LE SUCRE

ATTENTION, LE VOILA …

Depuis une certain temps déjà, j’approfondis mon étude sur le sucre que j’avais à l’œil depuis des années. Il ne s’agit pas seulement d’une étude théorique vous vous en doutez, mais aussi d’une expérimentation pratique puisque, avant d’écrire, je tiens à tester personnellement tout ce dont je vous entretiens. Or, cette fois-ci particulièrement, tout concorde et le résultat de mon étude est tout simplement catastrophique : il apparaît que le sucre que nous utilisons aujourd’hui est une drogue toxique et même terriblement délétère (non, je n’exagère pas. Surtout le sirop de glucose-fructose industriel tiré du maïs ainsi que les édulcorants comme l’aspartame). L’usage quotidien et habituel de ces produits est donc à proscrire absolument. Supprimez donc tout de qui est sucre dans votre alimentation, ainsi que les pommes de terre et les céréales car elles contiennent de l’amidon qui se transforme en glucose au cours de la digestion. Sans compter le vin (il vaut mieux ne pas dépasser un verre par repas).

D’accord, ce n’est pas toujours facile à faire et il faut agir progressivement car le sucre est une drogue (oui, comme la morphine !) à laquelle nous sommes tous accoutumés depuis l’enfance.

UN PEU D’HISTOIRE

Les hominidés sont apparues sur Terre voici des millions d’années et l’homo sapiens depuis, au maximum, 200.000 ans. Pendant tout ce temps-là, l’homme n’a pas absorbé de sucre à part 100 g/an (à peu près) sous forme de miel qu’il parvenait à chiper aux abeilles et quelques fruits trop mûrs qui lui tombaient sous la main de temps en temps. Pour vous donner une idée, si on prend comme date de naissance de nos lointains ancêtres, 5 millions d’années en arrière, et si on rapporte cette durée sur une journée de 24 heures, l’humanité s’est passée du sucre concentré jusqu’à 23 heures, 59 minutes et 52 secondes. Autant dire tout le temps, aux exceptions près, et ce malgré une appétence particulière pour le sucre, le cerveau, lui, consommant principalement du glucose (rassurez-vous, il peut très bien se le procurer à partir des aliments habituels – comme les légumes et les fruits -, sans apport extérieur. Vous ne deviendrez donc pas idiots en cessant de manger du sucre).

Pour me résumer, le sucre concentré n’existe pas dans la nature. Les fruits eux-mêmes à l’origine, c’est-à-dire à l’état sauvage, n’étaient pas du tout identiques à ceux que nous mangeons aujourd’hui. Ils étaient un peu acides ou âpres et bien moins juteux, comme les baies sauvages qu’on peut cueillir au cours de nos promenades pendant les vacances. Grâce à la sélection des plants et aux hybridations successives, on a obtenu des fruits contenant beaucoup de jus et très sucrés qu’il est préférable de consommer avec modération.

Il faut insister sur les fibres présentes dans les produits naturels, et indispensables à la digestion. Les produits industriels qui n’en contiennent pas car elles ont été éliminées au cours des opérations de raffinage : plus un produit est raffiné, moins il contient de fibres. Ce qui a fait dire à un spécialiste : « Plus le pain est blanc, plus la tombe est proche ! ». Ceci est d’autant plus grave que l’absorption du fructose est très différente de celle du glucose ce qui fait que le fructose sans les fibres a une fâcheuse tendance à se transformer rapidement en graisse dan le corps.

APPARITION DU SUCRE INDUSTRIEL

Le sucre que nous connaissons maintenant est apparu au XVème siècle. Au XVIIIème siècle, la consommation par personne et par an n’était encore que de deux kilos (bien souvent à usage médicinal). Elle est passée à 55 kg en 1970 et atteint pratiquement 90 kg de nos jours, certaines personnes allant jusqu’à en absorber… 130 kg ! Je précise bien (tant pis si je me répète !) qu’il ne s’agit pas de glucide naturel contenu dans des aliments contenant des fibres mais de sucre concentré ou raffiné excluant les fibres provenant de la canne à sucre, de la betterave ou du maïs. Il est donc excessif d’assimiler l’un à l’autre et de feindre qu’il s’agit du même produit car ils ne produisent pas du tout le même effet.

Du coup, on trouve du sucre partout même là où on ne s’y attend pas (dans des produits qui ne sont normalement pas sucrés : est-ce que, par exemple, vous avez l’habitude de mettre du sucre dans votre vinaigrette ou dans votre dentifrice ?), surtout, parce que il est flatteur pour le consommateur tout en créant une addiction. Donc un goût de revenez-y favorable à une surconsommation et, bien sûr aux bénéfices industriels qui en découlent. Car le sucre industriel ne coûte pas très cher, souvent bien moins que les produits qu’il accompagne.

INCITATION AU GOÛT SUCRÉ

Les fabricants, comme je vous l’ai déjà dit, mettent du sucre partout. Ainsi, les professionnels ont même inventé un mot : ils recherchent des produits « palatables ». Dans leur jargon, cela signifie hyper savoureux auxquels le consommateur ne peut pas résister. C’est d’ailleurs ce que nous explique innocemment la spécialise du laboratoire Sensoryspectrum aux USA1 à propos d’un produit de Kraft Food. Il s’agit donc de droguer de plus en plus les consommateurs. Les plats préparés sont tout désignés mais il n’y a pas qu’eux. En fait, la stratégie des industriels ressemble étrangement à celle des marchands de tabac puisqu’il s’efforcent de rendre accros les consommateur. Quelle est-elle ? Faire croire que le produit est innocent et le vendre à grands renforts de publicité. Quand aux effets : tout nier en bloc. Comme les fabricants de cigarettes qui se sont parjurés devant le congrès américain !

Les consommateurs ayant protesté, les industriels ont dit qu’ils tiendraient compte de cet avis et ont sorti dans ce but une gamme de produits à taux de sucre réduit, dits « bons pour la santé ». Le journal « The Sunday Times » au Royaume uni, n’y croyant qu’à moitié, en a testé certains2. Je précise, pour la bonne compréhension de la suite que l’Organisation Mondiale de la Santé a fixé comme norme recommandée de ne pas dépasser 25 g par personne et par jour. La Public Health Organisation de son côté a fixé la même norme à 50 g par jour et par personne, soit le double. C’est la Tomato Ketchup de Tesco qui a remporté la palme du test en dépassant cette dernière quantité de 38 %. Pire, la teneur en sucre est plus élevée de 23 % que celle qui est indiquée sur l’étiquette. Dans le même test on apprend que les plats préparés contiennent le double de sucre qu’une barre chocolatée.

CONSÉQUENCES

Cette politique est irresponsable (mais l’argent n’a pas d’odeur !) et même criminelle. Nous sommes en effet parvenus à une catastrophe dès aujourd’hui et l’avenir risque d’être pire encore. Car c’est le sucre qui fait grossir et non pas la graisse comme on nous l’a seriné pendant des années (bien sûr, il n’est pas tout seul à agir dans cette affaire et il existe, en plus, des substances obèsogènes qu’on est en train de découvrir). C’est bien ce que nous a démontré Gary Taubes3 et qui, à ce jour, n’a reçu aucune contestation sérieuse de la part des scientifiques.

Le résultat est consternant et alarmant pour ne pas dire dramatique. L’épidémie de surpoids et d’obésité touche actuellement 2,1 milliards de personnes dans le monde4 (soit près d’un tiers de l’humanité). Les États Unis, le Royaume Uni et l’Australie bien sûr arrivent en tête avec plus de 60 % de personnes de plus de 20 ans obèses ou en surpoids. Et les autres pays s’alignent progressivement au fur et à mesure qu’ils se développent. Normal puisqu’on copie le même mode de vie qui est (soi-disant) un signe de réussite. Les jeunes sont bien sûr les plus touchés : entre 1980 et 2013, le nombre d’enfants ou d’adolescents obèses ou en surpoids dans le monde a augmenté de 50 %. Sans commentaire !

Hélas, cette progression est inquiétante pour l’avenir car elle est loin d’être finie5. Autrement dit, ce n’est pas la bombe atomique qui menace la survie de l’humanité mais McDonald’s et Coca Cola !

Á noter que, d’après les spécialistes, les différences de progression pourraient s’expliquer en partie par le positionnement économique et le type de marché dominants des différents pays. Par exemple, le Royaume Uni et l’Irlande possédant des économies de marché libérales non réglementées dans lesquels les actions des grands groupes agroalimentaire encouragent la surconsommation pour augmenter leurs profits, seraient davantage susceptibles d’être atteintes par cette progression galopante. Depuis le temps qu’on le dit !

PROBLEMES DE SANTÉ

C’est là qu’on touche au plus grave car lesdites actions du sucre sont innombrables et s’étendent en effet à tout l’organisme.

Sans en faire la liste exhaustive, sachez que le sucre a d’abord un effet sur votre état général qu’il dégrade. La suppression du sucre permet souvent de se sentir moins fatigué. Attention donc aux petites sucreries qui sont peut-être, dans un premier temps, bonnes pour le moral mais ont tendance à nous rendre dépressifs.

Vient ensuite la fonction digestive, depuis les dents (provocation des caries), l’estomac et l’intestin où le sucre provoque des désordres divers et variés. Pour rester dans les généralités, citons également les reins et le foie sur lesquels il n’a pas une action spécialement bienfaitrice.

Sans oublier les cancers en tous genres dont les cellules se nourrissent de sucre ni les autres maladies de civilisation qui font des ravages et chez lesquelles on est en train de d mettre en évidence le rôle délétère du sucre.

En arrêtant la consommation de sucre, vous verrez aussi disparaître nombre de maux propres à chacun.

BILAN FINAL

Bien sûr, vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole ni d’accepter mon cadeau et, si vous avez besoin d’être tout-à-fait convaincu, je vous communique le titre de deux ouvrages (il y en a d’autres) qui contiennent de nombreuses informations très intéressantes6.

Projetez-vous quand même (ne serait-ce que pour faire l’expérience) un an en avant, c’est-à-dire juste avant le prochain Noël (juste avant de vous laisser aller aux délices de quelques exceptions et d’une période d’excès), et voyez tout de même si votre santé ne mérite pas quelques attentions. En fait, on s’habitue très rapidement à une nouvelle façon de s’alimenter et on prend conscience avec joie de la disparition de ses rondeurs superflues et de ses bourrelets disgracieux, d’une digestion plus légère, d’une forme plus pétillante… Et on n’a pas du tout envie de revenir en arrière.

On essaye ? Ne serait-ce que deux semaines ? Qu’est-ce qu’on risque ?

VITAMINE C NATURELLE OU SYNTHÉTIQUE ?

LA QUESTION QU’ON SE POSE

Ce n’est pas du tout le même prix et c’est bien pour ça (entre autres) qu’on se pose la question. D’un côté, il y a la vitamine C synthétique qu’on trouve facilement sur Internet à prix très bas et qui peut vous parvenir de l’autre bout du monde (de Californie par exemple), de l’autre la vitamine C naturelle, biologique ou non, généralement à base d’Acérola, qu’on trouve aussi très facilement dans les MAGASINS bio mais aussi sur Internet et qui vient en général de plus près. En faisant un tableau comparatif des présentations de cette dernière, on s’aperçoit qu’il existe de grandes différences entre les différentes offres d’Acérola et je vous suggère de faire ce travail de comparaison, incluant la quantité de vitamine C par comprimé, le nombre de comprimés ainsi que les frais d’envoi : vous ne le regretterez pas !

SCIENTIFIQUEMENT : PAS DE DIFFÉRENCE

Synthétisée depuis1933, la vitamine C qu’on sait fabriquer artificiellement au point que, selon les scientifiques, la molécule de vitamine C synthétique est rigoureusement identique à la molécule de vitamine C naturelle. D’ailleurs, on a expérimenté comparativement de l’extrait de kiwi et de la vitamine C synthétique, sur neuf jeunes hommes en bonne santé : les chercheurs ont constaté des différences tellement infimes qu’elles étaient négligeables.

POURTANT, JE ME MÉFIE DE LA SCIENCE

Ai-je un mauvais esprit ou suis-je carrément paranoïaque ? Toujours est-il que je ne fais pas une confiance absolue à la science qui, pour prendre des précautions souhaitables, ne s’en trompe pas moins et affirme avec autorité des vérités qui se révèlent par la suite être des erreurs, parfois monumentales (à moins qu’il s’agisse de biais habilement dissimulés). Est-ce à dire que toutes les découvertes scientifiques sont fausses ? Absolument pas et très souvent l’approche scientifique a permis d’effectuer de gros progrès. Mais parfois, non. Soit on n’a pas tenu COMPTE de tous les facteurs (peut-être simplement parce qu’on les ignorait !), soit les résultats obtenus n’arrangeaient pas du tout les chercheurs et ils ont publié des résultats complètement faux.

Vous n’y croyez pas ? Pourtant par exempe, aujourd’hui au mois de mars 2015, les autorités Canadiennes ont reconnu que le vaccin contre la grippe pour cette année était complètement inefficace : donc, rien qu’en France, huit million de personnes se sont faites vacciner strictement pour rien. Or, les experts (ou réputés comme tels) savaient depuis mai 2014 (c’est-à-dire il y a 11 mois) que le VIRUS H3N2 avait muté. Mais la campagne de vaccination mondiale a été lancée en fanfare, comme chaque année au mois d’octobre, comme si de rien n’était ! Et les laboratoires pharmaceutiques se sont rempli les poches imperturbablement avec le produit d’un vaccin complètement inutile !

De plus, une méta-analyse publiée en mars 2014 par la revue Cochrane, portant sur une centaine d’essais, a estimé qu’il fallait injecter le vaccin à 71 personnes au moins pour empêcher 1 cas de grippe. Moralité : si vous ne voulez pas attraper la grippe, il va falloir vous y prendre autrement !

VÉRIFICATION

Vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais j’ai voulu vérifier.

Voici quelques années, j’ai acheté de la vitamine C synthétique et je l’ai prise en lieu et place de mon Acérola habituelle (j’ai été en effet convaincu par les travaux du Prix Nobel Linus Pauling et combats le rhume tous les hivers par la prise de vitamine C à dose massive. Comme je n’ai pas eu de rhume depuis plus de dix ans, j’ai la faiblesse de croire que ça marche !).

Très vite, mon nez s’est mis à couler comme une fontaine et j’ai repris en vitesse mon Acérola. Il paraît que cela ne fait pas le même effet sur tout le monde : tant mieux ! Il vous suffit d’essayer pour voir !

Quant à moi, je me demandais ce qui pouvait bien différer entre deux molécules qui se ressemblaient comme deux goutes d’eau et qui étaient même, aux dires des observateurs, strictement identiques.

APPROXIMATION DE L’APPROCHE SCIENTIFIQUE

Ainsi que je le craignais, on avait fait l’impasse sur un facteur : c’était de la science Canada Dry. On aurait bien dit qu’il s’agissait d’une approche scientifique, elle en avait apparemment toutes ses caractéristiques, les deux molécules se ressemblaient à s’y méprendre mais on avait oublié une chose : l’une provenait de matière vivante (Acérola, Kiwi ou autre), l’autre était synthétique et avait été reconstituée à partir de matière inerte. Et ce n’est pas du tout la même chose !

VIVANT OU MORT ?

Dans toutes les comparaisons, il convient donc de bien faire attention de savoir si nous ne sommes pas en train de comparer un produit mort et un produit vivant. Exemple : quand vous avez fait cuire un choux, vous avez détruit 75 % de la vitamine C qu’il contenait. Autre exemple : vous passez sous un pommier, vous cueillez une pomme et vous la mangez. Puis vous allez au supermarché et vous voyez de belles pommes bio. Oui mais, elles viennent du Chili (ou d’Argentine). Elles ont donc été cueillies avant pleine maturité (pour ne pas dire vertes) puis elles ont parcouru des milliers de kilomètres afin de parvenir jusqu’à vous, ensuite elles ont traîné en palettes sur des parkings et enfin sur des étalages. Á VOTRE avis,  que reste-t-il chez ces dernières des vitamines par rapport à la pomme que vous avez cueillie sur l’arbre ? Pourtant, si vous les examinez toutes les deux au microscope, les molécules se ressembleront comme deux gouttes d’eau !

Autre exemple. Supposons finisse par déterminer le principe actif d’un produit naturel, de la carotte pour prendre un cas COURANT. Puis, qu’on réalise des comprimés à base de ce principe actif. Et on sera tout étonné que ces comprimés ne produisent pas du tout le même effet que les carottes du jardin ! Ah bon !

Finalement, à quoi donc reconnait-on qu’un produit est vivant ?

CE QUE L’ANALYSE NE DIT PAS

Il convient en effet d’ajouter ce que l’analyse ne dit pas. Prenons une fois de plus un exemple.

Il est sans doute possible d’assembler des fibres synthétiques, du carotène, des colorants, des glucides et quelques autres produits pour obtenir un résultat qui ressemble en principe à une carotte pour conserver cet exemple. Mais quelle équivalence existe-t-il avec une vraie carotte que vous allez ramasser dans votre jardin et dans laquelle, si on l’analyse bien, on repèrera pas moins de quarante composants (et peut-être davantage) ?

Donc, tout dépend du points de départ : avec différents ingrédients, on peut faire quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une carotte mais en partant d’une carotte de jardin, on arrive à une multitude de composants qui font, eux, la différence.

POUR EN REVENIR Á LA VITAMINE C

Comme vous le voyez, rien n’est simple. Il est toujours intéressant d’essayer de déterminer toutes les composantes d’un problème et de rationaliser autant qu’on le peut mais, quant on touche au vivant, un certain nombre d’éléments nous échappent et mieux vaut rester très modeste. Plutôt que de prétendre que la vitamine C synthétique est exactement la même que la vitamine C naturelle, il vaut peut-être mieux déclarer prudemment que les deux se ressemblent étrangement mais qu’il convient de bien comparer les résultats obtenus avant de tirer le moindre semblant de conclusion.

En tout cas, pour le moment, vous faites ce que vous voulez mais moi, je continue à prendre de l’Acérola.

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Psyllium

Tout ce qui commence par « psy » ne se ressemble pas obligatoirement. La preuve.

J’aimerais aujourd’hui en effet vous parler d’une plante appelée du nom d’ispaghul ou plantain des Indes. Les Anglais l’appellent « Psyllium » et, sur Internet, on parle souvent de « Psyllium blond », ceci afin de ne pas le confondre avec son cousin, le Psyllium noir, qui pousse en Provence mais qui n’a pas du tout le même intérêt médicinal (ce qui fait que certaines personnes ayant pris l’un pour l’autre sont déçues de son effet). On le trouve parfois sous son nom Indien d’Isabgol. Afin d’éviter les confusions, lorsque je parlerai de Psyllium, il s’agira toujours du Psyllium blond.

Pourquoi vous informer aujourd’hui sur les vertus du Psyllium  ? Lisez la suite : vous allez voir.

Le psyllium, qui pousse facilement en Inde, est de la famille des plantains et comme tous les plantains, c’est un laxatif qui a une action purement mécanique. On dit encore « laxatif de lest » et il n’est pas absorbé par les intestins. Il peut retenir l’eau en excès dans certains cas et hydrater dans d’autres. Autrement dit, il est aussi utile en cas de diarrhée que de constipation. Et comme il n’irrite pas la muqueuse, on peut l’utiliser pendant longtemps sans subir quelque conséquence que ce soit.

Vous trouverez d’ailleurs sur Internet la description de ses nombreuses vertus thérapeutiques connues et utilisées depuis la nuit des temps mais c’est uniquement sous l’angle alimentaire que je voudrais attirer votre attention sur lui. S’agit-il donc simplement d’une plante miracle à la mode comme tant d’autres, d’un complément alimentaire dont on ne saurait se passer ? Pas exactement mais il s’inscrit très bien dans l’histoire de l’évolution de notre alimentation et vient compenser une de nos carences essentielles.

Ce qu’on peut retenir en effet essentiellement, c’est que le Psyllium contient beaucoup de fibres. L’encyclopédie Wikipedia nous rappelle de rôle de celles-ci pour le cas où nous l’aurions oublié : « … le rôle des fibres est important dans le transit intestinal car elles augmentent le volume du bol alimentaire et changent la consistance des selles (les rendant ainsi plus molles), grâce à leur pouvoir de rétention de l’eau, stimulent les contractions de l’intestin et favorisent l’activité bactérienne dans le côlon. Une carence en fibres peut conduire à des troubles gastriques et intestinaux. : constipation ou diarrhée. Elles ont un effet positif d’accélération de la satiété, retardent la sensation de faim, et limitent ainsi le risque de suralimentation, ce qui aide à prévenir l’obésité ».

Or que constatons-nous dans notre alimentation ?

D’abord une diminution de la consommation de fruits et légumes, principaux fournisseurs de fibres ; ensuite une tendance regrettable à tout raffiner, et ceci à l’extrême. Dans cette opération industrielle, de plus en plus poussée, les fibres sont systématiquement éliminées. Cela présente peut-être des avantages (quoi que…) mais le résultat en est que nous trinquons inutilement.

La conséquence en effet est que nous souffrons d’un déficit en fibres qui provoque chez nous de nombreux maux. Ceux-ci pourraient rester bénins mais ils entraînent souvent des traitements médicaux (et donc l’absorption de médicaments dont on pourrait facilement se passer), voir chirurgicaux. En plus de la douleur (et du coût), ce sont des journées d’immobilisation en perpective. Quand on sait qu’il aurait suffi de quelques cuillerées de Psyllium pendant plusieurs jours pour venir à bout de tout cela, c’est irritant pour notre humeur. Car, bien sûr, on apprend toujours trop tard qu’il existe un remède simple : donc, collez ceci dans un coin de votre mémoire et, si le cas se présente, pensez au Psyllium.

Autre bénéfice des fibres qui les rendent particulièrement précieuses, elles accélèrent la venue de la sensation de satiété tout en retardant également celle de faim : quand on cherche à perdre du poids, c’est exactement ce qu’il nous faut !

Il suffit parfois de peu de choses pour nous changer la vie : le Psyllium est de celles-là.

 

 

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste ®

 

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Agar agar

On raconte qu’au Japon, quand le printemps arrive avec l’été en perpective, les Japonaises qui ont un peu trop profité des bienfaits de la cuisine (délicieuse et à découvrir1), se précipitent dans les épiceries et supermarchés sur une drôle de poudre faite à partir d’algues nommée Agar-agar.

Sous ce nom bizarre, on se demande bien ce qui se cache.

C’est tout simplement un gélifiant.

Nous, depuis la crise de la vache folle, on aurait plutôt développé une certaine méfiance envers ce type de produit surtout qu’on a entendu parler en plus d’une mixture immonde faite à partir de couennes de porcs importées de l’Europe entière et ajoutée en catimini à certains aliments industriels (d’où l’intérêt de lire les étiquettes et d’aller voir sur You tube).

Rien de tout cela, rassurez-vous. Il s’agit au contraire d’un produit entièrement végétal vendu dans les magasins bios, dans les rayons spécialisés des grandes surfaces ou sur Internet. On peut donc le consommer en toute confiance.

Mais l’Agar-agar ne présente pas que cet avantage. Il est aussi délicieux et peut être accommodé de nombreuses manières différentes (on trouvera dans les librairies un grand choix d’ouvrages2 ainsi qu’une multitude de recettes gratuites sur Internet). Sucré ou salé, avec des légumes, des viandes ou des fruits, il devient la base d’un repas original et savoureux. Un simple bouillon cube bio ou un lait d’amande, de la Stévia et quelques gouttes d’huile essentielle lui suffisent.

Ce n’est pas tout. L’Agar-agar ne contient pratiquement pas de calories. C’est dire qu’il remplit l’estomac et coupe l’appétit sans apporter de kilos et cela les Japonaises l’ont bien compris depuis longtemps.

On la trouve en magasin bio, en rayon spécialisé de supermarché et sur Internet. Comme c’est un produit bon marché, dans ce dernier cas, attention aux frais d’envoi : ne pas hésiter à en commander un (ou des) paquet de 50 g car on en trouve vite l’usage.

Sur le plan de l’utilisation, c’est super simple. Il suffit de faire bouillir la poudre d’Agar-agar pendant une minute après l’avoir mélangée (à froid) avec un liquide. La proportion est de 2g (ou une cuillère à café rase, pas bombée) d’Agar-agar pour 50cl de liquide. Ce qui en fait, en plus, un produit économique.

Bon, pas cher, aux possibilités infinies, facile à utiliser… Que demande le peuple ?

Vous voulez maigrir ?

Alors usez et abusez de l’Agar-agar sans aucune crainte car, last but not least, il est bon pour la santé.

 

 

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

 

1 CLEA, Cuisiner les ingrédients Japonais, Sète, La Plage, 2008.

2 ROUSSILLON (Thierry), Agar-agar à volonté, Bruxelles, Ixelles Publishing, 2010 ;

CLEA, Agar-agar secret minceur des Japonaises, Sète, La Plage, 2007.

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Eau (suite)

Et ça continue !

Je croyais avoir tout dit à propos de l’eau mais je reconnais que j’étais bien naïf ! Pourtant, je devrais le savoir : la perversité n’a pas de limites !

Certes, je vous ai déjà donné les normes officielles appliquées à l’eau du robinet :

  • nitrates : ≤ 50 mg/l ;
  • pesticides : ≤ 0,1 µg/l pour chaque pesticide et 0,5µg/l pour l’ensemble.

Il existe évidemment des dérogations qui peuvent durer neuf mois pendant lesquels on peut être amené à boire, devinez quoi ?

Pour les eaux en bouteilles, la norme pour les nitrates, curieusement, est ≤ 30 mg/l.

Le chlore, lui, ne présente aucun risque nous dit-on. Quant au calcaire, il n’encrasse que les canalisations et les chauffe-eau électriques. Le plomb, lui, vient de certains tuyaux trop anciens dans certains immeubles : donc, c’est de votre faute ! L’aluminium utilisé dans les stations de traitement de l’eau, lui, on en parle pas. Quant aux traces de médicaments et aux cocktails de traces, dont on persiste à ignorer complètement les effets, il n’existe pas de normes.

Tout cela cependant nous dit-on garantit notre totale sécurité. Ah bon !

Seulement voilà. Le Pr Gilles-Eric Séralini de l’Université de Caen qui a testé les pesticides (ouh, le vilain !), déclare : « Nous avons étendu les travaux que nous avons faits avec le Roundup et montré que les produits tels qu’ils étaient vendus aux jardiniers, aux agriculteurs, étaient de 2 à 1000 fois plus toxiques que les principes actifs qui sont les seuls à être testés in vivo à moyen et long terme ». Et il ajoute « Il y a méprise sur la réelle toxicité des pesticides ».

Dans le même temps (vous allez rire mais peut-être pas vraiment !), certains estiment au contraire que les normes sont trop sévères et qu’il convient de les redéfinir car les pesticides peuvent être bons pour la santé. Voyez-vous ça !

Finalement, voila la stratégie générale : on raconte que les pesticides sont indispensables à l’agriculture (ce qui est complètement faux : l’agriculture biologique ayant prouvé qu’elle obtenait de meilleurs rendements que l’agriculture chimique) et on laisse contaminer les nappes phréatiques par toutes sortes de produits dangereux. Puis on essaye de nous expliquer, sous des prétextes scientifiques douteux, que les résidus contenus dans l’eau du robinet sont bons pour la santé. Avec ça, on se croit autorisé à changer les normes (ou à accorder des dérogations qui n’en finissent pas, ce qui est revient au même). Et le tour est joué ! C’est exactement ce qu’on appelle la perversité dont je parle plus haut !

Mais on semble oublier que le corps humain est composé entre 60 et 80 % d’eau et que l’eau pure (comme l’air pur) nous sont absolument indispensables. S’attaquer à l’eau (ou à l’air), c’est donc s’attaquer au corps humain lui-même. Si on doit changer les normes, cela ne devrait être que pour aller vers le zéro résidu, qu’il s’agisse de nitrites, de pesticides, de calcaire, de chlore (qu’on peut avantageusement remplacer par l’extrait de pépin de pamplemousse 1), d’aluminium,  de médicaments…

Vous dites que c’est impossible ? Vous êtes sûr qu’on veut bien prendre les moyens pour y parvenir ? Moi je pense que si nous ne livrons pas un combat acharné pour l’eau (et pour l’air), la survie elle-même de l’espèce est en danger. Quelle Terre voulez-vous léguer à vos enfants et à vos petit-enfants ?

Un slogan de mai 68 2 me trotte dans la tête : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! ».

C’était pas si idiot !

 

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

 

 

 

1MARTIN (Dr Line), Guide des antibiotiques naturels, Saint Afrique, Éditions Équilibre, 2008.

2  COSTA-PRADES (Bernadette), Tu te souviens de 68 ?, Paris, Albin Michel, 2008.

 

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Eau du robinet

De toutes parts, on nous encourage à boire simplement de l’eau du robinet. Boire de l’eau en bouteille est presque considéré comme un luxe, parfaitement inutile et, en tous cas, une dépense qu’on pourrait parfaitement éviter. Une espèce de snobisme même ! «Vous n’avez qu’à boire l’eau du robinet, tout simplement ! ». Comme si l’eau du robinet était partout la même, comme si partout on pouvait la boire sans danger.

Comme cela n’est pas du tout le cas, tant pis, mieux vaut être méfiant !

D’abord, c’est vrai, qu’il y a des normes à respecter.

Mais, la première chose à savoir est que, aux dires des spécialistes, ces normes sont complètement dépassées.

La deuxième chose importante est qu’il peut exister des dérogations par rapport à ces normes et que celles-ci peuvent durer neuf mois (soit presque une année, ce qui fait long !). La norme des nitrates contenus dans l’eau de ville est, par exemple, de 50 mg/l. Mais en Eure et Loire, on a relevé dans de nombreux endroits, un taux de 79 mg/l, ce qui rend cette eau tout à fait contre-indiquée pour les femmes enceintes qui sont, du fait de leur état, particulièrement sensibles. Ce qui fait également qu’en Bretagne, où l’ensemble du territoire est contaminé par les déjections de porcs car on y pratique l’élevage intensif, certains maires eux-même conseillent à leurs administrés de ne pas consommer l’eau de leur robinet.

Mais vous n’avez pas fini de vous étonner car pour une même eau, celle que vous buvez, il existe deux lois différentes selon que l’eau est en bouteille ou au robinet. Dans le deuxième cas, elle  doit contenir moins de 50 mg/l de nitrates, dans le premier cas, moins de 30 mg/l de nitrates. Pourquoi cela puisqu’il s’agit bien du même consommateur ? Mystère et boule de gomme !

Certaines municipalité ont à cœur de faire beaucoup moins que la norme (leur approvisionnement est aussi sans doute meilleur). Ainsi, la ville de Besançon  distribue-elle au robinet une eau qui contient moins de 15 mg/l, soit plus de trois fois moins que la norme maximum et deux fois moins que les eaux en bouteille. Ces dernières étant d’ailleurs peu utilisées à Besançon. Mais tout le monde n’habite pas Besançon !

Quant à la norme des pesticides (très utilisés en France – trop sans doute), la norme est de 0,1 mg/l , à peu près respectée partout semble-t-il.

Restent les médicaments dont 40 % finissent à la poubelle sans être utilisés (vive le trou de la sécu !), c’est-à-dire dans les sites d’enfouissement et, finalement dans les nappes phréatiques. Ce n’est pas mieux pour ceux qui sont consommés puisque après avoir été éliminés par l’urine, ils prennent aussi le chemin des mêmes nappes phréatiques.

Alors, bien sûr, on les trouve dans l’eau du robinet à l’état de traces (et à vrai dire dans toutes les eaux puisqu’elles finissent par être toutes – ou presque- polluées) et on nous jure (croix de bois, croix de fer…) qu’aucune de celles-ci ne présente un quelconque danger pour la santé. Tant mieux et merci mais qu’en est-il des cocktails de traces qui eux ne sont pas étudiés car si une trace est inoffensive, son interaction avec une autre peut être très active . Évidemment, on n’en sait absolument rien.

Un bonne nouvelle cependant, d’après les tests du Pr Jean-François Narbonne, toxicologue, expert auprès de l’ANSES, les nouvelles bouteilles plastique ne relarguent dans l’eau aucun de leurs composants,  ce qui n’était pas le cas au début.

Donc, en attendant de pouvoir investir dans un système d’osmose inverse sérieux et un appareil de redynamisation comme le conseillent Nadette et Richard Haas 1, je sous suggère une fois de plus de boire deux litres par jour d’une eau peu minéralisée (Montcalm, Mont Roucous, Rosée de la Reine, x…). Bien sûr, j’explique le pourquoi de tout cela dans mon dernier livre 2.

Quant à l’eau du robinet, gardez-là pour laver la voiture.

Á votre santé !

 

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

 

 

1 HAAS (Nadette et Richard),  Purifiez votre eau de table, Paris, Trajectoire, 2008.

2 DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Romart, Monaco, 2011.

 

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Mon petit chou !

Cette appellation affectueuse devrait bien nous faire penser plus souvent à un légume trop souvent oublié ou mal aimé en raison des odeurs de cuisine soufrées qu’il engendre et de sa réputation de mauvaise digestion, le tout parfaitement évitable.

D’ailleurs, on dit « le » chou mais on devrait plutôt dire « les» choux tant ils sont nombreux et variés. Jugez vous-même : Choux cabus, Chou-fleur, Chou-rave, Chou pointu, Choux à jets, Pe-tsaï, Brocoli, Romanesco, Chou de Bruxelles, Pak choï, Choux branchus, Chou de Milan, Chou frisé… Nombre d’entre eux étant disponibles toute l’année : le chou est donc loin d’être un légume d’hiver. Sans oublier la choucroute ! Laquelle est l’objet d’une lactofermentation à laquelle elle doit ses qualités inestimables (la choucroute peut parfaitement se manger crue et peut être accommodée selon de nombreuses recettes qui méritent d’être connues 1).

Sur le plan de la santé, les choux sont réputés pour être anti-cancer, un bon antioxydant et une excellente protection contre les maladies cardio-vasculaires.

Sachez également qu’une portion de chou chinois apporte plus de calcium qu’un verre de lait (la propagande officielle pour le lait et les produits laitiers étant une galéjade 2 dont il ne faut pas croire un mot et à laquelle il est même prudent de tourner le dos !).

Mais le chou ne se mange pas que cuit accompagné de petit salé et de saucisses. Vous apprendrez à le connaître et vous découvrirez d’excellentes recettes (dont une multitude de salades) et d’assaisonnements délicieux et originaux dans le livre de Anne Brunner 3.

Oui, on peut même régaler ses invités.

Alors, vous attendez quoi ?

 

 

Jean-Michel Desmarais

Nutri-analyste

1 AUBERT (Claude) et GARREAU (Jean-James), Des aliments aux mille vertus, Mens, Terre Vivante, 2011.

SOUCCAR (Thierry), Lait, mensonges et propagande, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2007.

3 BRUNNER (Anne), Jamais trop chou !, Sète, La Plage, 2010.

 

 

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Un monde sans céréales

Souvenez-vous de l’école quand vous étiez enfant. On vous a dit qu’avant notre époque qui a fait des merveilles et après le Paléolithique, qui a duré quelques millions d’années, il y eut le Néolithique et, avec lui, deux innovations considérables sont apparues concernant notre alimentation : le début de la consommation de lait et la culture des céréales. Laissons pour le moment de côté le lait qui mérite un chapitre à lui tout seul et penchons-nous sur les céréales.

La raison qui nous a été donnée est que pour se nourrir la population d’alors, étant donné son accroissement, les hommes avaient adopté la culture des céréales  qui permettait de résoudre le problème. Et comme nous étions des enfants dociles qui croyaient ce que disaient les grandes personnes, nous y avons cru et, la plupart du temps, nous y croyons encore.

Seulement voilà : si aujourd’hui alors que nous avons appris à avoir un regard plus critique sur les choses et les événements, nous examinons cette hypothèse, elle nous apparaît sans aucun fondement. Pourquoi ? Parce qu’avec une population de 7 millions de personnes (au début du Paléolithique, 200 millions à la fin, plus de 7 milliards aujourd’hui) il nous semble que chacun disposait à l’époque d’une immense surface pour cultiver les quelques légumes dont il avait besoin pour se nourrir. Cette hypothèse ne peut donc être qu’un énorme mensonge. Mais comme disait Goebbels qui s’y connaissait en mensonges : « Plus c’est gros, plus ça marche ! ».

Pour ne rien vous cacher, les autres hypothèses, pourtant scientifiques, ne valent guère mieux ! On attend donc une explication qui tienne davantage compte de la psychologie de l’homme, ce qu’on semble ignorer totalement jusqu’à maintenant.

En attendant, on produit près de 500 millions de tonnes de céréales dans le monde, soi disant pour nourrir ses habitants. Hélas, malgré cela, tous les ans, un million trois cent mille personnes meurent de faim sans oublier les millions d’autres qui souffrent de problèmes de malnutrition divers : cherchez l’erreur !

Autre grande trouvaille : les bio-carburants. Des millions de personnes sont donc, comme on vient de le voir, mal nourries mais d’autres, plus favorisées, préfèrent faire rouler leurs voitures. Là encore, nous avons affaire à une fausse bonne idée car il existe une myriade d’énergies renouvelables (étouffées il est vrai par les marchands de pétrole et de nucléaire) ainsi que de nouveaux types de moteurs qui pourraient être utilisés sans avoir recours à cela.

Mais ce n’est pas tout : 56 % de la production de céréales dans les pays développés et 26 % dans ceux en voie de développement, soit 37 % en moyenne mondiale, sont utilisés pour nourrir les animaux.

La conclusion qui découle des informations précédentes est qu’il semble plus intéressant de faire rouler des voitures et donner à manger aux vaches que d’empêcher des populations entières de mourir de faim. Non, ce n’est pas ça ? Alors, je n’ai rien compris !

Le circuit pour le moment est donc : on nourrit les animaux et nous, on mange les animaux. Sauf qu’il faut 16 kg de céréales pour faire 1 kg de viande, que les animaux d’élevage produisent autant de gaz à effet de serre que les transports, que l’élevage intensif utilise des méthodes sadiques envers les animaux et que, finalement, nous mangeons trop de viande, que la viande d’élevage est trop grasse (jusqu’à 30 % alors qu’au Paléolithique les protéines animales – gibier – consommées par l’homme n ‘en contenaient que 4 %) et que nous sommes atteints par un nombre croissant de maladies dites « de civilisation » que nous ne parvenons pas à guérir. Car, en plus de manger les animaux, nous avalons par la même occasion tous les antibiotiques et autres hormones dont ils sont gavés ainsi que les céréales qu’ils ont mangées (ce qui accroît notre ration d’omega-6 dont nous avons déjà de trop).

Venons-en aux céréales elles-mêmes, celles que nous consommons. D’une part, elles contiennent toutes de l’amidon (qui se transforme en glucose au cours de la digestion) qui fait grossir. Et plus elles sont raffinées (comme les fabriquent les industriels aujourd’hui), plus elles font grossir. L’exemple, les USA où 60 % de la population est en surpoids, obèse, diabétique… fait réfléchir. D’autant que les autres pays du monde qui veulent accéder à la culture américaine, prennent le même chemin : la Chine, par exemple, compte déjà 60 millions d’obèses.

J’abrège mais il apparaît de plus en plus clairement que la culture intensive des céréales est un échec sur toute la ligne dont l’humanité risque bien de ne pas se relever.

Alors, la question est : la population mondiale actuelle (infiniment plus importante qu’au Néolithique : plus de 7 milliards contre seulement 7 millions, je le redis) pourrait-elle subvenir à ses besoins sans les céréales ?

Il me faut peut-être rappeler certains faits afin de pouvoir réfléchir au problème qui nous est posé :

    • une surface de potager de 500 m2, convenablement cultivée, peut suffire à nourrir une famille de quatre personnes pendant toute une année, c’est-là-dire à lui fournir les légumes et les fruits dont elle a besoin ;
    • la France compte 65,7 millions d’habitants, soit approximativement 16,5 millions de familles ;
    • ce qui fait en tout un besoin de 8,25 millions x 500 m2 =(à la louche) un peu plus de 4 millions d’hectares.

Comme, en France, la surface cultivée est de 28 millions d’hectares, concluez vous-même.

Oui mais, me direz-vous, et la main d’œuvre ? Vous aurez raison. Je vous ferai simplement remarquer que la mFrance d’aujourd’hui compte 3,316 millions de chômeurs qu’on n’a pas pu dissimuler mais qu’il conviendrait de multiplier ce chiffre par deux (par trois disent certains) pour avoir une idée plus proche de la réalité.

Bien sûr, ce calcul est uniquement théorique et ne peut en aucun cas être considéré pour autre chose qu’un moyen de voir la réalité en face.

Quant à moi, ma conclusion coule de source : j’ai l’impression que dans notre société, on préfère indemniser (mal) des chômeurs, faire gagner des sommes gigantesques à l’agriculture chimique, à l’industrie alimentaire, aux laboratoires pharmaceutiques et dépenser sans compter en frais médicaux divers et en arrêts de maladie que de soutenir l’agriculture biologique.

Il n’empêche que pour vivre mince et en bonne santé et ce le plus longtemps possible, on sait parfaitement aujourd’hui qu’il faut manger moins de viande mais davantage de légumes, bio, locaux et frais de préférence, ainsi que quelques fruits. C’est ce que je répète depuis longtemps et persisterai à le dire en m’imaginant (on peut toujours rêver !) qu’un jour je serai entendu.

Quant à la question de savoir si le monde pourrait vivre sans céréales, on n’ a pas besoin d’expert pour se douter la réponse.

 

 

 

 

 

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Spiruline

Il y a plus de trois milliards et demi d’années, sont apparues sur la Terre les cyanobactéries, première forme de vie, dont une sorte d’algue bleue, la spiruline, est toujours présente aujourd’hui. Le plus étonnant, c’est que ces créatures primitives, ces fossiles vivants longs d’un demi-millimètre à peine, ont prouvé qu’ils pouvaient résister au plus hostile des environnements.

Quant à l’histoire, la spiruline, consommée déjà par l’homme des cavernes, aliment royal dans de nombreuses civilisations, pourrait être la manne que décrit la Bible. Les Aztèques, eux, avaient déjà bien compris l’intérêt nutritif de cette algue qui constituait leur principale source de protéines. Ceci bien sûr n’est qu’un raccourci car la spiruline a été présente dans le monde entier.

En quoi sommes-nous concernés ? Sur de nombreux plans.

Aujourd’hui, la spiruline est produite dans de nombreux pays du monde et notamment par des organismes à but non-lucratif dont l’objectif est de lutter contre la sous-alimentation dans les pays pauvres : la spiruline pourrait ainsi sauver l’humanité de la famine et venir facilement en aide à’une population en pleine expansion.

Il serait trop long de tout vous raconter. Sachez simplement que trois cuillers à soupe de spiruline contiennent autant de :

  • Protéines que 500g de steak ;
  • calcium que trois verres de lait ;
  • fer que trois bols d’épinards ;
  • beta-carotène que dix-huit carottes ;
  • vitamine E que trois cuiller à soupe de germe de blé cru ;
  • potassium que trois bols de riz ;
  • acide gamma-linoléique que le lait maternel ;

Ce qui me semble très important, c’est que la spiruline contient tous les acides aminés essentiels dont nous avons besoin tous les jours car le corps ne sait pas les synthétiser. Ceux-ci, habituellement nous sont apportés par des produits animaux, ce qui rend le régime végétarien problématique. Je sais qu’on dit que pour compenser leur absence dans les végétaux, il suffit de manger en même temps des céréales et des légumineuses. Certes, de cette manière ils sont tous là mais pas toujours, hélas, dans les bonnes proportions ce qui, en fonction du « facteur limitant » bien connu des biologistes, provoque des carences. De plus, les céréales ainsi que les légumineuses contiennent de l’amidon, c’est-à-dire du glucose qui, lui, est tout à fait contre-indiqué quand on veut perdre du poids.

Avec la spiruline (et les algues d’une manière générale), on n’a pas ce problème. Elle est donc un moyen efficace de se procurer des protéines  maigres (ce qui est loin d’être le cas des viandes d’élevage qui contiennent jusqu’à 24% de matière grasse, plus des tas de produits chimiques et d’antibiotiques. Comme, en plus, les animaux ont été gavés de céréales – dans le meilleur des cas, je n’ose pas vous parler du pire – nous ingurgitons de nouveau une dose de produits chimiques et d’antibiotiques par viande interposée. Sans parler des problèmes causés par les céréales. Quant au poisson, vous êtes au courant de la surpêche et des espèces en voie de disparition).

Autre avantage : alors que les protéines animales (et la nourriture moderne en général) est trop acidifiante, la spiruline, elle, est alcalinisante.

Parlons enfin de productivité. Il n’est pas inintéressant de savoir que la spiruline produit en moyenne 50.000 kg de protéines à l’hectare et que son rendement est vingt fois supérieur à celui du soja, soixante fois à celui du blé et trois cents fois à celui du bœuf (oui, trois cents fois, vous avez bien lu). Quant au terrain, elle se plaît dans les déserts arides et demande cinq fois moins d’eau que le riz. C’est-à-dire, sur des terres peu cultivables dont personne ne veut.

Autrement dit, avec la spiruline (et les algues), on pourrait avoir trouvé la solution à de nombreux problèmes d’alimentation tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Le pire, c’est que cette solution a toujours été connue des hommes et date juste de … trois milliard et demi n’années.

Ce qui confirme bien, une fois de plus, la sagesse du proverbe africain : « Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde au moins d’où tu viens»»

Pour tout savoir sur la spiruline, il existe un livre très bien fait et fort bien documenté du Docteur Jean-Louis Vidalo* ainsi qu’un site Internet (il en existe plusieurs) avec une interview que je vous conseille d’écouter, du susdit docteur**.

Pour finir sur une bonne nouvelle pour celles et ceux qui veulent perdre du poids intelligemment et sans se priver : ils peuvent se faire des menus à base de spiruline, de légumes et de fruits crus (sans amidon évidemment). En prime, il paraît qu’on rajeunit de dix ans. C’est du moins ce que disent Leslie et Susannah Kenton***.

Chiche, on essaye ?

Cordialement.

 

 

 

* http://www.amazon.fr/Spiruline-Lalgue-bleue-santé-prévention/dp/2716313725/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1368363213&sr=1-1&keywords=vidalo

 

** http://www.toutestbleu.com/5.html

 

*** http://www.amazon.fr/Lénergie-cru-Mettez-votre-assiette/dp/2883533210/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1368363713&sr=1-1&keywords=kenton

 

 

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Le sel : un serial killer

Pour mémoire le sel a cette particularité : il nous est nécessaire et même indispensable car il retient l’eau dans le corps. Ainsi, quelqu’un qui aurait subi ce qu’on appelle une insolation et qui aurait un besoin vital d’être hydraté, devrait l’être à l’aide d’eau salée (et par petites quantités) car l’eau pure risque d’aggraver son problème (attention, en cas de déshydratation intracellulaire, c’est le contraire : il ne faut pas de sel 1). Mais, par contre, l’excès de celui-ci est éminemment toxique pour le cœur.
Or nous sommes assaillis par un surplus de sel.
En principe, nous en avons besoin de 3 à 4 grammes par jour (g/j), ce que nous trouvons facilement dans notre alimentation naturelle, mais notre consommation moyenne tourne autour du triple, c’est-à-dire 12g/j et va même parfois jusqu’à 20g/j chez les gros consommateurs ! Donc, à moins d’efforts physiques intenses et inhabituels ou de chaleurs exceptionnelles ayant provoqué de très fortes transpirations, on ne risque pas d’être en manque de sel : nous avons plutôt à lutter contre le surplus qui nous est toxique.
Un premier objectif consiste simplement à essayer de ne pas resaler ce qui est dans son assiette. C’est l’occasion de vous signaler qu’une étude a été faite sur la diminution du sel dans l’alimentation. Il apparaît à l’usage, qu’en réduisant la quantité de sel de 10 %, personne ne s’en aperçoit car nous n’avons pas une perception assez fine pour la détecter ! Vous pouvez donc manger normalement salé, sans aucune restriction mais sans resaler et vous allez ainsi redécouvrir progressivement le goût des aliments qu’on finit par ne plus apprécier lorsqu’on est en overdose permanente de sel.
Dans le cas où vous voudriez aller un tout petit peu plus avant, vous pouvez utiliser l’astuce suivante : remplacer, sur la table, le sel par du Gomasio. C’est un mélange de sel et de sésame, très en vogue au Japon et dans différents pays d’Asie. Décoratif, parfumé, original et excellent pour la santé 2. Cela peut aussi représenter un très bon pas en avant !
Cela dit, le sel est un ennemi implacable qui fait d’autant plus de ravages que, d’abord, il semble innocent et, qu’ensuite, il est entré progressivement dans notre culture et s’y est installé en prenant ses aises : faut-il le rappeler, au Paléolithique, on ne connaissait pas le sel et, dans la vie, on n’en a absolument pas besoin car les aliments que nous consommons en contiennent suffisamment.
Or, manger moins de sel ne veut pas dire manger des aliments qui ont moins de goût. Au contraire. D’abord parce que le sel, qu’on a pris l’habitude d’ajouter en quantité considérable et qui est surtout présent dans les produits confectionnés par l’industrie, finit pas masquer le goût des aliments. Pour certains aliments, c’est même devenu très gênant. Essayez, par exemple, de trouver une charcuterie qui ne regorge pas de sel ! Saucisson sec, saucisse, jambon de pays, fricandeau, boudin, andouillette…: tout est trop salé et c’est irritant quand on s’est déshabitué ! Les aliments ont du goût naturellement et, s’ils sont de qualité, il est bien dommage d’écraser leur parfum ! D’ailleurs, ce qu’on veut dissimuler est, bien souvent, un défaut du produit.
Vu comme cela, le retrait du sel n’est absolument pas une interdiction arbitraire mais une libération et une ouverture. Dans l’histoire du verre à moitié rempli que certains voient à moitié vide et d’autres à moitié plein, il ne tient qu’à vous de choisir ce que vous voulez !
Retenons également que, selon Mac Gregor, de l’hôpital Saint Georges de Londres : « avec 4g de sel de moins par jour, on sauverait, tous les ans, 2 millions de gens dans le monde ». Ça fait réfléchir ! D’autant plus qu’on sait qu’il y a, rien qu’en France, 500.000 insuffisants cardiaques, 170.000 décès d’origine cardiologique par an et 10 millions d’hypertendus !
De plus, ce qui est très dangereux avec le sel, il faut le dire, c’est qu’il avance masqué 3.
Le sel en grande partie, en effet, ne provient qu’à concurrence de 10 % du sel de cuisine que nous ajoutons à la préparation de nos plats et 15 % se trouve dans nos aliments à l’état naturel. Ce qui fait que 75 % (oui, vous avez bien lu) viennent de ce qu’on appelle “ le sel caché ”, c’est-à-dire, de celui qui est ajouté par les industriels de l’alimentation lors de la fabrication de leurs produits.
Pourquoi ajoutent-ils du sel ? D’abord parce que cela ne coûte pas cher et que cela permet ainsi de retenir l’eau au maximum (qui coûte évidemment moins cher que le produit lui-même). Ensuite, le sel est un exhausteur de goût bon marché qui masque la dégustation insipide de nombre de produits industriels. Or, en France, il n’est pas encore obligatoire d’indiquer sur l’emballage la quantité de sel ajouté (contrairement à d’autres pays d’Europe où la réglementation est plus stricte). Sachez seulement qu’on a trouvé certaines sauces tomates qui contenaient jusqu’à 14g de sel pour cent grammes, le goût de celui-ci étant masqué par du sucre, ce qui ne vaut guère mieux  (on se demande d’ailleurs lequel est le pire car les deux sont éminemment toxiques) ! C’est aussi le cas pour certains… chocolats (dans lesquels les industriels ont obtenu le droit de remplacer les fèves de cacao par des graisses diverses) ! Ainsi, la surconsommation de sel entraîne aussi celle de sucre qui, elle, provoque l’augmentation du nombre des diabétiques (deux millions de personnes). Où s’arrêtera-t-on ?
Des spécialistes ont calculé que si le sel contenu par les produits était indiqué sur leurs emballages (ce qui, bien entendu, entraînerait sa réduction), cela ferait peut-être diminuer les bénéfices de l’industrie alimentaire mais on pourrait réduire de moitié, et sans traitement, le nombre des hypertendus (imaginez la répercussion sur le budget de la Sécurité Sociale. Au passage, je vous rappelle que c’est vous qui payez pour le cas où vous l’auriez oublié) !
Quand on sait que le lait maternel n’a pas le goût salé, que celui-ci est acquis par l’éducation, on se doute bien que cela va être un peu difficile de changer nos habitudes. Pourtant l’enjeu est de taille et, quoiqu’il nous en coûte, je ne me résous pas à laisser ce sujet dans l’ombre d’autant que lorsqu’on est déshabitué du sel, on ne se souvient même pas qu’il existe !
En fin de compte, si vous ne voulez pas supprimer totalement le sel, sachez que tout ce que vous prendrez en moins sera autant de gagné ! Ce n’est pas la peine de vous culpabiliser pour autant si vous en prenez mais essayez au maximum d’en réduire la quantité utilisée et d’éviter les produits de l’industrie dont on peut fort bien se passer (et on vit même mieux en s’en passant !).

Kéfir de fruits

L’été est enfin arrivé et il fait chaud !
Pour se désaltérer, plutôt que d’ingurgiter ces horribles sodas sucrés au plus mauvais sucre qui soit, le sirop de maïs (chaque canette contient l’équivalent de douze morceaux de sucre : bonjour les kilos !), pensons plutôt à une boisson naturelle facile à faire et très agréable à boire.
Mais tout d’abord, jetons un coup d’œil en passant sur les aliments lacto fermentés.
Vraisemblablement, dès le Néolithique (et peut-être même avant, au Paléolithique : c’est dire que le procédé a fait ses preuves et ne date pas d’hier), nos ancêtres se sont posé le problème de la conservation des aliments. Bien sûr, en période glaciaire, on utilisait la surgélation (qui, elle non plus, ne date pas d’hier) mais toute la surface de la Terre n’était pas gelée. L’homme s’aperçut qu’il pouvait consommer certains produits qui avaient subi la fermentation lactique car, au contraire des bactéries pathogènes responsables de la putréfaction, les bactéries responsables de la fermentation lactique améliorent presque toujours la digestibilité des produits, leur qualité nutritionnelle et leur saveur.
Tout le monde connaît la choucroute (crue, elle a encore davantage de vertus), le yaourt et le fromage mais il en existe bien d’autres que je vous invite à découvrir 1.
En attendant, je veux attirer votre attention sur le Kéfir de fruits. Car il existe aussi un Kéfir de lait, très populaire en Russie, peut-être davantage que notre yaourt, vendu dans toutes les épiceries et supermarchés et donné aux malades dans les hôpitaux tant ses qualité thérapeutiques sont grandes. Il faut dire que, grâce aux bactéries lactiques qu’il contient, il améliore considérablement la flore intestinale et qu’il a une activité antibactérienne avérée.
Pour en revenir au Kéfir de fruits, appelé encore « Champagne du Caucase » car il peut être légèrement pétillant, il suffit de disposer d’eau peu minéralisée comme d’habitude (j’explique pourquoi 2), d’un bocal (1,5 l en vente chez Ikea), d’un fruit sec (les figues conviennent très bien), d’un petit morceau de citron et d’un peu de sucre (de canne et bio de préférence. Le Kéfir n’est pas sucré mais le sucre sert à nourrir les ferments). Quant aux grains nécessaires à la fermentation, un ami peut vous en donner car ils se multiplient naturellement mais, en cas de besoin, vous pouvez également les acheter (pour un prix abordable) sur le site que je vous indique3 .
Comme, de surcroît, il est réputé sans alcool (0 à 1 %), on peut prendre le volant après en avoir bu.
En conclusion, le Kéfir de fruits est très facile à faire, bon marché (on ne doit se procurer les ferments qu’une seule fois), sain et désaltérant.
Tchin, tchin !