Maigrir dites-vous ?

pèse pesronne

OBJECTIF FACILE À ATTEINDRE POUR QUI ACCEPTE DE CHANGER

Maigrir est plus facile qu’on ne le croît contrairement à ce qu’on dit mais le processus est assez complexe. C’est la raison pour laquelle les solutions simplistes ont tant de succès.

Mais la première condition est de faire ce qu’il faut pour atteindre cet objectif et, en premier lieu, vraiment vouloir perdre ses kilos en trop. Autrement dit y être réellement déterminé car personne n’est jamais parvenu à faire boire un âne qui ne voulait pas boire. Ce qui suppose, à l’évidence, de vouloir changer. En effet, puisqu’on a grossi, c’est tout simplement parce que notre système de régulation automatique du poids (qui agit au fond de nous comme pour tous les animaux de la nature et sans lequel nous serions tous obèses ou maigrelets) s’est déréglé. Et s’il s’est déréglé, c’est que nous faisions, sous la pression d’un évènement ou d’une relation une ou plusieurs choses qui ne convenaient pas à notre équilibre. Or, si nous continuons à les faire, et puisque c’est à cause d’elles que nous avons grossi, je ne vois pas pourquoi subitement elles nous feraient maigrir. Élémentaire mon Cher Watson.

Donc, tant que vous ne voudrez pas au fond de vous-même changer vos habitudes, abandonnez immédiatement toute idée de perdre du poids car aucun régime, quel qu’il soit, ne peut vous être utile, à moins de mettre votre santé gravement en danger.

Cela dit, les facteurs à modifier pour perdre du poids peuvent être extrêmement nombreux  et bien dissimulés. Pour beaucoup, ils concernent notre environnement et notre mode de vie. Mais, la plupart du temps, en agissant sur deux domaines, le biologique et le psychologique, cela suffit car la conséquence en est que vous changerez de vous-même les premiers. Je commence par le biologique qui est le plus accessible.

 

CHANGER D’ABORD D’ALIMENTATION

On sait maintenant que certains aliments, inconnus dans le passé et introduits récemment (je dis récemment car l’histoire de la race Homo commence il y a sept millions d’années ce qui rend le moyen-âge très proche), font grossir inéluctablement. C’est le cas du glucose1 (et non des graisses qu’on a accusé bien à tort et qui, au contraire, pour certaines d’entre elles, sont nécessaire pour maigrir). Ce qui veut dire que tout ce qui a le goût sucré (à l’exception de la Stevia et de quelques autres rares produits) ainsi que l’amidon des céréales et légumineuses ou celui de certains fruits et légumes (comme la pomme de terre sous toutes ses formes) sont à proscrire. Les protéines, quant à elles, ne contiennent pas de glucides et ne font pas grossir. Leur consommation quotidienne, de plus, est nécessaire. Attention toutefois, les protéines animales maigres consommées au Paléolithique étaient fort différentes de celles de nos animaux issus de l’élevage intensif  qui sont beaucoup trop engraissés, dans le meilleur des cas avec des céréales qu’il vaut mieux, au contraire, ne pas consommer. Quant aux végétariens, il existe des solutions en dehors des éternelles céréales et légumineuses qu’il est préférable d’éliminer comme je viens de le dire.

Boire suffisamment est aussi une nécessité généralement sous-estimée. En effet, pour éliminer ce qui est en trop, il est important de disposer de suffisamment d’eau (peu minéralisée) pour drainer les déchets alimentaires2.

Le cru, non exclusif (le cuit étant lui aussi souhaitable pour certains plats), est également réputé faire maigrir (et a de nombreuses autres vertus concernant notamment l’absorption de multiples nutriments vivants). L’abondance des fruits et légumes de l’été ainsi que l’attirance naturelle due à la température clémente, voire chaude, nous pousse vers ce type d’alimentation.

 

RÉDUCTION ALIMENTAIRE

Ce qui est également efficace est la réduction alimentaire (attention, je n’ai pas parlé de privation) car, et c’est une banalité que de le répèter), il est reconnu que, généralement, nous mangeons en trop grande quantité. Il s’agit tout simplement de cesser de se forcer à finir son assiette (ou même les plats) et de diminuer progressivement la quantité de nourriture qu’on ingère (pour plus de détails, voir le livre du Pr Wansing3). La bonne question à se poser devant un aliment est : « En ai-je vraiment envie ou besoin ? ». On s’aperçoit alors que l’absorption de l’aliment en question n’est pas toujours vraiment indispensable mais qu’on agit tout simplement sous l’influence de la pression de conformité ou de l’habitude.

C’est tout ? Oui, c’est tout. C’est tout mais c’est déjà pas mal et c’est un mode d’alimentation (car c’est bien de cela qu’il s’agit et non d’un énième régime marketing) auquel on vient progressivement et qu’on n’adopte pas d’un seul coup au risque de provoquer un choc préjudiciable. Le modèle qui se rapproche le plus de cela serait le régime préhistorique4 qui me semble bien adapté (et depuis longtemps) à l’homme.

AUTRES RAISONS DU SURPOIDS

Si en faisant tout cela, vous ne voyez pas votre poids diminuer, c’est qu’il y a autre chose et que là, le moment est venu d’entrer dans l’exploration  de votre mode de vie et de votre cadre psychologique.

Le premier point à étudier est votre rapport à la nourriture qui varie infiniment avec les individus. Pourquoi donc éprouvez-vous le besoin de manger (qu’il ne faut pas confondre avec la faim) ? Pourquoi vous forcer à vous resservir lorsque vous êtes rassasié ? Pourquoi ressentez-vous des fringales irrésistibles qui vous poussent inexorablement vers le réfrigérateur ? Qu’est-ce qui vous empêche de changer vos habitudes ? Et bien d’autres choses encore, parfois étonnantes ou inattendues, que le spécialiste repèrera, bien souvent grâce à son expérience de ces types de problèmes.

Tout cela est le domaine de la nutri-analyse qui vous prend par la main précisément là où les autres vous abandonnent.

Quelques fois aussi, il arrive que le problème à l’origine du surpoids ne soit pas verbalisable car il se situe au niveau des émotions. Un travail psychocorporel du type bio-énergie est alors indiqué pour atteindre l’obstacle qui arrête l’individu.

Il se peut également que la personne soit prisonnière d’une histoire ancienne qui ne la concerne pas directement et qui appartienne à ses ancêtres, transmise inconsciemment. C’est là le champ de la psychogénéalogie, trop souvent déniée ou même carrément ignorée4.

 

UN SUIVI INDISPENSABLE

Quoi qu’il en soit,  dès que la décision de perdre du poids est prise, un suivi s’avère très utile, voire indispensable. L’inconscient est en effet très habile pour semer sous vos pas toutes les occasions de mettre fin aux changements que vous avez décidés et entrepris. La nécessité d’un rendez-vous régulier avec quelqu’un affectivement en-dehors de votre cheminement, est seule capable de vous obliger à respecter la voie que vous vous êtes tracée vous-même. Il ne s’agit en aucune façon d’une contrainte mais d’un simple rappel, d’un point de repère et d’un avis extérieur. C’est comme la rampe qu’on saisit d’une main pour monter un escalier et qui rend l’entreprise à la fois possible et plus confortable.

Mais souvenez-vous de ce conseil avisé d’Hippocrate : « Si quelqu’un te demande de le soigner, demande-lui d’abord s’il est d’accord pour renoncer à ses symptômes ». Êtes vous certain d’être véritablement décidé à maigrir ?

 

MAIGRIR, GROSSIR : UN MÊME PROBLÈME

Á noter que la plus grande partie de ce que je viens de dire pour maigrir vaut également pour grossir, ce qui, de l’aveu des personnes qui cherchent à prendre du poids, est souvent plus difficile. Il leur serait alors inutile d’avaler chaque jour un plein pot de Nutella ou plusieurs kilos de pommes de terre pour retrouver un métabolisme correct qui leur permette naturellement, et sans effort particulier, d’atteindre leur poids d’équilibre.

Finalement, des moyens existent maintenant, même s’ils ne sont pas toujours très bien coordonnés. C’est la tâche qui vous reste à entreprendre.

Bon courage !

 

 

 

 

 

1 TAUBES (Gary), Fat : pourquoi on grossit, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2012.

2 DESMARAIS (Jean-Michel), Maigrir sans faire de régime, Monaco, Romart, 2011.

3 WANSING (Pr Brian), Conditionnés pour trop manger, Vergèze, Thierry Souccar Éditions, 2009.

4 CATTAN (Nancy), Maigrir avec le régime paléo, Monaco, Alpen, 2011.

5 VIGOUROUX (François), Le secret de famille, Paris, Hachette, 2001.

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