SPÉCIAL FÊTES

CE N’EST PAS LE MOMENT

Non, ce n’est pas le temps des régimes ni des restrictions. La période de fin d’année approche avec ses rallyes bouffe très conviviaux certes, mais dont on ne sort pas indemnes puisque, selon les statistiques bien établies, on va prendre entre 500 g et 1000 g en moyenne qu’on ne reperdra pas 1.Sauf si vous voulez bien tenir compte des informations ci-dessous.En effet, en se préparant un peu à l’avance, en s’organisant et en appliquant quelques règles simples, on peut combiner l’art de se faire plaisir et de passer un bon moment avec celui de rester en bonne santé… sans prendre un seul gramme. Comment est-ce possible ? Suivez le guide.

1 : LIMITEZ LA QUANTITÉ ET ARRÊTEZ NET L’EXAGÉRATION

Ce qui est frappant quand on regarde les caddies à la sortie des supermarchés au moment des fêtes de fin d’année, c’est de les voir déborder de victuailles de toutes sortes. On additionne les huîtres au saumon fumé, à un gigot d’agneau, une volaille, des pommes de terre sautées, des quantités de fromages, une bûche au chocolat, des pâtisseries diverses, le tout arrosé de multiples vins, précédés d’apéritifs (accompagnés d’amuses gueule), le tout suivi de café et de digestifs. On dirait que, pour bien recevoir,  la quantité supplante la qualité et qu’il faille trop manger. C’est tellement trop que cela se termine invariablement sur le divan par une sieste pesante pour essayer de surmonter l’épreuve, à moins qu’on soit carrément obligé de vomir (ce qui est peut-être désagréable sur le moment mais représente sans doute une des meilleures solutions). Comment voulez-vous que l’estomac puisse supporter à la fois la quantité ingurgitée, tellement supérieure à ce qu’on mange d’habitude, et le mélange de tous ces produits qui ne sont pas faits pour aller ensemble ? Réduisez donc la quantité au profit de la qualité, en n’inscrivant pas à la fois tous les produits de fête au même menu. Allégez, allégez… vous vous en porterez cent fois mieux !

2 – ÉVITEZ LES RALLYES-BOUFFE :

Un bon repas, ça va mais deux, bonjour les dégâts. Si vous avez fait un copieux réveillon la veille, sautez carrément le petit déjeuner ainsi que le déjeuner du lendemain (ou contentez-vous d’une tasse de bouillon de légume) et laissez l’estomac se reposer pour encaisser le choc. Si on fait un gros réveillon, suivi d’un copieux petit déjeuner, d’un solide déjeuner, d’un diner assorti puis qu’on finisse les restes le lendemain, on court à la catastrophe. Pour ne pas être tenté par le surcroît de nourriture, allez donc vous promener (excellent) ou, au moins, changez de lieu. Et pensez tout simplement à congeler les restes

3 -PENSEZ Á L’INDICE GLYCÉMIQUE :

la dinde ne se mange pas automatiquement avec des marrons ou des pommes de terre qui sont deux produits parfaits pour vous faire grossir. Pourquoi ne pas essayer des navets rôtis (délicieux) ou des endives braisés ou… (je laisse libre cours à votre imagination). Avec un volatile plutôt gras, un légume vert passe beaucoup mieux que du glucose quasiment pur comme une farine ou des pommes de terre (et bourratif de surcroît !). Donc, mangez mais surveillez l’indice glycémique des aliments que vous ingurgitez et choisissez les vôtres parmi ceux qui ont un indice bas. Sachez qu’on fait un excellent repas avec des huîtres, du saumon, un poisson… Le tout accompagné d’une salade ou d’un légume. Quant à la bûche, on peut la manger au milieu de ‘après-midi en buvant un thé vert. Et le soir, dodo après une simple camomille.

4 – FAITES DE L’EXERCICE :

Ce n’est pas que celui-ci fasse maigrir car on sait aujourd’hui qu’il s’agit d’une légende (tenace, hélas !). Mais il stimule toutes les fonctions de l’organisme alors que  de se légumer lourdement sur un canapé devant la TV favorise le stockage des kilos. Donc, allez vous promener. Il n’est pas nécessaire de se rendre à la salle de gym ni de tenter des performances (surtout pendant la durée de la digestion !). Mais une activité simple, récréative, pratiquée en groupe, comme la marche en forêt, suffit. Et en plus, pendant que vous ferez ça, vous ne serez plus à table !

VIVE LES FÊTES !

Oui, bien sûr les fêtes, non seulement nous sont très agréables mais indispensables à notre équilibre psychologique. Il suffit simplement d’observer quelques règles pas toujours en accord avec les perversités des industriels qui nous poussent par tous les moyens à consommer trop (c’est ce qui les rend un peu délicates à appliquer). Mais, d’une part vous vous sentirez beaucoup plus léger (et vous ne culpabiliserez plus d’avoir bien mangé et commis quelques excès tellement agréables) et, d’autre part vous aurez suffisamment d’énergie pour jouer avec vos enfants ou petits-enfants.

Qui, du coup, seront ravis.

 

 1  http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-poids/minceur-mode-d-emploi/pourquoi-on-grossit-/les-kilos-pris-pendant-les-fetes-un-cadeau-pour-la-vie.html

 

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TENIR LA LONGUEUR

 IL FAUT CHANGER

Certes, nous savons tous qu’il faut changer.

D’abord parce que, dans tous les domaines, la vie est un changement perpétuel et qu’il convient de s’adapter à ce changement. Certaines personnes persistent à croire que ce qui a été, sera de nouveau et que le bon vieux temps va revenir. Ceci n’est qu’une illusion : le temps ne marche que dans un seul sens : en avant, jamais en arrière. Il ne reviendra  donc jamais ce fameux « bon » vieux temps qui n’était d’ailleurs pas toujours aussi bon que ça. Seulement, nous étions plus jeunes et, dans nos souvenirs, nous avons tendance à embellir tous les moments que nous avons passés, gommant tout ce qui, à l’époque, pouvait nous causer du souci.

Bref, il faut changer, tout le monde nous le dit et c’est un fait sur lequel il n’y a pas à revenir.

CHANGER D’ALIMENTATION

Dans le cas de l’alimentation, il existe plusieurs raisons qui nous incitent à nous adapter.

La première est que nous avons changé de vie par rapport nos parents et, encore davantage, par rapport à nos grand-parents. Nous n’avons plus les mêmes activités, nous sommes beaucoup plus souvent immobiles (devant des écrans), nous fournissons moins d’efforts physiques grâce à la mécanisation (des transports notamment) mais, en même temps nous bougeons davantage (en partie en empruntant les chemins de fer rapides, l’automobile – qui a fait des progrès considérables – l’avion – qui est loin plus accessible, etc.), nos logements ne sont pas les mêmes (chauffage, climatisation) et nous ne nous habillons même plus de la même façon.

La deuxième est que nous avons fait des progrès. Les études qui ont été réalisées récemment nous montrent qu’il existe des produits toxiques qu’il vaut mieux éviter (sel, sucre, céréales raffinées…).

La troisième est que nous mangeons trop et, notamment, trop de viande et de céréales raffinées. Jusqu’à une époque récente, les hommes ont été plutôt pauvres et végétariens dans leur alimentation. Il arrivait assez souvent en effet que la majorité d’entre eux ne dispose pas, en quantité, de quoi manger (c’était alors le jeûne obligatoire) et presque tout le monde mangeait seulement des légumes (la viande était un  luxe et on en consommait uniquement de temps en temps, les jours de fête par exemple).

Et puis nous sommes passés à l’ère de l’’industrie agroalimentaire. Certes, nous avons réussi à produire plus pour nourrir la plus grande partie de l’humanité et pour moins cher mais avec une baisse généralisée de la qualité et la création de produits qui sont de véritables poisons : aspartame, sirop de glucose-fructose, glutamate, gluten… Sans compter les usages de l’élevage intensif qui devraient absolument être toute interdites tant elles sont sadiques.

ET PUIS…

Il existe, en plus, une raison majeure pour changer : si nous avons été conduits à l’inconfort, aux maladies de toute sorte, au surpoids… c’est bien parce que notre mode d’alimentation ne nous convenait pas. Ne nous racontons pas d’histoires : si nous ne faisons rien, si nous n’en changeons pas au moins quelques éléments, nous ne pourrons pas recouvrer l’équilibre et la santé. Cela semble donc évident car, on sait bien, que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Conclusion absolument incontestable de tout cela : il nous faut changer de toutes façons.

OUI MAIS COMMENT

Comme disait un humoriste : « arrêter de fumer est facile : je le fais vingt fois par jour ! ». De la même manière passer de la malnutrition (il convient d’appeler les choses par leur nom) à une alimentation saine est facile (si, si!). Le problème est de maintenir ce changement également tous les jours qui viennent, et ceci suffisamment longtemps afin que de nouvelles habitudes se mettent en place.

Bien sûr, il y aura des ratés, des tentations, des habitudes difficiles à surmonter, des retours en arrière… Et alors ?

Alors, rien : c’est normal. Il faut 28 jours dit le le Pr Wandsink1 pour qu’un nouveau comportement se transforme en habitude et devienne automatique. Donc, les régimes qui vous font miroiter que du jour au lendemain, tout va changer et que vous allez perdre quantité de kilos, sont tout simplement des régimes de menteurs et échouent tous lamentablement.

La situation semble donc sans issue a priori. Mais ceci est complètement faux et il est parfaitement possible de changer, sans effort, sans douleur et de réussir.

UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT

Oui mais pas n’importe comment.

D’abord, il faut que tout changement soit très progressif et se fasse lentement. Il est conseillé de commencer par le changement le plus facile et de poursuivre, quand celui-ci est acquis, par le second plus facile, etc. Tous à la fois, c’est trop ! Mais, comme cela n’est pas la même chose pour chacun d’entre nous, il n’est pas évident qu’on découvre tout seul ce qui est le plus facile à faire en premier. Exemple : pour certains, supprimer le sel est très facile, pour d’autres, c’est extrêmement difficile. Pour certains encore, remplacer les deux tranches de pain du petit déjeuner par un œuf (par exemple) peut se faire demain matin. Pour d’autres, c’est impensable. Alors, comment faire ?

Se faire aider par un coach expérimenté peut faire gagner beaucoup de temps et permettre de réussir certaines choses qui autrement, sembleraient impensables.

Il existe aussi des manières plus faciles que d’autres de procéder ainsi que des moyens spécifiques qui peuvent être adaptées à chacun. Tout le monde ne les connaît pas et, c’est normal car, cela n’est pas son métier.

TENIR LA LONGUEUR

En résumé, il faut tenir la longueur, la devise devant être : peu mais longtemps et non beaucoup et rapidement. Il est clair que maintenir son attention (même pas son effort car cela ne demande aucun d’effort particulier) n’est pas si simple. Il faut en effet qu’au moment précis où nous apprêtons à reproduire une habitude quelconque (qui peut être de prendre un bonbon) une sorte de lampe rouge s’allume et qu’une petite voix intérieure nous conseille de faire quelque chose de nouveau (par exemple prendre plutôt un verre d’eau ou un fruit).

C’est donc une course de fond et non une course de vitesse : il faut être vigilant pendant 28 jours avant que tout nouveau comportement ne se transforme en réflexe intégré (voir plus haut).

Pour cela, il convient d’être stimulé régulièrement car on oublie vite ce qui nous a poussé à agir autrement qu’en suivant nos habitudes. Qu’est-ce donc qui peut nous stimuler ?

D’abord, il y a la prise de conscience de ce que nous faisons et, généralement, c’est plutôt une affaire qui se traite avec un nutri-analyste et, à défaut, avec quelqu’un d’extérieur à nous.

En deuxième lieu, on trouve des stimulations régulières (mails, appel téléphoniques…) effectuées par ces mêmes coachs.

Il y a également des lectures qui peuvent jouer ce même rôle et maintenir notre intérêt éveillé au fil du temps.

La stimulation représente donc une énergie supplémentaire qu’on libère et qu’on rend disponible dans un but bien particulier : effectuer une course de fond afin de permettre à une nouvelle habitude de se déclencher automatiquement et de ne pas sombrer dans le changement.

Il existe bien sûr d’autre moyens adaptés à chaque personne, susceptibles de provoquer cela.

En conclusion, tenir la longueur est une des conditions indispensables à la réussite et il est vraiment étrange qu’on l’ignore autant et qu’on n’en fasse pas un sujet central.

Si votre lecture vous a conduit jusque là, en tous cas, vous ne pourrez plus l’ignorer. Alors, tenez-en compte : vous ne le regretterez pas.

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

1 WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

Droit d’auteur: <a href=’http://fr.123rf.com/profile_chode’>chode / 123RF Banque d’images</a>

IL FAUT CHANGER

Certes, nous savons tous qu’il faut changer.

D’abord parce que, dans tous les domaines, la vie est un changement perpétuel et qu’il convient de s’adapter à ce changement. Certaines personnes persistent à croire que ce qui a été, sera de nouveau et que le bon vieux temps va revenir. Ceci n’est qu’une illusion : le temps ne marche que dans un seul sens : en avant, jamais en arrière. Il ne reviendra  donc jamais ce fameux « bon » vieux temps qui n’était d’ailleurs pas toujours aussi bon que ça. Seulement, nous étions plus jeunes et, dans nos souvenirs, nous avons tendance à embellir tous les moments que nous avons passés, gommant tout ce qui, à l’époque, pouvait nous causer du souci.

Bref, il faut changer, tout le monde nous le dit et c’est un fait sur lequel il n’y a pas à revenir.

CHANGER D’ALIMENTATION

Dans le cas de l’alimentation, il existe plusieurs raisons qui nous incitent à nous adapter.

La première est que nous avons changé de vie par rapport nos parents et, encore davantage, par rapport à nos grand-parents. Nous n’avons plus les mêmes activités, nous sommes beaucoup plus souvent immobiles (devant des écrans), nous fournissons moins d’efforts physiques grâce à la mécanisation (des transports notamment) mais, en même temps nous bougeons davantage (en partie en empruntant les chemins de fer rapides, l’automobile – qui a fait des progrès considérables – l’avion – qui est loin plus accessible, etc.), nos logements ne sont pas les mêmes (chauffage, climatisation) et nous ne nous habillons même plus de la même façon.

La deuxième est que nous avons fait des progrès. Les études qui ont été réalisées récemment nous montrent qu’il existe des produits toxiques qu’il vaut mieux éviter (sel, sucre, céréales raffinées…).

La troisième est que nous mangeons trop et, notamment, trop de viande et de céréales raffinées. Jusqu’à une époque récente, les hommes ont été plutôt pauvres et végétariens dans leur alimentation. Il arrivait assez souvent en effet que la majorité d’entre eux ne dispose pas, en quantité, de quoi manger (c’était alors le jeûne obligatoire) et presque tout le monde mangeait seulement des légumes (la viande était un  luxe et on en consommait uniquement de temps en temps, les jours de fête par exemple).

Et puis nous sommes passés à l’ère de l’’industrie agroalimentaire. Certes, nous avons réussi à produire plus pour nourrir la plus grande partie de l’humanité et pour moins cher mais avec une baisse généralisée de la qualité et la création de produits qui sont de véritables poisons : aspartame, sirop de glucose-fructose, glutamate, gluten… Sans compter les usages de l’élevage intensif qui devraient absolument être toute interdites tant elles sont sadiques.

ET PUIS…

Il existe, en plus, une raison majeure pour changer : si nous avons été conduits à l’inconfort, aux maladies de toute sorte, au surpoids… c’est bien parce que notre mode d’alimentation ne nous convenait pas. Ne nous racontons pas d’histoires : si nous ne faisons rien, si nous n’en changeons pas au moins quelques éléments, nous ne pourrons pas recouvrer l’équilibre et la santé. Cela semble donc évident car, on sait bien, que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Conclusion absolument incontestable de tout cela : il nous faut changer de toutes façons.

OUI MAIS COMMENT

Comme disait un humoriste : « arrêter de fumer est facile : je le fais vingt fois par jour ! ». De la même manière passer de la malnutrition (il convient d’appeler les choses par leur nom) à une alimentation saine est facile (si, si!). Le problème est de maintenir ce changement également tous les jours qui viennent, et ceci suffisamment longtemps afin que de nouvelles habitudes se mettent en place.

Bien sûr, il y aura des ratés, des tentations, des habitudes difficiles à surmonter, des retours en arrière… Et alors ?

Alors, rien : c’est normal. Il faut 28 jours dit le le Pr Wandsink1 pour qu’un nouveau comportement se transforme en habitude et devienne automatique. Donc, les régimes qui vous font miroiter que du jour au lendemain, tout va changer et que vous allez perdre quantité de kilos, sont tout simplement des régimes de menteurs et échouent tous lamentablement.

La situation semble donc sans issue a priori. Mais ceci est complètement faux et il est parfaitement possible de changer, sans effort, sans douleur et de réussir.

UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT

Oui mais pas n’importe comment.

D’abord, il faut que tout changement soit très progressif et se fasse lentement. Il est conseillé de commencer par le changement le plus facile et de poursuivre, quand celui-ci est acquis, par le second plus facile, etc. Tous à la fois, c’est trop ! Mais, comme cela n’est pas la même chose pour chacun d’entre nous, il n’est pas évident qu’on découvre tout seul ce qui est le plus facile à faire en premier. Exemple : pour certains, supprimer le sel est très facile, pour d’autres, c’est extrêmement difficile. Pour certains encore, remplacer les deux tranches de pain du petit déjeuner par un œuf (par exemple) peut se faire demain matin. Pour d’autres, c’est impensable. Alors, comment faire ?

Se faire aider par un coach expérimenté peut faire gagner beaucoup de temps et permettre de réussir certaines choses qui autrement, sembleraient impensables.

Il existe aussi des manières plus faciles que d’autres de procéder ainsi que des moyens spécifiques qui peuvent être adaptées à chacun. Tout le monde ne les connaît pas et, c’est normal car, cela n’est pas son métier.

TENIR LA LONGUEUR

En résumé, il faut tenir la longueur, la devise devant être : peu mais longtemps et non beaucoup et rapidement. Il est clair que maintenir son attention (même pas son effort car cela ne demande aucun d’effort particulier) n’est pas si simple. Il faut en effet qu’au moment précis où nous apprêtons à reproduire une habitude quelconque (qui peut être de prendre un bonbon) une sorte de lampe rouge s’allume et qu’une petite voix intérieure nous conseille de faire quelque chose de nouveau (par exemple prendre plutôt un verre d’eau ou un fruit).

C’est donc une course de fond et non une course de vitesse : il faut être vigilant pendant 28 jours avant que tout nouveau comportement ne se transforme en réflexe intégré (voir plus haut).

Pour cela, il convient d’être stimulé régulièrement car on oublie vite ce qui nous a poussé à agir autrement qu’en suivant nos habitudes. Qu’est-ce donc qui peut nous stimuler ?

D’abord, il y a la prise de conscience de ce que nous faisons et, généralement, c’est plutôt une affaire qui se traite avec un nutri-analyste et, à défaut, avec quelqu’un d’extérieur à nous.

En deuxième lieu, on trouve des stimulations régulières (mails, appel téléphoniques…) effectuées par ces mêmes coachs.

Il y a également des lectures qui peuvent jouer ce même rôle et maintenir notre intérêt éveillé au fil du temps.

La stimulation représente donc une énergie supplémentaire qu’on libère et qu’on rend disponible dans un but bien particulier : effectuer une course de fond afin de permettre à une nouvelle habitude de se déclencher automatiquement et de ne pas sombrer dans le changement.

Il existe bien sûr d’autre moyens adaptés à chaque personne, susceptibles de provoquer cela.

En conclusion, tenir la longueur est une des conditions indispensables à la réussite et il est vraiment étrange qu’on l’ignore autant et qu’on n’en fasse pas un sujet central.

Si votre lecture vous a conduit jusque là, en tous cas, vous ne pourrez plus l’ignorer. Alors, tenez-en compte : vous ne le regretterez pas.

 

1 WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

Droit d’auteur: <a href=’http://fr.123rf.com/profile_chode’>chode / 123RF Banque d’images</a>

ÉCHOUER SEUL OU RÉUSSIR À PLUSIEURS

AUCUN RÉGIME NE MARCHE

L’affaire est entendue : aucun des régimes alimentaires, même le plus sérieux qui soit, conçu par un nutritionniste ou un médecin, ne marche avec tout le monde (c’est-à-dire qu’il n’a pas un pourcentage de réussite supérieur à 10 %). Si vous n’en êtes pas encore convaincu, lisez mon étude (gratuite) sur mon site (nutri-analyse.com). Voici en prime l’argument préalable majeur qui se suffirait d’ailleurs à lui-même s’il n’y en avait pas d’autres tout aussi percutants : nous sommes tous différents sur de très nombreux points, alors comment voulez-vous qu’une même recette puisse convenir à tout le monde ? C’est un peu comme si on demandait à chacun d’inscrire la confiture de fraise en tête de ses choix pour le titre de la meilleure confiture du monde.

JUGE ET PARTIE

On va peut-être m’accuser de vouloir en remettre une couche mais je me permets d’insister car la pression de conformité est forte. Or il est un principe difficilement contestable : il est impossible d’être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. Si on veut bien accepter cela (mais si vous le contestez, expliquez-moi comment vous faites ?), comment vous rendre compte vous-même des erreurs que vous commettez en matière d’alimentation ainsi que des habitudes (au moins des mauvaises) que vous avez prises souvent depuis des dizaines d’années, voire depuis votre plus tendre enfance ?

Rien que pour pouvoir remarquer cela (ce qui, bien souvent saute aux yeux quand on vous regarde de l’extérieur, à moins que cela ne soit bien masqué par un nombre innombrable de bonnes raisons !), il est nécessaire d’avoir l’avis d’une personne qui n’a pas de liens particuliers avec vous (comme en psychanalyse) et avec qui vous pouvez parler librement.

Or notre civilisation moderne pousse à l’extrême  l’individualisme et, si on en croit l’idéologie dominante, nous devrions tous être capables de tout réussir sans l’aide de qui que ce soit, de nous comporter comme Zorro etde  sortir vainqueur d’un nombre incalculable de difficultés extraordinaires, en quelque sorte d’être d’être un super héros ! On voit d’ici l’absurdité de cette théorie qui me fait affirmer : tout seul, on a tous les risques d’échouer. Ce qui signifie que pour réussir il faut être bien entouré.

GROS, LAID, MALADE ET PAUVRE

Et seul devrais-je ajouter.

Á moins que ce dernier critère ne précède les quatre autres et ne les conditionne.

En effet, si on veut tout faire tout seul, il y a tous les risques qu’on accumule des kilos superflus, donc qu’on devienne gros et, par voie de conséquence, peu désirable. Mais le surpoids engendre aussi toutes sortes de maladies. Lesquelles, outre leurs effets délétères, finissent par coûter très cher. Tout cela pourrait bien provoquer aussi votre appauvrissement.

Mais, même si ce n’était pas le cas, être riche et malade n’est guère une situation enviable.

Vous voyez ce qu’il vous en ne voulant pas faire appel aux autres ?

PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES

Ça y est, vous êtes finalement décidé à perdre du poids et vous avez compris que, pour y parvenir, vous aviez besoin des autres, ou au moins d’un autre.

Si votre surpoids est pathologique, c’est-à-dire en fait la conséquence d’une maladie, il vous faut absolument d’abord consulter votre médecin. Celui-ci fera de son mieux mais il n’est pas forcément au courant de tous les facteurs inconscients qui peuvent provoquer votre maladie. Normal car, aussi surprenant que cela puisse paraître, la formation médicale ne comprend aucun apport de la psychanalyse. Vous aurez donc certainement besoin en plus, de l’aide d’un psy pour vous permettre, à la la fois, de débusquer les éléments qui ont provoqué cette maladie (il en existe pratiquement toujours quelques uns) et également valoriser en vous les forces de guérison (les médicaments sont notoirement insuffisants).

Si votre surpoids n’a aucun lien avec une quelconque maladie (mais vous faites bien de faire quelque chose tout de suite, pendant qu’il en est encore temps, car le surpoids provoque toutes sortes de maladies), alors  vous êtes la victime de problèmes ayant leur origine en même temps dans votre façon de vous nourrir ainsi que dans les produits que vous absorbez dans cette intention. Tout cela bien sûr ne se fait pas au hasard et il existe bien des raisons psychologiques sous-jacentes qu’un nutri-analyste saura vous aider à découvrir. C’est en effet quelqu’un de compétent simultanément en alimentation et en psychanalyse. Et c’est pourquoi les nutritionnistes  seuls ou les psychanalystes de leur côté échouent la plupart du temps car ils ne connaissent que la moitié du problème et ignorent l’autre ou la scotomisent.

OUI MAIS…

On a toujours une panoplie de bonnes raisons pour ne rien faire mais, comme la plupart des bonnes raisons, ce ne sont que des défenses inconscientes pour masquer notre peur du changement. Celle qui vient en tête le plus souvent, est que cela coûte cher. Ce qui est faux car les tarifs, en général, sont très raisonnables. Mais, c’est vrai que ce n’est pas gratuit. Heureusement d’ailleurs car les conseils gratuits sont toujours douteux.

Mais, comme d’hab, on veut économiser au maximum et, au final… on se rend compte qu’on a perdu de l’argent et même, comme je l’ai indiqué plus haut, qu’on a échoué. Et qu’au bout cela coûte très cher. C’est un peu comme vouloir se soigner soi-même sans l’aide d’un médecin, construire sa maison sans le concours d’un architecte ou réparer sa voiture sans le coup de main d’un mécanicien. Et c’est là qu’on prend conscience que, dans la vie, les gens qu’on voit réussir, s’entourent de professionnels compétents. Et quant on a perdu un procès parce qu’on a investi sur un mauvais avocat, on sait ce que cela veut dire : pour ma part je n’ai jamais une hésitation car je sais qu’un homme de l’art compétent (même cher) me fera toujours progresser au niveau des résultats. Mais, bien sûr, vous avez le droit d’’être d’une opinion différente…

EST-CE RAPIDE ?

En général, il faut reconnaître que, même si on constate parfois des résultats rapides, habituellement l’approche de la nutri-analyse n’est pas foudroyante, au contraire des méthodes marketing qui vous promettent de perdre 7 kilos (voir davantage !) en deux semaines (mais ne marchant jamais !) et ceci pour plusieurs raisons :

  • la première est que vous ne vous êtes pas réveillé un beau matin avec 10 kilos de plus que la veille mais que vous avez accumulé de petites quantités excédentaires au fil des ans (je vous expliquerai un jour pourquoi et comment). Pourquoi, comme par magie, les perdriez-vous d’un seul coup ?  ;
  • il ne s’agit pas d’un régime ordinaire qui aurait pour vocation d’être temporaire, mais d’un changement à vocation définitive dans lequel il s’agit de remplacer les mauvaises habitudes par des bonnes. Or on a mesuré que la durée nécessaire à l’acquisition d’un nouveau comportement et à sa transformation en une habitude durable, était de 28 jours. C’est donc beaucoup plus long. D’autant, qu’en plus, on ne va pas agir sur toutes les mauvaises habitudes à la fois mais qu’on va les prendre les unes après les autres en commençant par la plus accessible. Ce dernier point étant spécifique et valable uniquement pour chaque individu ;
  • dans l’optique de la nutri-analyse, il ne s’agit surtout pas d’alerter le système anti-famine qui se réveille dès qu’on maigrit trop vite afin de ralentir la perte de poids, ce qui compliquerait  inutilement la tâche. L’objectif est donc, au contraire, de perdre du poids lentement mais sûrement et définitivement ;
  • perdre 200 g/semaine (c’est un minimum) représente au bout des 52 semaines d’une année, 10,4 kilos et, après cinq ans, de 52 kilos. Cela fait généralement beaucoup plus qu’il n’en faut. Notons toutefois qu’en cas de surpoids très important, cela peut aller beaucoup plus vite au début.

On voit donc que la démarche de santé à la recherche de son poids d’équilibre fait à l’aide de la nutri-analyse, n’a rien à voir avec un quelconque régime du commerce. Le poids devient une conséquence de la santé et non l’objectif principal : c’est pourquoi on l’atteint bien plus facilement…et durablement !

Alors, tout seul ou avec l’aide des autres ?

 

Credit photo : <ID 33312310 / 123RF Banque d’images</a>

FAITES DES ÉCONOMIES

 SUPÉRIORITÉ ÉCRASANTE ET INDISCUTABLE DU BIO ET DU LOCAL

Je ne vais pas le répéter une fois de plus car tout le monde le sait (et si on ne le sait pas, c’est qu’on ne veut pas le savoir !), le bio est d’une qualité supérieure écrasante par rapport aux produits de l’agriculture chimique ou raisonnée. Le Pr Joyeux (entre autres) a effectué des tests comparatifs impartiaux voilà déjà quelques années : il n’est d’ailleurs pas le seul et il me semble inutile d’en rajouter une couche !

Quant au local, il suffit de comparer les coûts que représente le transport de produits en avion sur des milliers de kilomètres (à un moment où on s’achemine vers la fin du pétrole), plus le tri (qui engendre forcément une perte car la nature ne produit pas des fruits ou légumes d’un gabarit standard exigé par les supermarchés), l’emballage, la manutention, la distribution… et on se rend rapidement compte que les frais engendrés sont très largement inférieurs pour des produits qui poussent à 30 km de chez soi et qui ne sont pas distribués dans un centre commercial qui, par le simple fait d’exister, entraîne des frais bien supérieurs à un marché de quartier temporaire en plein air.

De plus, d’une part ces fruits ou légumes sont cueillis avant pleine maturité et sont à la fois des produits plutôt hors saison mal adaptés à l’organisme ainsi que des fruits ou des légumes qui n’ont aucun parfum et sont pleins d’eau.

Quant à la planète, dire que l’agriculture bio ne peut pas nourrir toute la population mondiale (à l’inverse de l’agriculture moderne fortement aidée par la chimie), c’est entièrement faux. L’étude de l’institut Rodale de Pennsylvanie (que tout le monde peut consulter librement sur Internet) prouve l’exact contraire, sans ambiguité aucune. Force est donc de considérer que ces accusations de non-rentabilité n’ont aucun fondement et sont répandues à seule fin de déconsidérer l’agriculture biologique. Nous devons donc prendre l’habitude de dire et de répéter l’exact contraire (pour essayer d’enrayer le matraquage fait par l’agroalimentaire), à savoir que la Terre peut nourrir sans problème tous ses habitants (et d’ailleurs, la notion de surpopulation doit être également entièrement revue).

 

Á LA SUITE

Dans la même ligne, les produits industriels accumulent des critiques sévères. Certes, on a réussi à faire pousser, en grande quantité, des végétaux moins chers. Cela semble vrai mais on ne peut comparer que ce qui est comparable. Or, on l’a vu au paragraphe précédent, sur le plan de la qualité, la supériorité du bio est incontestable. Donc, incomparable avec les beaux fruits et légumes bien calibrés et brillants qu’on peut voir dans le commerce traditionnel qui sont donc tout simplement bons pour être mis à la poubelle car ils sont vide de valeur nutritive. Pour finir de convaincre les irréductibles de l’agroalimentaire moderne, voici un exemple supplémentaire proprement stupéfiant : sachez qu’hier, quand nos grands-parents croquaient dans une pomme de variété ancienne, ils absorbaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune, soit 100 fois moins1. Il vous faudrait donc manger un plein cageot de pommes pour obtenir un effet comparable, ce qui est bien entendu impossible.

Les autres produits fabriqués par l’industrie, le sont généralement dans de bonnes conditions d’hygiène (quoi que, on a parfois des surprises en apprenant, par exemple, que des palettes de légumes stationnent pendant la totalité de la journée en plein soleil sur des parkings de supermarché, ce qui est tout-à-fait contraire à leur bonne conservation, ou que la chaîne du froid est plus souvent interrompue qu’on l’imagine !). Emballés (et même suremballés) dans des cartonnages attirants (souvent d’ailleurs disproportionnés à seule fin de faire croire à qu’ils contiennent une quantité de produit plus importante), ils ont tout pour séduire le client (y compris le fait que les plus chers sont disposés dans les rayons à hauteur de main des consommateurs pressés). Tout se complique quand on a la prétention de vouloir lire les étiquettes pour s’enquérir de la composition du contenu du paquet : le texte est minuscule, le nombre des composants est impressionnant et leurs noms sont incompréhensibles car exprimés en termes techniques.

Michael Pollan nous donne un bel exemple de ce qui se passe aux État Unis (et peut-être déjà en France : si ce n’est pas encore le cas, c’est pour bientôt) et son livre tout entier est à méditer de toute urgence2 (oui, il fait partie des livres de base à avoir lus).

 

UN GROS MENSONGE

Et même énorme devrais-je dire !

C’est vrai qu’apparement (mais apparement seulement comme nous allons le voir), notre civilisation permet à chacun de se nourrir au moindre coût. C’est d’ailleurs ce qu’on nous serine à longueur de temps (en oubliant d’ailleurs de préciser que cela rapporte à certains beaucoup d’argent ce qui reste le but principal). Mais, c’est comme au théâtre : on a construit le décor pour créer l’illusion mais ce n’est pas la réalité. Suivez-moi si vous le voulez bien de l’autre côté du rideau :

1 – nous avons vu plus haut que la qualité des produits n’est pas du tout comparable. Les éléments que vous ne trouverez pas dans le légume ou le fruit du supermarché (vitamines, enzymes, minéraux et autres micro-nutriments), vous êtes obligés de vous les procurer sous forme d’additifs alimentaires et de les payer fort chers à des laboratoires (qui bien entendu se réjouissent de l’aubaine). Et si vous ne prenez pas de compléments alimentaires, ce sont vos frais médicaux (et tous les désagréments qui vont avec) que vous verrez  terriblement augmenter : où est l’économie au bout du compte ?

2 – comment peut-on oser essayer de nous faire croire un seul instant qu’une pomme venant du Chili (par exemple) et cultivée à grands renforts d’arrosage, d’engrais, de pesticides et autres produits chimiques, peut coûter quelques centimes de moins qu’une pomme qui a poussé naturellement à côté de chez vous ? Et si c’était vous qui, finalement, deviez payer la différence ?

3 – nous mangeons trop de viande. Celle-ci, issue des élevages intensifs, outre qu’elle est trop grasse et de mauvaise qualité, est obtenue à bas prix à l’aide de traitement sadiques que, même les  nazis, n’avaient pas osé l’imaginer. Retenez que jusqu’au XIXème siècle, la population mondiale (sauf exceptions peu nombreuses comme celle des Inuits), était essentiellement végétarienne.

Même les œufs sont concernés car leur production en poulaillers industriels est une horreur ;

4 -  nous mangeons tous beaucoup trop, tout le monde le dit et le répète. Ce qui se traduit d’abord par un immense gaspillage (évalué à 30 % des aliments que nous produisons) et, ensuite, par une pandémie de surpoids qui inquiète tous les spécialistes de la planète. Ceci n’est cependant pas de notre faute, nous sommes tous (oui, tous) manipulés pour progresser dans ce sens. C’est ce que nous explique d’une manière très drôle le Pr Brian Wandsink3 (ça aussi, c’est un livre fondamental si on veut comprendre ce qui nous arrive).

 

GROS, LAID, MALADE ET PAUVRE

Je m’arrête là car c’est suffisant pour que vous compreniez que nous sommes au bord d’une  terrible catastrophe : un pas de plus et c’est la chute dans le précipice (je vous aurais prévenus mais, hélas, cela ne nous empêchera pas de tomber !)

Alors, vous faites comme vous voulez mais moi j’ai pris les mesures suivantes :

1 – n’acheter aucun produit industriel sous aucun prétexte et dans aucun magasin si sympathique que soit le sourire de la vendeuse ;

2 – manger en moindre en quantité. Oui, je sais, ce n’est pas simple mais avec l’aide de quelqu’un d’expérimenté, tout le monde peut y parvenir ;

3 – manger autrement. Albert Einstein disait : « La folie, c’est de se comporter de la même manière et d’attendre un résultat différent ». Alors, vous allez devoir changer. Mais, bonne nouvelle, au lieu d’aller de plus en plus mal, vous irez de mieux en mieux. Là aussi, l’aide d’une personne expérimentée peut vous faire gagner beaucoup de temps et économiser pas mal d’argent.

Rien qu’avec cela, j’ai réduit mon budget nourriture de 30 % et, en prime, je me porte beaucoup mieux (et, accessoirement, j’ai perdu 30 kg).

 

ALORS ?

Alors, c’est à vous de jouer car tout dépend de vous. Cessez de prétendre que McDonalds cherche à empoisonner le monde. Le jour où plus personne n’achètera de hamburgers ni de frittes, McDonalds se mettra à vendre des salades car le but de McDonalds n’est pas de vendre des hamburgers ni des frittes mais de gagner de l’argent.

Oui mais, me direz-vous, tout cela semble facile mais en vérité, c’est bien difficile. C’est la raison pour laquelle je vous propose deux jokers :

1 – faites-vous aider. N’attendez pas d’être malade et d’aller rendre visite au médecin : c’est bien une façon de vous faire aider mais elle arrive trop tard : agissez avant car, vous le savez bien : « mieux vaut prévenir que guérir »  ;

2 – lisez, regardez des vidéos, documentez-vous… Et ceci pour trois raisons essentielles.

La première est qu’il s’agit de votre vie, sujet qui semble assez important pour que vous lui consacriez un temps minimum.

La deuxième est que, à un moment où tout change très vite, les idées comme les produits, tout ce vous avez appris de votre grand-mère est irrémédiablement dépassé et comporte tous les risques de ne jamais revenir. De plus, des spécialistes travaillent dans le monde entier sur ce sujet de l’alimentation humains et on trouve souvent les résultats d’une étude scientifique intéressante.

La troisième est que c’est le meilleur moyen de maintenir votre motivation au plus haut. Car vous devez changer. Ce n’est pas que les idées nouvelles soient très difficiles à comprendre mais c’est que le plus dur est de se débarrasser des anciennes. Et là, vous aurez bien besoin d’encouragement.

 

Venez me voir régulièrement sur ce blog : je suis là pour ça !

1 – http://www.terraeco.net/Decouvrez-le-nouveau-Terra-eco-Le,59078.html

2 – POLLAN (Michael), Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Vergèze, Thierry Souccar, 2013.

3 – WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

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QUATRE CHOSES IMPORTANTES

ON REPREND TOUT DEPUIS LE DÉBUT

Un bébé qui vient au monde (nous par exemple puisque nous sommes tous nés du ventre d’une femme) va commencer à faire quatre choses primordiales et même vitales.

D’abord, aspirer sa première bouffée d’air. C’est même cela qui lui permet de quitter la vie aquatique intra-utérine et de prendre pied dans notre vie aérienne. Ce souffle se répètera jusqu’au dernier et montrera que nous sommes vivants.

La deuxième chose que fait un bébé, est de ramper sur le ventre de sa mère jusqu’à atteindre son sein et à s’alimenter (colostrum d’abord assurant l’immunité du nourrisson, puis lait).

La troisième chose est de faire ses besoins, c’est-à-dire de se débarrasser des déchets encombrants et inutiles.

Et la quatrième est de s’endormir paisiblement.

Ensuite, et durant toute notre vie, et quelques soient les hautes fonctions sociales ou économiques que nous occupions, nous continuerons à accomplir ces quatre actions fondamentales car, comme disait Montaigne, « Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul ».

RESPIRER, BOUGER, DORMIR…

Respirer est donc notre première nécessité et cela est même tellement important, que c’est la base de nombreuses approches orientales, dont le yoga.

Bon nombre de nos semblables s’y sont convertis et le pratiquent régulièrement. La plupart des autres sont conscients de cette nécessité de respirer le mieux (et le plus profondément) possible et s’offrent, chaque fois qu’ils le peuvent, une grande promenade dans la nature, ce qui présente un nombre considérable d’avantages.

Celui, entre autres, de combiner la respiration à une des fonctions pour lesquelles notre organisme est fait, je veux parler de bouger. Nous ne sommes pas conçus en effet pour rester immobiles, scotchés devant un écran. L’informatique et la télévision sont sans doute bien agréables et très pratiques, à la condition d’être utilisées avec mesure et de savoir entrecouper leur usage d’un certain nombre de mouvements. Notre santé d’ailleurs en dépend et s’il est un point sur lequel tout le monde est bien d’accord, c’est sur la nécessité de pratiquer tous les jours quelques exercices. On s’accorde d’ailleurs à dire qu’une demi-heure suffit, que ce soit de la simple marche à pies, de la bicyclette, de la natation, du jardinage ou même du ménage. Ceci ne représentant que des exemples parmi les mille et une choses que vous aimerez pratiquer.

Ce qui a des répercussions directes sur le sommeil. Mieux oxygénés, plus calmes, nous dormirons également mieux. Or rien n’est meilleur que de se réveiller bien reposé et plein d’enthousiasme devant une journée qui commence, après une bonne nuit d’un sommeil paisible.

Autrement dit, on a fait d’une pierre deux coups !

S’ALIMENTER, ALLER AUX TOILETES, DORMIR…

Bien sûr, il arrive que nous ayons faim. Soif également (Entre parenthèse, on oublie souvent la soif. Or, si l’on peut rester aisément quarante jours – et plus – sans manger, il est impossible de survivre plus de trois jours sans boire. J’ai déjà parlé de cette nécessité et j’y reviendrai. Fermons la parenthèse). Donc, nous devons manger mais notre mode d’alimentation a sans doute davantage changé au cours des cinquante dernières années que depuis le Paléolithique. Or, comme l’a dit le Dr Boyd Eaton (cité par Thierry Souccar1) :

  • La fréquence des mutations spontanées de l’ADN du noyau cellulaire est de l’ordre de 0,5 % par million d’années. Nos gènes sont donc très proches de nos ancêtres du Paléolithique, il y a 40.000 ans. »

Retenez bien ceci car c’est fondamental et davantage que vous ne le croyez.

La conclusion, du coup, est parfaitement claire : tout ce que nous ont appris nos mères, tout ce que nous avons lu dans des livres, tout ce qu’on nous a raconté dans les écoles (toujours particulièrement en retard sur l’actualité), est aujourd’hui complètement dépassé et nous devons entièrement réapprendre à manger (et à boire).

Ceci n’est pas une plaisanterie. Songez au nombre impressionnant de produits industriels qui apparaissent tous les ans sur les rayons des supermarchés et n’oubliez pas non plus la vitesse avec laquelle disparaissent ce que Michael Pollanappelle « les vrais aliments ». Pensez que 60 % des citoyens des USA sont déjà en surpoids et que l’obésité est une sorte de pandémie qui gagne le monde entier et inquiète particulièrement les spécialistes. Au point que, selon moi, le plus grand danger auquel est exposée l’Amérique actuellement n’est pas la guerre des étoiles mais la malnutrition. D’autant que ce qu’on nomme pudiquement « maladies de civilisation » (pour faire semblant de ne pas voir quelle est leur origine) qui déciment une partie de plus en plus grande de la population mondiale des pays dits « modernes », provient directement (et indiscutablement) des produits industriels. Nous avons en effet réussi à fabriquer en abondance des produits à faible coût (ce qui est un succès) mais nous avons oublié d’estimer les dégâts indirects qu’ils produisaient (ce qui est un échec).

Toujours est-il que ce qu’on mange (et ce qu’on boit) produit des déchets qui font que nous allons (plus ou moins bien) aux toilettes. Les troubles intestinaux étant en grande augmentation ainsi que les cancers du colon. Or, on peut difficilement isoler ces troubles de la nourriture que nous absorbons.

Comment, dans ces conditions peu-on avoir un sommeil paisible et réparateur ?

POUR ME RÉSUMER

Les clés de la forme sont donc :

1 – de bien respirer (ce qui suppose d’effectuer un minimum d’exercices physiques) ;

2 – de manger (et de boire) correctement.

Les conséquences naturelles sont :

1 – d’aller aux toilettes sans difficulté chaque fois que le besoin s’en fait sentir ;

2 – de dormir profondément d’un sommeil réparateur.

Ainsi, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles aurait dit Candide et vous pourriez entreprendre ce que vous voulez avec le maximum de chances de réussite et en évitant du même coup les complications psychologiques.

Vue comme ça, la vie ne serait-elle pas simple ?

OUI MAIS…

Tout pourrait effectivement être facile si seulement des soi-disant scientifiques (ou quitte croient tels) ne venaient pas  nous compliquer la vie en embrouillant les cartes.

Je m’explique : les buts de la science sont tout-à-fait louables et ont permis dans nombre de cas d’effectuer beaucoup de progrès. Le fait de prendre des précautions quant à l’objectivité et l’impartialité des expérimentateurs, de reproductibilité des expériences, d’impartialité de ces expériences menées en double insu, de taille significative de l’échantillon,  plus un grand nombre de précautions, représentent des progrès réels. Mais ce dont ne se vantent pas certains partisans à tout crin de la méthode scientifique, c’est qu’on doit aussi à la science un nombre incalculable d’erreurs annoncées pourtant à grand son de trompe comme étant des vérité définitives.

Le nutritionnisme en est certainement une.

Certes, nous désirons tous savoir ce que contient par exemple une simple carotte. Mais le défaut de la cuirasse est qu’il ne suffit pas d’assembler des fibres, du carotène (lequel ?), un colorant (jaune ou rouge ?), du fructose (naturel et non pas du sirop extrait du maïs), quelques vitamines, enzymes et minéraux, pour reconstituer une carotte car de multiples micronutriments qu’elle contient en toutes petites quantités, d’une part échappent à l’analyse et, d’autre part inter-agissent on ne sait pas très bien comment. D’où une première conclusion qu’il est par conséquent impossible de reconstituer une carotte et que le tout est supérieur à la somme des parties.

Mais ce n’est pas tout et vous allez voir que cela se complique (oui, cela se complique et la science aussi pointue soit elle est, aujourd’hui, incapable d’aller plus loin).

Il faut savoir en effet que quand on mange cette carotte (en quelle saison), il est important de savoir si elle est crue ou cuite (quelle cuisson ?), avec quels autres produits (interaction) et dans quel contexte (culture), etc. Comme vous le voyez, il existe tellement de critères qu’il est impossible de les cerner tous.

Á LA RECHERCHE DU PRODUIT MIRACLE

De là provient une énorme erreur exploitée par les commerciaux de tout bord, les bios comme ceux de l’agroalimentaire industriel : la recherche éperdue du produit qui va résoudre tous les problèmes d’un seul coup de baguette magique. J’en cite, en vrac, quelques uns en feuilletant une revue bio : les graines germées, le lait de chèvre, les jus de fruit frais ou de légumes, le poisson (ou ce qu’il en reste), la cuisson à la vapeur douce (ou à basse température), les flocons d’avoine, les tisanes, les produits sans gluten, le cucurma, le gingembre, les antioxydants, le pain d’abeilles, le vinaigre de cidre, l’extrait de pépin de pamplemousses, le nigari, la silice, l’huile de noix de coco, la sève de bouleau, les enzymes, l’aloé véra, le bourgeon de cassis, le charbon végétal, la spiruline et(ainsi que les autres algues), les insectes, la vitamine D… ainsi que mille autre choses qui échappent à ma mémoire du moment.

Quant aux techniques, nous avons (toujours dans le désordre) : le jeûne, la médecine traditionnelle chinoise, l’ayurvéda, l’iridologie, l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie, les huiles essentielles, la naturopathie et, là aussi, de multiples approches, toutes intéressantes.

OÙ EST LA RÉALITÉ PARMI CES ILLUSIONS ?

Il convient malheureusement de se rendre à l’évidence : aucun produit ni aucune technique, d’une part ne peut tout faire à lui tout seul et, d’autre part ne peut convenir à tout le monde, qui p^lus est, n’importe quand.

Autrement dit, il est nécessaire de considérer dans chaque personne, de quoi elle souffre à un moment donné de son existence et rien d’autre. Telle technique qui convient parfaitement pour résoudre tel problème, ne convient pas pour un autre. Il en est de même des produits qui peuvent en outre se combiner et produire des résultats très différents.

La conclusion est que rechercher une même solution pour tout le monde est une utopie et ne sera jamais atteinte.

Par contre, acceptant ce fait, il devient possible de sortir des solutions miracles qu’on essaye de nous vendre à tout prix et qui entraînent toujours des désillusions, pour trouver des solutions relatives qu’on peut adapter à l’évolution de la personne et qui ne seront jamais les mêmes deux fois de suite puisqu’elle s’inscriront dans un progrès.

S’INFORMER

Tout ceci implique une contrainte qu’on croyait envolée mais qui, au contraire, revient en force au galop : s’informer. Puisqu’il faut tout réapprendre en fonction de l’évolution des produits et des modes d’approvisionnement. Heureusement, nous avons de la chance car les moyens modernes de traitement de l’information sont nombreux et très perfectionnés. Très facile d’accès  également : en restant chez soi, avec un simple ordinateur et le courrier, on est pratiquement en relations avec le monde entier.

Livres, newsletters, revues (gratuites qui plus est), vidéos, blogs, mails… : jamais s’informer n’a été aussi facile. Cela prend un certain temps il est vrai mais, d’une part on perd bien plus de temps encore à ne pas savoir et à commettre des erreurs graves, d’autre part c’est de votre vie dont il s’agit,sujet passionnant entre autres ! Et plus, si vous ne trouvez vraiment pas un créneau pour vous informer, faites-vous aider : il existe des personnes qui s’arrangent pour rester au courant de tout ce qui se passe.

MAL MANGER COÛTE CHER

C’est à ce moment-là en général qu’on brandit le super-argument pour résister à tout changement : oui mais ça coûte cher !

Ceci est entièrement faux ! Je m’explique :

Quand on fait un calcul  économique, il est juste de compter à la fois les frais directs ainsi que les frais indirects.

Bon, d’accord : vous aurez payé le kilo de fruits ou de légumes quelques dizaines de centimes de moins au super marché et vous aurez l’impression d’avoir fait des économies. Mais regardons cela de plus près.

Vous aurez en échange obtenu des fruits ou légumes qui auront parcouru des milliers de kilomètres, passé du temps dans des entrepôts, auront été cueillis avant maturité, seront hors saison (les tomates dures et pleines d’eau en provenance du sud de l’Espagne au mois de février : pouah !) et ne contiendront plus aucun des micronutriments utiles à votre santé (même dans ceux étiquetés « bios » où ils seront diminués de façon considérable). Il est en effet de notoriété publique, aujourd’hui, que les fruits et légumes biologiques renferment, par exemple, des anti-oxydants en plus forte quantité (40 % dit-on). Le Professeur Carlo Liefert, de l’Université de Newcastle au Royaume Uni, a même déclaré que manger des légumes bios équivalait à consommer une portion supplémentaire de légumes par jour. De plus, il faut faire la différence entre des produits vivants et des produits morts3. Quant au goût, n’en parlons même pas : c’est le jour et la nuit. Pourquoi tous les grands chefs de cuisine auraient-il pratiquement adopté des produits bios ? Ça aussi c’est terriblement bizarre !

Donc, vous risquez de dépenser en compléments alimentaires cent fois plus que ce que vous auriez payé à l’achat en vous fournissant dans es AMAP sur les petits marchés de quartier, dansles boutiques des producteurs, le plaisir en moins.

Le deuxième point est qu’on ne consomme pas la même chose. D’abord, les quantités sont inférieures (l’industrie agroalimentaire nous pousse à manger trop4) et ensuite on mange moins de produits industriels (qui ont l’air bon marché mais qui, en fait, sont très chers car on paye l’emballage, la marque, la distribution… Faites le calcul !). On mange aussi moins de viande et on ne s’en porte que mieux. J’ai ainsi réduit mon budget nourriture de 30 %. Mais si vous voulez aller plus loin, c’est possible : les graines germées sont ainsi d’un coût dérisoire (et excellentes pour la santé) !

Passons maintenant aux coûts indirects : voyez combien vous coûte une consultation médicale (ainsi que le temps perdu dans les salles d’attente dsmédecins qui ont tous pour règle de faire attendre les patients), les médicaments (ils sont remboursés par l’Assurance Maladie certes mais pas complètement), les arrêts de travail… Et je vous fait grâce des frais d’hôpital car là, on atteint des sommets (et en plus, on mange mal !).

Sans compter toutes les occasions de gagner de l’argent ou de vous faire plaisir à côté desquelles vous passez.

En conclusion, tout bien compris, manger correctement fait faire, contrairement à ce qu’on raconte, des économies.

Finalement, n’accusez personne car c’est à vous de voir si cela vaut la peine de se consacrer à l’essentiel, à savoir soi-même !

 

1 – SOUCCAR (Thierry), Le régime préhistorique, Montpellier, Indigène, 2007.

2 – POLLAN (Michael), Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Vergèze, Thierry Souccar, 2013.

3 – DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Monaco, Romart, 2011.

4 – WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

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STIMULATION

 LE HIC DU CHANGEMENT

Changer, c’est facile : il n’y a qu’à, faut qu’on… Ça, tout le monde le sait mais quand il s’agit de changer, il n’y a plus personne. La question qui vient à l’esprit est : pourquoi, une chose qui paraît aussi simple vue de l’extérieur, devient-elle tellement difficile dés qu’on se trouve concerné ?

Pour comprendre, il suffit de se mettre un instant à la place de la personne. Je veux dire, réellement à sa place et non pas en regardant son problème de l’extérieur.

HOMÉOSTASIE

Ce qui est difficile pour la personne (voire impossible), c’est d’accepter l’idée que nous ne sommes pas une structure fixe, figée d’une manière inamovible dans une position rigide mais, au contraire, un organisme mouvant constamment à la recherche d’un équilibre, un peu comme le cycliste qui ne tient sur sa bicyclette que parce qu’il avance et trouve son apparente immobilité uniquement dans le mouvement, en compensant constamment son déséquilibre.

Je vais prendre un autre exemple pour être bien entendu. Notre corps a besoin de nombreux équilibres afin que nous jouissions d’une bonne santé. Par exemple (entre autres !), de l’équilibre acido-basique. Cet équilibre oscille entre 7,35 et 7,45. En-dessous de 7 et au-dessus de 7,8, c’est la mort1. Bien que, d’une manière générale, notre organisme soit légèrement un peu trop acide (ce qui engendre de nombreuses maladies) nous restons quand même à peu près en équilibre. Nous sommes, comme on dit, en homéostasie.

C’est en quelque sorte comme une balance qui se trouve en équilibre : peu importe de ce qui se trouve sur ses plateaux, les poids s’équivalent des deux côtés.

Nous sommes aussi comme cela : peu importe ce que nous avons fait, nous sommes en équilibre et (inconsciemment la  plupart du temps), nous compensons finement tout déséquilibre par des actions correctives afin de maintenir cette homéostasie.

ENTRE DEUX

Supposons maintenant que vous envisagiez un changement. Vous avez un but, à savoir une situation à laquelle vous aimeriez parvenir. Vous visualisez déjà cette situation et il vous semble que vous seriez bien ainsi.

Oui, mais voilà.

Entre la situation de départ, celle dans laquelle vous êtes actuellement (et où vous vous trouvez en équilibre) et la situation d’arrivée, celle que vous envisagez (dans laquelle vous serez également en équilibre), il existe une situation de déséquilibre qui peut durer plus ou moins longtemps, le temps que le changement se stabilise et que vous retrouviez votre équilibre de départ (homéostasie).

C’est l’idée de ce moment pendant lequel vous serez en déséquilibre que vous appréhendez confusément et qui vous retient avant d’entreprendre un quelconque changement. C’est aussi là que vous risquez d’échouer.

ÉCONOMIQUEMENT PARLANT

Afin de mieux cerner le problème, il peut être utile de traduire cela en termes d’économie d’énergie.

Au point de départ, nous dépensons le minimum d’énergie car, comme nous avons l’habitude, tout dans notre corps se fait en pilotage automatique et nous demande donc le minimum d’effort. Au point d’arrivée, quand nous nous serons stabilisés dans un nouvel équilibre, ce sera pareil.

Entre les deux par contre, le temps que nous acquérions de nouvelles habitudes et que nous puissions accorder de nouveau notre confiance au pilotage automatique, il conviendra que nous soyons vigilants et que nous luttions contre nos anciennes habitudes qui vont se déclencher automatiquement, ainsi qu’elles avaient l’habitude de le faire. Cette vigilance va nous demander un effort, donc une dépense d’énergie supplémentaire, ce à quoi, bien sûr, nous répugnons tous.

Mais, ce n’est pas tout. Comme nous allons de temps en temps, oublier d’être vigilant et de fournir cet effort (retenu, comme par hasard, par nos anciennes habitudes), cela déclenchera immédiatement en nous, une vague de culpabilité, vous savez, du genre : « Zut, j’ai encore oublié, je suis vraiment nul, c’est raté maintenant, tout est à recommencer etc. ». Tout cela rend l’épreuve encore plus pénible et ne nous incite certes pas à entreprendre un changement.

OUI MAIS, PAS TOUJOURS

Pourtant, on a remarqué que tout ne se passait pas toujours comme ça. Dans certains cas, on parvient à changer très facilement, même s’il s’agit de changements importants qu’on n’aurait pas osé envisager quelque temps auparavant. Le cas typique est quand on est amoureux. Pour la personne qu’on vient de rencontrer et qui nous a tourné la tête, on est prêt à faire beaucoup de choses. Mais pas seulement. Cela peut tout simplement être pour faire plaisir à quelqu’un qu’on aime depuis longtemps (et qui nous soutient d’ailleurs par ces encouragements), ou parce qu’on vient de constater qu’on ne rentre plus dans le pantalon de l’an dernier (et cela nous a fait un choc) ou encore  parce que le médecin vient  de nous dire qu’il ne faut plus manger de sel ou, que sais-je encore…

Le principal est que, du coup, cela provoque en nous une stimulation qui va libérer cette quantité d’énergie supplémentaire dont nous avons besoin pour faire face à la situation de changement et franchir le cap.

Vous avez bien compris : il convient qu’il y ait en nous une raison sérieuse motivante et que nous envisagions un plus pour nous ou notre santé, un mieux-être à gagner.

La corollaire inévitable est qu’il vaut beaucoup mieux ne pas envisager de changement quand on se sent mal ou déprimé, qu’on a trop de travail ou encore des soucis. Dans un de ces cas-là, au contraire, il ne faut pas se culpabiliser et « se replier sur des positions préparées l’avance »,  selon l’expression consacrée par les militaires pour dire qu’ils ont échoué. En fait, mieux vaut s’avouer que nous ne sommes pas dans des conditions favorables pour un changement que d’être obligé d’abandonner en cours de route, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir ultérieurement. En d’autres termes, tout simplement, on manque de l’énergie nécessaire et, surtout, de la stimulation.

UN SURCROÎT D’ÉNERGIE

Le changement réussi n’est donc possible qu’à la condition qu’il y ait une stimulation qui engendre une libération d’énergie. Nous le savons tous car nous en avons tous fait l’expérience : le fait n’est plus à démontrer. Ce qui change, par contre, c’est l’origine de la simulation qui sera différente pour chacun. C’est pourquoi, se faire assister par un guide spécialisé est pratiquement toujours indispensable et ce rôle ne peut évidemment pas être assuré par un livre ou une nutritionniste qui repourvue les mêmes recettes à tout le monde.

En matière de nutrition en tous cas, cela explique très clairement pourquoi un même régime pour tout le monde est une énorme absurdité et, pour le moment, seule la nutri-analyse prend ce facteur en compte sous forme d’un accompagnement spécifique et adapté à chaque personne.

Quelle qu’en soit la raison (maigrir, être en meilleure santé, ne plus manger de viande pour une raison éthique, suivre les prescriptions de son médecin… Bien souvent, elle se cumulent), changer son alimentation c’est d’abord, et avant tout, étudier si c’est le bon moment de le faire et de choisir une stratégie adaptée. L’obstacle peut remonter à plusieurs générations et il est parfois nécessaire d’entreprendre une étude particulière2. Ceci est pour dire que, si les produits à mettre dans sa bouche sont très importants, ils ne sont pas seuls à compter, loin de là.

Tout cela étant dit, une chose est encourageante : c’est que, si on s’y prend correctement, tout le monde peut changer !

 

1 – VASEY (Christopher), L’Equilibre acido-basique, Saint Julien en Genevois, Jouvence, 2002.

2 – DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Monaco, Romart, 2011.

 

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Tabagisme et surpoids = même combat

MÊME COMBAT

Un député Américain de New-York1(M. Karim Camara) demande que, sur les boissons, il soit inscrit le même type de message que sur les paquets de cigarette. En effet, et c’est maintenant une certitude maintes fois prouvée par des études scientifiques, le sucre est une drogue et une des causes essentielles du surpoids et de l’obésité. Également par la même occasion la cause (ou pour le moins un facteur aggravant) de nombreuses maladies graves qu’on appelle pudiquement : « maladies de civilisation » que sont le cancer, la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, la sclérose en plaques, le diabète… Source de décès aussi puisque, tous les ans, des centaines de milliers de personnes décèdent des suites de la « malbouffe » qui est en majorité de la nourriture industrielle ou des produits en provenance des restaurants fast food.

Les consommateurs de boissons sucrées courant donc les même dangers que les fumeurs de cigarettes et il a semblé normal à M. Camara de les avertir de la même façon.

PREMIÈRE RÉACTION : LE DÉNI

Face au sucre (et à toutes les turpitudes du secteur agroalimentaire), la première réaction des responsables, est de nier en bloc toute implication. Comme les fabricants de cigarettes qui n’ont pas hésité à aller jusqu’à se parjurer devant le Congrès Américain. Heureusement, leur crime a été découvert et ils ont été condamnés !

Aujourd’hui, prétendre que le tabac n’a aucun rôle dans le cancer du poumon serait en effet le signe de la plus grande ignorance.

MANQUE DE PREUVES

La deuxième ligne de défense, consiste à prétendre qu’il n’existe pas de preuves scientifique quant au lien entre les aliments (si on  peut toutefois appeler cela comme ça !) incriminés et les diverses conséquences délétères constatées. Tous les prétextes sont bons pour disqualifier les études qui apportent les preuve des faits mais, en attendant une réaction justifiée, cela laisse planer un doute… qui,financièrement, profite aux fauteurs de maladies ou d’addiction.

QUESTION DE QUANTITÉ

Du bout des lèvres, quant ils sont acculés le dos au mur, les responsables finissent par reconnaître que, effectivement, quand leur produit est consommé en trop grande quantité, il peut provoquer certains troubles. On remarquera que, selon eux, rien n’est certain et que les légers troubles (on notera l’euphémisme !) ne peuvent provenir que d’une consommation exagérée.

Ainsi, après que le journaliste américain Morgan Spurlock2 eut prouvé incontestablement que manger au McDo provoquait automatiquement non seulement un surpoids ainsi que de très sérieux problèmes de foie, que croyez-vous qu’ait fait la société McDonald ? Eh bien, faisant preuve de la plus extrême perversité, elle a tout simplement projeté le film de Spurlock  devant ses employés en disant que cela pouvait effectivement arriver mais très rarement, quand manifestement on exagérait vraiment trop, mais que cela ne concernait pas leurs clients qui ne se rendaient que rarement dans leurs restaurants parce que la nourriture y était bonne et l’ambiance chaleureuse ! Ce qui, bien entendu, est entièrement faux. En fait, les américains mangent en moyenne trois fois par semaine au fast-food (ce qui veut dire que certains y mangent davantage !) et que si les gens vont dans ce type de restaurants, ce n’est pas pour le plaisir mais parce qu’ils sont pauvres et qu’ils n’ont pas le temps de préparer un repas chez eux.

CONVIVIALITÉ

On sort ensuite le gros argument (qu’on croît infaillible) de la convivialité. « Chez McDo, on s’amuse, il y a des jouets, tout le monde est gentil, on RENCONTRE les copains, c’est super sympa ! ». Et on en profite pour y traîner les parents ou les grand-parents. Ce sont les enfants qui sont prescripteurs et les fast-food ainsi que les marchands de sodas ont réussi une excellente manipulation,.

En effet, en axant leur publicité ainsi que leur présentation sur les goûts des enfants, ça marche !

Autrement dit, si vous voulez être de bons parents ou de bons grand-parents, il vous faut accepter de vous gaver de hamburgers et de frites et donc de mettre à mal votre santé.

Á mon avis, mieux vaut accepter être de mauvais parents ou de mauvais grands-parents que de voir ses enfants ou petit-enfants se faire détruire la santé merveilleuse que la Nature vient juste de leurs donner, par des industriels cupides et sans scrupules.

C’EST Á VOUS CONSOMMATEUR DE FAIRE ATTENTION

Quand aucun des moyens énumérés ci-dessus n’a fait mouche, on sort la grosse artillerie en utilisant un argument éculé qui déclenche à tous les coups la culpabilité chez l’interlocuteur : c’est au consommateur de faire attention !

C’est une chanson qu’on connaît bien et qui consiste à dire : « Vous dites que je vends des produits dangereux mais, finalement, c’est à vous d’en consommer le moins possible (mais un petit peu quand même afin que je fasse de l’argent) ».

La culpabilité, dont nous sommes tous amplement pourvus et qui a été utilisée à satiété par la famille, l’école, la religion (quelle qu’elle soit) et la société d’une manière générale, fait en sorte que la responsabilité change de camp : ce ne serait plus le producteur ou le vendeur responsables mais le consommateur ! On atteint là le summum de la perversité !

Il est alors urgent et primordial de remettre les choses à leur place. Et surtout de ne se sentir en rien coupable ! Donc, si on tente de vous raconter de telles balivernes, vous pouvez, en toute tranquillité, garder le cœur léger : ce n’est pas votre problème et vous n’êtes pour rien dans cette sinistre affaire.

UNE ADDICTION COMME UNE AUTRE

Il en est donc avec le sucre et la nourriture comme avec n’importe quelle drogue (tabac,  cocaïne, morphine, héroïne…) et si nous avons du mal à nous passer d’un morceau de sucre ou de quelques gâteaux, mieux vaut voir un spécialiste de la désintoxication qui saura vous indiquer la MEILLEURE VOIE et vous accompagner le temps que vous redeveniez libre.

Attention, aux dernières nouvelles, on s‘est aperçu que les enfants qu’on qualifiait de « difficiles » étaient la plupart du temps simplement des enfants qui absorbaient trop de sucre (sodas, céréales…). Il suffit alors de remplacer ces produits toxiques par des légumes et des jus de fruit (dans le cas où les enfants auraient perdu le goût de l’eau et la refuseraient) pour que tout rentre dans l’ordre en quinze jours.

Tchin,tchin !

1 – http://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-maladies/le-diabete/sodas-et-boissons-sucrees-sont-ils-les-nouvelles-cigarettes.html

2 – http://fr.wikipedia.org/wiki/Morgan_Spurlock

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TROIS RÈGLES SIMPLES

FACILE DE S’EN SOUVENIR !

Un de mes amis me dit un jour que, dans l’existence, il existait trois règles simples dont il était facile de se souvenir : 1 – boire de l’eau souvent et en quantité suffisante, 2 – se laver fréquemment les mains, 3 - faire tous les jours une petite sieste.

Je mis cela dans un coins de ma tête et y repensais de temps en temps. Et puis, à l’usage et en y réfléchissant un peu plus, je me suis aperçu que ces trois règles étaient vraiment importantes et je les adoptais.

BOIRE RÉGULIÈREMENT UN VERRE D’EAU

C’est le genre de chose simplissime avec laquelle tout le monde est d’accord quant on en parle et dont chacun voit bien l’intérêt mais qu’on oublie régulièrement de faire. D’où l’importance de transformer cette opinion en habitude et, pour cela, de l’inclure dans nos rituels.

J’ai déjà dit de multiples fois combien il était fondamental de s’hydrater abondemment. Certes, cela oblige à passer de temps en temps par la case « toilettes » mais cela aussi est important car ce sont les quelques minutes qui nous permettent de faire retomber toutes les heures le stress. Or on sait combien l’excès de celui-ci est néfaste à notre santé.

Retenez donc ceci : deux litres d’eau par jour au minimum et la moins minéralisée possible. Cela signifie aussi que quant à l’eau du robinet (sauf exceptions), il vaut mieux éviter !

Concrètement, instaurez un rituel dans votre vie  : par exemple, sans même réfléchir ni vous poser de questions, chaque fois que la grande aiguille passe sur le 12, buvez un verre d’eau !

SE LAVER FRÉQUEMMENT LES MAINS

On en a fait scientifiquement l’expérience : nos mains servent de vecteur à de nombreux germes.

Songez au nombre de fois où vous saisissez une poignée, une rampe, un billet, des pièces de monnaie… Tous ces objets qui servent à tout le monde recueillent aussi tous les germes de chacun même s’il s’est lavé les mains en sortant des toilettes (ce qui est d’ailleurs loin de constituer un cas général).

Lors d’une épidémie de grippe, par exemple, on parvient à suivre le virus « à la trace » et on a remarqué que dans les pays ou le salut entre personnes ne se faisait pas par une poignée de mains et qu’il était remplacé par une simple inclinaison du buste par exemple, les épidémies se propageaient beaucoup moins vite.

Une bonne solution consiste donc à se laver fréquemment les mains. Il ne suffit pas en vérité de se les passer vaguement sous le robinet mais de prendre un peu de temps et d’utiliser du savon ou un antiseptique.

Il est à remarquer que, même dans les hôpitaux, où pourtant le personnel devrait être alerté par la fréquence et la gravité des maladies nosocomiales, cette règle de base de l’hygiène n’est pas toujours respectée. Et quand on se permet d’en faire l’observation, on nous répond qu’on n’a pas le temps. C’est bien beau de penser à la rentabilité des hôpitaux et des cliniques mais que fait-on de la vie des malades qui sont infectés et qui en meurent ? Ça compte pour du beurre ?

En attendant, ne serait-ce que par pure mesure de protection et égoïsme personnel, lavez-vous donc les mains régulièrement !

FAIRE UNE PETITE SIESTE DANS LA JOURNÉE

L’aurait-on oublié : la digestion est une opération qui demande à l’organisme de fournir de l’énergie. Il est donc normal de de sentir un peu fatigué après un repas et il est conseillé de se reposer. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a inventé la sieste, d’autant plus nécessaire qu’on va vers le sud puisque la fatigue est amplifiée par les heures les plus chaudes de la journée. La climatisation, relativement récente, diminue un peu le phénomène mais les villages du midi semblaient autrefois  morts l’été en début d’après-midi.

On s’est bien rendu compte également dans certaines entreprises qu’il était plus efficace de couper la journée par un repos qui permettait d’instituer une trêve et de reprendre sa respiration. Le personnel est ainsi encouragé à faire une petite sieste et, parfois même, de profiter de massages assis pratiqués par des spécialistes. Cela évite d’avoir du personnel somnolent ou agressif pendant la moitié de la journée. Si des entreprises, qui ne sont pas des associations philanthropiques et qui ne sont pas réputées attacher des saucisses à la queue des chiens, se sont converties à cette pratique, on peut leur faire confiance : c’est bien qu’elles y trouvent un intérêt !

Pensez non seulement à vous mais aussi à ceux qui vous entourent : soignez votre forme et votre humeur ! Une petite sieste est bénéfique à tout le monde !

C’est donc une pratique que l’on peut avoir sans aucune culpabilité et il ne faut pas hésiter  à insister pour que les gens autour de vous en fassent autant !

QUEL RAPPORT AVEC LA NUTRITION ?

Manger est l’affaire de tout un contexte dont le « boire » fait partie avec évidence mais on parle malheureusement souvent davantage des aliments solides que des aliment liquides, l’eau en l’occurrence.

Faire la sieste concerne la digestion, donc également l’alimentation car il ne suffit pas de savoir quels aliments mettre dans sa bouche, il convient aussi se préoccuper de ce que devient notre corps après.

Quant à se laver souvent les mains, c’est une simple mesure d’hygiène qui permet que notre bouche ne serve pas de porte d’entrée à de nombreux germes.

Alors gravez-vous simplement ces trois règles simples dans la tête !

 

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ON FAIT QUOI ?

TOUS LES RÉGIMES SE VALENT

On apprend, d’après une étude parue dans le « Journal of the American Medical Association », que tous les régimes célèbres seraient également efficaces pour perdre du poids. C’est-à-dire en fait, pour ne pas en perdre puisque on sait que le taux de succès des régimes alimentaires tourne autour de 5 %.

C’est précisément ce que je me tue à répéter depuis des décennies. Il suffit d’ailleurs de se rendre sur le site http://nutri-analyse.com et de lire mon étude : « POURQUOI LES RÉGIMES POUR MAIGRIR N’ONT JAMAIS MARCHÉ ET NE MARCHERONT JAMAIS » pour avoir la preuve de ce que j’avance. En fait, ce n’est d’ailleurs même pas la peine d’avoir les résultats d’une savante étude pour se rendre compte que les régimes marketing sont des escroqueries pures et simples. Ce n’est pas pour dire du mal de ces études qui sont souvent fort utiles mais pour affirmer qu’avec un peu d’observation et de réflexion, on parvient souvent au même résultat. Et je prends comme exemple celui de Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN qui, au début du XIXème siècle, connaissait déjà parfaitement quels étaient les aliments qui font grossir1.

ON VEUT SAVOIR QUOI ?

Ce qui est intéressant, c’est de se poser la bonne question, ce qu’on oublie de faire et c’est la raison pour laquelle on n’obtient jamais de réponse satisfaisante. Quelle est donc la bonne question ? En vérité, il y en a plusieurs. Allons-y :

1 – Les femmes veulent-elles maigrir ? Il paraît, selon de sérieuses études, que 70 % des femmes le souhaitent. Il faut dire qu’avec le modèle dominant diffusé par les magazines féminins et les photos retouchées, il existe une pression énorme. Au point même que certaines femmes, qui n’ont pourtant pas besoin de maigrir, se font souffrir avec des régimes invraisemblables et farfelus qui ne leur servent strictement à rien ;

2 – est-ce que le mode d’alimentation moderne convient bien aux hommes ? Non, non, et non, la réalité nous en apporte la preuve ! En effet, d’une part on voit bien que le surpoids et l’obésité touchent 60 % des Américains et se répandent à travers le monde d’une manière qui inquiète tous les spécialistes (par exemple 60 % des Chinois sont aujourd’hui devenus obèses !) et que d’autre part une portion importante de l’humanité n’a pas suffisamment de quoi se nourrir ;

3 – est-ce que les aliments que nous mangeons correspondent bien à nos besoins ? Là aussi, trois fois non ! Notre organisme n’est pas fait pour manger des produits laitiers, du sucre, du sel, des céréales et encore moins de l’aspartame du glutamate ou autre ignominie… C’est comme si vous mettiez dans le réservoir de votre voiture un peu l’essence de térébenthine, un peu d’éther, un peu d’huile de friture ou de white spirit, de kérosène… Certes, touts ces produits son inflammables mais je doute fort que votre moteur apprécie !

4 – l’agro-alimentaire nous fabrique-t-il de bons aliments ? Là, on atteint la catastrophe ! Certes, on a fait quelques progrès dans l’hygiène puisque les produits mis en vente sont plutôt propres (encore que !). Mais quant à leur composition, cela va de mal en pis. Cela commence par les produits toxiques utilisés dans l’agriculture moderne (engrais chimiques, pesticides…), cela continue avec les modes de cuisson (friture…) et les conservateurs et autres additifs (colorants, agents de texture, ) ;

5 – et la viande ? La première évidence, est qu’on en mange trois fois trop : cela ne sert à rien et encrasse notre organisme. La deuxième évidence est que l’élevage intensif est particulièrement sadique2. La troisième évidence est que si tous les habitants de la Terre voulaient manger autant de viande que les Américains, il nous faudrait 5 planètes. La quatrième évidence est que nous passons à côté de sources importantes de protéines abondantes et bon marché comme les algues ou les insectes… ;

6 – la santé humaine s’améliore-t-elle ? Hélas non : c’est un fiasco complet. Au contraire, on constate la progression inquiétante de nombreuses maladies comme le cancer, la maladie d’Alzheimer, celle de Parkinson, les cardiopathies, la sclérose en plaques… Autrement dit, comme ces maladies, contrairement à ce qu’on dit, ne sont pas dues à l’allongement de la durée de la vie, ce qu’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre : on vit plus vieux mais on se trouve de plus en plus médicalisé et de plus en plus tôt ;

7 – est-ce économiquement supportable : toujours non ! Nous n’aurons bientôt plus les moyens de boucler notre budget nutrition à la fin du mois à moins de nous rabattre sur la punk food dont on connaît les effets. En tous cas, il est une certitude absolue : on ne peut déjà plus nourrir correctement la population mondiale et on le pourra de moins en moins. Par exemple, nous cultivons tant et plus des céréales pour nourrir du bétail et on perd de la surface utilisable pour des cultures vivrières et de l’eau qui elle commence à manquer.

Conclusion générale : faillite totale. Conséquence : il faut changer d’urgence car l’entêtement est un signe de folie. C’est ce que martèlent tous les économistes du monde entier quelle que soit leur obédience, de droite ou de gauche. Et cela n’attendra pas vos petits-enfants : c’est tout de suite qu’il faut agir !

NI RECULER, NI AVANCER

Tout se passe comme si nous nous trouvions dans cette position inconfortable dans laquelle, mourant de peur devant la catastrophe qu’on voit bien venir, on ne pouvait ni avancer ni reculer.

Certes, le Paléolithique est loin et ne reviendra plus jamais. D’un autre côté, nous sommes psychologiquement enfermés dans nos habitudes et drogués au sucre, au sel et à la graisse (ne riez pas : des chercheurs ont montré que le mélange rendait aussi dépendant que de la morphine). Alors quoi ? On assiste sans rien faire à notre fin ?

SORTIE SIOUPLAÎT ?

Oui, le changement est difficile sur le plan psychologique mais aucune situation n’est désespérée non plus.

Nous pouvons en fait commencer par n’importe quel but en choisissant de préférence celui qui nous conviendra le mieux.

Ensuite, sur ce blog, vous trouverez toutes les semaines les dernières informations sur ce qu’il est possible d’entreprendre. À vous de suivre ! Accrochez-vous fermement au fil rouge, le vôtre (qui n’est pas le même que celui de votre voisin) et suivez-le : vous verrez, dans quelque temps, d’une part vous vous porterez beaucoup mieux et, d’autre part vous ne vous reconnaîtrez plus car vous aurez déjà changé. En plus, vous apercevrez la lueur de la sortie !

N’écoutez donc pas les pisse-vinaigre : l’avenir est à nous ! Il suffit de sortir de l’ornière.

Haut les cœurs !

 

1 - BRILLAT-SAVARIN (Jean-Anthelme), Physiologie du goût, Paris, Champs Classique, 2009.

2 - REYMOND (William), Toxic, J’AI LU, Paris, 2007.

 

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YES, YOU CAN !

 UN ARGUMENT MASSUE

Quand je commence à aborder le sujet de la nutrition, il m’est souvent opposé très rapidement un argument majeur du type : « Oui c’est très intéressant ce que vous dites mais, c’est plus fort que moi, moi je ne peux rien faire ! ».

Il s’agit en fait tout simplement d’une fin de non recevoir qui m’indique que ce n’est pas la peine d’essayer d’aller plus loin. Cela se décline en : « J’ai besoin de mon bol de lait » ou « Il me faut absolument mes tartines de pain le matin » ou encore « Nous avons un petit apiculteur dans la région qui fait un miel excellent » et même « C’est tout de même normal de boire du vin ! » etc. Quand bien même il ne s’agirait que de suspendre pendant un temps relativement court (celui de perdre ses kilos superflus) l’ingestion de certains aliments bien connus pour faire grossir, cela semble être une épreuve insurmontable.

Cela ressemble terriblement à : « Je ne peux pas m’arrêter de fumer ! ». Autrement dit, cela donne la forte impression qu’il s’agit d’une addiction.

 

DROGUÉ MOI ?

Bien sûr, tout cela est faux et archi faux. Même s’arrêter de fumer (ou d’user de la plupart des drogues) n’est pas aussi difficile qu’on veut bien le dire mais les marchands de tabac et les dealers ont tout intérêt à ce qu’on soit dépendant de sa clope et qu’on ne s’arrête jamais de consommer ces produits toxiques (ils ajoutent d’ailleurs au tabac des additifs qui ont uniquement pour but de vous enchaîner et ont été pris la main dans le sac à se parjurer devant le Congrès Américain). Sauf que des scientifiques ont analysé la situation et prouvé que la dépendance physiologique à de nombreuses drogues ne durait pas plus de 48 heures. Reste que pour le besoin engendré par le manque, , il existe des tonnes de calmants de toutes sortes (y compris des produits homéopathiques) dont on peut user pendant quelques jours (et, bien souvent, cela suffit) sans compter de nombreuses techniques (j’en parle en connaissance de cause puisque, encouragé par l’Etat Français qui était producteur de drogue, j’ai été un fumeur). Il ne faut pas oublier l’accompagnement psychologique des spécialistes qui est très efficace.

Alors, qu’en est-il pour la nutrition ?

LE PLUS DIFFICILE N’EST PAS LÁ OÙ ON PENSE

En fait, on sait très bien aujourd’hui quels sont les aliments néfastes généralement à la santé ainsi que ceux dont il vaudrait mieux se dispenser pendant un certain temps pour retrouver sa forme ainsi que ses formes. Donc, il suffirait de ne pas les manger ! Mais le vrai problème est qu’on ne parvient pas à s’en abstenir et la question la plus importante réside plutôt dans le fait d’accepter de modifier ses habitudes, de changer quelque chose à son mode de vie, ne serait-ce que pendant un temps limité. Comme, inconsciemment, on s’y oppose, on commence par dire qu’on y arrivera pas. Comment voulez-vous alors que cela soit possible ?

COACHING : LA MEILLEURE SOLUTION CONNUE

Comme le cas de chacun est différent, il faut rechercher là où se trouve l’obstacle. L’aide d’un coach expérimenté est alors souvent la meilleure solution qui fait gagner beaucoup de temps et permet d’atteindre le but visé.

Mais trop souvent, hélas, elle n’est pas possible car le principal intéressé résiste. Tous les prétextes y passent, du genre : « Je n’ai pas le temps » (alors qu’en fait il en trouve pour se consacrer à bien d’autres choses), « Cela coûte trop cher » (mais, dans le même temps il va s’acheter une voiture qui coûte cent fois plus cher !), « Ça ne sert à rien » (dit-il mais il achète des méthodes « miracles » qui, on le sait bien, ne donnent aucun résultat), etc.

Curieusement, s’il se trouve hospitalisé en urgence parce qu’il lui est arrivé un gros pépin et qu’il passe quelques nuits sans dormir dans le service des soins intensifs, allongé sur un lit avec deux perfs dans chaque bras, ces changements qui, semblaient auparavant tout-à-fait impossibles à réaliser, deviennent brusquement miraculeusement envisageables.

Est-ce que j’écris cela pour vous faire peur ou vous culpabiliser ?

Sûrement pas : le panneau qui indique un virage n’est pas là pour vous inquiéter mais pour vous avertir d’un danger.

Pour moi, il s’agit tout simplement de montrer que tout ceci renforce mon hypothèse précédente, à savoir qu’il existe dans l’inconscient de la personne quelque chose qui paralyse tout changement et l’accès à un autre mode de vie. Car en fait, on vit très bien, et même beaucoup mieux, sans drogue et en se nourrissant correctement.

Si le gluten contient de la gliadine qui est est un poison violent, si les céréales se transforment en glucose au cours de la digestion et font grossir aussi sûrement que le fait  le sucre blanc pur, si les produits laitiers (mis à part le fromage) ne peuvent généralement pas être digérés à cause de leur  forte teneur en lactose qui, après l’âge de sept ans environ, ne peut être digéré par la plupart d’entre nous car nous ne produisons plus de l’enzyme lactase, qu’y puis-je ? Dois-je pour autant me taire pour ne pas être soupçonné de culpabiliser qui que ce soit, ou au contraire (comme je le fais actuellement) en informer mes contemporains afin de leur éviter les pires ennuis ?

Á moins qu’il faille attendre d’en être arrivés aux pires extrémités pour commencer à faire ce qu’on aurait dû entreprendre depuis longtemps !

Je ne vous souhaite pas bien sûr d’en arriver là mais je vous rappelle simplement que l’assurance ne paraît chère qu’avant l’accident et qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Hippocrate, voila environ 2500 ans, disait donc déjà juste quand il proclamait : « que ton aliment soit ta médecine ».

 

OUI, VOUS POUVEZ !

La première chose à faire est d’inverser l’ordre facteurs et, au lieu de commencer par dire que vous ne pouvez pas changer, de vous persuader du contraire et de le clamer bien fort autour de vous afin de vous engager dans la réalité : « Oui, changer n’est pas si difficile que ça ! ».

Voici d’ailleurs quelques citations que vous pouvez méditer et qui vont vous aider :

« La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d’échapper aux idées anciennes… » John Maynard Keynes

«  Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Mark Twain

« Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n’ont jamais avancé d’un seul pas » Bakounine.

« On ferait beaucoup plus de choses si l’on en croyait moins d’impossibles »   Condorcet

« Les gens suffisamment dingues pour croire qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui y parviennent » Steve Jobs

« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté » Winston Churchill

CELA NE TIENT QUÀ VOUS

Voila, vous avez compris ! Le principal obstacle au changement, c’est vous ! Vous pouvez en effet changer comme vous voulez et quand vous voulez : personne ne saura jamais vous en empêcher !

 

 

OUI, VOUS POUVEZ !

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste©

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TOUS LES MÊMES !

JE CROYAIS POURTANT…
avoir tout entendu en matière de bêtises mais je dois dire que celle qui est parvenue à mes oreilles cette semaine m’a laissé pantois. Voici ce que des personnes dignes de foi m’ont rapporté : c’est l’histoire d’un homme d’une quarantaine d’années qui était trop gros, ce qui, compte tenu de l’épidémie d’obésité que nous déplorons aujourd’hui dans le monde, est assez banal. Chez lui quand même, cela commençait à faire beaucoup car il était parvenu à peser 129 kg. Son médecin, auquel il avait demandé conseil, ne trouva rien de mieux que de lui prescrire de se faire rétrécir l’estomac afin d’être incité à moins manger (ce qui supposait, bien évidemment, une opération chirurgicale). Ce à quoi, en désespoir de cause, il se résolut mais ce qui lui provoqua les plus vives douleurs.UN COUP D’ÉPÉE DANS L’EAUQuand on apprend qu’une telle mutilation a pu avoir lieu sur avais médical et a été pratiquée par des médecins, on est évidemment suffoqué car on voit immédiatement que, d’une part c’est un aveu d’impuissance et, d’autre part  cela ne sert strictement à rien et ceci pour deux raisons.

La première est que, ce faisant, on ne s’est nullement attaqué aux causes du problème qu’on ne connaît toujours pas et auxquelles on n’a en aucun cas remédié. Hippocrate doit se retourner dans sa tombe ! Toujours est-il que d’après le principe moult fois éprouvé selon lequel les mêmes causes produisent les mêmes effets, ce brave homme va, tôt ou tard, recommencer à manger trop.

La deuxième est que l’estomac a pour habitude de se dilater (ou de se rétracter) en fonction de la quantité de nourriture ingérée. Il y a donc fort à parier que dans dix ans on se retrouvera in statu quo ante. Autrement dit : retour à la case départ en ayant tout perdu.

CINQ ANS DE PRISON

Une telle imbécillité qui, par dessus le marché sera, soyons en sûrs, justifiée par des arguties scientifiques, prouve simplement que ses auteurs sont nuls et archi nuls aussi bien en nutrition qu’en psychanalyse. J’ai constaté ce fait un trop grand nombre de fois pour en être vraiment étonné mais cette fois-ci, cela dépasse les bornes ! Á mon avis, la sanction immédiate devrait être d’interdire aux médecins responsables, d’exercer la médecine définitivement et de les condamner, en plus, à une peine de prison d’une durée minimum de cinq ans, temps de réflexion minimum nécessaire pour que les intéressés prennent conscience de l’étendue de leur bêtise.

CONDAMNATION D’UNE PROFESSION ?

Certainement pas mais cela nous rappelle simplement une réalité que nous ne voulons pas voir.

Un jour, un de mes élèves à l’École Polytechnique, me confia en a parte :  « Vous savez, il y a la même proportion d’imbéciles à la sortie de l’École Polytechnique qu’à la sortie de l’école maternelle ! ». Il utilisa en fait un mot plus grossier mais l’idée restait la même.

J’étais jeune et je trouvais cette remarque un peu sévère mais je me mis à observer le monde dans lequel je vivais d’un œil différent et cette observation m’apparut profondément juste. Maintenant, je suis tout à fait persuadé qu’elle correspond exactement à la réalité et s’applique à toutes les populations du monde entier et ceci quel que soit le corps de métier des intéressés. Il existe, hélas, des plombiers qui inondent votre salle de bain, des dentistes qui s’y prennent à trois fois pour réaliser une obturation et échouent en fin de compte à réaliser une tâche correcte, des mécaniciens auto qui oublient de vous remettre du liquide de freins dans le réservoir adéquat, des notaires qui ne se souviennent plus soudainement du B.A. BA des procédures juridiques et même des présidents d’un pays qui prennent des décisions qui font souffrir les citoyens au lieu d’améliorer leur sort. Il ne faut pas confondre en effet la mémoire, qui permet de stocker de grandes quantités d’informations et de passer avec succès des examens (et vous ouvre du même coup les portes de la Faculté de médecine ou de l’ENA), avec l’intelligence, ni une capacité particulière à faire décoller et atterrir un avion de ligne de plus de cent tonnes, avec la possibilité de comprendre ce que vous dit votre concierge.

On peut donc répartir n’importe quelle population selon la courbe de Gauss bien connue : 20 % qui vont du très mauvais à l’indécrottable, 60 % qui s’étalent de l’acceptable au bon et 20 % qui vont du très bon au génial. En cela, les médecins ne sont pas épargnés. Le tout est de fuir les 20 % du bas de la courbe, de slalomer pour ne pas avoir affaire aux 60 % du-dessus et de ne traiter qu’avec les 20 % de la catégorie supérieurs. Cela semble difficile mais, une fois qu’on sait que c’est comme ça et qu’on l’a admis une bonne fois pour toutes, cela devient plus aisé !

Cela implique (entre autres !) que qu’être médecin consiste à exercer une profession comme une autre et que le vieil argument : « Moi, Monsieur, j’ai fait sept ans d’études » est usé jusqu’à la corde. En effet aujourd’hui, dans de très nombreux cas, il faut bien davantage de temps. Quant au triste Ordre des médecins, il est tout simplement, comme tous les Ordres, une insulte à la démocratie car institué par le sinistre gouvernement de Vichy.

N’ACCEPTEZ JAMAIS

En conclusion, en ce qui concerne la nutrition, selon moi (et bien d’autres !) aucune intervention chirurgicale ne se justifiera jamais. Quant aux médicaments si, pour quelque raison que ce soit, on vous prescrivait un produit quelconque, renseignez-vous et réfléchissez à deux fois avant de l’ingurgiter.

Que cela ne vous gâche pas votre journée !

 

 

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Pesez-vous tous les jours !

FAUX PROBLÈME

Des spécialises de l’amaigrissement devant les réactions hystériques (ou quasiment telles !) de certaines de leurs clientes à la vue d’un pèse-personne, ont pensé que pour résoudre le problème, il suffisait tout simplement de leur conseiller de ne pas se peser tous les jours, en tous cas le moins souvent possible.

Cela semble être une réaction de simple bon sens et on applaudit spontanément à un tel conseil.

Sauf qu’il constitue une grosse erreur.

En effet, il faut se méfier du bon sens qui, a priori, semble évident mais ne l’est pas toujours. Bien au contraire ! Il existe par exemple des effets d’optique qui défient ce fameux bon sens et auxquels tout le monde se laisse prendre. De la même manière, on trouve des apparences (et j’en connais plus qu’on ne croit !) qui sont diablement trompeuses.

 

C’EST LA FAUTE DU COMPTEUR

Si, par exemple, je vous dis que pour ne pas commettre d’excès de vitesse, il suffit de ne pas regarder le compteur, vous allez me rire au nez. Pourtant, c’est la même chose.

Cet argument qui, au début, semblait sage, apparaît maintenant dans toute sa naïveté.

Le vrai problème n’est donc pas le pèse-personne ou le compteur de vitesse qui ne sont que des instruments mais qui ne peuvent être utiles qu’à la condition qu’on les consulte.

ALORS ON FAIT QUOI ?

C’est ce que pensaient des chercheurs de l’université de Birmingham. Pour en avoir la preuve formelle, ils ont pris un groupe de personnes qui avaient perdu du poids et l’ont divisé en deux. Une moitié s’est vue remettre un pèse-personne avec pour mission de s’en servir une fois par semaine, l’autre moitié ne recevait aucune consigne particulière.

Au bout de douze mois, les personnes des deux groupes avaient toutes repris du poids mais celles qui se pesaient en avaient repris moins que celles qui ne le faisaient pas.

Rien d’étonnant à cela (mais c’est bien de disposer d’une étude scientifique qui le prouve d’une manière incontestable car quand je le dis, on ne a des doutes. Sacré bon sens !).

L’auteure de l’étude veut maintenant savoir ce qui peut se passer avec des gens qui se pèsent tous les jours et compte entreprendre une étude qui va dans ce sens. Pour ma part, j’imagine déjà quel en sera le résultat. Pourquoi ? Nous allons le voir.

L’INSTRUMENT HORS DE CAUSE

Un pèse-personne ne peut effectivement pas faire grossir ou maigrir, pas plus qu’un compteur de vitesse ne peut appuyer sur l’accélérateur car ce ne sont que des machines sans âme. Mais il est plus facile de dire que c’est de la faute du pèse-personne ou du compteur de vitesse que de soi-même. De la même manière qu’on donne un coup de pied dans une voiture qui refuse de démarrer pour exprimer son désappointement. En fait, on cherche à se décharger d’une émotion qu’on a des difficultés à assumer soi-même, comme si nous avions commis une faute particulière que nous ne voulions pas supporter. Cette notion de faute est essentielle car, depuis notre enfance, nous avons été surchargés par ce sentiment d’une manière complètement illégitime : la culpabilité.

LA CULPABILITÉ MISE À TOUTES LES SAUCES

C’est d’ailleurs de quelque chose dont on use et abuse un peu trop dans notre civilisation.

Que ce soit en famille, au cours de l’éducation ou dans la vie sociale, en politique, dans le travail, dans les magasins…, bref partout, on se sert de la culpabilité pour nous faire agir (ou, au contraire nous en empêcher). Et on observe un glissement subtil et insensible de « responsable » à « coupable »1. Il est confortable bien sûr de parvenir à faire croire que tout est de la faute des autres ou de les pousser à acheter encore davantage afin de se mettre l’argent dans la poche.

Sauf que c’est une grave erreur qui pourrait bien un jour se retourner contre leurs auteurs..

Car on ne dira jamais assez combien ce comportement abusif peut engendrer de dégâts et provoquer parfois des réactions désespérées et brutales. D’abord parce qu’il nous laisse entendre que c’est nous qui aurions commis quelque action condamnable. Cela entame directement l’estime que nous avons de nous-même qui, hélas, n’est déjà souvent en général, pas suffisamment forte. Ensuite, cela nous pousse à contenir et à cacher. Faire ce que nous avons fait n’est vraiment pas très joli  croît-on et il n’y a franchement pas de quoi s’en vanter : voilà ce que cela sous-entend.

Pour combattre cette culpabilisation abusive, il existe trois solutions dont on peut user conjointement :

1 – théoriser pour bien comprendre. Il est important que la distinction entre « responsable » et « coupable » soit bien claire afin que nous n’ayons aucune hésitation;

2 – Dire tout fort ce qu’on voudrait bien nous faire taire pour bien montrer à tout notre entourage que nos n’avons pas honte ;

3 – nous convaincre d’abord nous-même que nous ne sommes pas coupables. Et d’abord de quoi le serions-nous ?

TOUS DES GOINFRES…

Nous aurions, par exemple, commis le péché de gourmandise (ou de gloutonnerie ce qui n’est pas mieux).

Oui mais que font la société et les spécialistes de l’agroalimentaire si ce n’est le maximum, du matin au soir, pour nous inciter à manger davantage et ceci contre notre gré ? Vous avez encore quelques doutes ? Alors lisez le livre du Pr Wandsink qui nous révèle le dessous des cartes, ce qui pourrait être amusant si le sujet n’était pas aussi triste.

PESEZ-VOUS TOUS LES JOURS

Donc, selon moi (et je crois que la conclusion de la nouvelle étude ne me donnera pas tort), il est très intéressant de se peser tous les jours (et si vous avez des problèmes avec le pèse-personne, voyez votre psychanalyste – ou votre nutri-analyste -, ça ira plus vite). Et ceci pour plusieurs raisons.

La première est que sans point de repère, on ne sait pas où on est ni où on va et, outre le fait que ce n’est pas pratique, c’est toujours angoissant de naviguer dans le brouillard. La deuxième est qu’il n’est pas suffisant de prendre conscience des variations mais qu’il faut en plus les mesurer. Dans quel sens va-t-on et de combien est-ce que je m’écarte de ma fourchette de poids d’équilibre ? OK, aujourd’hui j’ai mangé des frittes et des gâteaux. Et en plus, j’ai bu du vin. Mais j’ai fait la fête avec des amis et on a bien ri ! Je monte sur la balance et je vois que j’ai grossi d’un kilo. Et alors, ce n’est pas grave : aujourd’hui je vais manger des poireaux ! On peu donc immédiatement rectifier le tir sans attendre un mois de plus que la situation s’aggrave.

Mais il y a une autre raison de se peser tous les jours. En effet, je n’ai pas besoin de noter ce que j’ai mangé : je l’ai en tête ! Donc je sais tout de suite quels sont les aliments qui me font grossir ou maigrir. Et croyez-moi, c’est bien plus efficace que tout ce qu’on pourrait me dire car c’est moi qui fais le constat et qui tire les conclusions.

Dernière constatation : un poids fixe n’existe pas mais il y a une fourchette à l’intérieur de laquelle on se trouve bien. Donc, à quelques kilos près, ce n’est pas la peine de déclencher l’alerte rouge. Nous avons pris quelques kilos, eh bien, nous allons les perdre tout tranquillement. D’ailleurs, ce ne sera pas la première fois !

ALLER PLUS LOIN

Pendant que j’y suis et sans pour autant que devenir un obsessionnel, on peux inscrire ce poids sur une feuille de calcul. Cela ne me prend que quelques secondes et l’ordinateur nous calculera tout seul la moyenne mensuelle et nous tracera la courbe mensuelle et nous pourrons même enregistrer tous les mois, sur une courbe spéciale, les moyennes mensuelles ce qui nous permettront d’avoir une vision d’ensemble et de visualiser notre évolution sur plusieurs années. Quel encouragement !

Alors, on se pèse ?

1 - THALMANN (Yves-Alexandre), Au diable la culpabilité ! Cessez de vous culpabiliser et retrouvez votre liberté intérieure, Saint Julien en Genevois, Jouvence, 2005.

2 - WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

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La fin d’une dictature

FONDAMENTAL, QU’ILS DISAIENT !

Nous l’avons tous entendu des milliards de fois : « Le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée : il ne faut surtout pas le rater ! ». Cela a tellement été répété avec aplomb, pseudo démonstrations scientifiques à l’appui, que j’ai fini moi-même par y croire et à l’écrire en toutes lettres. J’ai même un jour rencontré un médecin qui m’a soutenu mordicus que tous les matins nous étions en hypoglycémie et qu’il fallait absolument manger copieusement. Ce n’est que plus tard que j’ai eu la confirmation du fait que les médecins n’y connaissaient rien du tout en matière d’alimentation, à l’exception toutefois des 6 % d’entre eux (oui, 6 % seulement, vous avez bien lu) qui avaient suivi des études complémentaires car, pendant les études de médecine, on ne parlait jamais de nutrition. Encore faut-il ajouter que ces études complémentaires sont on ne peut plus classiques et que, généralement, les médecins ne sont pas des foudres de guerre en matière d’innovation (notamment, on n’y fait très peu mention des facteurs psychologiques et encore moins des explications possibles au niveau transgénérationnel ou psychanalytique).

Mais, un jour, je me suis mis à réfléchir (ce que les gourous n’aiment pas du tout) et à chercher des preuves de cette affirmation péremptoire (ce qu’ils détestent également !).

Or (restez assis !), il n’existe aucune preuve scientifique, à ma connaissance, que le petit-déjeuner soit bénéfique et encore moins qu’il soit indispensable. Rien que des affirmations d’autant plus intempestives qu’elles ne reposent sur rien !

C’est à ce moment que je suis tombé sur le livre de Bernard Clavière1 (mais pour un chercheur, le hasard n’existe pas !) et que j’ai eu confirmation de toutes mes intuitions. Ce dernier, en effet, se passe de petit-déjeuner depuis des dizaines d’années et ne fait qu’un repas par jour, le soir avant d’aller se coucher, et ce malgré une existence très active (joueur de tennis, pilote d’avion, marcheur…).

 

UN ESSAI CONCLUANT

Je décidais donc d’essayer sur moi-même (comme d’habitude) car je suis plutôt du genre Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois !

Donc, moi qui le matin avait mangé de tout (œuf bacon bien sûr, céréales, choucroute – ce qui horrifiait mon entourage mais se trouve être délicieux ! – crêpes de sarrasin, thé vert évidemment, etc), j’arrêtai tout d’un seul coup (ce que je ne conseille de faire à personne : mieux vaut opérer une transition progressive) et, à part boire de l’eau, je ne pris plus rien jusqu’à 12 h, 13 h, 14 h ou davantage. Et là, grosse surprise, non seulement je ne souffris jamais de la faim mais je me sentais dans une forme éblouissante à tel point, qu’il m’arrivât de jeûner spontanément jusqu’au soir et même jusqu’au lendemain !

 

LA PREUVE EST FAITE

La validation dont j’avais besoin était donc faite : non seulement Bernard Clavière expliquait très clairement pourquoi le petit-déjeuner, à l’opposé de ce qu’on nous raconte depuis plus d’un demi-siècle, est le plus mauvais repas de la journée mais, en en faisant l’expérience pendant un temps assez long (cela fait maintenant plusieurs années que j’ai adopté cette manière de me nourrir), non seulement je ne souffre d’aucun inconvénient mais j’en retire de nombreux avantages, le premier étant de me sentir parfaitement bien et très dynamique pendant toute le matinée.

Or voilà que, justement, des chercheurs de l’université d’Alabama, sans doute irrités, comme j’ai pu l’être, par ce dogme qui ne repose bien sûr sur rien (comme la plupart des dogmes du reste !) ont décidé d’en avoir le cœur net et de poursuivre une expérience scientifique dans des conditions incontestables.

Ils ont donc réparti 300 volontaires cherchant à perdre du poids, en deux groupes, l’un prenant un petit-déjeuner selon leur goût, l’autre sautant allègrement ce repas dit « indispensable ».

Quatre mois plus tard, d’une part personne n’avait perdu de poids mais, d’autre part on ne constatait strictement aucune différence entre les deux groupes. La prise ou non du petit-déjeuner n’avait donc aucune incidence d’aucune sorte.

 

ON AURAIT DÛ Y PENSER PLUS TÔT !

C’est toujours ce qu’on se dit à propos d’un dogme lorsqu’on a découvert le pot aux roses. Je prie donc mes lecteurs de bien vouloir m’en excuser de ne l’avoir pas fait et de m’être laissé embobiner : encore un effet de la perversité !

Donc, ne manger le matin que si on a faim (ce qui finalement est assez rare), est un comportement parfaitement logique et voici pourquoi.

La digestion est une opération qui consomme pas mal d’énergie, tous les spécialistes le savent, et l’énergie qu’elle absorbe alors pendant sa réalisation (au moins deux heures), n’est pas disponible pour une autre action, physique notamment, mais pas seulement. Ainsi, vous ne verrez jamais une équipe sportive faire un bon repas avant un match. De la même manière, Yannick Noah (et de plus en plus d’autres), jeûnait la veille de réaliser une performance. Il faut donc retenir qu’au moment d’un effort, il vaut mieux avoir le ventre vide.

Conclusion : ne vous surchargez pas en mangeant et notamment en vous alourdissant en prenant un petit-déjeuner copieux.

 

MANGEZ – DORMEZ

D’ailleurs, si on a inventé la sieste après le repas de midi, c’est bien qu’on a envie de se reposer après déjeuner ! Il vaut donc mieux, comme le préconise d’ailleurs Bernard Clavière, aller manger le soir avant d’aller dormir. Du même coup, vous tordrez le cou à un autre bruit de couloir entièrement faux qui dit (des soi disant nutritionnistes l’ont même recommandé sur une chaine de télévision !) qu’il faut cesser de manger trois heures avant d’aller au lit. Si c’est votre goût, pourquoi pas mais ce n’est pas une raison pour en faire une règle.

Quant à la fameuse pause « casse-croûte » qu’on fait dans le bâtiment au milieu de la matinée, c’est une pause nécessaire certes car il vaut mieux suspendre ses efforts de temps en temps pour permettre au corps de récupérer, mais manger n’est qu’un prétexte et n’est nullement nécessaire.

Et puisqu’on en est à dénoncer les affirmations péremptoires mais fausses, celle des enseignants prétendant que les élèves qui n’ont pas déjeuné le matin, piquent du nez vers 11 h, il faut n’y voir qu’une des impossibilités de professeurs à se remettre en cause, convaincus d’avoir raison à répéter les soi disant vérités qui les arrangent. En réalité, on demande aux enfants une durée d’attention qui n’est pas de leur âge : trois heures d’affilée, c’est beaucoup trop alors que leur capacité ne  dépasser pas un temps très court. Oui, les élèves somnolent en fin de matinée car ils ont davantage besoin d’être dans la cour à courir et à crier qu’a rester figés assis sur un banc sans rien dire.

 

Á QUI PROFITE LE CRIME

Alors, bien sûr, on se demande pourquoi a-t-on développé ce dogme. Devinez ?

Rappelez-vous que la publicité recommande avec force de prendre des céréales le matin (corn flakes, muesli…). Voilà donc un marché juteux soutenu par l’idée qu’on concourt ainsi à la bonne santé. Cela n’est pas loin de représenter un idéal pour des commerçants qui souhaitent gagner beaucoup d’argent en vendant leurs produits plutôt nuisibles. Les marchands de sucre (autre marché florissant mais rappelez-vous que le glucose est une drogue qui provoque l’obésité et le diabète) sont ravis de venir leur prêter main forte. Avec tous ceux (produits laitiers délétères entre autres) qui s’épanouissent sur ce même marché.

Ne plus prendre de petit-déjeuner, serait donc une catastrophe économique pour tous les marchands de céréales, sucre, produits laitiers et consorts.

Mais que préférez-vous : votre santé ou la leur ?

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste©

 

1 - CLAVIÈRE (Bernard), Et si, on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps, Gironde sur Dropt, Nature & Partage, 2008.

 

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PRENEZ LE TEMPS DE SAVOURER !

 LE SIÈCLE DE LA VITESSE

Si on a souvent appelé le vingtième siècle celui de la vitesse, il serait bon qu’on fasse un effort pour nommer le vingt et unième celui de la lenteur et du retour aux sources. Pas la lenteur subie ni imposée mais le ralentissement choisi. En effet, à force de vouloir aller vite, on finit par passer complètement à côté des plaisirs de l’existence sans même les voir. 

 Cela me rappelle l’anecdote suivante qui s’appuie sur une expérience de ma jeunesse qui m’a marquée : une après-midi, pendant les vacances, nous décidâmes d’aller faire une grande promenade dans la montagne environnante. Nous partîmes en marchant d’un bon pas et doublâmes, plein d’enthousiasme et de condescendance, un vieux monsieur qui marchait tout tranquillement en se servant de sa canne. Au bout d’une heure, nous nous arrêtâmes pour souffler un peu et refaire nos forces. Tandis que nous étions assis sur la mousse, essoufflée en train de nous désaltérer, nous vîmes arriver, toujours très tranquillement, le vieux monsieur qui nous salua en souriant et poursuivit son chemin. DE L’INTÉRÊT DE PRENDRE SON TEMPS

La leçon porta et je me répétai en maintes occasions : « à quoi bon aller si vite ? » car, en ce qui concerne notre façon de manger, est extrêmement préjudiciable. En voici les raisons principales :

1 – Ne pas prendre le temps est déjà une façon d’exprimer son mépris envers le fait de se nourrir qui est pourtant la troisième chose la plus importante dans la vie après respirer et boire. cesser de manger (à ne pas confondre avec un jeûne qui représente parfois la meilleure thérapie) revient tout simplement à se suicider ;

2 – manger trop vite revient bien souvent à avaler n’importe quoi et, notamment, des produits industriels contenant des tonnes de sucre et de céréales. Vous voulez perdre du poids ? Il vous suffit de prendre le temps de manger ;

3 – les signaux de satiété prennent 20 minutes pour parvenir au cerveau. Ne pas s’accorder ce minimum de temps, cela revient à ne pas sentir quand vous parvenez à satiété, donc à manger trop ;

4 – les dents sont faites pour broyer les aliments et préparer une bonne digestion. Rappelons-le même si cela est une évidence : l’estomac n’a pas de dents ! Si ce travail de réduction des aliments n’est pas fait dans la bouche, les aliment arriveront entiers dans l’estomac. Je rappelle que des personnes ont réussi à maigrir sans rien changer à leur alimentation  mais en prenant simplement le temps de mastiquer ;

5 – autre bénéfice de la mastication et corollaire de ce qui précède : enrober les aliments de salive. Celle-ci est le premier suc digestif et prépare l’action du suc gastrique. Voilà des liquides qui ont une action complémentaire et bien utiliser le premier permet de maximiser l’action du second ;

6 – prendre le temps, c’est aussi se donner la possibilité de goûter et, très vite, d’écarter les produits de mauvaise qualité qu’on découvre immédiatement. Par la même occasion, on profite des aliments qu’on ingère et on se fait plaisir ! 

 

ÉLOGE DE LA LENTEUR

Vous l’avez compris, il vaut mieux prendre son temps !

Cela n’a d’ailleurs pas échappé aux promoteurs du mouvement « slow food » créé en réaction au développement galopant au développement des fast food1 aux effets délétères. Dans les restaurants slow food on fait exactement la même chose que dans les fast food mais tout le contraire : on déguste lentement des plats préparés « maison » par un amoureux de la gastronomie, les aliments ne sont pas industriels mais, la plupart du temps, bio et, en tous cas, de qualité, le décor est chaleureux, on peut converser abc le patron ou les serveurs… Bref, on passe un bon moment et c’est tout bon pour la santé !

 Alors, il n’y a pas le feu au lac !

 

 

 

 

1 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Slow_Food

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Le mieux est l’ennemi du bien

Généralement, on dit plutôt le contraire mais, pour ce qui est de l’alimentation, c’est parce que, en général, on veut trop bien faire que cela nous empêche d’avancer. Je m’explique :

On sait tous ce qu’il faudrait faire pour bien manger, quels sont les produits à bannir de notre alimentation, ceux par contre à choisir, quelle attitude quel et quel comportement avoir vis à vis de la nourriture, comment nous devrions changer notre mode de vie… Il faudrait tout simplement un peu plus de ceci et un peu moins de cela… Parfois même, dans un bel élan, nous décidons de tout bouleverser et qu’à partir de demain… Mais, le lendemain, nous avons tout oublié et sommes incapables d’effectuer le moindre changement. Dans le meilleur des cas, si nous nous lançons dans une tentative aussi radicale, celle-ci ne dure pas longtemps et nous revenons vite aux errements du passé. Le seul résultat est de nous culpabiliser encore un peu plus et de nous pousser à reporter le premier pas aux calendes grecques.

Il ne me semble pas en effet que ce soit une bonne méthode et, avec l’expérience, je ne saurais conseiller d’essayer de la suivre. Nous avons tous des habitudes et une culture : en France, par exemple, on prend un café au petit déjeuner, on mange du pain pendant les repas, on sale ses aliments, on mange du fromage (il existe plus d’une sorte de fromages pour chaque jour de l’année) puis, après, nous prenons un dessert sucré… Et cela depuis dix, vingt, trente ans ou plus. Or, ce qu’on sait aujourd’hui sur le fonctionnement du cerveau, c’est que ces habitudes se traduisent par une organisation particulière de nos neurones. Changer une habitude revient, avant tout, à faire en sorte que cette organisation se transforme. Exemple : on prend un groupe d’individus, on leur bande les yeux et on les oblige à vivre ainsi, dans le noir. Au bout de quelques jours, on constate que les neurones de la zone visuelle se consacrent à d’autre sensations, olfactives, sonores ou tactiles par exemple. C’est pourquoi les aveugles, pardon les non-voyants, ont développé une facilité particulière pour d’autres sens. Croyez-vous pouvoir modifier instantanément vos neurones d’un coup de baguette magique à la suite d’une simple décision ?

Faudrait-il pour autant renoncer à tout changement et considérer que les velléités dans ce sens sont toutes vouées à avorter ?

Peut-être pas si on veut bien prendre un peu de recul, être davantage réaliste et, surtout, vouloir obtenir un résultat.

Pour cela, il convient de déterminer, pour chaque personne (car nous sommes tous différents), ce qui est accessible à chacun avec un faible effort. Par exemple : je peux ne mettre qu’un seul sucre dans mon café, ou bien remplacer le café du matin par du thé vert, ou encore manger un œuf sur le plat comme les Anglais ou bien encore ne boire qu’un seul verre de vin par repas au lieu de deux ou trois. Je peux aussi ne plus manger de pain, remplacer ces sodas industriels qui contiennent chacun l’équivalent de cinquante grammes de sucre par une boisson faite maison à base de plantes, manger dans des assiettes plus petites etc.

Chacun de ces petits changements deviendra une étape accessible, réalisable tout de suite et, surtout produira des résultats immédiats que nous pourrons constater très vite sur notre pèse-personne. Cela constituera en soi un encouragement à continuer et à faire davantage.

Ce changement étant acquis et entré dans les habitudes, nous pourrons passer au suivant : en fait, au lieu d’attendre « le grand soir », nous pourrons mettre tout de suite la révolution en marche.

Ainsi, de petites étapes en petites étapes, nous parviendrons à modifier notre alimentation en profondeur et durablement. Au bout de quelques années, si nous repensons au passé (et prendre des notes sur ce que nous faisons aujourd’hui nous permettra de mieux nous en souvenir), nous serons très surpris de constater quelle est notre pratique actuelle : nous aurons l’impression d’avoir rien fait, et pourtant nous aurons retrouvé la ligne et le poids de nos vingt ans. Quant à nos visites chez le médecin, elles ne seront bientôt plus qu’un souvenir !

N’oubliez pas : il faut agir pour réussir !

Tricher légalement

 

TOUS DES IMBÉCILES !

On a généralement un peu trop tendance à prendre les industriels pour des imbéciles. Erreur majeure ! Ils emploient en effet des jeunes gens super intelligents qui ont fait des études supérieures  brillantes dans nos meilleures écoles ou universités et qui passent leur temps à chercher des solutions aux problèmes que rencontrent leur patrons ou à ce qui les empêcherait de gagner davantage d’argent. Et comme ils sont payés fort cher et qu’ils n’ont que ça à faire, ils finissent par trouver !

Vous ne me croyez pas ? Alors je vais vous donner un exemple. Je l’ai volontairement choisi en dehors du domaine de l’agroalimentaire (ou pourtant les cas sont très fréquents) afin de ne pas risquer d’emmêler les pistes.

UN EXEMPLE

Le ministre Jack Lang a cru bien faire en 1981, à seule fin de sauver les librairies, de limiter les ristournes possibles sur les livres à 5 %. Cette mesure était censée empêcher les manœuvres de la grande distribution. Celle-ci a immédiatement répliqué en organisant des soldes en tous genres qui échappaient à la loi et en limitait ainsi singulièrement la portée. Mais l’honneur était sauf, si on peut dire !

Puis, vint le développement d’Internet.

AMAZON

Se multiplièrent alors les librairies en ligne (dont Amazon, la FNAC…) qui prirent de plus en pus d’importance. Et pour concurrencer les librairies en ville, elles offrirent le port gratuit, ce qui , avec les 5 % de remise, maintenait toujours le prix en-dessous de celui qu’on payait dans une librairie traditionnelle qui, d’ailleurs, ne pratiquait pas toujours la remise de 5 %. Et on avait le livre dans sa boîte aux lettres, sans s’être déplacé, deux jours plus tard, parfois même le lendemain, ayant eu la possibilité de commander tard le soir, la nuit, les dimanches ou les jours fériés. Donc, une incontestable commodité supplémentaires pour le consommateur qi pouvait, en plus, économiser ses frais de déplacement et de parking, ce qui, pour quelqu’un qui habite à 80 km d’une grande ville, est loin d’être négligeable. Le progrès est bien fait notamment pour faciliter la vie et améliorer le confort !

Qui payait cela car, vous imaginez bien que tout service a un prix. Les libraires ? Non, bien sûr ! Alors les éditeurs ? Exactement ! Avant la loi « Lang », ils payaient les frais de transport jusqu’aux librairies et accordaient une remise de 30 % aux libraires, maintenant ils payaient toujours les frais de transport augmentés d’une remise de 50 % à la librairie en ligne : on avait déshabillé Pierre pour habiller Paul ! Sauvé les libraires pour enfoncer la tête sous l’eau des éditeurs. Alors qu’ont fait (entre autres…) les éditeurs qu’il ne faut pas prendre non plus pour des benêts ? Ils ont tout simplement augmenté leurs prix de 20 % !

Bravo Monsieur le Ministre, vous avez fait fort ! Voilà comment on fait augmenter les prix en se faisant passer pour un bienfaiteur de l’humanité sans rien apporter au bout du compte. Autrement dit, cette mesure était démagogique et évitait, tout simplement, une réforme en profondeur de la profession qui, pourtant, s’imposait et allait venir obligatoirement un jour.

CONSTAMMENT S’ADAPTER AU PROGRÈS

Car de tous temps, l’homme a dû s’adapter au progrès. Ainsi dès l’âge du fer, les tailleurs de pierre ont cédé leur place aux forgerons. Il en a été de même avec la découverte de la roue, de la vapeur et de bien d’autres choses. Par exemple, la disparition de la noblesse a sonné le glas des perruquiers et l’invention du chemin des fer et de l’automobile, celui des diligences. Certes, les voyages en voiture à cheval étaient sans doute charmants (bien que pas très confortables !) mais maintenant on est bien content d’aller à Paris en un temps minimum à 300 km/h grâce au TGV.

Il en est de même du livre et on peut regretter les bouquinistes des quais de la Seine à Paris ainsi que les vieilles librairies de quartier d’antan où les livres sentaient bon le papier et l’encre d’imprimerie. Seulement, dans dix ou vingt ans, 90 % des livres seront électroniques. Ça commence déjà puisqu’en 2013, Amazon a vendu aux USA davantage de livres électroniques que de livres papier. On économise ainsi à la fois le papier, l’encre et le transport, avec une répercussion sur le prix de vente par des baisses très importantes (voire la gratuité dans certains cas !). On pourra donc shunter d’un même coup les imprimeurs, les éditeurs et les libraires, en cumulant ces trois professions à l’aide d’un simple ordinateur et proposer en quelques secondes ce qu’on souhaite dire la planète toute entière.

La loi « Lang » n’aura donc été qu’une tentative maladroite pour essayer de préserver un monde inexorablement en voie de disparition dès à présent. Toute tentative de ce genre est donc hélas vouée à l’échec et n’a d’autre effet que de retarder la mise en œuvre des effets positifs du progrès.

RUSE

En attendant, au lieu d’entreprendre des réformes de fond pour adapter une situation désuète à l’arrivée des nouvelles technologies, on continue une fois de plus en imitant la loi « Lang » : on fait du replâtrage, des réformes de surface qui n’ont aucune chance d’aboutir. Ce qui s’imposait bien évidemment, c’était d’aider toutes les professions du livre à s’adapter aux transformations apportées par le progrès technologique. Hélas ! Jugeant que le port gratuit des livres ajouté à une remise de 5 % constituaient une concurrence déloyale, les librairies sur Internet se sont vues obligées de facturer le port. C’est pourquoi Amazon, la FNAC… et les autres ont immédiatement inventé le prix du transport à… 1 centime, ce qui rend la loi totalement inefficace : on ne semble pas avoir compris que les industriels étaient des gens intelligents et qu’ils savaient lire les lois pour mieux les tourner ! Le gouvernement s’est donc couvert de ridicule et s’est fait faire un beau pied de nez en toute légalité : bravo Madame la ministre, vous avez fait aussi fort que votre prédécesseur !

L’AGROALIMENTAIRE AUSSI

Il en est de même dans le secteur agroalimentaire et la grande distribution.

Le « bio » représente un marché sur lequel il est possible de gagner de l’argent, comme sur la plupart des marchés. Mais il y’a plusieurs manières, comme par exemple celle de privilégier la qualité (ce que font certains de nos agriculteurs) soit de chercher à vendre à plus bas prix possible (c’est-à-dire en sacrifiant la qualité tout en gagnant de l’argent). C’est bien sur cette dernière approche qu’ont choisie les supermarchés qui ont ouvert des rayons bio dans leurs grandes surfaces et ont fait venir les produits du Chili, d’Argentine, du Kenya, de la Chine ou de l’Union Européenne. Sans se soucier de savoir si les travailleurs bénéficiaient d’une couverture sociale équivalente à celle obligatoire en France (ce qui, bien sûr, n’était pas le cas) ni si les producteurs avaient une marge suffisante pour vivre décemment (ce qui n’était pas le cas non plus). Autrement dit, le consommateur a été pris en otage afin de pouvoir bénéficier de tarifs apparemment avantageux sur le dos de ceux qui, ayant moins de chance que lui, avaient une vie très difficile.

De la même façon, on ne veut pas voir qu’en provenance de l’agriculture, de l’alimentation et des pharmacies, nous ingurgitons des quantités importantes de produits toxiques qui, pèle-mêle, provoquent des maladies et des des décès, tout cela à des coûts invraisemblables.

Ça va durer encore pendant pendant combien de temps ?

LE TEMPS DE RÉAGIR

Qu’il s’agisse de tricherie légale ou pas, nous les citoyens sommes tous des victimes. L’État, c’est-à-dire nous à travers nos élus qui sont censés nous représenter, doit nous protéger et non soutenir les profiteurs assoiffés d’argent ! Nous ne sommes pas des moutons à tondre !

Seule attitude possible, celle de Stépane Essel. Indignez-vous, oui, mais surtout agissez ! Et il y a deux façons d’agir :

1 – à court terme : si vous comptez le temps nécessaire pour que les instances officielles prennent conscience du drame dans lequel nous sommes et de l’échec total des politiques menées depuis près d’un siècle, puis de la prise de décisions politiques et, enfin, de la transformation des structures économiques, il faut bien compter un délai d’un siècle. Si nous voulons profiter tout de suite de ce que nous savons, il nous faut donc agir immédiatement. Cessez donc dès maintenant d’acheter et de consommer tous ces produits qui nous empoisonnent, d’où qu’ils viennent et quelle qu’en soit leur justification et réclamez avec insistance du bio et du local ;

2 – à plus long terme : le progrès (qu’on n’arrête jamais de toutes façons !) peut être excellent mais dans le domaine de l’alimentation (et donc de la santé puisqu’elle en découle selon Hippocrate lui-même), il est clair que nous avons fait fausse route et que si nous ne changeons pas radicalement très vite, le monde courra à sa perte. Nous devons absolument revenir à une agriculture biologique, mettre fin à l’élevage intensif, retrouver des méthode naturelles pour nous soigner… On croit faire un pas en arrière mais, cette fois-ci, on fait un pas en avant. Il ne s’agit pas d’arrêter la progression de nos techniques, bien au contraire, mais de la maîtriser et la dominer. Tout ceci sera long car il faut d’abord éveiller les consciences, de nombreuses personnes ne soupçonnant même pas l’ampleur du problème dans lequel nous sommes plongés. Á la suite de quoi, il conviendra d’entreprendre les transformations nécessaires. Tout cela demande beaucoup de temps et il n’est pas top tôt pour commencer. C’est d’ailleurs ce que je fais dans cette lettre !

Beau challenge en tous cas pour les générations à venir !

Réductions

UNE PRATIQUE VIEILLE COMME LE MONDE

Non, il ne s’agit pas des soldes même si la période s’y prête mais de manger moins. Une de mes lectrices m’ayant dit qu’il lui était difficile de réduire sa consommation, j’ai décidé d’aborder ce problème qu’on rencontre très fréquemment.

La réduction alimentaire a mauvaise presse parce qu’on pense aussitôt aux restrictions ainsi qu’aux privations de sinistre mémoire. Or il ne s’agit pas du tout de cela et, pour tout dire, cela n’a même rien à voir.

Le constat de départ est que, dans nos pays dits « modernes » on mange trop : tout le monde le sait, le dit et le répète. ;  Brillat-Savarin le disait déjà au début du XIXème siècle1. Je cite : « Une dernière cause d’obésité consiste dans l’excès du manger et du boire ». Or, depuis ce temps-là, cela n’a fait qu’empirer. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

En fait, il existe de nombreuses raisons, au point qu’on ne sait trop par laquelle commencer. Tant pis : je les énumère dans le désordre.

D’abord, les famines ont toujours existé : la révolution française, par exemple, succédait à trois années de famine. Depuis longtemps, le Paléolithique sans doute, on connaissait des périodes d’abondance (en général l’été et l’automne, saisons pendant lesquelles les légumes et les fruits parviennent à maturité. Pour s’en convaincre, il suffit de relire le récit d’Ishi, le dernier indien, qui vivait en Amérique au début du XXème siècle comme au Paléolithique2) qui alternaient avec des moments plus durs lorsque les réserves s’épuisaient (la fin de l’hiver et le printemps avant que la terre ne se réveille et offre de nouveau des fruits et des légumes). De plus, en ce temps-là, nous produisions alors moins et disposions également de moyens de conservation plus limités (quoique, durant l’époque glaciaire, il suffisait de creuser un trou dans le sol pour disposer d’un congélateur). Par dessus le marché deux guerres mondiales ont eu lieu dernièrement pendant lesquelles la nourriture s’est faite plus rare et était même devenue une préoccupation quotidienne pour tout le monde. Tout cela est resté gravé dans notre inconscient collectif et, que nous le voulions ou non, au plus profond de nous, demeure cette vieille peur de ne pas avoir suffisamment à manger, ce qui nous incite à trop bien nous servir quand l’occasion s’en présente.

 

DIMINUTION DES BESOINS

De plus, le monde change de plus en plus vite. Il n’y a pas si longtemps, l’homme dépensait un grand nombre de calories car aucune de ses activités vitales n’était mécanisée (ou très peu), pas plus que ses déplacements. Il n’était pas rare, par exemple pas plus tard que le début du siècle dernier, de voir des enfants parcourir plusieurs kilomètres à pied matin et soir pour aller à l’école et en revenir. Il existait également très peu de moyens de chauffage. Tout cela a bien changé en quelques siècles, et même en quelques années, c’est-à-dire en un temps ridiculement court à l’échelon de l’humanité, grâce à l’utilisation de sources d’énergie comme le charbon, le gaz, l’électricité, le pétrole… Aujourd’hui, assis toute la journée devant nos ordinateurs et dans des transports mécanisés, nous brûlons beaucoup moins de calories. Nous devrions donc en consommer une quantité très inférieure. Mais, emportés par notre inertie ainsi que par les recettes de nos grand-mères (si vous voulez avoir une idée de l’appétit de nos ancêtres, relisez Brillat Savarin – décidément très instructif !), nous n’avons pas suffisamment réduit notre alimentation pour l’adapter à nos dépenses énergétiques.

 

CONDITIONNÉS POUR TROP MANGER

Acceptons également de voir que tout nous pousse à trop manger. Tous les matins se lèvent des bataillons entiers de spécialistes du marketing dont le but, tout au long de la journée, sera d’imaginer de nouvelles méthodes pour nous faire, inconsciemment, consommer davantage. Vous ne me croyez pas ? Alors, lisez le passionnant ouvrage (plein d’humour) du Pr Brian Wansing3. En attendant, vous pensez certainement que vous êtes assez malin pour déjouer les pièges que le marketing vous a tendus. Le problème, c’est que les gens du marketing eux aussi sont rusés, que c’est leur métier et qu’ils consacrent toute leur semaine, onze mois par an, à ce but unique. Même des spécialistes avertis, comme le Pr Brian Wansing, avouent modestement, s’être laissés prendre. Réfléchissez donc et ne tentez pas là aussi la lutte du pot de terre contre le pot de fer : vous auriez perdu d’avance.

D’autre part, différentes équipes de chercheurs à travers le monde, ont eu la curiosité de se livrer à l’expérience suivante avec deux groupes d’animaux de laboratoire. L’un a été nourri à volonté, l’autre a été soumis à une réduction alimentaire. Le résultat a toujours été que les animaux qui mangeaient un peu moins que les autres vivaient aussi plus longtemps qu’eux (cela pouvant atteindre 20 %). Cela ne fait que rejoindre l’expérience des super centenaires de différentes régions du globe qui mangent très peu ainsi qu’on a pu l’observer. Dans certains pays, on s’efforce même de sortir de table lorsqu’on estime avoir rempli son estomac à 80 %.

 

UN BBQ D’ENFER !

Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, bien se nourrir était (et ceci est encore vrai dans certains pays émergents) un signe d’opulence. Un ventre rondouillard se trouvait jusqu’à pas très longtemps davantage associé à la réussite sociale et à la richesse qu’à un problème de santé, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui dans les pays riches comme les USA ou l’Europe de l’ouest. Et de moins en moins chez nous. Malgré tout, j’étais récemment été invité à un BBQ (BBQ = barbecue = de barbe en cul. Coutume qui consiste à embrocher : « de barbe en cul », des animaux pour les faire rôtir à la broche. Devenu depuis quelques années une occasion d’inviter des amis à déjeuner dans le jardin dès que l’été arrive, très populaire aux USA) où l’hôte s’affairait devant un monceau de victuailles dans lequel nous étions invités à nous servir largement. Il y avait là toutes sortes de charcuteries, des tonnes de saucisse diverses, des monceaux de viandes différentes à griller, des pommes de terre en papillote pour tout légume et, pour finir, un grand assortiment de gâteaux. Bien sûr, le vin coulait à flots. L’hôtesse nous pressait de consommer comme pour nous mettre au défit d’en avaler le plus possible.

Après un premier moment pendant lequel je me suis laissé entraîner par cette espèce de folie générale, je m’assis avec la sensation d’avoir été trop loin et je me mis à observer le brouhaha ambiant. En fait, une grillade, une assiette de salade et un verre de vin auraient été tout à fait suffisants pour agrémenter une rencontre amicale. Maintenant, je ne rêvais plus que d’être chez moi, de faire la sieste pour digérer plus facilement et de boire un thé à la menthe. Qu’est-ce nous cherchions à fuir en nous gavant de la sorte ? Que voulions-nous prouver ? Á quel rite barbare avions-nous cédé ?

La conclusion de tout cela (mais j’oublie certainement quelques unes des raisons) est qu’il est sage de réduire au plus vite la quantité d’aliments que nous ingérons. Ainsi que je l’ai dit plus haut, cela n’a rien à voir avec une restriction : il s’agit tout simplement d’un ajustement nécessaire pour notre santé.

 

TROP DE PROTÉINES

Un fait frappant est notre consommation de protéines animales qui a pris, au fil des ans, une importance considérable et complètement exagérée. D’une part la viande d’élevage actuelle est beaucoup top grasse (elle contient jusqu’à 30 % de graisse ce qui est très loin des protéine animales consommées au Paléolithique et qui provenaient de gibier contenant en moyenne 4 % de matière grasse, soit 16 % moins grasse que maintenant), d’autre part les méthodes d’élevage d’aujourd’hui ne respectent pas du tout les animaux et sont proprement immondes. Dois-je ajouter qu’elles contiennent pour la plupart un nombre inquiétant de substances toxiques, d’antibiotiques, hormones de croissance… Toujours est-il que nos besoins en protéines sont en général de 1 g par kilo de poids et par jour, ce qui donne 75 g pour un homme de moyen de 75 kg. Or, nous sommes en moyenne au triple de ce poids, ce qui est tout à fait excessif.

 

RUSER

La question qui se pose dès lors est : « Comment y parvenir à réduire les quantités que nous mangeons sans souffrir du manque ? ». En fait, cette habitude de trop manger est tellement ancrée au fond de nous que je ne connais qu’un seul moyen : ruser avec notre inconscient qui est conditionné et décide pour nous, à notre insu. Pour gagner à ce jeu, il ne faut surtout pas y entrer en force car on ne dompte pas son inconscient avec un fouet : il convient au contraire de se montrer plus subtil que lui afin de ne pas éveiller sa méfiance en bouleversant les apparences.

 

1ère technique : manger de tout sans restrictions mais ne jamais se resservir. C’est cette manière qu’adopta Jacques Chirac qui s’était un peu trop laissé emporter par sa gourmandise lors des déjeuner officiels. Ce qui va dans le même sens, est de pas finir son assiette quand on n’a plus faim et, à plus forte raison, les plats. C’est ce qui, dans le monde, fait la réputation des Françaises qu’on imagine toutes minces, même si ce n’est tout à fait vrai ;

 

2ème technique : ne pas apporter le plat sur la table (ni la bouteille, la salière, la corbeille à pain…). C’est sûr : voir l’aliment donne envie de se servir et disposer de l’objet à portée de la main ne fait que tenter le diable (comme disait Oscar Wilde : « Je résiste à tout sauf à la tentation »). Remplir les assiettes et les verres à la cuisine (comme dans la plupart des restaurants), d’une part évite d’avoir le produit sous les yeux, et donc d’être tenté, d’autre part oblige à fournir un effort spécial si on souhaite se resservir. Et comme nous sommes tous partisans du moindre effort… Je souligne que ceci n’est pas le fruit de mon imagination mais correspond à un fait scientifiquement observé, donc largement éprouvé4 ;

 

3ème technique : elle est fondée sur l’observation que la mode, sans doute pour donner aux autres l’image de  sa propre opulence, nous pousse à acheter de grandes assiettes. Or, la même quantité dans une grande ou une petite assiette peut, selon les cas, laisser l’inconscient imaginer que l’assiette est remplie à ras bords ou qu’elle est à moitié vide. Si vous l’avez remarqué, les assiettes anciennes sont en général beaucoup plus petites que les modernes. Conclusion : remisons à la cave ou au grenier nos assiettes design et servons-nous dans celles de nos grand-mères ou dans des assiettes à dessert ;

 

4ème technique : fuir la cuisine. Au moins pendant un temps, histoire de nous déshabituer. La cuisine, en effet, est pleine de tentations et il est facile de s’y emparer de quelque chose à manger en dehors des repas. C’est aussi le but que poursuit l’industrie alimentaire : nous encourager à grignoter tout au long de la journée. Dans cet objectif sont conçus des emballages individuels spéciaux qui nous permettent d’emporter toujours avec nous, où que nous allions, quelque chose à grignoter. Or, on sait que cette pratique est très néfaste pour notre santé car elle conduit tout droit au surpoids. Dans le même ordre d’idée, évitons également la fréquentation (le temps que ce comportement devienne un réflexe) de tous les lieux dans lesquels nous pouvons être tentés de nous procurer facilement de la nourriture (supermarchés, pâtisseries…). Car cette pratique serait également très favorable non seulement à la compensation psychologique sur la « bouffe » mais ne laisserait aucun repos à l’organisme qui serait tout le temps en train de digérer5 ;

 

5ème technique : éviter tous les produits industriels, les plats préparés, les aliments raffinés et ceci pour plusieurs raisons. D’une manière générale, l’industrie alimentaire ayant pour but de nous faire consommer toujours davantage, on ne peut s’attendre de sa part qu’à ce qu’elle multiplie les pièges sur notre chemin pour que nous consommions davantage. Comme nous risquons de ne pas pouvoir les déceler tous, la meilleure façon de les déjouer consiste à ne pas y être confronté, c’est-à-dire à ne pas acheter ces produits. La deuxième raison, et cela est évident en ce qui concerne les céréales, c’est que l’industrie va raffiner ses produits à l’extrême, leur enlevant tous les micro-nutriments utiles pour notre santé et multipliant les calories vides qui effacent ou repoussent la sensation de satiété. La troisième raison, est que l’industrie remplace le plus souvent possible les éléments nutritifs des vrais aliments par des produits de synthèse moins chers dont on ne connaît pas les conséquences sur la santé à plus ou moins long terme. Á ce sujet, la lecture du livre de Michel Pollanest particulièrement instructive ;

 

6ème technique : le sirop de maïs glucose-fructose est maintenant connu pour faire grossir inéluctablement et les américains en savent quelque chose7. Mais ce qu’on sait moins et que quelques spécialistes ont récemment découvert, c’est qu’il pourrait aussi empêcher aux signaux de satiété d’être émis, ce qui conduirait à manger au-delà de nos propres limites, même quand nous n’avons plus faim. L’industrie se frotte les mains de tout ce qui nous pousse à consommer davantage mais, pour nous, c’est une raison supplémentaire de ne consommer de sirop de glucose-fructose sous aucun prétexte ;

 

7ème technique : je l’ai déjà dit mais je le répète afin que ce soit bien ancré en vous. Ces fameux signaux de satiété émis par le cerveau, demandent en fait vingt minutes pour devenir conscients. Manger à toute vitesse, avec un lance-pierre, est donc la garantie de manger trop à coup sûr. Tout au contraire, on conseille de manger lentement, des aliments de qualité et de créer pour cela un cadre agréable, comme le préconise le mouvement slow-food 8 ;

 

8ème technique : c’est celle adoptée par les femmes Japonaises qui veulent rester minces et souhaitent, à chaque printemps, effacer les excès de l’hiver. Sur les rayons des épiceries au Japon, on voit apparaître l’Agar-agar, une petite algue gélifiante naturelle (vendue chez nous en magasin bio) qui a un immense mérite, celui de ne contenir pratiquement aucune calorie. Les recettes pour l’accommoder abondent9 et il suffit de la préparer avec de la Stévia et du lait d’amandes pour obtenir un entremet sucré ou avec du bouillon bio et de l’eau pour avoir un en-cas salé. On peut ainsi avoir facilement quelque chose pour calmer un appétit débordant sans risquer de prendre des kilos. Car, vous l’avez compris, ol ne faut surtout pas souffrir de la faim. Lorsque elle se fait sentir, il nous appartient de mange un fruit, un légume, une algue, des graines germées ou de boire une tisane car on confond souvent la faim et la soif et on mange au lieu de boire.

 

SUCCÈS GARANTI

Ces quelques techniques sont faciles à mettre en œuvre et suffisent bien souvent à faire diminuer progressivement notre consommation (et à perdre nos kilos superflus) sans provoquer de grands changements, c’est-à-dire sans réveiller nos incitations inconscientes à trop manger. Bien sûr, elles ne deviendront opérationnelles qu’au fil du temps et je suis certain qu’il est inutile d’user de violence pour se les imposer. Au contraire. Prenons plutôt le temps de relire régulièrement ces lignes et de les intégrer tranquillement à notre vie.

 

Le bénéfice direct de cette pratique est que nos digestions seront plus faciles et plus légères : nous nous sentirons pleins d’énergie. Après y avoir goûté pendant une période d’essai d’une ou deux semaines, nous nous sentirons tellement bien que nous ne voudrons plus rien d’autre !

 

Allez, ça vaut la peine d’essayer !

 

 

 

1 -  BRILLAT-SAVARIN (Jean-Anthelme), Physiologie du goût, gratuit sur Kindle.

2 – KROEBER (Théodora), Ishi, Paris, Plon, 1968.

3 -  WANSING (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2009.

4 – WANSING (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, op. cit.

5 -  CLAVIÈRE (Bernard), Et si, on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps, Gironde sur Dropt, Nature & Partage, 2008.

6 -  POLLAN (Michael), Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2013.

7 – TAUBES (Gary), Fat : pourquoi on grossit, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2012.

8 - http://www.slowfood.fr/

9 – CLEA, Agar agar : Secret minceur des Japonaises, Sète, La Plage, 2007.

 

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Deux rouleaux compresseurs

DÉCOUVERTE DE L’HYGIÈNE

L’hygiène fut découverte au XIXème siècle (ce qui, finalement, est très récent et explique notamment, avec l’absence des antibiotiques, l’énorme pourcentage de décès infantiles jusqu’il a peu de temps) par le Dr Philippe-Ignace Semmelweis1. L’histoire vaut d’être racontée.

Lorsqu’il fut nommé à l’hôpital de Vienne, Semmelweis constatât que la mortalité à la maternité de l’hôpital était effrayante et, comme dans bien des endroits du reste, oscillait entre 20 et 30 % des parturientes. Á tel point qu’on disait à Vienne qu’il valait mieux accoucher dans la rue qu’à l’hôpital ! Le Dr Semmelweis qui considérait (comme Hippocrate, le père de la médecine) que son rôle consistait d’abord à prévenir la mort, en chercha la cause. Il observa des faits étonnants et demanda simplement aux étudiants en médecine, qui sortaient de la salle de dissection, de se laver les mains avant d’entrer à la maternité pour s’occuper des parturientes (on était en juin 1847). Stupeur générale : la fièvre puerpérale tomba à 0,23 % (oui, vous avez bien lu : 0,23 %), chiffre proche des meilleures maternités d’aujourd’hui.

La preuve était donc faite et vous croyez sans doute qu’on allait accueillir cette nouvelle avec joie.  Eh bien, pas du tout ! Au contraire même. Le corps médical se sentit visé et ne voulut pas croire qu’il était responsable de quoi que ce soit (comme vous le voyez, la résistance au changement ne date pas d’aujourd’hui !) et le pauvre Semmelweis devint littéralement fou devant le déni de l’évidence qu’il avait pointée.

Il a fallu un certain temps pour que l’hygiène soit unanimement adoptée. Aujourd’hui, elle n’est heureusement plus contestée par personne et se trouve respectée partout, au point qu’il n’est plus possible de soigner le moindre bobo sans disposer d’un champ opératoire stérile, ni d’utiliser des gants et des pincettes. Cela peut sembler exagéré mais quand on connaît l’importance des maladies nosocomiales (entre autres), on estime qu’il n’y a jamais trop d’hygiène. Du reste, c’est à l’hygiène  (et aux antibiotiques : c’est bien pour cela qu’il faut les utiliser à bon escient afin de ne pas créer inutilement de résistances inutiles en les galvaudant pour compenser de mauvaises conditions d’élevage des animaux destinés à la boucherie) qu’on doit la disparition de quelques maladies graves, donc davantage au tout-à-l’égout qu’à Pasteur.

 

De là, l’hygiène a été adoptée par l’agroalimentaire où elle a trouvé pleinement sa place. On applaudit à nouveau !

 

TROP C’EST TROP !

Mais attention, trop, c’est trop ! Les Américains, notamment, ont connu l’excès dans ce domaine à une époque où il était de bon ton de tout stériliser. Cela se faisait au détriment de notre immunité naturelle qui a besoin, pour se constituer, de lutter contre certaines invasions microbiennes bénigmes. Le Pr Antoine Béchamp, contemporain et contradicteur de Pasteur, défendait d’ailleurs l’idée que ce n’est pas le microbe qu’il faut poursuivre mais le terrain qu’il convient de renforcer. Idée force que Pasteur lui-même reconnut exacte sur son lit de mort où il avoua qu’il s’était trompé avec sa chasse acharnée aux microbes. Autrement dit, il est sans doute très important (notamment vis à vis des personnes sensibles) de respecter des règles d’hygiène très strictes mais, par contre, dans la vie de tous les jours, il faut laisser la possibilité à notre immunité de se développer et donc ne pas se préoccuper outre mesure des microbes. En fait, quand quelqu’un est en bonne santé, il vient à bout facilement de nombreuses agression extérieures.

 

Autrement dit, il faut que le personnel médical (et notamment les médecins eux-mêmes) se désinfectent les mains (et leur stéthoscope) après chaque patient semble être une mesure judicieuse mais il n’est pas vraiment nécessaire que les marchands de légumes sur les marchés en fassent autant car alors on risque de provoquer l’effet inverse.

 

LES PROGRÈS DE LA GESTION

Passons maintenant à la bonne gestion.

 

C’est un principe de base que chacun comprendra facilement, que de dire qu’il est très important de ne pas jeter l’argent par les fenêtres. Donc, il est hautement nécessaire de regarder toute dépense publique (et privée !) avec un esprit critique et de se demander comment on aurait pu faire autrement pour atteindre notre but et réaliser des économies partout où il est possible de le faire.

 

Oui mais…

 

Oui mais, dépenser le moins possible n’est pas toujours la meilleure solution, quoi que cela en ait l’apparence. Comme on dit en Russie : « Je n’ai pas suffisamment d’argent pour me permettre d’acheter bon marché ». Car dépenser peu est peut-être un synonyme d’économies à court terme mais peut, à plus long terme, coûter beaucoup plus cher. Exemple : mal manger revient peut-être moins cher en coûts directs (quoi que… !) mais en frais médicaux, arrêts de travail, mal-être, etc., si on fait bien le compte sans rien oublier, coûte une petite fortune ! En fait, et comme je vous l’ai déjà dit, ce n’est pas en cherchant à payer toujours moins cher qu’on résoudra le problème de l’alimentation dans nos sociétés mais en réfléchissant à comment manger autrement et en choisissant une autre voie.

 

VOILÀ LES ROULEAUX COMPRESSEURS EN ACTION

En fait, l’hygiène et la bonne gestion s’allient bien souvent pour servir de prétexte à des économies de bouts de chandelles qui permettent seulement des profits très critiquables. Á moins que cela ne serve de couverture pour dissimuler des réductions de personnel payées par… le client lui-même qui doit se débrouiller tout seul pour effectuer des tâches administratives auxquelles, en général, il ne comprend rien, même en y passant des heures ! Normal, ce n’est pas son métier.

 

En voici un exemple navrant qu’un de mes lecteurs m’a rapporté récemment.

 

UN EXEMPLE ENTRE CENT

Hospitalisé pour une opération chirurgicale, il fut parfaitement traité au niveau médical par les chirurgiens, les techniciens et le personnel qui lui assurait des soins : bravo pour eux !

Par contre sur le plan de l’hébergement, facturé au prix d’un hôtel quatre étoiles, il y aurait beaucoup à dire !

Par exemple, un point noir, mais d’importance, résidait dans l’alimentation dont on prétendait le nourrir et qui était une véritable horreur, me dit-il. Cela commençait avec le breuvage noirâtre servi le matin, qui ne pouvait être considéré comme du café pas plus que comme du thé. Á vrai dire, il s’est demandé ce qu’ils mettaient dans l’eau pour qu’elle devint noire : peut-être (mais il n’en était pas sûr) de l’huile de vidange de moteur (LOL) !

Les repas de midi et du soir étaient, me dit-il, à l’avenant : immondes. Tout était techniquement correct cependant. Il eut même droit à la visite d’une diététicienne (mais il avait du mal à croire que cela fût vrai) chargée de cautionner le système. Évidemment, c’était une débutante complètement dépendante et soumise. Il se demandait, par exemple, comment on pouvait prétendre que, dans nos régions, les tomates fussent mûres au mois de janvier et que la viande, bourrée de produits chimiques et d’antibiotiques, soit un aliment susceptible de permettre à des personnes malades de recouvrer la santé ?

 

Certes, me dit-il, tous les aliments étaient parfaitement aseptisés et on prenait mille précautions sur le plan de l’hygiène. Certes, tout était aussi parfaitement géré mais il se demandait comment une organisation qui, d’un côté, employait un personnel hautement qualifié sur le plan médical dans le but de guérir ses clients pouvait, d’un autre côté, s’acharner à faire mourir à petit feu en leur servant des aliments qu’on sait aujourd’hui particulièrement nocifs pour la santé et qu’il vaudrait même mieux éviter de donner aux animaux.

 

Pour l’alimentation, on était donc devant l’alternative suivante : ou bien ne pas manger (ce qui aurait peut-être mieux valu !) ou bien absorber ces aliment dénaturés qui concourent à détériorer la santé.

 

UNE SEULE SOLUTION ?

Il est donc très bien de respecter des règles d’hygiène strictes pour combattre les états pathogènes ainsi que faire la chasse aux maladies nosocomiales mais il serait également souhaitable d’entendre que cela n’est pas là l’unique solution au problème.

 

L’hygiène n’était d’ailleurs pas, selon mon lecteur, vraiment respectée à l’hôpital : il n’avait jamais vu, me dit-il  quiconque (et notamment pas le personnel soignant en premier) se désinfecter les mains en entrant dans sa chambre (ou en en sortant).  Il avait fini par croire que, comme au temps de Semmelweis, les médecins n’étaient jamais porteurs du moindre germe et que ce n’était pas la peine qu’ils désinfectent leurs stéthoscopes ni leurs tensiomètres !).

 

Soyons sérieux !

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste®

Chacun son truc

VU Á LA TÉLÉ

Récemment, sur une grande chaîne de télévision Russe (mais elle aurait pu être Américaine, Allemande, Anglaise, Française… ou appartenant à n’importe quel pays) on disait que pour maigrir il suffisait de faire de petits repas, de préférence à de gros, et cesser de manger trois heures avant de se mettre au lit.

Comme ma lectrice y croyait dur comme fer, je me suis lancé dans des recherches, espérant trouver la preuve scientifique de cette méthode.

 

DÉCEPTION

Malheureusement, je n’ai rien pu trouver qui aille dans ce sens. D’abord, on parlait assez peu des heures de repas d’une manière générale et, ensuite, il semblait bien que le fait d’aller au lit après avoir mangé avait relativement peu d’importance. Au contraire même : il est plutôt recommandé de se reposer après un repas, surtout s’il est abondant !

En effet, la digestion consomme entre 25 % et 50 % de notre énergie et donc, il vaut mieux ne pas trop s’agiter après avoir mangé. C’est du reste pour cela qu’on a inventé la sieste ! C’est aussi à cause de cela qu’on n’a jamais vu un sportif faire un repas copieux (et même un repas tout court) avant de réaliser des performances. Yannick Noah allait même jusqu’à jeuner depuis la veille. Quant à la troisième mi-temps, elle a lieu après un  match, pas avant.

 

RÉPARATIONS AUTOMATIQUES 

Selon Bernard Clavière1, qui ne fait qu’un repas par jour le soir (et ce, depuis trente ans au moins), tout en menant une vie très active (il est un joueur de tennis réputé notamment), pense lui que quand le corps a fini de digérer, il consacre l’énergie devenue disponible pour réparer les cellules malades (ou les humeurs du corps). Le petit déjeuner devient ainsi le plus mauvais repas de la journée puisqu’il vient interrompre ce processus.

 

MANGER SIX FOIS PAR JOUR

Quant aux petits repas plus nombreux, ils risquent d’être composés de biscuits, sandwichs, pâtisseries et autres sucreries et céréales. Autant dire qu’on multiplie ainsi les occasions de grossir : quand on a pour but de maigrir, c’est raté !

Les informations diffusées par la télévision Russe ont donc toutes les chances d’appartenir au domaine de la croyance pure et simple, c’est-à-dire de n’avoir aucun fondement objectif. Á noter que cette croyance est aussi très répandue en France et… partout ailleurs !

 

UN COPIEUX PETIT DÉJEUNER FAIT MAIGRIR

Voilà d’autres propos entendus sur toutes les radios, télévisions, et vus dans les journaux, livres de régime… du monde entier. Á tel point que j’y ai cru moi-même pendant longtemps tellement cela était affirmé avec assurance par des soi disant spécialistes reconnus. Des scientifiques américains ont pourtant voulu en avoir le cœur net.

Á l’université d’Alabama, des chercheurs ont donc invité 309 adultes en surpoids à effectuer une expérience. Ils les ont divisés en deux groupes d’égale importance. L’un devait sauter le petit déjeuner, l’autre devait le prendre normalement. Au bout de 16 semaines, les chercheurs n’ont constaté aucune différence significative entre les deux groupes.

Donc, prendre ou non son petit déjeuner n’a aucune espèce d’importance contrairement aux bruits de couloir. Pas plus que de sauter un repas d’ailleurs (la légende qui veut qu’on mange deux fois plus au repas suivant est entièrement fausse).

 

LA FORCE DES CROYANCES

J’ai pourtant rencontré un médecin qui m’a soutenu mordicus que le petit déjeuner était le repas le plus important de la journée car tous les matins nous étions en hypoglycémie ! On voit mal, dans ces conditions comment des personnes pourraient jeûner pendant une durée de quarante ou cinquante joursde suite. Cela montre bien que la formation des médecins en matière d’alimentation est inexistante, mis à part les 6 % de praticiens qui poursuivent des études complémentaires.

Quant au petit café du matin, il amène la naturopathe Irène Grosjean3 à s’étonner : « Pourquoi, se dit-elle, aurions-nous besoin d’un excitant pour commencer la journée alors que nous venons juste de dormir ? ».

Le fait a donc toutes les chances d’être culturel : si nous étions nés au Japon nous prendrions sans doute une tasse de thé vert et en Thaïlande nous commencerions peut-être la journée avec une brochette d’insectes. Ou rien du tout comme une grand partie des Français. Pour les américains incités à manger des céréales et à prendre un solide petit déjeuner, on voit le résultat : 60 % de la population est en surpoids ou obèse.

 

BESOIN DE TEMPS

Par contre, nous avons peut-être tout simplement besoin d’un peu de temps au réveil selon notre caractère. Comme nous l’avons tous remarqué, certaines personnes se lèvent facilement à 6 heures du matin et sont immédiatement débordantes d’activité. Par contre à 22 heures elles sont déjà au lit. D’autres, au contraire, ont bien du mal à se lever tôt et restent « comateuses » pendant un bon moment. Par contre, à minuit elles sont encore devant l’ordinateur et ont bien du mal à aller au lit.

Il n’est pas exclu que ce dont ont besoin les personnes de la seconde catégorie soit d’un peu de temps (et non pas de café) pour se réveiller.

 

NUTRITION CHINOISE

Il faudrait encore ajouter l’approche chinoise de l’alimentation qui est très différente de la naturopathie (par exemple) et tient beaucoup compte de l’énergie (donc des horaires de repas). Plus toutes les autres approche…. Qui détient la vérité ? Pas moi en tous cas. Je donne simplement des informations qui me semblent pertinentes et en général à la pointe de la recherche même si elles sont souvent iconoclastes, c’est tout. Ensuite, c’est à chacun de trouver ce qui lui convient.

 

CHACUN FAIT CE QU’IL VEUT

Plutôt que de vouloir imposer une vérité universelle (qui finalement ne convient à personne), ne vaudrait-il donc pas mieux respecter le rythme et les besoins de chacun ? Certes, nous sommes bien tous semblables mais aussi tous différents : ne l’oublions pas ! Le but est alors de manger ce qui convient à notre organisme et de ne pas le surcharger avec un excès d’alimentation qui engorgerait et fragiliserait notre terrain, faisant ainsi le lit à toutes sortes de maladies4 ? C’est tout !

En fait, chacun suit son rythme en fonction de son caractère  et fait ce qu’il veut comme il le sent.

Bonne route !

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste

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1 – CLAVIÈRE (Bernard), Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps, Gironde sur Dropt, Nature et Partage, 2008.

2 – BOUDREAU (Nicole), Jeûner pour sa santé, Québec, Quebecor, 2006.

3 – https://www.youtube.com/watch?v=dfVO0UJaAoA

4 – WANSINK (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2006.

 

 

 

 

Credit photo : image ID : 18840582 – 123RF

 

Bien manger et faire des économies

Manger correctement et faire des économies semble incompatible, et pourtant…

On raconte généralement, en effet, que manger correctement coûte plus cher et c’est ce que j’ai cru moi-même pendant longtemps. Mais, heureusement, c’est totalement faux comme je l’ai découvert progressivement. Seulement les bruits de couloir ont la vie dure. Pour vous donner un exemple, j’ai réduit le poste « alimentation » de mon budget mensuel d’environ 30 % et j’espère bien aller plus loin (je ne parle que ce dont je suis certain pour l’avoir expérimenté moi-moi-même). Comment ai-je fait ? Vous allez le comprendre très facilement.

 

Les profits des industriels

Pour commencer, il existe un fait inéluctable qui fait partie de la réalité. Quand un industriel vend un produit en effet, il doit supporter un certain nombre de charges : achat de matière première (dans le cas de l’agroalimentaire, il s’agit du produit de base), les frais de fabrication (ou de transformation), les frais de personnel, l’emballage, les frais de distribution…, plus, bien entendu une marge (la plus élevée possible) qu’il met dans sa poche ou répartit entre ses actionnaires après s’être payé. Pour être compétitif (et que vous achetiez son produit), il va donc essayer de le vendre le moins cher possible et, pour cela, réduire les frais sur tous les postes. Le premier qui se présente et sur lequel tous les producteurs luttent, est celui du produit initial et c’est la qualité qui va être la première sacrifiée. Mais, pas toujours, heureusement, mais on a du mal à le savoir !

Aux frais du producteur, vont s’ajouter les frais du distributeur qui, grosso modo, sont les mêmes que les précédents sauf que ce seront des frais de magasin, de stockage, etc. Qu’il s’occupe de produits « bio » ne change rien à la chose car le mécanisme est tout à fait identique à peu de choses près. Certes, on peut faire des économies sur les quantités qui assurent un meilleur prix dans de nombreux postes mais cela est loin de suffire à payer tout le reste.

La grande distribution a bien essayé de réduire ses coûts avec les produits de distributeur (PDD) et les produits premier prix (dits: « produits low cost ») et parfois ce sont exactement les mêmes que les produits de marques (fabriqués dans les mêmes usines avec les mêmes ingrédients et dans les même conditions) mais cela n’est pas toujours vrai : donc, méfiance !

 

Même le bio !

Par ailleurs, dans le cas de la bio (que la grande distribution a parfaitement compris et intégré), il pourra, par exemple, paraître plus avantageux d’acheter des pommes provenant du Chili que des produits régionaux. Ce qui pose plusieurs problèmes. D’une part, compte tenu des frais additionnels, le producteur du Chili ne peut recevoir qu’un prix dérisoire. Vous voyez tout de suite ce qu’il peut en être des salaires et de la protection sociale ! Je ne voudrais pas être à la place du pauvre ouvrier chilien ! Bien sûr, il convient d’ajouter en plus les frais des grossistes qui vont se charger d’exporter et d’importer, les frais de transport… Pensons ensuite que, pour accomplir un aussi long voyage, les produits devront être cueillis avant la pleine maturité et perdront en cours de route une grande partie de leurs vitamines, enzymes et micro-nutriments.

Sortir des habitudes

Bref, en achetant à un distributeur, qu’il s’agisse de la grande distribution, de magasins biologiques ou classiques, on est certain de payer la plupart du temps très cher et d’avoir en fin de compte un produit de plus mauvaise qualité que celui qui est acheté directement chez le producteur régional (ou qu’on a fait soi-même). Donc, les premières économies commencent pas sortir de la filière traditionnelle.

 Oui mais, je n’ai pas le temps, dites-vous. Sans doute mais il y a des solutions qui ne prennent également pas énormément de temps et coûtent par contre beaucoup moins cher.

Par exemple, si vous possédez un bout de jardin vous êtes sauvé ! De plus, point n’est besoin de disposer d’une dizaine d’hectares : l’expérience prouve que 500 m2 suffisent pour la consommation de quatre personnes en fruits et légumes durant une année. Avec une terrasse ou même un simple balcon, vous pouvez encore parvenir à faire pousser une partie de vos légumes. Enfin, dans certaines villes, de courageux militants ont réussi à convaincre le maire d’utiliser les espaces publics pour faire du jardinage (ceci est toutefois plus rare !). Dans tous les cas, dites-vous bien que lorsque vous consommez vos propres produits, d’une part vous faites des économies considérables, d’autre part vous bénéficiez de produits d’une fraîcheur incomparable puisqu’ils sont consommés juste après avoir été cueillis. En plus, vous serez fier de manger les légumes de votre propre production.

Quant au temps que vous consacrerez à ces cultures, si vous vous organisez bien, il ne sera pas forcément très long et vous épargnerez le temps passé à faire des courses.

Si vous ne disposez pas de jardin ni de balcon, rien n’est perdu. Outre la possibilité de vous entendre avec des amis pour partager un terrain, il existe encore des solutions. D’abord une classique, qui renaît aujourd’hui, ce sont les marchés de quartier où on peut rencontrer de petits producteurs. Mais il existe aussi des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui vous livrent toutes les semaines un panier à votre domicile (ou à votre bureau ou encore que vous trouverez dans un camion stationné dans votre quartier) et qui vous garantissent des produits locaux, frais, de saison et bien souvent bios.

 

Réduire la consommation

Après les légumes et les fruits (vous avez déjà 80 % de ce dont vous avez besoin) reste la viande. Certes, il existe d’autres moyens de se procurer les acides aminé essentiels : je vous en parlerai prochainement. Restons pour le moment aux solutions classiques.

Sachez-le, un Américain mange 120 kg de viande par an et un Européen, 85 kg (un Africain, 14 : cherchez l’erreur !). C’est beaucoup trop ! On s’accorde en effet pour dire qu’avec 80 g de viande par jour, c’est suffisant (cela fait 29,2 kg par an). On peut donc diviser notre consommation par deux et ce sera encore trop. Un Anglais a inventé le mot « demitarien » pour caractériser cette nouvelle façon de se nourrir. Va pour « demitarien », ça nous fait faire des économies ! On peut même remplacer certains jours (et même davantage) la viande par des œufs ou des algues.

Enfin, il n’y a pas que pour la viande : d’une manière générale, on mange trop. Tout le monde le sait, le dit, le répète. Commencez par exemple par ne pas vous resservir. Ou diminuez légèrement vos quantités au début. Puis, allez-y tout doucement et progressivement. Même si cela prend plusieurs années, vous allez y arriver !

Avec tout cela, le résultat est celui que je vous avais prédit : vous mangez mieux et vous dépensez moins !

Elle est pas belle la vie ?

 

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Manger pour vivre

Lorsque nous venons au monde (et nous sommes tous passés par là), la première chose que nous faisons est de respirer. Mais, après cette étape obligatoire qui nous permet de passer du monde aquatique au monde aérien, nous franchissons une deuxième étape, tout aussi obligatoire, nous rampons sur le ventre de notre mère pour téter son sein. Autrement dit, pour manger. C’est le premier pas d’un long voyage car nous allons, à la suite de cela, nous mettre à table trois fois par jour jusqu’à la fin de notre vie.

 Hélas, certains prennent un air dédaigneux dès qu’on leur parle de cette fonction vitale qui consiste à s’alimenter mais cela ne change absolument rien à ce besoin profond qu’ils doivent satisfaire malgré tout, comme tout un chacun, car c’est une nécessité vitale. Je veux dire que l’alternative est simple :   « ou je mange, ou je meurs ». Bien sûr, il est possible d’avoir en dehors de cela des objectifs passionnants dans la vie (et heureusement, nous ne faisons pas que manger ! Pour vous faire une confidence, je ne m’occupe pas que de nutri-analyse par exemple) mais nous devons tous, à un moment ou à un autre, d’une façon ou d’une autre, nous alimenter. Il existe quelques autres fonctions vitales du même genre (comme respirer, boire, aller aux toilettes, dormir…) que nous devons accomplir quelle que soit notre activité par ailleurs et, à bien y regarder, mieux nous les accomplirons, plus nous serons tranquilles pour faire autre chose. S’en débarrasser ne consiste surtout pas à les négliger, bien au contraire !

 Pour mieux me faire comprendre, je vais prendre une comparaison simple : supposons que vous possédiez une voiture automobile dont le moteur soit conçu pour consommer de l’essence, vous pouvez certes ajouter une petite quantité de gaz oil à votre essence : le moteur fonctionnera sans doute toujours mais beaucoup moins bien. Par contre, si vous augmentez cette proportion de gaz oil dans l’essence, votre voiture avancera de moins en moins bien et finira par s’arrêter totalement et tomber irrémédiablement en panne.

 Pour votre organisme, c’est la même chose : il est fait pour fonctionner avec certains aliments, pas avec d’autres. Bien sûr, il acceptera un certain temps de la « junk food » (Morgan Spurlock nous en a fait la démonstration1), mais cela se traduira rapidement en mal être, maladies, surpoids et raccourcissement de votre longévité. Or, bien manger n’est ni plus long, ni plus difficile, ni plus cher (au contraire, on  fait même des économies), ni moins bon.

 Alors, qu’est-ce qui vous retient ?

Cela peut être le manque d’informations (c’est justement le but de ce blog que de vous informer), la force de l’habitude ou quelque problème sous-jacent avec votre inconscient.

Quoi qu’il en soit, le choix est entre vos mains.

Bien sûr, n’hésitez pas à vous faire aider si vous ne parvenez pas à maîtriser le changement tout seul mais la décision de le faire vous appartient quand même. Vous ne pourrez donc rejeter la faute sur une autre personne quand un problème que vous auriez pu éviter se présentera.

Pour finir de vous convaincre, souvenez-vous de ce que trop de monde oublie trop souvent, c’est que le grand médecin que fût Hippocrate (père de la médecine moderne et les médecins actuels prononcent encore le serment dit d’Hippocrate) voilà 2.500 ans, avait coutume de dire : « Que ton aliment soit ta médecine ». Le progrès n’est donc pas dans les médicaments chimiques qu’on a inventé depuis et grâce auxquels les laboratoires pharmaceutiques se remplissent les poches mais dans notre alimentation et dans notre mode de vie, comme on est en train de le découvrir actuellement2. Certes, il est intéressant de disposer de ces remèdes (le moins possible et le moins souvent possible quand même. Ils nous rendent parfois service cependant, surtout en cas d’urgence) pour faire disparaître des symptômes gênants mais il est beaucoup plus avantageux de prévenir les maladies et d’éviter l’apparition de symptômes. Quant à la chirurgie (à bien distinguer de la médecine), elle a fait des progrès étonnants bien souvent liés à l’amélioration des techniques.

 En conclusion, ne vous contentez pas de lire mes Newsletters : agissez ! Vous pouvez changer votre vie tout de suite et vous ne risquez pas de le regretter ! Vous pouvez aussi aider les autres à en faire autant et vous leur rendrez service : n’hésitez donc pas à faire suivre cette newslettere à vos amis.

 En tous cas, retenez que manger correctement est une priorité qui ne vous empêche en rien de faire autre chose. Tout au contraire : vous aurez l’esprit serein, les idées claires et disposerez du maximum d’énergie !

Alors, qu’attendez-vous ?

Jean-Michel DESMARAIS

       Nutri-analyste®

                  

 

Restaurants industriels

Vous venez de faire une grande promenade en forêt avec des amis et, au retour, d’une part votre appétit est aiguisé, d’autre part vous passez devant le restaurant « Le relai des mousquetaires » qui a vraiment fière allure. Alors, vous décidez de vous y arrêter pour déjeuner en toute convivialité.

C’est la patronne elle-même qui vous accueille et vous conduit à une table élégante dans un cadre agréable. Sans plus attendre, le patron à sa suite vient prendre votre commande. La carte, bien fournie, est alléchante. Votre ami se décide pour un bœuf bourguignon (son péché pignon !), ces dames choisissent une paella et vous succombez à un cassoulet car cela fait longtemps que vous n’en avez pas mangé. Un quart d’heure plus tard, vos assiettes arrivent sur la table. « Tiens, le temps d’attente est court et le service est impeccable ! vous dite-vous ». Question : « Que s’est-il passé depuis votre commande ? ».

C’est simple mais quelque peu surprenant.

Le patron est retourné à la cuisine où il a confié sa commande à un marmiton (je n’ose pas dire à un cuisinier !), lequel est allé dans la chambre froide chercher quelques sachets de produits surgelés qu’il a ouvert puis réchauffé leur contenu au four micro-onde. Á la suite de quoi, il a rajouté un brin de persil sur le bœuf bourguignon, trois olives sur les paellas et un peu de thym sur le cassoulet (pour avoir le droit de dire que les plats étaient réalisés maison) et ils les a confiés au serveur. Entendons-nous bien, ce n’est pas que ces plats aient été surgelés qui soit critiquable (la surgélation est un mode de conservation parfaitement neutre découvert par nos ancêtres à l’ère glaciaire et remis au goût du jour grâce à l’électricité) mais parce qu’en réalité ils proviennent de cuisines industrielles et ont, tout simplement, été achetés en supermarchés spécialisés (donc non confectionnés sur place comme on le laissait entendre). Il y a donc une large duperie car, généralement, on ne va pas au restaurant pour manger de la cuisine industrielle !

Le restaurateur se défend en disant que, sans cette façon de procéder, il ne pourrait pas offrir une carte aussi vaste aux clients ni employer du personnel de cuisine dix heures par jour.

Les produits industriels préparés à l’avance en usine sont peut-être bien pratiques mais ce qu’on oublie de vous dire c’est qu’avec une autre organisation on pourrait proposer dans le restaurant même une cuisine authentiquement confectionnée sur place, en embauchant par dessus le marché, du personnel supplémentaire  (certains le font) et pour pas plus cher car, en plus, ce genre de restaurant n’est pas spécialement économique. Et puis, surtout, il y a le fait inacceptable qu’on ment à la clientèle qui ne va pas au restaurant pour retrouver la cuisine qu’elle trouve dans son supermarché.

Il semble donc important d’apprendre à reconnaître ce genre d’établissement. Ce qu’il faut savoir c’est que, sauf exceptions, un restaurant ne peut proposer à son menu qu’un plat du jour ainsi que trois ou quatre autre plats : davantage, c’est suspect ! Donc, quand vous voyez une carte abondante, méfiez-vous !

Quant à moi, je continuerai à aller déjeuner chez Suzie pour manger les légumes de son jardin et la viande des producteurs de la région. Quant à la cuisine, c’est François qui la fait : il est cuisinier et c’est toujours bon !

Bon app. !

 

 

 

 

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Dire non !

C’est vrai que parfois (et même souvent !) cela m’énerve de démasquer les roueries marketing de l’agroalimentaire et de la distribution visant à me faire acheter des produits qui font davantage que de ne pas correspondre à mes besoins, pour ne pas dire franchement qu’ils me sont totalement superflus, voire toxiques. Au point de me pousser à fixer de temps en temps (par réaction) des règles qui se veulent être absolues et qui sont tout à fait excessives. Car je constate, par ailleurs, les remarquables progrès accomplis dans les deux secteurs cités plus haut, n’hésitant pas à en profiter le cas échéant (le système qui me permet de faire ses courses sur son ordinateur en restant chez soi, par exemple, et en évitant de parcourir les allées d’un supermarché, me semble une réussite. Car, eh oui, j’achète un certain nombre de produits au supermarché !).

Je ne suis donc pas un partisan à tous crins du passé qui regrette le Paléolithique et rejette systématiquement ce qui est moderne. Bien au contraire ! Certes, la diligence était sans doute charmante mais honnêtement je trouve que le TGV est bien pratique. Comment voyagerons-nous demain ?

Seulement, voilà : je n’accepte pas tout progrès en bloc sans discernement et refuse obstinément qu’on me mente effrontément pour faire passer la pilule. Or, depuis que je suis né, on se livre avec moi  à ce petit jeu qui pourrait être amusant s’il n’avait de fâcheuses conséquences. En fait, il s’agit tout simplement d’un usage pervers du marketing : j’en reparlerai bientôt.

Dans le domaine de l’alimentation qui est celui qui nous préoccupe ici, cela va très loin puisque notre santé (notamment toutes ces maladies qu’on appelle pudiquement « de civilisation » et qu’on ne sait pas soigner) en dépend. Notre longévité aussi puisque si celle-ci n’avait cessé d’augmenter au cours des siècles derniers, elle menace actuellement en certaines circonstances de régresser. Á quoi donc les extraordinaires progrès médicaux et chirurgicaux peuvent-ils donc bien servir si dans le même temps on assassine à qui mieux mieux dans les hôpitaux eux-mêmes comme dans les cliniques sous prétexte de bonne gestion : celle-ci n’est en fait rien d’autre qu’un moyen dissimulé pour se remplir les poches et faire de fausses économies.

Car finalement, derrière tout cela, on rencontre toujours des affaires de gros sous, ce qui n’a pas échappé au célèbre économiste Américain John Kenneth Galbraith(et à bien d’autres). Et bien sûr, c’est de l’argent qu’on retire du porte-monnaie du plus grand nombre pour le donner aux riches (comme s’ils en avaient besoin !). Frais médicaux (bien réels venant aggraver un soi disant « trou de la sécu » parfaitement imaginaire, lui2), arrêts de travail, difficultés sans nom des agriculteurs qui tentent de faire de la qualité, chômage… Parfois, trop c’est trop !

Une des raisons d’être de cette Newsletter est d’ailleurs de révéler le dessous des cartes car, comme disait Voltaire : « Plus les hommes seront éclairés, et plus ils seront libres ». Il est donc urgent de chercher à s’informer davantage.

Cela étant, je dois dire que cette guerre permanente est usante et que, si je continue à prendre ces mensonges trop à cœur, c’est mon équilibre personnel qui risquera bientôt de sombrer.

Alors comment puis-je faire et comment mes lecteurs peuvent-ils m’imiter ?

D’abord en acceptant que cette problématique qui existe déjà depuis longtemps, au train où vont les choses, n’est pas près de s’arrêter. Ensuite que si on reconnaît la réalité (il faut bien payer le gaz à la fin du mois !) cela ne signifie pas pour autant qu’on capitule : il est toujours possible de s’opposer chaque fois qu’on peut. Cela semble même être la solution : ne pas être un mouton de Panurge comme nous l’a montré Rabelais. Stéphane Esselet Edwy Plenel4 (entre autres) nous ont également clairement ouvert la voie : à nous de l’emprunter. Et puis, nous détenons l’arme absolue dont nous n’avons peut-être pas toujours pleinement conscience : le pouvoir d’acheter ou pas. Et là, la décision nous appartient !

Á ce propos, laissez-moi vous conter une anecdote hautement significative : un jour lors de la réunion annuelle de Davos, un journaliste interviewait le patron d’une importante chaîne de supermarchés. « Alors, lui dit-il, il paraît que vous avez décidé de ne pas vendre de produits contenant des OGM ? ». « Parfaitement, lui répondit-il ». « Et peut-on vous demander pourquoi, dit le journaliste ? ». « Bien sûr, répondit le patron, nos clients n’en veulent pas ! ».

Cela est donc bien clair et les consommateurs en ont fait la démonstration de très nombreuses fois. Le but n’est pas simplement de s’informer mais d’agir. Ainsi, le meilleur service que vous puissiez rendre à vos amis, est de les faire s’abonner à cette lettre (qui, je le rappelle, est gratuite et ne dissimule aucun piège).

Quant à moi, je vais essayer de rester calme, de continuer à manger (avec délices !) mes légumes bios achetés chez un producteur de la région et, comme disait Voltaire (encore lui !) :  « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ».

Je vous en souhaite tout autant !

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste®

 

 

 

1 - GALBRAITH (John Kenneth), L’art d’ignorer les pauvres, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2011.

2 - DUVAL (Julien), Le mythe du « trou de la Sécu», Paris, Raisons d’Agir, 2008.

3 - ESSEL (Stephane), Indignez vous, Paris, Éditions Indigène, 2010.

4 - PLENEL (Edwy), Dire Non, Paris, Don Quichotte, 2014.

 

 

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Conseils irresponsables

Lancé en janvier 2001, le Programme national nutrition santé (PNNS) a pour objectif général l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population française en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition. Le programme a été prolongé en 2006 puis en 2011.

Ses principales recommandations sont les suivantes :

  • Les fruits et légumes : au moins 5 par jour

Crus, cuits, en conserve ou surgelés, les fruits et légumes doivent être présents à tous les  repas. Ils peuvent aussi être consommés en dehors des repas en collation le matin ou en guise de gouter l’après-midi.

  • Les produits laitiers : 3 par jour (3 ou 4 pour les enfants ou les adolescents)

À chaque repas, voire au goûter, il est important d’alterner lait, yaourts et fromages pour obtenir un bon compromis entre le calcium et les matières grasses. Il est préférable de consommer des produits demi-écrémés plutôt qu’entiers.

  • Les féculents à chaque repas et selon l’appétit

Les féculents sont les céréales ou les aliments à base de céréales (riz, pâtes, semoule, blé, pain, et maïs), les légumes secs comme les lentilles, les pois, les haricots ou les fèves, les pommes de terre. Il est préférable de privilégier les céréales complètes ou demi-complètes qui contiennent plus de fibres et de vitamines.

On a vu le résultat !

Comme le dit Thierry Souccar dans un de ses livres 1 : « En voyant monter sur la scène de la conférence de presse des nutritionnistes ventripotents, on aurait dû se méfier ! »

Certains même, qui ont l’habitude de me lire, s’imaginent en voyant ça que je suis en train de leur faire une blague. Non, non, hélas ! Alors voyons pourquoi ? Allons-y :

 

1 – Ce qui fait grossir ce ne sont pas les graisses mais le sucre2 :

Les Américains sont en train d’en faire la douloureuse expérience puisque 60 % de la population est en surpoids ou obèse. Or, comme partout dans le monde, on veut imiter les Américains, l’épidémie se répand à grande vitesse sur toute la surface de la Terre. Cela inquiète même les spécialistes de la nutrition.

Pour moi la conclusion est simple : supprimons le sucre dont nos ancêtres ne connaissaient même pas le goût mais pour lequel nous avons une certaine appétence (des personnes parviennent à en manger jusqu’à 120 kg par an) qui peut aussi se transformer en addiction. On ne s’en sortira pas avec des produits naturels ou bio ni même du simple fructose qui est encore plus dangereux.

Tous les aliments qui contiennent de l’amidon (qui se transforme en glucose dans votre estomac et  font monter votre taux de sucre sanguin) sont également à proscrire. Céréales et légumineuses bien sûr mais aussi certains fruits (banane…) et légumes (pommes de terre…).

Ne confondez pas non plus les légumes avec les fruits, ces derniers étant davantage sucrés et devant plutôt être mangés seuls vers 17 – 18 h et consommés avec parcimonie. Pas en conserve toujours car ils perdraient une partie importante de leurs vitamines. Quant aux fruit secs, c’est un concentré de fructose à éviter quand on veut maigrir.

 

2 – Des graisses mais pas toutes :

Dans les graisses, il convient de trier.

Éliminons d’entrée les graisses trans (ou oxygénées) utilisées par l’industrie et qui sont de véritables poisons.

Quand au graisses saturées, elles se trouvent notamment dans les graisses animales (lait, fromage, beurre, viande, lard, etc.) mais aussi dans l’huile de coco et de palme. Il convient de ne pas en abuser sans pour autant les diaboliser (certains pensent qu’en petite quantité, elles ont un effet bénéfique).

Restent les acides gras mono et polyinsaturés.

Il est recommandé de privilégier ceux qui contiennent des oméga-3 3. Cela ne veut pas dire que les oméga-6 soient mauvais, mais nous en avons de trop. Au Paléolithique, quand nos ancêtres absorbaient un oméga-6, ils absorbaient aussi un oméga-3. Avec l’évolution de l’alimentation, quand nous absorbons aujourd’hui un oméga-3, nous absorbons aussi vingt oméga-6. Je ne vous garantis pas que nous puissions rétablir l’équilibre mais on peut au moins réduire l’écart. Du 1 pour 3 ou 4 (maximum) serait un beau résultat.

Pour les végétariens, une solution sans céréales ni légumineuses est en train de voir le jour : j’en parlerai dès que possible car le jour est proche où l’humanité ne pourra plus absorber les mêmes quantités de viande grasse issue d’animaux grandis en élevage intensif qui, par dessus le marché, se comporte d’une manière particulièrement sadique.

 

3 – Le lait et les produits laitiers :

Le lait ainsi que tous les produits laitiers (à l’exception de petites quantités de fromage, produit lacto-fermenté ne contenant pratiquement plus de lactase et qui doit être considéré comme une gourmandise) sont, bien sûr, à éliminer, j’ai déjà expliqué pourquoi en long, en large et en travers dans mon dernier livre4 ainsi que dans une Newsletter précédente. Pour ceux qui voudraient en savoir davantage, le Dr Nicolas Le Berre explique bien quel est le problème 5.

Quant à l’ostéoporose, c’est un mythe sur lequel Thiérry Souccar apporte un éclairage intéressant 6.

 

Rassurez-vous, en tenant compte de tout cela, on mange très bien, on est mince, en bonne santé et on a un moral à toute épreuve.

Mais pour ceux qui veulent grossir, rien ne les empêche de suivre les recommandations officielles pour maigrir !

Je plaisantais bien sûr mais, en tous cas, ce ne sera pas nous !

 

 

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

 

 

 

1SOUCCAR (Thierry), Le régime préhistorique, Montpellier, Indigène éditions, 2007.

2 TAUBES (Gary), FAT : pourquoi on grossit, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2012.

3 LORGERIL (Dr Michel de) et SALEN (Patricia), Le pouvoir des Omega 3, Monaco, Alpen, 2005.

4 DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Romart, Monaco, 2011.

5 LE BERRE (Dr Nicolas), Le lait : une sacré vacherie ?, Condé sur Noireau, Charles Corlet,  1990.

6 SOUCCAR (Thierry), Le mythe de l’ostéoporose, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2012.

 

 

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Le plaisir

Voilà bien un sujet qui relève typiquement de la nutri-analyse. En effet, la nutrition prend bêtement le propos au pied de la lettre et réagit à tort et à travers tandis que la psychanalyse ne sait pas que les fèves de cacao sont d’excellents anti-oxydant. De quoi s’agit-il ?

Un de mes lectrices m’écrit : « j’aime tellement manger du chocolat et des frites que suivre ton régime serait me priver de beaucoup de plaisir ».

Confidence pour confidence, j’adore le chocolat moi aussi ! Je ne crois d’ailleurs pas en avoir dit du mal dans mon livre1, bien au contraire. Mais la réaction de ma lectrice entraîne en réalité l’examen de plusieurs problèmes.

Le premier est celui du plaisir et j’ai pratiqué suffisamment longtemps la psychanalyse pour savoir que celui-ci est fondamental. Je vais même vous révéler une chose qu’on fait trop souvent semblant d’ignorer : quand la vie ne procure plus aucun plaisir, on meurt. Cela explique aussi très bien pourquoi tous les régimes fondés sur des restrictions, des épreuves et la fin du plaisir connaissent une immense proportion d’échecs. Ne comptez  donc pas sur moi pour concevoir un mode alimentaire dont le plaisir soit exclu ou pour vous dire qu’il ne faut jamais faire d’exceptions à une règle. Première conclusion : quand vous avez envie de chocolat et de frites, mangez-en et ne vous posez pas de questions.

Le deuxième est celui de la fréquence. Que diriez-vous, par exemple, d’un peu de caviar ? Ce serait sans doute avec plaisir mais laissez-moi vous conter l’histoire d’une amie Russe partie un jour en vacances chez sa cousine au bord de la mer Caspienne. Cette dernière, qui connaissait bien certains pêcheurs, lui acheta, pour lui faire plaisir, un grand bocal de deux litres de caviar. Elle en mangeait à la cuiller au petit déjeuner, à midi et le soir.

Évidemment, cela fait rêver, sauf qu’au bout de trois jours, elle ne pouvait plus voir le caviar en peinture et se précipita sur la première salade qu’elle avait vue.

De la même manière, du temps où les saumons remontaient la Garonne, les ouvriers agricoles faisaient préciser dans leurs contrats d’embauche, qu’on ne pouvait pas leur donner à manger du saumon plus de deux fois par semaine. Et j’ai sous la main des dizaines d’exemples comme ceux-ci.

Ma deuxième conclusion est donc tout naturellement que s’il s’agit d’un peu, c’est bien mais que beaucoup, c’est trop.

Troisième problème. Je vous ai confessé que j’aimais le chocolat. Mais ce que préfère, et de loin, c’est le bon chocolat. Pas ce mélange de graisses de basse qualité renforcées de parfums synthétiques qui laisse un goût pâteux et collant dans la bouche. Pour les frites, c’est la même chose. J’en mange de temps en temps (oui, et alors ?) mais les seules que je supporte sont faites avec de bonnes pommes de terre (bios si possible) et de l’huile d’olive qui ne sert qu’une ou deux fois. Autrement dit, je me les fais moi-même.

Ma troisième conclusion sera donc qu’on devient rapidement très exigeant sur la qualité des produits.

Savez-vous également qu’un mode alimentaire n’est pas un régime ? Ce dernier est conçu pour être suivi pendant un temps relativement court (il vaut mieux !) alors que le premier est simplement une façon de se nourrir tous les jours qu’on choisit progressivement et qui fait partie de notre vie. On ne la décide pas pour se forcer mais parce que nos connaissances de la nutrition s’améliorent, parce qu’on se sent mieux en nous nourrissant de cette façon, parce que nous sommes infiniment moins malades et en meilleure forme malgré notre âge qui avance (ça, je n’y peux rien et je n’ai pas de recette pour ralentir le temps !)

Ma quatrième conclusion est que nous allons mieux parce que nous mangeons mieux.

Il existe aussi un mécanisme que vous avez sans doute remarqué : le goût s’éduque et évolue. Tous les œnologues le savent : on commence par faire la différence entre un Bordeaux et un Bourgogne, puis on distingue un Sauternes d’un Monbazillac et on finit par reconnaître un Pétrus d’un Cheval Blanc qu’une simple route pourtant sépare. De la même manière, une tomate ancienne bio, cultivée avec savoir-faire et cueillie en saison, a un parfum qu’on ne peut pas comparer avec une tomate calibrée, poussée hors sol (à grand renfort de produits chimiques) au mois de janvier au sud de l’Espagne.

Enfin, la vie se déroule rarement comme prévu. Exemple : tel fumeur qui ne pouvait pas se passer d’une cigarette, se retrouve, quelque temps plus tard après un sevrage réussi (il y en a davantage qu’on ne pense), plus libre, plus léger et pas du tout en manque. Pourquoi donc me direz-vous ? Tout simplement à cause de la neuroplasticité que nous explique si bien le Dr Norman Doidge 2. Car nos neurones aussi changent !

Ceci étant, la conclusion générale est que je peux simplement vous donner des informations auxquelles vous réfléchirez et que vous adapterez à votre cas quand vous sentirez le moment venu.

Pour le moment, quand vous avez envie de frites et de chocolat, surtout ne vous privez pas !

 

 

 

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

 

 

 

1DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Romart, Monaco, 2011.

2 DOIDGE (Dr Norman), Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Paris, Belfond, 2010.

 

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