ÉCHOUER SEUL OU RÉUSSIR À PLUSIEURS

AUCUN RÉGIME NE MARCHE

L’affaire est entendue : aucun des régimes alimentaires, même le plus sérieux qui soit, conçu par un nutritionniste ou un médecin, ne marche avec tout le monde (c’est-à-dire qu’il n’a pas un pourcentage de réussite supérieur à 10 %). Si vous n’en êtes pas encore convaincu, lisez mon étude (gratuite) sur mon site (nutri-analyse.com). Voici en prime l’argument préalable majeur qui se suffirait d’ailleurs à lui-même s’il n’y en avait pas d’autres tout aussi percutants : nous sommes tous différents sur de très nombreux points, alors comment voulez-vous qu’une même recette puisse convenir à tout le monde ? C’est un peu comme si on demandait à chacun d’inscrire la confiture de fraise en tête de ses choix pour le titre de la meilleure confiture du monde.

JUGE ET PARTIE

On va peut-être m’accuser de vouloir en remettre une couche mais je me permets d’insister car la pression de conformité est forte. Or il est un principe difficilement contestable : il est impossible d’être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. Si on veut bien accepter cela (mais si vous le contestez, expliquez-moi comment vous faites ?), comment vous rendre compte vous-même des erreurs que vous commettez en matière d’alimentation ainsi que des habitudes (au moins des mauvaises) que vous avez prises souvent depuis des dizaines d’années, voire depuis votre plus tendre enfance ?

Rien que pour pouvoir remarquer cela (ce qui, bien souvent saute aux yeux quand on vous regarde de l’extérieur, à moins que cela ne soit bien masqué par un nombre innombrable de bonnes raisons !), il est nécessaire d’avoir l’avis d’une personne qui n’a pas de liens particuliers avec vous (comme en psychanalyse) et avec qui vous pouvez parler librement.

Or notre civilisation moderne pousse à l’extrême  l’individualisme et, si on en croit l’idéologie dominante, nous devrions tous être capables de tout réussir sans l’aide de qui que ce soit, de nous comporter comme Zorro etde  sortir vainqueur d’un nombre incalculable de difficultés extraordinaires, en quelque sorte d’être d’être un super héros ! On voit d’ici l’absurdité de cette théorie qui me fait affirmer : tout seul, on a tous les risques d’échouer. Ce qui signifie que pour réussir il faut être bien entouré.

GROS, LAID, MALADE ET PAUVRE

Et seul devrais-je ajouter.

Á moins que ce dernier critère ne précède les quatre autres et ne les conditionne.

En effet, si on veut tout faire tout seul, il y a tous les risques qu’on accumule des kilos superflus, donc qu’on devienne gros et, par voie de conséquence, peu désirable. Mais le surpoids engendre aussi toutes sortes de maladies. Lesquelles, outre leurs effets délétères, finissent par coûter très cher. Tout cela pourrait bien provoquer aussi votre appauvrissement.

Mais, même si ce n’était pas le cas, être riche et malade n’est guère une situation enviable.

Vous voyez ce qu’il vous en ne voulant pas faire appel aux autres ?

PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES

Ça y est, vous êtes finalement décidé à perdre du poids et vous avez compris que, pour y parvenir, vous aviez besoin des autres, ou au moins d’un autre.

Si votre surpoids est pathologique, c’est-à-dire en fait la conséquence d’une maladie, il vous faut absolument d’abord consulter votre médecin. Celui-ci fera de son mieux mais il n’est pas forcément au courant de tous les facteurs inconscients qui peuvent provoquer votre maladie. Normal car, aussi surprenant que cela puisse paraître, la formation médicale ne comprend aucun apport de la psychanalyse. Vous aurez donc certainement besoin en plus, de l’aide d’un psy pour vous permettre, à la la fois, de débusquer les éléments qui ont provoqué cette maladie (il en existe pratiquement toujours quelques uns) et également valoriser en vous les forces de guérison (les médicaments sont notoirement insuffisants).

Si votre surpoids n’a aucun lien avec une quelconque maladie (mais vous faites bien de faire quelque chose tout de suite, pendant qu’il en est encore temps, car le surpoids provoque toutes sortes de maladies), alors  vous êtes la victime de problèmes ayant leur origine en même temps dans votre façon de vous nourrir ainsi que dans les produits que vous absorbez dans cette intention. Tout cela bien sûr ne se fait pas au hasard et il existe bien des raisons psychologiques sous-jacentes qu’un nutri-analyste saura vous aider à découvrir. C’est en effet quelqu’un de compétent simultanément en alimentation et en psychanalyse. Et c’est pourquoi les nutritionnistes  seuls ou les psychanalystes de leur côté échouent la plupart du temps car ils ne connaissent que la moitié du problème et ignorent l’autre ou la scotomisent.

OUI MAIS…

On a toujours une panoplie de bonnes raisons pour ne rien faire mais, comme la plupart des bonnes raisons, ce ne sont que des défenses inconscientes pour masquer notre peur du changement. Celle qui vient en tête le plus souvent, est que cela coûte cher. Ce qui est faux car les tarifs, en général, sont très raisonnables. Mais, c’est vrai que ce n’est pas gratuit. Heureusement d’ailleurs car les conseils gratuits sont toujours douteux.

Mais, comme d’hab, on veut économiser au maximum et, au final… on se rend compte qu’on a perdu de l’argent et même, comme je l’ai indiqué plus haut, qu’on a échoué. Et qu’au bout cela coûte très cher. C’est un peu comme vouloir se soigner soi-même sans l’aide d’un médecin, construire sa maison sans le concours d’un architecte ou réparer sa voiture sans le coup de main d’un mécanicien. Et c’est là qu’on prend conscience que, dans la vie, les gens qu’on voit réussir, s’entourent de professionnels compétents. Et quant on a perdu un procès parce qu’on a investi sur un mauvais avocat, on sait ce que cela veut dire : pour ma part je n’ai jamais une hésitation car je sais qu’un homme de l’art compétent (même cher) me fera toujours progresser au niveau des résultats. Mais, bien sûr, vous avez le droit d’’être d’une opinion différente…

EST-CE RAPIDE ?

En général, il faut reconnaître que, même si on constate parfois des résultats rapides, habituellement l’approche de la nutri-analyse n’est pas foudroyante, au contraire des méthodes marketing qui vous promettent de perdre 7 kilos (voir davantage !) en deux semaines (mais ne marchant jamais !) et ceci pour plusieurs raisons :

  • la première est que vous ne vous êtes pas réveillé un beau matin avec 10 kilos de plus que la veille mais que vous avez accumulé de petites quantités excédentaires au fil des ans (je vous expliquerai un jour pourquoi et comment). Pourquoi, comme par magie, les perdriez-vous d’un seul coup ?  ;
  • il ne s’agit pas d’un régime ordinaire qui aurait pour vocation d’être temporaire, mais d’un changement à vocation définitive dans lequel il s’agit de remplacer les mauvaises habitudes par des bonnes. Or on a mesuré que la durée nécessaire à l’acquisition d’un nouveau comportement et à sa transformation en une habitude durable, était de 28 jours. C’est donc beaucoup plus long. D’autant, qu’en plus, on ne va pas agir sur toutes les mauvaises habitudes à la fois mais qu’on va les prendre les unes après les autres en commençant par la plus accessible. Ce dernier point étant spécifique et valable uniquement pour chaque individu ;
  • dans l’optique de la nutri-analyse, il ne s’agit surtout pas d’alerter le système anti-famine qui se réveille dès qu’on maigrit trop vite afin de ralentir la perte de poids, ce qui compliquerait  inutilement la tâche. L’objectif est donc, au contraire, de perdre du poids lentement mais sûrement et définitivement ;
  • perdre 200 g/semaine (c’est un minimum) représente au bout des 52 semaines d’une année, 10,4 kilos et, après cinq ans, de 52 kilos. Cela fait généralement beaucoup plus qu’il n’en faut. Notons toutefois qu’en cas de surpoids très important, cela peut aller beaucoup plus vite au début.

On voit donc que la démarche de santé à la recherche de son poids d’équilibre fait à l’aide de la nutri-analyse, n’a rien à voir avec un quelconque régime du commerce. Le poids devient une conséquence de la santé et non l’objectif principal : c’est pourquoi on l’atteint bien plus facilement…et durablement !

Alors, tout seul ou avec l’aide des autres ?

 

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