Kéfir de fruits

L’été est enfin arrivé et il fait chaud !
Pour se désaltérer, plutôt que d’ingurgiter ces horribles sodas sucrés au plus mauvais sucre qui soit, le sirop de maïs (chaque canette contient l’équivalent de douze morceaux de sucre : bonjour les kilos !), pensons plutôt à une boisson naturelle facile à faire et très agréable à boire.
Mais tout d’abord, jetons un coup d’œil en passant sur les aliments lacto fermentés.
Vraisemblablement, dès le Néolithique (et peut-être même avant, au Paléolithique : c’est dire que le procédé a fait ses preuves et ne date pas d’hier), nos ancêtres se sont posé le problème de la conservation des aliments. Bien sûr, en période glaciaire, on utilisait la surgélation (qui, elle non plus, ne date pas d’hier) mais toute la surface de la Terre n’était pas gelée. L’homme s’aperçut qu’il pouvait consommer certains produits qui avaient subi la fermentation lactique car, au contraire des bactéries pathogènes responsables de la putréfaction, les bactéries responsables de la fermentation lactique améliorent presque toujours la digestibilité des produits, leur qualité nutritionnelle et leur saveur.
Tout le monde connaît la choucroute (crue, elle a encore davantage de vertus), le yaourt et le fromage mais il en existe bien d’autres que je vous invite à découvrir 1.
En attendant, je veux attirer votre attention sur le Kéfir de fruits. Car il existe aussi un Kéfir de lait, très populaire en Russie, peut-être davantage que notre yaourt, vendu dans toutes les épiceries et supermarchés et donné aux malades dans les hôpitaux tant ses qualité thérapeutiques sont grandes. Il faut dire que, grâce aux bactéries lactiques qu’il contient, il améliore considérablement la flore intestinale et qu’il a une activité antibactérienne avérée.
Pour en revenir au Kéfir de fruits, appelé encore « Champagne du Caucase » car il peut être légèrement pétillant, il suffit de disposer d’eau peu minéralisée comme d’habitude (j’explique pourquoi 2), d’un bocal (1,5 l en vente chez Ikea), d’un fruit sec (les figues conviennent très bien), d’un petit morceau de citron et d’un peu de sucre (de canne et bio de préférence. Le Kéfir n’est pas sucré mais le sucre sert à nourrir les ferments). Quant aux grains nécessaires à la fermentation, un ami peut vous en donner car ils se multiplient naturellement mais, en cas de besoin, vous pouvez également les acheter (pour un prix abordable) sur le site que je vous indique3 .
Comme, de surcroît, il est réputé sans alcool (0 à 1 %), on peut prendre le volant après en avoir bu.
En conclusion, le Kéfir de fruits est très facile à faire, bon marché (on ne doit se procurer les ferments qu’une seule fois), sain et désaltérant.
Tchin, tchin !