ON FAIT QUOI ?

TOUS LES RÉGIMES SE VALENT

On apprend, d’après une étude parue dans le « Journal of the American Medical Association », que tous les régimes célèbres seraient également efficaces pour perdre du poids. C’est-à-dire en fait, pour ne pas en perdre puisque on sait que le taux de succès des régimes alimentaires tourne autour de 5 %.

C’est précisément ce que je me tue à répéter depuis des décennies. Il suffit d’ailleurs de se rendre sur le site http://nutri-analyse.com et de lire mon étude : « POURQUOI LES RÉGIMES POUR MAIGRIR N’ONT JAMAIS MARCHÉ ET NE MARCHERONT JAMAIS » pour avoir la preuve de ce que j’avance. En fait, ce n’est d’ailleurs même pas la peine d’avoir les résultats d’une savante étude pour se rendre compte que les régimes marketing sont des escroqueries pures et simples. Ce n’est pas pour dire du mal de ces études qui sont souvent fort utiles mais pour affirmer qu’avec un peu d’observation et de réflexion, on parvient souvent au même résultat. Et je prends comme exemple celui de Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN qui, au début du XIXème siècle, connaissait déjà parfaitement quels étaient les aliments qui font grossir1.

ON VEUT SAVOIR QUOI ?

Ce qui est intéressant, c’est de se poser la bonne question, ce qu’on oublie de faire et c’est la raison pour laquelle on n’obtient jamais de réponse satisfaisante. Quelle est donc la bonne question ? En vérité, il y en a plusieurs. Allons-y :

1 – Les femmes veulent-elles maigrir ? Il paraît, selon de sérieuses études, que 70 % des femmes le souhaitent. Il faut dire qu’avec le modèle dominant diffusé par les magazines féminins et les photos retouchées, il existe une pression énorme. Au point même que certaines femmes, qui n’ont pourtant pas besoin de maigrir, se font souffrir avec des régimes invraisemblables et farfelus qui ne leur servent strictement à rien ;

2 – est-ce que le mode d’alimentation moderne convient bien aux hommes ? Non, non, et non, la réalité nous en apporte la preuve ! En effet, d’une part on voit bien que le surpoids et l’obésité touchent 60 % des Américains et se répandent à travers le monde d’une manière qui inquiète tous les spécialistes (par exemple 60 % des Chinois sont aujourd’hui devenus obèses !) et que d’autre part une portion importante de l’humanité n’a pas suffisamment de quoi se nourrir ;

3 – est-ce que les aliments que nous mangeons correspondent bien à nos besoins ? Là aussi, trois fois non ! Notre organisme n’est pas fait pour manger des produits laitiers, du sucre, du sel, des céréales et encore moins de l’aspartame du glutamate ou autre ignominie… C’est comme si vous mettiez dans le réservoir de votre voiture un peu l’essence de térébenthine, un peu d’éther, un peu d’huile de friture ou de white spirit, de kérosène… Certes, touts ces produits son inflammables mais je doute fort que votre moteur apprécie !

4 – l’agro-alimentaire nous fabrique-t-il de bons aliments ? Là, on atteint la catastrophe ! Certes, on a fait quelques progrès dans l’hygiène puisque les produits mis en vente sont plutôt propres (encore que !). Mais quant à leur composition, cela va de mal en pis. Cela commence par les produits toxiques utilisés dans l’agriculture moderne (engrais chimiques, pesticides…), cela continue avec les modes de cuisson (friture…) et les conservateurs et autres additifs (colorants, agents de texture, ) ;

5 – et la viande ? La première évidence, est qu’on en mange trois fois trop : cela ne sert à rien et encrasse notre organisme. La deuxième évidence est que l’élevage intensif est particulièrement sadique2. La troisième évidence est que si tous les habitants de la Terre voulaient manger autant de viande que les Américains, il nous faudrait 5 planètes. La quatrième évidence est que nous passons à côté de sources importantes de protéines abondantes et bon marché comme les algues ou les insectes… ;

6 – la santé humaine s’améliore-t-elle ? Hélas non : c’est un fiasco complet. Au contraire, on constate la progression inquiétante de nombreuses maladies comme le cancer, la maladie d’Alzheimer, celle de Parkinson, les cardiopathies, la sclérose en plaques… Autrement dit, comme ces maladies, contrairement à ce qu’on dit, ne sont pas dues à l’allongement de la durée de la vie, ce qu’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre : on vit plus vieux mais on se trouve de plus en plus médicalisé et de plus en plus tôt ;

7 – est-ce économiquement supportable : toujours non ! Nous n’aurons bientôt plus les moyens de boucler notre budget nutrition à la fin du mois à moins de nous rabattre sur la punk food dont on connaît les effets. En tous cas, il est une certitude absolue : on ne peut déjà plus nourrir correctement la population mondiale et on le pourra de moins en moins. Par exemple, nous cultivons tant et plus des céréales pour nourrir du bétail et on perd de la surface utilisable pour des cultures vivrières et de l’eau qui elle commence à manquer.

Conclusion générale : faillite totale. Conséquence : il faut changer d’urgence car l’entêtement est un signe de folie. C’est ce que martèlent tous les économistes du monde entier quelle que soit leur obédience, de droite ou de gauche. Et cela n’attendra pas vos petits-enfants : c’est tout de suite qu’il faut agir !

NI RECULER, NI AVANCER

Tout se passe comme si nous nous trouvions dans cette position inconfortable dans laquelle, mourant de peur devant la catastrophe qu’on voit bien venir, on ne pouvait ni avancer ni reculer.

Certes, le Paléolithique est loin et ne reviendra plus jamais. D’un autre côté, nous sommes psychologiquement enfermés dans nos habitudes et drogués au sucre, au sel et à la graisse (ne riez pas : des chercheurs ont montré que le mélange rendait aussi dépendant que de la morphine). Alors quoi ? On assiste sans rien faire à notre fin ?

SORTIE SIOUPLAÎT ?

Oui, le changement est difficile sur le plan psychologique mais aucune situation n’est désespérée non plus.

Nous pouvons en fait commencer par n’importe quel but en choisissant de préférence celui qui nous conviendra le mieux.

Ensuite, sur ce blog, vous trouverez toutes les semaines les dernières informations sur ce qu’il est possible d’entreprendre. À vous de suivre ! Accrochez-vous fermement au fil rouge, le vôtre (qui n’est pas le même que celui de votre voisin) et suivez-le : vous verrez, dans quelque temps, d’une part vous vous porterez beaucoup mieux et, d’autre part vous ne vous reconnaîtrez plus car vous aurez déjà changé. En plus, vous apercevrez la lueur de la sortie !

N’écoutez donc pas les pisse-vinaigre : l’avenir est à nous ! Il suffit de sortir de l’ornière.

Haut les cœurs !

 

1 - BRILLAT-SAVARIN (Jean-Anthelme), Physiologie du goût, Paris, Champs Classique, 2009.

2 - REYMOND (William), Toxic, J’AI LU, Paris, 2007.

 

Credit photo : <a href=’http://fr.123rf.com/profile_mspurny’>mspurny / 123RF Banque d’images</a>