TENIR LA LONGUEUR

 IL FAUT CHANGER

Certes, nous savons tous qu’il faut changer.

D’abord parce que, dans tous les domaines, la vie est un changement perpétuel et qu’il convient de s’adapter à ce changement. Certaines personnes persistent à croire que ce qui a été, sera de nouveau et que le bon vieux temps va revenir. Ceci n’est qu’une illusion : le temps ne marche que dans un seul sens : en avant, jamais en arrière. Il ne reviendra  donc jamais ce fameux « bon » vieux temps qui n’était d’ailleurs pas toujours aussi bon que ça. Seulement, nous étions plus jeunes et, dans nos souvenirs, nous avons tendance à embellir tous les moments que nous avons passés, gommant tout ce qui, à l’époque, pouvait nous causer du souci.

Bref, il faut changer, tout le monde nous le dit et c’est un fait sur lequel il n’y a pas à revenir.

CHANGER D’ALIMENTATION

Dans le cas de l’alimentation, il existe plusieurs raisons qui nous incitent à nous adapter.

La première est que nous avons changé de vie par rapport nos parents et, encore davantage, par rapport à nos grand-parents. Nous n’avons plus les mêmes activités, nous sommes beaucoup plus souvent immobiles (devant des écrans), nous fournissons moins d’efforts physiques grâce à la mécanisation (des transports notamment) mais, en même temps nous bougeons davantage (en partie en empruntant les chemins de fer rapides, l’automobile – qui a fait des progrès considérables – l’avion – qui est loin plus accessible, etc.), nos logements ne sont pas les mêmes (chauffage, climatisation) et nous ne nous habillons même plus de la même façon.

La deuxième est que nous avons fait des progrès. Les études qui ont été réalisées récemment nous montrent qu’il existe des produits toxiques qu’il vaut mieux éviter (sel, sucre, céréales raffinées…).

La troisième est que nous mangeons trop et, notamment, trop de viande et de céréales raffinées. Jusqu’à une époque récente, les hommes ont été plutôt pauvres et végétariens dans leur alimentation. Il arrivait assez souvent en effet que la majorité d’entre eux ne dispose pas, en quantité, de quoi manger (c’était alors le jeûne obligatoire) et presque tout le monde mangeait seulement des légumes (la viande était un  luxe et on en consommait uniquement de temps en temps, les jours de fête par exemple).

Et puis nous sommes passés à l’ère de l’’industrie agroalimentaire. Certes, nous avons réussi à produire plus pour nourrir la plus grande partie de l’humanité et pour moins cher mais avec une baisse généralisée de la qualité et la création de produits qui sont de véritables poisons : aspartame, sirop de glucose-fructose, glutamate, gluten… Sans compter les usages de l’élevage intensif qui devraient absolument être toute interdites tant elles sont sadiques.

ET PUIS…

Il existe, en plus, une raison majeure pour changer : si nous avons été conduits à l’inconfort, aux maladies de toute sorte, au surpoids… c’est bien parce que notre mode d’alimentation ne nous convenait pas. Ne nous racontons pas d’histoires : si nous ne faisons rien, si nous n’en changeons pas au moins quelques éléments, nous ne pourrons pas recouvrer l’équilibre et la santé. Cela semble donc évident car, on sait bien, que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Conclusion absolument incontestable de tout cela : il nous faut changer de toutes façons.

OUI MAIS COMMENT

Comme disait un humoriste : « arrêter de fumer est facile : je le fais vingt fois par jour ! ». De la même manière passer de la malnutrition (il convient d’appeler les choses par leur nom) à une alimentation saine est facile (si, si!). Le problème est de maintenir ce changement également tous les jours qui viennent, et ceci suffisamment longtemps afin que de nouvelles habitudes se mettent en place.

Bien sûr, il y aura des ratés, des tentations, des habitudes difficiles à surmonter, des retours en arrière… Et alors ?

Alors, rien : c’est normal. Il faut 28 jours dit le le Pr Wandsink1 pour qu’un nouveau comportement se transforme en habitude et devienne automatique. Donc, les régimes qui vous font miroiter que du jour au lendemain, tout va changer et que vous allez perdre quantité de kilos, sont tout simplement des régimes de menteurs et échouent tous lamentablement.

La situation semble donc sans issue a priori. Mais ceci est complètement faux et il est parfaitement possible de changer, sans effort, sans douleur et de réussir.

UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT

Oui mais pas n’importe comment.

D’abord, il faut que tout changement soit très progressif et se fasse lentement. Il est conseillé de commencer par le changement le plus facile et de poursuivre, quand celui-ci est acquis, par le second plus facile, etc. Tous à la fois, c’est trop ! Mais, comme cela n’est pas la même chose pour chacun d’entre nous, il n’est pas évident qu’on découvre tout seul ce qui est le plus facile à faire en premier. Exemple : pour certains, supprimer le sel est très facile, pour d’autres, c’est extrêmement difficile. Pour certains encore, remplacer les deux tranches de pain du petit déjeuner par un œuf (par exemple) peut se faire demain matin. Pour d’autres, c’est impensable. Alors, comment faire ?

Se faire aider par un coach expérimenté peut faire gagner beaucoup de temps et permettre de réussir certaines choses qui autrement, sembleraient impensables.

Il existe aussi des manières plus faciles que d’autres de procéder ainsi que des moyens spécifiques qui peuvent être adaptées à chacun. Tout le monde ne les connaît pas et, c’est normal car, cela n’est pas son métier.

TENIR LA LONGUEUR

En résumé, il faut tenir la longueur, la devise devant être : peu mais longtemps et non beaucoup et rapidement. Il est clair que maintenir son attention (même pas son effort car cela ne demande aucun d’effort particulier) n’est pas si simple. Il faut en effet qu’au moment précis où nous apprêtons à reproduire une habitude quelconque (qui peut être de prendre un bonbon) une sorte de lampe rouge s’allume et qu’une petite voix intérieure nous conseille de faire quelque chose de nouveau (par exemple prendre plutôt un verre d’eau ou un fruit).

C’est donc une course de fond et non une course de vitesse : il faut être vigilant pendant 28 jours avant que tout nouveau comportement ne se transforme en réflexe intégré (voir plus haut).

Pour cela, il convient d’être stimulé régulièrement car on oublie vite ce qui nous a poussé à agir autrement qu’en suivant nos habitudes. Qu’est-ce donc qui peut nous stimuler ?

D’abord, il y a la prise de conscience de ce que nous faisons et, généralement, c’est plutôt une affaire qui se traite avec un nutri-analyste et, à défaut, avec quelqu’un d’extérieur à nous.

En deuxième lieu, on trouve des stimulations régulières (mails, appel téléphoniques…) effectuées par ces mêmes coachs.

Il y a également des lectures qui peuvent jouer ce même rôle et maintenir notre intérêt éveillé au fil du temps.

La stimulation représente donc une énergie supplémentaire qu’on libère et qu’on rend disponible dans un but bien particulier : effectuer une course de fond afin de permettre à une nouvelle habitude de se déclencher automatiquement et de ne pas sombrer dans le changement.

Il existe bien sûr d’autre moyens adaptés à chaque personne, susceptibles de provoquer cela.

En conclusion, tenir la longueur est une des conditions indispensables à la réussite et il est vraiment étrange qu’on l’ignore autant et qu’on n’en fasse pas un sujet central.

Si votre lecture vous a conduit jusque là, en tous cas, vous ne pourrez plus l’ignorer. Alors, tenez-en compte : vous ne le regretterez pas.

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

1 WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

Droit d’auteur: <a href=’http://fr.123rf.com/profile_chode’>chode / 123RF Banque d’images</a>

IL FAUT CHANGER

Certes, nous savons tous qu’il faut changer.

D’abord parce que, dans tous les domaines, la vie est un changement perpétuel et qu’il convient de s’adapter à ce changement. Certaines personnes persistent à croire que ce qui a été, sera de nouveau et que le bon vieux temps va revenir. Ceci n’est qu’une illusion : le temps ne marche que dans un seul sens : en avant, jamais en arrière. Il ne reviendra  donc jamais ce fameux « bon » vieux temps qui n’était d’ailleurs pas toujours aussi bon que ça. Seulement, nous étions plus jeunes et, dans nos souvenirs, nous avons tendance à embellir tous les moments que nous avons passés, gommant tout ce qui, à l’époque, pouvait nous causer du souci.

Bref, il faut changer, tout le monde nous le dit et c’est un fait sur lequel il n’y a pas à revenir.

CHANGER D’ALIMENTATION

Dans le cas de l’alimentation, il existe plusieurs raisons qui nous incitent à nous adapter.

La première est que nous avons changé de vie par rapport nos parents et, encore davantage, par rapport à nos grand-parents. Nous n’avons plus les mêmes activités, nous sommes beaucoup plus souvent immobiles (devant des écrans), nous fournissons moins d’efforts physiques grâce à la mécanisation (des transports notamment) mais, en même temps nous bougeons davantage (en partie en empruntant les chemins de fer rapides, l’automobile – qui a fait des progrès considérables – l’avion – qui est loin plus accessible, etc.), nos logements ne sont pas les mêmes (chauffage, climatisation) et nous ne nous habillons même plus de la même façon.

La deuxième est que nous avons fait des progrès. Les études qui ont été réalisées récemment nous montrent qu’il existe des produits toxiques qu’il vaut mieux éviter (sel, sucre, céréales raffinées…).

La troisième est que nous mangeons trop et, notamment, trop de viande et de céréales raffinées. Jusqu’à une époque récente, les hommes ont été plutôt pauvres et végétariens dans leur alimentation. Il arrivait assez souvent en effet que la majorité d’entre eux ne dispose pas, en quantité, de quoi manger (c’était alors le jeûne obligatoire) et presque tout le monde mangeait seulement des légumes (la viande était un  luxe et on en consommait uniquement de temps en temps, les jours de fête par exemple).

Et puis nous sommes passés à l’ère de l’’industrie agroalimentaire. Certes, nous avons réussi à produire plus pour nourrir la plus grande partie de l’humanité et pour moins cher mais avec une baisse généralisée de la qualité et la création de produits qui sont de véritables poisons : aspartame, sirop de glucose-fructose, glutamate, gluten… Sans compter les usages de l’élevage intensif qui devraient absolument être toute interdites tant elles sont sadiques.

ET PUIS…

Il existe, en plus, une raison majeure pour changer : si nous avons été conduits à l’inconfort, aux maladies de toute sorte, au surpoids… c’est bien parce que notre mode d’alimentation ne nous convenait pas. Ne nous racontons pas d’histoires : si nous ne faisons rien, si nous n’en changeons pas au moins quelques éléments, nous ne pourrons pas recouvrer l’équilibre et la santé. Cela semble donc évident car, on sait bien, que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Conclusion absolument incontestable de tout cela : il nous faut changer de toutes façons.

OUI MAIS COMMENT

Comme disait un humoriste : « arrêter de fumer est facile : je le fais vingt fois par jour ! ». De la même manière passer de la malnutrition (il convient d’appeler les choses par leur nom) à une alimentation saine est facile (si, si!). Le problème est de maintenir ce changement également tous les jours qui viennent, et ceci suffisamment longtemps afin que de nouvelles habitudes se mettent en place.

Bien sûr, il y aura des ratés, des tentations, des habitudes difficiles à surmonter, des retours en arrière… Et alors ?

Alors, rien : c’est normal. Il faut 28 jours dit le le Pr Wandsink1 pour qu’un nouveau comportement se transforme en habitude et devienne automatique. Donc, les régimes qui vous font miroiter que du jour au lendemain, tout va changer et que vous allez perdre quantité de kilos, sont tout simplement des régimes de menteurs et échouent tous lamentablement.

La situation semble donc sans issue a priori. Mais ceci est complètement faux et il est parfaitement possible de changer, sans effort, sans douleur et de réussir.

UNE STRATÉGIE DE CHANGEMENT

Oui mais pas n’importe comment.

D’abord, il faut que tout changement soit très progressif et se fasse lentement. Il est conseillé de commencer par le changement le plus facile et de poursuivre, quand celui-ci est acquis, par le second plus facile, etc. Tous à la fois, c’est trop ! Mais, comme cela n’est pas la même chose pour chacun d’entre nous, il n’est pas évident qu’on découvre tout seul ce qui est le plus facile à faire en premier. Exemple : pour certains, supprimer le sel est très facile, pour d’autres, c’est extrêmement difficile. Pour certains encore, remplacer les deux tranches de pain du petit déjeuner par un œuf (par exemple) peut se faire demain matin. Pour d’autres, c’est impensable. Alors, comment faire ?

Se faire aider par un coach expérimenté peut faire gagner beaucoup de temps et permettre de réussir certaines choses qui autrement, sembleraient impensables.

Il existe aussi des manières plus faciles que d’autres de procéder ainsi que des moyens spécifiques qui peuvent être adaptées à chacun. Tout le monde ne les connaît pas et, c’est normal car, cela n’est pas son métier.

TENIR LA LONGUEUR

En résumé, il faut tenir la longueur, la devise devant être : peu mais longtemps et non beaucoup et rapidement. Il est clair que maintenir son attention (même pas son effort car cela ne demande aucun d’effort particulier) n’est pas si simple. Il faut en effet qu’au moment précis où nous apprêtons à reproduire une habitude quelconque (qui peut être de prendre un bonbon) une sorte de lampe rouge s’allume et qu’une petite voix intérieure nous conseille de faire quelque chose de nouveau (par exemple prendre plutôt un verre d’eau ou un fruit).

C’est donc une course de fond et non une course de vitesse : il faut être vigilant pendant 28 jours avant que tout nouveau comportement ne se transforme en réflexe intégré (voir plus haut).

Pour cela, il convient d’être stimulé régulièrement car on oublie vite ce qui nous a poussé à agir autrement qu’en suivant nos habitudes. Qu’est-ce donc qui peut nous stimuler ?

D’abord, il y a la prise de conscience de ce que nous faisons et, généralement, c’est plutôt une affaire qui se traite avec un nutri-analyste et, à défaut, avec quelqu’un d’extérieur à nous.

En deuxième lieu, on trouve des stimulations régulières (mails, appel téléphoniques…) effectuées par ces mêmes coachs.

Il y a également des lectures qui peuvent jouer ce même rôle et maintenir notre intérêt éveillé au fil du temps.

La stimulation représente donc une énergie supplémentaire qu’on libère et qu’on rend disponible dans un but bien particulier : effectuer une course de fond afin de permettre à une nouvelle habitude de se déclencher automatiquement et de ne pas sombrer dans le changement.

Il existe bien sûr d’autre moyens adaptés à chaque personne, susceptibles de provoquer cela.

En conclusion, tenir la longueur est une des conditions indispensables à la réussite et il est vraiment étrange qu’on l’ignore autant et qu’on n’en fasse pas un sujet central.

Si votre lecture vous a conduit jusque là, en tous cas, vous ne pourrez plus l’ignorer. Alors, tenez-en compte : vous ne le regretterez pas.

 

1 WANDSINK (Pr. Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar, 2009.

Droit d’auteur: <a href=’http://fr.123rf.com/profile_chode’>chode / 123RF Banque d’images</a>