement dit, il devenait possible de vendre n’importe quoi, peu importait la qualité pourvu que l’objet qu’on mettait en rayon pourvu qu’il ressemblât vaguement à ce qui se faisait auparavant. Étant entendu que, afin que le client ne s’aperçoive pas du changement, il ne s’agissait pas de modifier brusquement l’aspect extérieur mais de procéder, sous prétexte de modernisation, par petites étapes successives.

 

L’ANALYSE DE LA VALEUR

C’est alors qu’on inventa cette méthode, au nom barbare et à l’allure pseudo scientifique, qu’on appelle « analyse de la valeur ». De quoi s’agit-il ?

Tout simplement, de préserver l’apparence extérieure d’un objet pour faire croire qu’il n’a pas changé tout en diminuant les coûts de fabrication, soit en utilisant des composants meilleur marché, soit en en simplifiant les processus de fabrication, soit les deux à la fois.

Par exemple : remplacer le sucre de canne par du saccharose puis par du sirop de glucose-fructose, le pire sucre qui soit, beaucoup moins cher. On peut aussi remplacer les bonnes graisses par de mauvaises, comme les huiles végétales hydrogénées (les graisses trans) ou de l’amidon, de la gomme de guar… On peut également augmenter le volume en ajoutant de l’eau ou du sel (parce que cela ne coûte pas cher) et du sirop de glucose-fructose (également bon marché)  qui dissimule le goût du sel. On peut encore rajouter du gluten pour faire gonfler la pâte, de l’aspartame (produit chimique immonde qui permettra d’écrire « sans sucre » sur le paquet) ou encore du glutamate (qui provoque le syndrome du restaurant chinois bien connu des médecins) comme exhausteur de goût. Tout cela enveloppé dans un paquet plus grand, aura un bel aspect et donnera au consommateur l’impression qu’il en a pour son argent. Le prix, bien entendu, n’aura pas changé et, ainsi, l’industriel parviendra à vendre moins cher (c’est à dire davantage) à gagner plus d’argent tandis que le consommateur se fera rouler dans la farine et achètera du vide additionné de produits infects préjudiciables à sa santé. La Sécurité sociale (donc les citoyens) payera les conséquences, à savoir les traitements des maladies provoquées par ces mauvais produits et les producteurs feront semblant de pleurer en prétendant qu’ils sont des victimes innocentes de personnes malveillantes, afin d’avoir le droit de poursuivre leur escroquerie en toute impunité. Et tout le monde n’y verra que du feu !

 

ÉCOLE DES VOLEURS

Il existe de multiples techniques pour berner le consommateur et je n’ai pas la place de toutes les décrire – je ne les connais d’ailleurs pas toutes non plus car on en invente une nouvelle chaque jour ! – mais je vais quand même vous en révéler une deuxième. Pour la bien comprendre (celle-là ainsi que les autres), il est préférable de se mettre à la place des industriels. Et au lieu de considérer que ceux-ci sont d’honnêtes citoyens qui cherchent à réduire leurs coûts, il vaut mieux considérer qu’ils ne sont que de vulgaires voleurs, cherchant par tous les moyens à vous arnaquer afin de gagner le plus d’argent possible, sans que vous vous en aperceviez, ni qu’ils se fassent prendre non plus. Ils emploient pour cela des palanquées de jeunes gens tout droit sortis des école commerciales, qu’on ferait mieux mieux d’appeler « écoles des voleurs » et qui vont travailler à longueur de journée, de semaine et d’année à inventer de nouvelles méthodes pour vous prendre votre argent et votre santé, ce qui est d’ailleurs le dernier de leurs soucis. Comme ils ont été formés à être très rusés et inventifs, on peut leur faire confiance pour avoir des idées astucieuses. Jouer sur le poids et la taille des aliments est leur B.A. BA. Allons-y !

 

RÉDUIRE LA CONTENANCE SANS CHANGER L’ASPECT

Pour mieux créer l’illusion et que vous ayez l’impression que rien n’a changé, on ne modifie que très peu l’apparence du produit à chaque fois et on procède par étapes successives au fil du temps. Par exemple, la bouteille de 75 cl ne contiendra plus que 72 cl, puis 70, 65 etc. Le bocal de confiture que vous aviez l’habitude de savoir avoir une contenance de 500 g, contiendra successivement 460 puis 420 et, aujourd’hui 380 g. Plus petit mais il conserve la même forme afin de mieux engendrer la confusion chez vous. Et, bien entendu, le même prix !

Cas célèbre : celui d’un biscuit au chocolat qui fut en son temps la marotte des enfants.

D’abord, les ingrédients des biscuits ne sont plus les mêmes aujourd’hui : en avant pour le sirop de glucose-fructose !

Ensuite, les biscuits sont plus légers : le paquet qui pesait 330 g ne pèse plus que 300 g.

On continue : le chocolat qui recouvrait les biscuits et qui autrefois touchait les bords ne forme plus qu’un petit cercle au centre des biscuits. D’ailleurs, les biscuits sont devenus : « au goût de chocolat », nuance ! Prochaine étape : « aux pépites de chocolat. », puis « sans chocolat » pour faire croire qu’on prend soins de votre santé et en supposant que le chocolat n’est pas bon pour elle. Cela permet du même coup de transformer cette suppression en argument de vente.

Entre temps, le chocolat n’est plus fabriqué exclusivement avec des fèves de cacao puisque les industriels ont obtenu le droit de mélanger avec elles des graisses infectes. D’ailleurs, il ne reste plus en France que moins d’une dizaine de vrais chocolatiers. Cela n’a d’ailleurs pas une très grande importance aux yeux du grand public puisqu’on parvient encore à diminuer le prix en utilisant des parfums chimiques ! Et, comme très peu de gens connaissent de nos jours le vrai goût du cacao et ne sont attentifs qu’au prix, cela passe inaperçu !

Poursuivons la prospective : de suppression en suppression, les biscuits qui avaient déjà le goût de carton, seront véritablement en carton : cela coûtera moins cher et ne peut-être pas être pire pour notre santé !

J’oubliais de vous parler (mais je l’ai déjà fait par ailleurs) d’une découverte dont les industriels sont très fiers : le fromage sans fromage qui coûte 60 % moins cher que le vrai fromage car il est fait à base de vrais produits chimiques. On le répand donc généreusement sur les pizzas des supermarché et des restaurants à bon marché ainsi que sur toutes les préparations industrielles se prétendant « au fromage ». Succès garanti !

 

ON VA NOUS PRENDRE POUR DES IMBÉCILES

Vous avez compris le principe et, si on laisse faire, cela ne fera que croître et embellir : on vous prendra pour des imbéciles ! Á juste titre puisque nous nous comporterons déjà comme des imbéciles ! Puisque nous laissons faire, pourquoi les industriels se gêneraient-ils et ne continueraient-ils pas  ?

Maintenant que nous avons identifié le problème, quelle sont les solutions ?

La première qui nous vient à l’esprit est de ne plus nous laisser prendre.

Mauvais calcul ! Le professeur Brian Wansink lui-même, qui peut être considéré comme un super spécialiste de la question, rompu à toutes les manipulations et dont le livre fort instructif se lit comme un roman(à tel point que je considère que sa lecture est indispensable à tous les consommateurs), avoue s’être laissé prendre plusieurs fois ! La raison en est simple : vous êtes seul contre tous. Comment voulez-vous éviter tous les pièges qu’on vous tend alors qu’une armée de professionnels de la commercialisation travaille à plein temps et sept jours sur sept à longueur d’année pour vous faire succomber ? Soyez raisonnable et décidez tout de suite de renoncer à cela et d’emprunter une autre voie !

 

UNE DÉCISION SALVATRICE MAIS RADICALE

Puisque vous ne pouvez pas jouer au plus fin car vous avez perdu d’avance, il ne semble plus vous rester qu’une seule solution : ne plus jamais aller le ventre vide (ce qui vous inciterait à acheter n’importe quoi sans lire les étiquette auparavant) dans ces lieux de perdition où vous pourriez être tenté de vous procurer ces aliments toxiques. Donc, ne pas les acheter. Là en effet est notre vrai pouvoir de citoyen et de consommateur car personne encore ne peut nous forcer à acheter ce que nous ne voulons pas !

 

Á NOUS DONC DE NOUS PROCURER UNIQUEMENT DES PRODUITS BIO, LOCAUX ET DE SAISON.

 

Cela signifie donc que, aux exceptions près, nous n’achèterons plus jamais et n’importe où des produits manufacturés. Cette solution, un peu radicale certes, n’est pas celle que nous aurions choisie délibérément, mais c’est la seule qu’on nous laisse. Autrement dit, si nous voulons sauver notre peau, nous n’avons pas le choix.

Et si vous avez du mal à transformer vos vielles habitudes en méthodes plus adaptées, envoyez-moi une mail car votre cas dépend sans doute de la nutri-analyse et non plus du « Y-A-QU’Á-FAUT-QU’ON » qu’on vous serine depuis votre tende enfance.

Courage, demain commence aujourd’hui !

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste©

 

1 - WANSINK (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thirry Souccar Éditions, 2009.

 

 

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PRENEZ LE TEMPS DE SAVOURER !

 LE SIÈCLE DE LA VITESSE

Si on a souvent appelé le vingtième siècle celui de la vitesse, il serait bon qu’on fasse un effort pour nommer le vingt et unième celui de la lenteur et du retour aux sources. Pas la lenteur subie ni imposée mais le ralentissement choisi. En effet, à force de vouloir aller vite, on finit par passer complètement à côté des plaisirs de l’existence sans même les voir. 

 Cela me rappelle l’anecdote suivante qui s’appuie sur une expérience de ma jeunesse qui m’a marquée : une après-midi, pendant les vacances, nous décidâmes d’aller faire une grande promenade dans la montagne environnante. Nous partîmes en marchant d’un bon pas et doublâmes, plein d’enthousiasme et de condescendance, un vieux monsieur qui marchait tout tranquillement en se servant de sa canne. Au bout d’une heure, nous nous arrêtâmes pour souffler un peu et refaire nos forces. Tandis que nous étions assis sur la mousse, essoufflée en train de nous désaltérer, nous vîmes arriver, toujours très tranquillement, le vieux monsieur qui nous salua en souriant et poursuivit son chemin. DE L’INTÉRÊT DE PRENDRE SON TEMPS

La leçon porta et je me répétai en maintes occasions : « à quoi bon aller si vite ? » car, en ce qui concerne notre façon de manger, est extrêmement préjudiciable. En voici les raisons principales :

1 – Ne pas prendre le temps est déjà une façon d’exprimer son mépris envers le fait de se nourrir qui est pourtant la troisième chose la plus importante dans la vie après respirer et boire. cesser de manger (à ne pas confondre avec un jeûne qui représente parfois la meilleure thérapie) revient tout simplement à se suicider ;

2 – manger trop vite revient bien souvent à avaler n’importe quoi et, notamment, des produits industriels contenant des tonnes de sucre et de céréales. Vous voulez perdre du poids ? Il vous suffit de prendre le temps de manger ;

3 – les signaux de satiété prennent 20 minutes pour parvenir au cerveau. Ne pas s’accorder ce minimum de temps, cela revient à ne pas sentir quand vous parvenez à satiété, donc à manger trop ;

4 – les dents sont faites pour broyer les aliments et préparer une bonne digestion. Rappelons-le même si cela est une évidence : l’estomac n’a pas de dents ! Si ce travail de réduction des aliments n’est pas fait dans la bouche, les aliment arriveront entiers dans l’estomac. Je rappelle que des personnes ont réussi à maigrir sans rien changer à leur alimentation  mais en prenant simplement le temps de mastiquer ;

5 – autre bénéfice de la mastication et corollaire de ce qui précède : enrober les aliments de salive. Celle-ci est le premier suc digestif et prépare l’action du suc gastrique. Voilà des liquides qui ont une action complémentaire et bien utiliser le premier permet de maximiser l’action du second ;

6 – prendre le temps, c’est aussi se donner la possibilité de goûter et, très vite, d’écarter les produits de mauvaise qualité qu’on découvre immédiatement. Par la même occasion, on profite des aliments qu’on ingère et on se fait plaisir ! 

 

ÉLOGE DE LA LENTEUR

Vous l’avez compris, il vaut mieux prendre son temps !

Cela n’a d’ailleurs pas échappé aux promoteurs du mouvement « slow food » créé en réaction au développement galopant au développement des fast food1 aux effets délétères. Dans les restaurants slow food on fait exactement la même chose que dans les fast food mais tout le contraire : on déguste lentement des plats préparés « maison » par un amoureux de la gastronomie, les aliments ne sont pas industriels mais, la plupart du temps, bio et, en tous cas, de qualité, le décor est chaleureux, on peut converser abc le patron ou les serveurs… Bref, on passe un bon moment et c’est tout bon pour la santé !

 Alors, il n’y a pas le feu au lac !

 

 

 

 

1 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Slow_Food

 Credit photo : Droit d’auteur: <a href=’http://fr.123rf.com/profile_kozzi’>kozzi / 123RF Banque d’images</a>

 

Le mieux est l’ennemi du bien

Généralement, on dit plutôt le contraire mais, pour ce qui est de l’alimentation, c’est parce que, en général, on veut trop bien faire que cela nous empêche d’avancer. Je m’explique :

On sait tous ce qu’il faudrait faire pour bien manger, quels sont les produits à bannir de notre alimentation, ceux par contre à choisir, quelle attitude quel et quel comportement avoir vis à vis de la nourriture, comment nous devrions changer notre mode de vie… Il faudrait tout simplement un peu plus de ceci et un peu moins de cela… Parfois même, dans un bel élan, nous décidons de tout bouleverser et qu’à partir de demain… Mais, le lendemain, nous avons tout oublié et sommes incapables d’effectuer le moindre changement. Dans le meilleur des cas, si nous nous lançons dans une tentative aussi radicale, celle-ci ne dure pas longtemps et nous revenons vite aux errements du passé. Le seul résultat est de nous culpabiliser encore un peu plus et de nous pousser à reporter le premier pas aux calendes grecques.

Il ne me semble pas en effet que ce soit une bonne méthode et, avec l’expérience, je ne saurais conseiller d’essayer de la suivre. Nous avons tous des habitudes et une culture : en France, par exemple, on prend un café au petit déjeuner, on mange du pain pendant les repas, on sale ses aliments, on mange du fromage (il existe plus d’une sorte de fromages pour chaque jour de l’année) puis, après, nous prenons un dessert sucré… Et cela depuis dix, vingt, trente ans ou plus. Or, ce qu’on sait aujourd’hui sur le fonctionnement du cerveau, c’est que ces habitudes se traduisent par une organisation particulière de nos neurones. Changer une habitude revient, avant tout, à faire en sorte que cette organisation se transforme. Exemple : on prend un groupe d’individus, on leur bande les yeux et on les oblige à vivre ainsi, dans le noir. Au bout de quelques jours, on constate que les neurones de la zone visuelle se consacrent à d’autre sensations, olfactives, sonores ou tactiles par exemple. C’est pourquoi les aveugles, pardon les non-voyants, ont développé une facilité particulière pour d’autres sens. Croyez-vous pouvoir modifier instantanément vos neurones d’un coup de baguette magique à la suite d’une simple décision ?

Faudrait-il pour autant renoncer à tout changement et considérer que les velléités dans ce sens sont toutes vouées à avorter ?

Peut-être pas si on veut bien prendre un peu de recul, être davantage réaliste et, surtout, vouloir obtenir un résultat.

Pour cela, il convient de déterminer, pour chaque personne (car nous sommes tous différents), ce qui est accessible à chacun avec un faible effort. Par exemple : je peux ne mettre qu’un seul sucre dans mon café, ou bien remplacer le café du matin par du thé vert, ou encore manger un œuf sur le plat comme les Anglais ou bien encore ne boire qu’un seul verre de vin par repas au lieu de deux ou trois. Je peux aussi ne plus manger de pain, remplacer ces sodas industriels qui contiennent chacun l’équivalent de cinquante grammes de sucre par une boisson faite maison à base de plantes, manger dans des assiettes plus petites etc.

Chacun de ces petits changements deviendra une étape accessible, réalisable tout de suite et, surtout produira des résultats immédiats que nous pourrons constater très vite sur notre pèse-personne. Cela constituera en soi un encouragement à continuer et à faire davantage.

Ce changement étant acquis et entré dans les habitudes, nous pourrons passer au suivant : en fait, au lieu d’attendre « le grand soir », nous pourrons mettre tout de suite la révolution en marche.

Ainsi, de petites étapes en petites étapes, nous parviendrons à modifier notre alimentation en profondeur et durablement. Au bout de quelques années, si nous repensons au passé (et prendre des notes sur ce que nous faisons aujourd’hui nous permettra de mieux nous en souvenir), nous serons très surpris de constater quelle est notre pratique actuelle : nous aurons l’impression d’avoir rien fait, et pourtant nous aurons retrouvé la ligne et le poids de nos vingt ans. Quant à nos visites chez le médecin, elles ne seront bientôt plus qu’un souvenir !

N’oubliez pas : il faut agir pour réussir !

Tricher légalement

 

TOUS DES IMBÉCILES !

On a généralement un peu trop tendance à prendre les industriels pour des imbéciles. Erreur majeure ! Ils emploient en effet des jeunes gens super intelligents qui ont fait des études supérieures  brillantes dans nos meilleures écoles ou universités et qui passent leur temps à chercher des solutions aux problèmes que rencontrent leur patrons ou à ce qui les empêcherait de gagner davantage d’argent. Et comme ils sont payés fort cher et qu’ils n’ont que ça à faire, ils finissent par trouver !

Vous ne me croyez pas ? Alors je vais vous donner un exemple. Je l’ai volontairement choisi en dehors du domaine de l’agroalimentaire (ou pourtant les cas sont très fréquents) afin de ne pas risquer d’emmêler les pistes.

UN EXEMPLE

Le ministre Jack Lang a cru bien faire en 1981, à seule fin de sauver les librairies, de limiter les ristournes possibles sur les livres à 5 %. Cette mesure était censée empêcher les manœuvres de la grande distribution. Celle-ci a immédiatement répliqué en organisant des soldes en tous genres qui échappaient à la loi et en limitait ainsi singulièrement la portée. Mais l’honneur était sauf, si on peut dire !

Puis, vint le développement d’Internet.

AMAZON

Se multiplièrent alors les librairies en ligne (dont Amazon, la FNAC…) qui prirent de plus en pus d’importance. Et pour concurrencer les librairies en ville, elles offrirent le port gratuit, ce qui , avec les 5 % de remise, maintenait toujours le prix en-dessous de celui qu’on payait dans une librairie traditionnelle qui, d’ailleurs, ne pratiquait pas toujours la remise de 5 %. Et on avait le livre dans sa boîte aux lettres, sans s’être déplacé, deux jours plus tard, parfois même le lendemain, ayant eu la possibilité de commander tard le soir, la nuit, les dimanches ou les jours fériés. Donc, une incontestable commodité supplémentaires pour le consommateur qi pouvait, en plus, économiser ses frais de déplacement et de parking, ce qui, pour quelqu’un qui habite à 80 km d’une grande ville, est loin d’être négligeable. Le progrès est bien fait notamment pour faciliter la vie et améliorer le confort !

Qui payait cela car, vous imaginez bien que tout service a un prix. Les libraires ? Non, bien sûr ! Alors les éditeurs ? Exactement ! Avant la loi « Lang », ils payaient les frais de transport jusqu’aux librairies et accordaient une remise de 30 % aux libraires, maintenant ils payaient toujours les frais de transport augmentés d’une remise de 50 % à la librairie en ligne : on avait déshabillé Pierre pour habiller Paul ! Sauvé les libraires pour enfoncer la tête sous l’eau des éditeurs. Alors qu’ont fait (entre autres…) les éditeurs qu’il ne faut pas prendre non plus pour des benêts ? Ils ont tout simplement augmenté leurs prix de 20 % !

Bravo Monsieur le Ministre, vous avez fait fort ! Voilà comment on fait augmenter les prix en se faisant passer pour un bienfaiteur de l’humanité sans rien apporter au bout du compte. Autrement dit, cette mesure était démagogique et évitait, tout simplement, une réforme en profondeur de la profession qui, pourtant, s’imposait et allait venir obligatoirement un jour.

CONSTAMMENT S’ADAPTER AU PROGRÈS

Car de tous temps, l’homme a dû s’adapter au progrès. Ainsi dès l’âge du fer, les tailleurs de pierre ont cédé leur place aux forgerons. Il en a été de même avec la découverte de la roue, de la vapeur et de bien d’autres choses. Par exemple, la disparition de la noblesse a sonné le glas des perruquiers et l’invention du chemin des fer et de l’automobile, celui des diligences. Certes, les voyages en voiture à cheval étaient sans doute charmants (bien que pas très confortables !) mais maintenant on est bien content d’aller à Paris en un temps minimum à 300 km/h grâce au TGV.

Il en est de même du livre et on peut regretter les bouquinistes des quais de la Seine à Paris ainsi que les vieilles librairies de quartier d’antan où les livres sentaient bon le papier et l’encre d’imprimerie. Seulement, dans dix ou vingt ans, 90 % des livres seront électroniques. Ça commence déjà puisqu’en 2013, Amazon a vendu aux USA davantage de livres électroniques que de livres papier. On économise ainsi à la fois le papier, l’encre et le transport, avec une répercussion sur le prix de vente par des baisses très importantes (voire la gratuité dans certains cas !). On pourra donc shunter d’un même coup les imprimeurs, les éditeurs et les libraires, en cumulant ces trois professions à l’aide d’un simple ordinateur et proposer en quelques secondes ce qu’on souhaite dire la planète toute entière.

La loi « Lang » n’aura donc été qu’une tentative maladroite pour essayer de préserver un monde inexorablement en voie de disparition dès à présent. Toute tentative de ce genre est donc hélas vouée à l’échec et n’a d’autre effet que de retarder la mise en œuvre des effets positifs du progrès.

RUSE

En attendant, au lieu d’entreprendre des réformes de fond pour adapter une situation désuète à l’arrivée des nouvelles technologies, on continue une fois de plus en imitant la loi « Lang » : on fait du replâtrage, des réformes de surface qui n’ont aucune chance d’aboutir. Ce qui s’imposait bien évidemment, c’était d’aider toutes les professions du livre à s’adapter aux transformations apportées par le progrès technologique. Hélas ! Jugeant que le port gratuit des livres ajouté à une remise de 5 % constituaient une concurrence déloyale, les librairies sur Internet se sont vues obligées de facturer le port. C’est pourquoi Amazon, la FNAC… et les autres ont immédiatement inventé le prix du transport à… 1 centime, ce qui rend la loi totalement inefficace : on ne semble pas avoir compris que les industriels étaient des gens intelligents et qu’ils savaient lire les lois pour mieux les tourner ! Le gouvernement s’est donc couvert de ridicule et s’est fait faire un beau pied de nez en toute légalité : bravo Madame la ministre, vous avez fait aussi fort que votre prédécesseur !

L’AGROALIMENTAIRE AUSSI

Il en est de même dans le secteur agroalimentaire et la grande distribution.

Le « bio » représente un marché sur lequel il est possible de gagner de l’argent, comme sur la plupart des marchés. Mais il y’a plusieurs manières, comme par exemple celle de privilégier la qualité (ce que font certains de nos agriculteurs) soit de chercher à vendre à plus bas prix possible (c’est-à-dire en sacrifiant la qualité tout en gagnant de l’argent). C’est bien sur cette dernière approche qu’ont choisie les supermarchés qui ont ouvert des rayons bio dans leurs grandes surfaces et ont fait venir les produits du Chili, d’Argentine, du Kenya, de la Chine ou de l’Union Européenne. Sans se soucier de savoir si les travailleurs bénéficiaient d’une couverture sociale équivalente à celle obligatoire en France (ce qui, bien sûr, n’était pas le cas) ni si les producteurs avaient une marge suffisante pour vivre décemment (ce qui n’était pas le cas non plus). Autrement dit, le consommateur a été pris en otage afin de pouvoir bénéficier de tarifs apparemment avantageux sur le dos de ceux qui, ayant moins de chance que lui, avaient une vie très difficile.

De la même façon, on ne veut pas voir qu’en provenance de l’agriculture, de l’alimentation et des pharmacies, nous ingurgitons des quantités importantes de produits toxiques qui, pèle-mêle, provoquent des maladies et des des décès, tout cela à des coûts invraisemblables.

Ça va durer encore pendant pendant combien de temps ?

LE TEMPS DE RÉAGIR

Qu’il s’agisse de tricherie légale ou pas, nous les citoyens sommes tous des victimes. L’État, c’est-à-dire nous à travers nos élus qui sont censés nous représenter, doit nous protéger et non soutenir les profiteurs assoiffés d’argent ! Nous ne sommes pas des moutons à tondre !

Seule attitude possible, celle de Stépane Essel. Indignez-vous, oui, mais surtout agissez ! Et il y a deux façons d’agir :

1 – à court terme : si vous comptez le temps nécessaire pour que les instances officielles prennent conscience du drame dans lequel nous sommes et de l’échec total des politiques menées depuis près d’un siècle, puis de la prise de décisions politiques et, enfin, de la transformation des structures économiques, il faut bien compter un délai d’un siècle. Si nous voulons profiter tout de suite de ce que nous savons, il nous faut donc agir immédiatement. Cessez donc dès maintenant d’acheter et de consommer tous ces produits qui nous empoisonnent, d’où qu’ils viennent et quelle qu’en soit leur justification et réclamez avec insistance du bio et du local ;

2 – à plus long terme : le progrès (qu’on n’arrête jamais de toutes façons !) peut être excellent mais dans le domaine de l’alimentation (et donc de la santé puisqu’elle en découle selon Hippocrate lui-même), il est clair que nous avons fait fausse route et que si nous ne changeons pas radicalement très vite, le monde courra à sa perte. Nous devons absolument revenir à une agriculture biologique, mettre fin à l’élevage intensif, retrouver des méthode naturelles pour nous soigner… On croit faire un pas en arrière mais, cette fois-ci, on fait un pas en avant. Il ne s’agit pas d’arrêter la progression de nos techniques, bien au contraire, mais de la maîtriser et la dominer. Tout ceci sera long car il faut d’abord éveiller les consciences, de nombreuses personnes ne soupçonnant même pas l’ampleur du problème dans lequel nous sommes plongés. Á la suite de quoi, il conviendra d’entreprendre les transformations nécessaires. Tout cela demande beaucoup de temps et il n’est pas top tôt pour commencer. C’est d’ailleurs ce que je fais dans cette lettre !

Beau challenge en tous cas pour les générations à venir !

Réductions

UNE PRATIQUE VIEILLE COMME LE MONDE

Non, il ne s’agit pas des soldes même si la période s’y prête mais de manger moins. Une de mes lectrices m’ayant dit qu’il lui était difficile de réduire sa consommation, j’ai décidé d’aborder ce problème qu’on rencontre très fréquemment.

La réduction alimentaire a mauvaise presse parce qu’on pense aussitôt aux restrictions ainsi qu’aux privations de sinistre mémoire. Or il ne s’agit pas du tout de cela et, pour tout dire, cela n’a même rien à voir.

Le constat de départ est que, dans nos pays dits « modernes » on mange trop : tout le monde le sait, le dit et le répète. ;  Brillat-Savarin le disait déjà au début du XIXème siècle1. Je cite : « Une dernière cause d’obésité consiste dans l’excès du manger et du boire ». Or, depuis ce temps-là, cela n’a fait qu’empirer. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

En fait, il existe de nombreuses raisons, au point qu’on ne sait trop par laquelle commencer. Tant pis : je les énumère dans le désordre.

D’abord, les famines ont toujours existé : la révolution française, par exemple, succédait à trois années de famine. Depuis longtemps, le Paléolithique sans doute, on connaissait des périodes d’abondance (en général l’été et l’automne, saisons pendant lesquelles les légumes et les fruits parviennent à maturité. Pour s’en convaincre, il suffit de relire le récit d’Ishi, le dernier indien, qui vivait en Amérique au début du XXème siècle comme au Paléolithique2) qui alternaient avec des moments plus durs lorsque les réserves s’épuisaient (la fin de l’hiver et le printemps avant que la terre ne se réveille et offre de nouveau des fruits et des légumes). De plus, en ce temps-là, nous produisions alors moins et disposions également de moyens de conservation plus limités (quoique, durant l’époque glaciaire, il suffisait de creuser un trou dans le sol pour disposer d’un congélateur). Par dessus le marché deux guerres mondiales ont eu lieu dernièrement pendant lesquelles la nourriture s’est faite plus rare et était même devenue une préoccupation quotidienne pour tout le monde. Tout cela est resté gravé dans notre inconscient collectif et, que nous le voulions ou non, au plus profond de nous, demeure cette vieille peur de ne pas avoir suffisamment à manger, ce qui nous incite à trop bien nous servir quand l’occasion s’en présente.

 

DIMINUTION DES BESOINS

De plus, le monde change de plus en plus vite. Il n’y a pas si longtemps, l’homme dépensait un grand nombre de calories car aucune de ses activités vitales n’était mécanisée (ou très peu), pas plus que ses déplacements. Il n’était pas rare, par exemple pas plus tard que le début du siècle dernier, de voir des enfants parcourir plusieurs kilomètres à pied matin et soir pour aller à l’école et en revenir. Il existait également très peu de moyens de chauffage. Tout cela a bien changé en quelques siècles, et même en quelques années, c’est-à-dire en un temps ridiculement court à l’échelon de l’humanité, grâce à l’utilisation de sources d’énergie comme le charbon, le gaz, l’électricité, le pétrole… Aujourd’hui, assis toute la journée devant nos ordinateurs et dans des transports mécanisés, nous brûlons beaucoup moins de calories. Nous devrions donc en consommer une quantité très inférieure. Mais, emportés par notre inertie ainsi que par les recettes de nos grand-mères (si vous voulez avoir une idée de l’appétit de nos ancêtres, relisez Brillat Savarin – décidément très instructif !), nous n’avons pas suffisamment réduit notre alimentation pour l’adapter à nos dépenses énergétiques.

 

CONDITIONNÉS POUR TROP MANGER

Acceptons également de voir que tout nous pousse à trop manger. Tous les matins se lèvent des bataillons entiers de spécialistes du marketing dont le but, tout au long de la journée, sera d’imaginer de nouvelles méthodes pour nous faire, inconsciemment, consommer davantage. Vous ne me croyez pas ? Alors, lisez le passionnant ouvrage (plein d’humour) du Pr Brian Wansing3. En attendant, vous pensez certainement que vous êtes assez malin pour déjouer les pièges que le marketing vous a tendus. Le problème, c’est que les gens du marketing eux aussi sont rusés, que c’est leur métier et qu’ils consacrent toute leur semaine, onze mois par an, à ce but unique. Même des spécialistes avertis, comme le Pr Brian Wansing, avouent modestement, s’être laissés prendre. Réfléchissez donc et ne tentez pas là aussi la lutte du pot de terre contre le pot de fer : vous auriez perdu d’avance.

D’autre part, différentes équipes de chercheurs à travers le monde, ont eu la curiosité de se livrer à l’expérience suivante avec deux groupes d’animaux de laboratoire. L’un a été nourri à volonté, l’autre a été soumis à une réduction alimentaire. Le résultat a toujours été que les animaux qui mangeaient un peu moins que les autres vivaient aussi plus longtemps qu’eux (cela pouvant atteindre 20 %). Cela ne fait que rejoindre l’expérience des super centenaires de différentes régions du globe qui mangent très peu ainsi qu’on a pu l’observer. Dans certains pays, on s’efforce même de sortir de table lorsqu’on estime avoir rempli son estomac à 80 %.

 

UN BBQ D’ENFER !

Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, bien se nourrir était (et ceci est encore vrai dans certains pays émergents) un signe d’opulence. Un ventre rondouillard se trouvait jusqu’à pas très longtemps davantage associé à la réussite sociale et à la richesse qu’à un problème de santé, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui dans les pays riches comme les USA ou l’Europe de l’ouest. Et de moins en moins chez nous. Malgré tout, j’étais récemment été invité à un BBQ (BBQ = barbecue = de barbe en cul. Coutume qui consiste à embrocher : « de barbe en cul », des animaux pour les faire rôtir à la broche. Devenu depuis quelques années une occasion d’inviter des amis à déjeuner dans le jardin dès que l’été arrive, très populaire aux USA) où l’hôte s’affairait devant un monceau de victuailles dans lequel nous étions invités à nous servir largement. Il y avait là toutes sortes de charcuteries, des tonnes de saucisse diverses, des monceaux de viandes différentes à griller, des pommes de terre en papillote pour tout légume et, pour finir, un grand assortiment de gâteaux. Bien sûr, le vin coulait à flots. L’hôtesse nous pressait de consommer comme pour nous mettre au défit d’en avaler le plus possible.

Après un premier moment pendant lequel je me suis laissé entraîner par cette espèce de folie générale, je m’assis avec la sensation d’avoir été trop loin et je me mis à observer le brouhaha ambiant. En fait, une grillade, une assiette de salade et un verre de vin auraient été tout à fait suffisants pour agrémenter une rencontre amicale. Maintenant, je ne rêvais plus que d’être chez moi, de faire la sieste pour digérer plus facilement et de boire un thé à la menthe. Qu’est-ce nous cherchions à fuir en nous gavant de la sorte ? Que voulions-nous prouver ? Á quel rite barbare avions-nous cédé ?

La conclusion de tout cela (mais j’oublie certainement quelques unes des raisons) est qu’il est sage de réduire au plus vite la quantité d’aliments que nous ingérons. Ainsi que je l’ai dit plus haut, cela n’a rien à voir avec une restriction : il s’agit tout simplement d’un ajustement nécessaire pour notre santé.

 

TROP DE PROTÉINES

Un fait frappant est notre consommation de protéines animales qui a pris, au fil des ans, une importance considérable et complètement exagérée. D’une part la viande d’élevage actuelle est beaucoup top grasse (elle contient jusqu’à 30 % de graisse ce qui est très loin des protéine animales consommées au Paléolithique et qui provenaient de gibier contenant en moyenne 4 % de matière grasse, soit 16 % moins grasse que maintenant), d’autre part les méthodes d’élevage d’aujourd’hui ne respectent pas du tout les animaux et sont proprement immondes. Dois-je ajouter qu’elles contiennent pour la plupart un nombre inquiétant de substances toxiques, d’antibiotiques, hormones de croissance… Toujours est-il que nos besoins en protéines sont en général de 1 g par kilo de poids et par jour, ce qui donne 75 g pour un homme de moyen de 75 kg. Or, nous sommes en moyenne au triple de ce poids, ce qui est tout à fait excessif.

 

RUSER

La question qui se pose dès lors est : « Comment y parvenir à réduire les quantités que nous mangeons sans souffrir du manque ? ». En fait, cette habitude de trop manger est tellement ancrée au fond de nous que je ne connais qu’un seul moyen : ruser avec notre inconscient qui est conditionné et décide pour nous, à notre insu. Pour gagner à ce jeu, il ne faut surtout pas y entrer en force car on ne dompte pas son inconscient avec un fouet : il convient au contraire de se montrer plus subtil que lui afin de ne pas éveiller sa méfiance en bouleversant les apparences.

 

1ère technique : manger de tout sans restrictions mais ne jamais se resservir. C’est cette manière qu’adopta Jacques Chirac qui s’était un peu trop laissé emporter par sa gourmandise lors des déjeuner officiels. Ce qui va dans le même sens, est de pas finir son assiette quand on n’a plus faim et, à plus forte raison, les plats. C’est ce qui, dans le monde, fait la réputation des Françaises qu’on imagine toutes minces, même si ce n’est tout à fait vrai ;

 

2ème technique : ne pas apporter le plat sur la table (ni la bouteille, la salière, la corbeille à pain…). C’est sûr : voir l’aliment donne envie de se servir et disposer de l’objet à portée de la main ne fait que tenter le diable (comme disait Oscar Wilde : « Je résiste à tout sauf à la tentation »). Remplir les assiettes et les verres à la cuisine (comme dans la plupart des restaurants), d’une part évite d’avoir le produit sous les yeux, et donc d’être tenté, d’autre part oblige à fournir un effort spécial si on souhaite se resservir. Et comme nous sommes tous partisans du moindre effort… Je souligne que ceci n’est pas le fruit de mon imagination mais correspond à un fait scientifiquement observé, donc largement éprouvé4 ;

 

3ème technique : elle est fondée sur l’observation que la mode, sans doute pour donner aux autres l’image de  sa propre opulence, nous pousse à acheter de grandes assiettes. Or, la même quantité dans une grande ou une petite assiette peut, selon les cas, laisser l’inconscient imaginer que l’assiette est remplie à ras bords ou qu’elle est à moitié vide. Si vous l’avez remarqué, les assiettes anciennes sont en général beaucoup plus petites que les modernes. Conclusion : remisons à la cave ou au grenier nos assiettes design et servons-nous dans celles de nos grand-mères ou dans des assiettes à dessert ;

 

4ème technique : fuir la cuisine. Au moins pendant un temps, histoire de nous déshabituer. La cuisine, en effet, est pleine de tentations et il est facile de s’y emparer de quelque chose à manger en dehors des repas. C’est aussi le but que poursuit l’industrie alimentaire : nous encourager à grignoter tout au long de la journée. Dans cet objectif sont conçus des emballages individuels spéciaux qui nous permettent d’emporter toujours avec nous, où que nous allions, quelque chose à grignoter. Or, on sait que cette pratique est très néfaste pour notre santé car elle conduit tout droit au surpoids. Dans le même ordre d’idée, évitons également la fréquentation (le temps que ce comportement devienne un réflexe) de tous les lieux dans lesquels nous pouvons être tentés de nous procurer facilement de la nourriture (supermarchés, pâtisseries…). Car cette pratique serait également très favorable non seulement à la compensation psychologique sur la « bouffe » mais ne laisserait aucun repos à l’organisme qui serait tout le temps en train de digérer5 ;

 

5ème technique : éviter tous les produits industriels, les plats préparés, les aliments raffinés et ceci pour plusieurs raisons. D’une manière générale, l’industrie alimentaire ayant pour but de nous faire consommer toujours davantage, on ne peut s’attendre de sa part qu’à ce qu’elle multiplie les pièges sur notre chemin pour que nous consommions davantage. Comme nous risquons de ne pas pouvoir les déceler tous, la meilleure façon de les déjouer consiste à ne pas y être confronté, c’est-à-dire à ne pas acheter ces produits. La deuxième raison, et cela est évident en ce qui concerne les céréales, c’est que l’industrie va raffiner ses produits à l’extrême, leur enlevant tous les micro-nutriments utiles pour notre santé et multipliant les calories vides qui effacent ou repoussent la sensation de satiété. La troisième raison, est que l’industrie remplace le plus souvent possible les éléments nutritifs des vrais aliments par des produits de synthèse moins chers dont on ne connaît pas les conséquences sur la santé à plus ou moins long terme. Á ce sujet, la lecture du livre de Michel Pollanest particulièrement instructive ;

 

6ème technique : le sirop de maïs glucose-fructose est maintenant connu pour faire grossir inéluctablement et les américains en savent quelque chose7. Mais ce qu’on sait moins et que quelques spécialistes ont récemment découvert, c’est qu’il pourrait aussi empêcher aux signaux de satiété d’être émis, ce qui conduirait à manger au-delà de nos propres limites, même quand nous n’avons plus faim. L’industrie se frotte les mains de tout ce qui nous pousse à consommer davantage mais, pour nous, c’est une raison supplémentaire de ne consommer de sirop de glucose-fructose sous aucun prétexte ;

 

7ème technique : je l’ai déjà dit mais je le répète afin que ce soit bien ancré en vous. Ces fameux signaux de satiété émis par le cerveau, demandent en fait vingt minutes pour devenir conscients. Manger à toute vitesse, avec un lance-pierre, est donc la garantie de manger trop à coup sûr. Tout au contraire, on conseille de manger lentement, des aliments de qualité et de créer pour cela un cadre agréable, comme le préconise le mouvement slow-food 8 ;

 

8ème technique : c’est celle adoptée par les femmes Japonaises qui veulent rester minces et souhaitent, à chaque printemps, effacer les excès de l’hiver. Sur les rayons des épiceries au Japon, on voit apparaître l’Agar-agar, une petite algue gélifiante naturelle (vendue chez nous en magasin bio) qui a un immense mérite, celui de ne contenir pratiquement aucune calorie. Les recettes pour l’accommoder abondent9 et il suffit de la préparer avec de la Stévia et du lait d’amandes pour obtenir un entremet sucré ou avec du bouillon bio et de l’eau pour avoir un en-cas salé. On peut ainsi avoir facilement quelque chose pour calmer un appétit débordant sans risquer de prendre des kilos. Car, vous l’avez compris, ol ne faut surtout pas souffrir de la faim. Lorsque elle se fait sentir, il nous appartient de mange un fruit, un légume, une algue, des graines germées ou de boire une tisane car on confond souvent la faim et la soif et on mange au lieu de boire.

 

SUCCÈS GARANTI

Ces quelques techniques sont faciles à mettre en œuvre et suffisent bien souvent à faire diminuer progressivement notre consommation (et à perdre nos kilos superflus) sans provoquer de grands changements, c’est-à-dire sans réveiller nos incitations inconscientes à trop manger. Bien sûr, elles ne deviendront opérationnelles qu’au fil du temps et je suis certain qu’il est inutile d’user de violence pour se les imposer. Au contraire. Prenons plutôt le temps de relire régulièrement ces lignes et de les intégrer tranquillement à notre vie.

 

Le bénéfice direct de cette pratique est que nos digestions seront plus faciles et plus légères : nous nous sentirons pleins d’énergie. Après y avoir goûté pendant une période d’essai d’une ou deux semaines, nous nous sentirons tellement bien que nous ne voudrons plus rien d’autre !

 

Allez, ça vaut la peine d’essayer !

 

 

 

1 -  BRILLAT-SAVARIN (Jean-Anthelme), Physiologie du goût, gratuit sur Kindle.

2 – KROEBER (Théodora), Ishi, Paris, Plon, 1968.

3 -  WANSING (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2009.

4 – WANSING (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, op. cit.

5 -  CLAVIÈRE (Bernard), Et si, on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps, Gironde sur Dropt, Nature & Partage, 2008.

6 -  POLLAN (Michael), Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2013.

7 – TAUBES (Gary), Fat : pourquoi on grossit, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2012.

8 - http://www.slowfood.fr/

9 – CLEA, Agar agar : Secret minceur des Japonaises, Sète, La Plage, 2007.

 

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Deux rouleaux compresseurs

DÉCOUVERTE DE L’HYGIÈNE

L’hygiène fut découverte au XIXème siècle (ce qui, finalement, est très récent et explique notamment, avec l’absence des antibiotiques, l’énorme pourcentage de décès infantiles jusqu’il a peu de temps) par le Dr Philippe-Ignace Semmelweis1. L’histoire vaut d’être racontée.

Lorsqu’il fut nommé à l’hôpital de Vienne, Semmelweis constatât que la mortalité à la maternité de l’hôpital était effrayante et, comme dans bien des endroits du reste, oscillait entre 20 et 30 % des parturientes. Á tel point qu’on disait à Vienne qu’il valait mieux accoucher dans la rue qu’à l’hôpital ! Le Dr Semmelweis qui considérait (comme Hippocrate, le père de la médecine) que son rôle consistait d’abord à prévenir la mort, en chercha la cause. Il observa des faits étonnants et demanda simplement aux étudiants en médecine, qui sortaient de la salle de dissection, de se laver les mains avant d’entrer à la maternité pour s’occuper des parturientes (on était en juin 1847). Stupeur générale : la fièvre puerpérale tomba à 0,23 % (oui, vous avez bien lu : 0,23 %), chiffre proche des meilleures maternités d’aujourd’hui.

La preuve était donc faite et vous croyez sans doute qu’on allait accueillir cette nouvelle avec joie.  Eh bien, pas du tout ! Au contraire même. Le corps médical se sentit visé et ne voulut pas croire qu’il était responsable de quoi que ce soit (comme vous le voyez, la résistance au changement ne date pas d’aujourd’hui !) et le pauvre Semmelweis devint littéralement fou devant le déni de l’évidence qu’il avait pointée.

Il a fallu un certain temps pour que l’hygiène soit unanimement adoptée. Aujourd’hui, elle n’est heureusement plus contestée par personne et se trouve respectée partout, au point qu’il n’est plus possible de soigner le moindre bobo sans disposer d’un champ opératoire stérile, ni d’utiliser des gants et des pincettes. Cela peut sembler exagéré mais quand on connaît l’importance des maladies nosocomiales (entre autres), on estime qu’il n’y a jamais trop d’hygiène. Du reste, c’est à l’hygiène  (et aux antibiotiques : c’est bien pour cela qu’il faut les utiliser à bon escient afin de ne pas créer inutilement de résistances inutiles en les galvaudant pour compenser de mauvaises conditions d’élevage des animaux destinés à la boucherie) qu’on doit la disparition de quelques maladies graves, donc davantage au tout-à-l’égout qu’à Pasteur.

 

De là, l’hygiène a été adoptée par l’agroalimentaire où elle a trouvé pleinement sa place. On applaudit à nouveau !

 

TROP C’EST TROP !

Mais attention, trop, c’est trop ! Les Américains, notamment, ont connu l’excès dans ce domaine à une époque où il était de bon ton de tout stériliser. Cela se faisait au détriment de notre immunité naturelle qui a besoin, pour se constituer, de lutter contre certaines invasions microbiennes bénigmes. Le Pr Antoine Béchamp, contemporain et contradicteur de Pasteur, défendait d’ailleurs l’idée que ce n’est pas le microbe qu’il faut poursuivre mais le terrain qu’il convient de renforcer. Idée force que Pasteur lui-même reconnut exacte sur son lit de mort où il avoua qu’il s’était trompé avec sa chasse acharnée aux microbes. Autrement dit, il est sans doute très important (notamment vis à vis des personnes sensibles) de respecter des règles d’hygiène très strictes mais, par contre, dans la vie de tous les jours, il faut laisser la possibilité à notre immunité de se développer et donc ne pas se préoccuper outre mesure des microbes. En fait, quand quelqu’un est en bonne santé, il vient à bout facilement de nombreuses agression extérieures.

 

Autrement dit, il faut que le personnel médical (et notamment les médecins eux-mêmes) se désinfectent les mains (et leur stéthoscope) après chaque patient semble être une mesure judicieuse mais il n’est pas vraiment nécessaire que les marchands de légumes sur les marchés en fassent autant car alors on risque de provoquer l’effet inverse.

 

LES PROGRÈS DE LA GESTION

Passons maintenant à la bonne gestion.

 

C’est un principe de base que chacun comprendra facilement, que de dire qu’il est très important de ne pas jeter l’argent par les fenêtres. Donc, il est hautement nécessaire de regarder toute dépense publique (et privée !) avec un esprit critique et de se demander comment on aurait pu faire autrement pour atteindre notre but et réaliser des économies partout où il est possible de le faire.

 

Oui mais…

 

Oui mais, dépenser le moins possible n’est pas toujours la meilleure solution, quoi que cela en ait l’apparence. Comme on dit en Russie : « Je n’ai pas suffisamment d’argent pour me permettre d’acheter bon marché ». Car dépenser peu est peut-être un synonyme d’économies à court terme mais peut, à plus long terme, coûter beaucoup plus cher. Exemple : mal manger revient peut-être moins cher en coûts directs (quoi que… !) mais en frais médicaux, arrêts de travail, mal-être, etc., si on fait bien le compte sans rien oublier, coûte une petite fortune ! En fait, et comme je vous l’ai déjà dit, ce n’est pas en cherchant à payer toujours moins cher qu’on résoudra le problème de l’alimentation dans nos sociétés mais en réfléchissant à comment manger autrement et en choisissant une autre voie.

 

VOILÀ LES ROULEAUX COMPRESSEURS EN ACTION

En fait, l’hygiène et la bonne gestion s’allient bien souvent pour servir de prétexte à des économies de bouts de chandelles qui permettent seulement des profits très critiquables. Á moins que cela ne serve de couverture pour dissimuler des réductions de personnel payées par… le client lui-même qui doit se débrouiller tout seul pour effectuer des tâches administratives auxquelles, en général, il ne comprend rien, même en y passant des heures ! Normal, ce n’est pas son métier.

 

En voici un exemple navrant qu’un de mes lecteurs m’a rapporté récemment.

 

UN EXEMPLE ENTRE CENT

Hospitalisé pour une opération chirurgicale, il fut parfaitement traité au niveau médical par les chirurgiens, les techniciens et le personnel qui lui assurait des soins : bravo pour eux !

Par contre sur le plan de l’hébergement, facturé au prix d’un hôtel quatre étoiles, il y aurait beaucoup à dire !

Par exemple, un point noir, mais d’importance, résidait dans l’alimentation dont on prétendait le nourrir et qui était une véritable horreur, me dit-il. Cela commençait avec le breuvage noirâtre servi le matin, qui ne pouvait être considéré comme du café pas plus que comme du thé. Á vrai dire, il s’est demandé ce qu’ils mettaient dans l’eau pour qu’elle devint noire : peut-être (mais il n’en était pas sûr) de l’huile de vidange de moteur (LOL) !

Les repas de midi et du soir étaient, me dit-il, à l’avenant : immondes. Tout était techniquement correct cependant. Il eut même droit à la visite d’une diététicienne (mais il avait du mal à croire que cela fût vrai) chargée de cautionner le système. Évidemment, c’était une débutante complètement dépendante et soumise. Il se demandait, par exemple, comment on pouvait prétendre que, dans nos régions, les tomates fussent mûres au mois de janvier et que la viande, bourrée de produits chimiques et d’antibiotiques, soit un aliment susceptible de permettre à des personnes malades de recouvrer la santé ?

 

Certes, me dit-il, tous les aliments étaient parfaitement aseptisés et on prenait mille précautions sur le plan de l’hygiène. Certes, tout était aussi parfaitement géré mais il se demandait comment une organisation qui, d’un côté, employait un personnel hautement qualifié sur le plan médical dans le but de guérir ses clients pouvait, d’un autre côté, s’acharner à faire mourir à petit feu en leur servant des aliments qu’on sait aujourd’hui particulièrement nocifs pour la santé et qu’il vaudrait même mieux éviter de donner aux animaux.

 

Pour l’alimentation, on était donc devant l’alternative suivante : ou bien ne pas manger (ce qui aurait peut-être mieux valu !) ou bien absorber ces aliment dénaturés qui concourent à détériorer la santé.

 

UNE SEULE SOLUTION ?

Il est donc très bien de respecter des règles d’hygiène strictes pour combattre les états pathogènes ainsi que faire la chasse aux maladies nosocomiales mais il serait également souhaitable d’entendre que cela n’est pas là l’unique solution au problème.

 

L’hygiène n’était d’ailleurs pas, selon mon lecteur, vraiment respectée à l’hôpital : il n’avait jamais vu, me dit-il  quiconque (et notamment pas le personnel soignant en premier) se désinfecter les mains en entrant dans sa chambre (ou en en sortant).  Il avait fini par croire que, comme au temps de Semmelweis, les médecins n’étaient jamais porteurs du moindre germe et que ce n’était pas la peine qu’ils désinfectent leurs stéthoscopes ni leurs tensiomètres !).

 

Soyons sérieux !

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste®

Chacun son truc

VU Á LA TÉLÉ

Récemment, sur une grande chaîne de télévision Russe (mais elle aurait pu être Américaine, Allemande, Anglaise, Française… ou appartenant à n’importe quel pays) on disait que pour maigrir il suffisait de faire de petits repas, de préférence à de gros, et cesser de manger trois heures avant de se mettre au lit.

Comme ma lectrice y croyait dur comme fer, je me suis lancé dans des recherches, espérant trouver la preuve scientifique de cette méthode.

 

DÉCEPTION

Malheureusement, je n’ai rien pu trouver qui aille dans ce sens. D’abord, on parlait assez peu des heures de repas d’une manière générale et, ensuite, il semblait bien que le fait d’aller au lit après avoir mangé avait relativement peu d’importance. Au contraire même : il est plutôt recommandé de se reposer après un repas, surtout s’il est abondant !

En effet, la digestion consomme entre 25 % et 50 % de notre énergie et donc, il vaut mieux ne pas trop s’agiter après avoir mangé. C’est du reste pour cela qu’on a inventé la sieste ! C’est aussi à cause de cela qu’on n’a jamais vu un sportif faire un repas copieux (et même un repas tout court) avant de réaliser des performances. Yannick Noah allait même jusqu’à jeuner depuis la veille. Quant à la troisième mi-temps, elle a lieu après un  match, pas avant.

 

RÉPARATIONS AUTOMATIQUES 

Selon Bernard Clavière1, qui ne fait qu’un repas par jour le soir (et ce, depuis trente ans au moins), tout en menant une vie très active (il est un joueur de tennis réputé notamment), pense lui que quand le corps a fini de digérer, il consacre l’énergie devenue disponible pour réparer les cellules malades (ou les humeurs du corps). Le petit déjeuner devient ainsi le plus mauvais repas de la journée puisqu’il vient interrompre ce processus.

 

MANGER SIX FOIS PAR JOUR

Quant aux petits repas plus nombreux, ils risquent d’être composés de biscuits, sandwichs, pâtisseries et autres sucreries et céréales. Autant dire qu’on multiplie ainsi les occasions de grossir : quand on a pour but de maigrir, c’est raté !

Les informations diffusées par la télévision Russe ont donc toutes les chances d’appartenir au domaine de la croyance pure et simple, c’est-à-dire de n’avoir aucun fondement objectif. Á noter que cette croyance est aussi très répandue en France et… partout ailleurs !

 

UN COPIEUX PETIT DÉJEUNER FAIT MAIGRIR

Voilà d’autres propos entendus sur toutes les radios, télévisions, et vus dans les journaux, livres de régime… du monde entier. Á tel point que j’y ai cru moi-même pendant longtemps tellement cela était affirmé avec assurance par des soi disant spécialistes reconnus. Des scientifiques américains ont pourtant voulu en avoir le cœur net.

Á l’université d’Alabama, des chercheurs ont donc invité 309 adultes en surpoids à effectuer une expérience. Ils les ont divisés en deux groupes d’égale importance. L’un devait sauter le petit déjeuner, l’autre devait le prendre normalement. Au bout de 16 semaines, les chercheurs n’ont constaté aucune différence significative entre les deux groupes.

Donc, prendre ou non son petit déjeuner n’a aucune espèce d’importance contrairement aux bruits de couloir. Pas plus que de sauter un repas d’ailleurs (la légende qui veut qu’on mange deux fois plus au repas suivant est entièrement fausse).

 

LA FORCE DES CROYANCES

J’ai pourtant rencontré un médecin qui m’a soutenu mordicus que le petit déjeuner était le repas le plus important de la journée car tous les matins nous étions en hypoglycémie ! On voit mal, dans ces conditions comment des personnes pourraient jeûner pendant une durée de quarante ou cinquante joursde suite. Cela montre bien que la formation des médecins en matière d’alimentation est inexistante, mis à part les 6 % de praticiens qui poursuivent des études complémentaires.

Quant au petit café du matin, il amène la naturopathe Irène Grosjean3 à s’étonner : « Pourquoi, se dit-elle, aurions-nous besoin d’un excitant pour commencer la journée alors que nous venons juste de dormir ? ».

Le fait a donc toutes les chances d’être culturel : si nous étions nés au Japon nous prendrions sans doute une tasse de thé vert et en Thaïlande nous commencerions peut-être la journée avec une brochette d’insectes. Ou rien du tout comme une grand partie des Français. Pour les américains incités à manger des céréales et à prendre un solide petit déjeuner, on voit le résultat : 60 % de la population est en surpoids ou obèse.

 

BESOIN DE TEMPS

Par contre, nous avons peut-être tout simplement besoin d’un peu de temps au réveil selon notre caractère. Comme nous l’avons tous remarqué, certaines personnes se lèvent facilement à 6 heures du matin et sont immédiatement débordantes d’activité. Par contre à 22 heures elles sont déjà au lit. D’autres, au contraire, ont bien du mal à se lever tôt et restent « comateuses » pendant un bon moment. Par contre, à minuit elles sont encore devant l’ordinateur et ont bien du mal à aller au lit.

Il n’est pas exclu que ce dont ont besoin les personnes de la seconde catégorie soit d’un peu de temps (et non pas de café) pour se réveiller.

 

NUTRITION CHINOISE

Il faudrait encore ajouter l’approche chinoise de l’alimentation qui est très différente de la naturopathie (par exemple) et tient beaucoup compte de l’énergie (donc des horaires de repas). Plus toutes les autres approche…. Qui détient la vérité ? Pas moi en tous cas. Je donne simplement des informations qui me semblent pertinentes et en général à la pointe de la recherche même si elles sont souvent iconoclastes, c’est tout. Ensuite, c’est à chacun de trouver ce qui lui convient.

 

CHACUN FAIT CE QU’IL VEUT

Plutôt que de vouloir imposer une vérité universelle (qui finalement ne convient à personne), ne vaudrait-il donc pas mieux respecter le rythme et les besoins de chacun ? Certes, nous sommes bien tous semblables mais aussi tous différents : ne l’oublions pas ! Le but est alors de manger ce qui convient à notre organisme et de ne pas le surcharger avec un excès d’alimentation qui engorgerait et fragiliserait notre terrain, faisant ainsi le lit à toutes sortes de maladies4 ? C’est tout !

En fait, chacun suit son rythme en fonction de son caractère  et fait ce qu’il veut comme il le sent.

Bonne route !

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste

CIMG0007

 

 

1 – CLAVIÈRE (Bernard), Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps, Gironde sur Dropt, Nature et Partage, 2008.

2 – BOUDREAU (Nicole), Jeûner pour sa santé, Québec, Quebecor, 2006.

3 – https://www.youtube.com/watch?v=dfVO0UJaAoA

4 – WANSINK (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2006.

 

 

 

 

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