J’AI TOUT ESSAYÉ…

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OUI MAIS QUOI ?

Il arrive qu’une de mes lectrices ou  un de mes lecteurs me dise : « Vous savez, j’ai tout essayé … ! » avec un air de découragement.

Cela n’a rien d’étonnant !J’explique en effet pourquoi dans une étude intitulée : « Pourquoi aucun régime n’a jamais marché et ne marchera jamais ». Cette étude est à votre disposition gratuitement sur le site http://nutri-analyse.com tant je suis révolté par les procédés et les mensonges utilisés pour répandre des illusions auxquelles trop de personnes encore se laissent prendre.

En fait, quand on me dit qu’on a tout essayé, on fait allusion aux régimes du commerce qui ne sont que des « coups marketing », tels des miroirs aux alouettes.

SPÉCIALISTES MON CUL…

… aurait dit la Zazie de Raymond Queneau !

Car, évidemment, pour donner davantage de crédibilité à leur entreprise, les promoteurs de ces soi-disant régimes n’hésitent pas à enfiler une blouse blanche (authentique !) ou à faire état d’un diplôme de médecin (l’un d’entre eux a même réussi la performance – re authentique ! -  de se faire exclure de l’Ordre des Médecins). Petite précision : la nutrition ne fait pas partie du cursus médical et seulement 6 % des médecins poursuivent une spécialité dans ce domaine. Encore faut-il ajouter que cette formation complémentaire est en général extrêmement classique, avec trois métros de retard sur les dernières découvertes dans le domaine de la nutrition.

Quant aux nutritionnistes, ils connaissent certes les bases de la nutrition bien que leurs connaissances soient souvent très en retard (comme celle des médecins) mais ils servent très souvent de caution aux hôpitaux et aux cliniques pour faire croire qu’on donne aux patients une nourritures adaptée à leur maladie et à leurs goûts, alors qu’on leur refile une pâtée industrielle de collectivité qui vient tout droit des cuisines centrales industrialisées qui s’approvisionnent elles-même dans les supermarchés les moins chers !

Le résultat est celui que vous connaissez : le surpoids et l’obésité connaissent aujourd’hui une inflation galopante, la culpabilité aussi du même coup. Et ce n’est pas fini !

Pas étonnant ! Les recommandations officielles elles-mêmes sont aberrantes car à la solde des labos pharmaceutiques !

 

POURQUOI DÉPENSER DE L’ARGENT ?

En plus, conséquence de ce qui précède, les régimes coûtent cher, voire très cher. Normal, ces opérations ont un but financer habilement dissimulé. Donc vous ne perdez que rarement quelque chose côté rondeurs mais par contre, côté porte-monnaie, c’est garanti !

Allez plutôt sur le site http://nutri-analyse.com : c’est gratuit !

Mais, curieusement, on dirait au contraire que plus c’est cher, plus le régime a du succès ! On finira par trouver que le « rien du tout » est hors de prix. Comment expliquer cela ?

C’est très simple. Tous les régimes du commerce commencent par vous culpabiliser un maximum : si vous êtes en surpoids ou obèse c’est, d’abord parce que vous mangez trop (vous êtes un goinfre !), ensuite parce que vous êtes un gros gourmand (en quelque sorte, un drogué de la pâtisserie) et enfin, parce que vous ne faites pas de sport (en oubliant que si on court le marathon, c’est parce qu’on est mince et non qu’on devient pas mince en courant le marathon).

En oubliant également de dire qu’on nous manipule tant et plus pour nous faire manger des produits séduisants1 (mais dont la composition est infâme), que la configuration des personnes comme leur histoire est particulière, que les raisons psychologiques existent (mais, la psychologie, on dirait que personne ne la connaît !).

Quand on a bien culpabilisé le prospect et qu’on l’a assailli de publicités diverses et variées                                            (ça s’appelle du matraquage publicitaire), celui-ci finit par craquer dans un moment de faiblesse et, qu’importe le régime, pourvu qu’il soit cher. Car plus on est culpabilisé, plus il faut que le régime soit cher (forcément : pour se déculpabiliser. Parlez-en à votre psy, il vous expliquera) !

En résumé :

Culpabilisation + MATRAQUAGE PUBLICITAIRE

= ACTE D’ACHAT ET GROS PROFITS

UN PROBLEME PRIS Á L’ENVERS

En fait, le problème est simple mais on vous fait croire qu’il est compliqué pour mieux vous enfumer. Évidemment, je ne vais pas me faire des amis en rétablissant le bon ordre des choses mais, tant pis ! Alors voilà :

CE N’EST PAS PARCE QUE VOUS ÊTES EN SURPOIDS (OU EN SOUSPOIDS C’EST LE MÊME PROBLÈME) QUE VOUS ÊTES EN MAUVAISE SANTÉ MAIS C’EST PARCE QUE VOUS ÊTES EN MAUVAISE SANTÉ QUE VOUS ÊTES EN SURPOIDS (OU EN SOUSPOIDS).

Alors, vous pouvez bien essayer tous les régimes du monde, rien n’y fera et vous irez de plus en plus mal. La seule solution que je connaisse est d’apprendre à manger correctement et, comme par miracle tous les autre problèmes se résoudront automatiquement. Mais je parie que vous n’avez jamais essayé vraiment, ou alors en suivant des indications inappropriées (et ce n’est pas parce qu’elles sont officielles ou qu’elles proviennent de médecins qu’elles ne le sont pas).

Donc, il faut apprendre à manger et cela s’apprend comme à faire du vélo, à parler Anglais, à se soigner, à élever un enfant…

Il n’est plus possible, en effet, de se fier à ce que nous ont appris nos parents ou nos grand parents car les modes de culture agricole, par exemple, ont tellement changé que nous ne parlons plus de la même chose. Un  exemple entre mille : en un demi siècle, la pomme de terre a perdu plus de la moitié de sa vitamine C de son fer et plus d’un quart de son calcium.

Quant à acheter les produits que nous proposent la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, elles sont dans une telle dérive que cela devient presque du suicide pur et simple.

Heureusement, si apprendre à manger correctement aujourd’hui demande un certain temps, c’est plus facile qu’on ne le pense. Il existe pour cela des livres, des vidéos, des blogs (suivez mon regard…), des rencontres avec les producteurs, des conversations avec les uns et les autres… Petit à petit, à force de chercher et d’expérimenter, on finit par trouver ce qui nous convient le mieux. Mais attention, ne vous imaginez pas trouver la méthode miracle qui aille à tout le monde car celle-ci n’existe pas. Il ne peut y avoir, en effet, une seule solution qui s’appliquerait uniformément. Cela serait d’ailleurs vraiment étonnant car nous différons tous par le sexe, l’âge, l’histoire, la conformation, la forme d’esprit, les activités…

Bien sûr, il existe des bases communes comme le genre d’alimentation (si vous mangez matin, midi et soir chez MacDo, vous avez toutes les chances de ressembler très vite à un gros cochon), le mode d’approvisionnement (en avalant tous les jours des plats préparés par l’industrie, vous pourriez bien passer davantage de temps chez votre médecin qu’au cinéma), les aliments qu’on trouve dans votre réfrigérateur (ceux de l’agriculture actuelle ont non seulement, à la fois perdu une grande quantité de leurs qualités et sont, par contre, bourrés de produits chimiques et pharmaceutiques), ….

Ces généralité déâsses, le reste est adaptable à chacun.

POURQUOI FAIRE LE CHEMIN TOUT SEUL ?

La difficulté dans tout cela n’est pas là où on pense.

En effet, pour manger correctement, on sait très bien aujourd’hui (quand on a étudié la question) quels sont les aliments qu’il vaudrait mieux manger et ceux qu’il vaudrait mieux éviter. Avec, bien entendu, toutes les adaptations nécessaires à chacun.

Non, le vrai problème est qu’il faut changer progressivement ses habitudes et là, d’autres éléments beaucoup plus difficiles à contrôler entrent en jeu. Alors, quand on a du mal à changer (ce qui est finalement assez normal), pourquoi ne pas se faire aider par quelqu’un qui saura vous écouter et, parce qu’il a l’habitude, saura aussi trouver la bonne stratégie en ce qui vous concerne ? En fait, vous avez le choix entre perdre beaucoup de temps avec le risque, peut-être de ne jamais y parvenir et faire appel à un nutri-analyste. Á vous de voir.

POURQUOI LAISSER LES AUTRES DÉCIDER Á VOTRE PLACE ?

Certes, et dans tous les cas, il est très confortable de s’en remettre à quelqu’un qui décidera pour vous mais c’est là une grossière erreur que vous risqueriez de payer très cher pour la simple raison que personne ne peut vous connaître aussi bien que vous-même, expérimenter à votre place, évaluer les effets produits sur votre propre organisme. Certes, on peut vous apporter des informations, vous écouter, répondre à vos questions mais la décision finale vous appartiendra toujours. Ne recommençons pas la terrible erreur de la médecine :  personne ne peut être assez qualifié pour vous dérober le pouvoir sur votre propre vie !

Alors, prêt, partez ?

 

Jean-Michel DESMARAIS

Nutri-analyste©

 

1 - WANSING (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2009.

 

Credit photo : <a href=’http://fr.123rf.com/profile_artqu’>artqu / 123RF Banque d’images</a>