LE SUCRE

7644478_s-3

ATTENTION, LE VOILA …

Depuis une certain temps déjà, j’approfondis mon étude sur le sucre que j’avais à l’œil depuis des années. Il ne s’agit pas seulement d’une étude théorique vous vous en doutez, mais aussi d’une expérimentation pratique puisque, avant d’écrire, je tiens à tester personnellement tout ce dont je vous entretiens. Or, cette fois-ci particulièrement, tout concorde et le résultat de mon étude est tout simplement catastrophique : il apparaît que le sucre que nous utilisons aujourd’hui est une drogue toxique et même terriblement délétère (non, je n’exagère pas. Surtout le sirop de glucose-fructose industriel tiré du maïs ainsi que les édulcorants comme l’aspartame). L’usage quotidien et habituel de ces produits est donc à proscrire absolument. Supprimez donc tout de qui est sucre dans votre alimentation, ainsi que les pommes de terre et les céréales car elles contiennent de l’amidon qui se transforme en glucose au cours de la digestion. Sans compter le vin (il vaut mieux ne pas dépasser un verre par repas).

D’accord, ce n’est pas toujours facile à faire et il faut agir progressivement car le sucre est une drogue (oui, comme la morphine !) à laquelle nous sommes tous accoutumés depuis l’enfance.

UN PEU D’HISTOIRE

Les hominidés sont apparues sur Terre voici des millions d’années et l’homo sapiens depuis, au maximum, 200.000 ans. Pendant tout ce temps-là, l’homme n’a pas absorbé de sucre à part 100 g/an (à peu près) sous forme de miel qu’il parvenait à chiper aux abeilles et quelques fruits trop mûrs qui lui tombaient sous la main de temps en temps. Pour vous donner une idée, si on prend comme date de naissance de nos lointains ancêtres, 5 millions d’années en arrière, et si on rapporte cette durée sur une journée de 24 heures, l’humanité s’est passée du sucre concentré jusqu’à 23 heures, 59 minutes et 52 secondes. Autant dire tout le temps, aux exceptions près, et ce malgré une appétence particulière pour le sucre, le cerveau, lui, consommant principalement du glucose (rassurez-vous, il peut très bien se le procurer à partir des aliments habituels – comme les légumes et les fruits -, sans apport extérieur. Vous ne deviendrez donc pas idiots en cessant de manger du sucre).

Pour me résumer, le sucre concentré n’existe pas dans la nature. Les fruits eux-mêmes à l’origine, c’est-à-dire à l’état sauvage, n’étaient pas du tout identiques à ceux que nous mangeons aujourd’hui. Ils étaient un peu acides ou âpres et bien moins juteux, comme les baies sauvages qu’on peut cueillir au cours de nos promenades pendant les vacances. Grâce à la sélection des plants et aux hybridations successives, on a obtenu des fruits contenant beaucoup de jus et très sucrés qu’il est préférable de consommer avec modération.

Il faut insister sur les fibres présentes dans les produits naturels, et indispensables à la digestion. Les produits industriels qui n’en contiennent pas car elles ont été éliminées au cours des opérations de raffinage : plus un produit est raffiné, moins il contient de fibres. Ce qui a fait dire à un spécialiste : « Plus le pain est blanc, plus la tombe est proche ! ». Ceci est d’autant plus grave que l’absorption du fructose est très différente de celle du glucose ce qui fait que le fructose sans les fibres a une fâcheuse tendance à se transformer rapidement en graisse dan le corps.

APPARITION DU SUCRE INDUSTRIEL

Le sucre que nous connaissons maintenant est apparu au XVème siècle. Au XVIIIème siècle, la consommation par personne et par an n’était encore que de deux kilos (bien souvent à usage médicinal). Elle est passée à 55 kg en 1970 et atteint pratiquement 90 kg de nos jours, certaines personnes allant jusqu’à en absorber… 130 kg ! Je précise bien (tant pis si je me répète !) qu’il ne s’agit pas de glucide naturel contenu dans des aliments contenant des fibres mais de sucre concentré ou raffiné excluant les fibres provenant de la canne à sucre, de la betterave ou du maïs. Il est donc excessif d’assimiler l’un à l’autre et de feindre qu’il s’agit du même produit car ils ne produisent pas du tout le même effet.

Du coup, on trouve du sucre partout même là où on ne s’y attend pas (dans des produits qui ne sont normalement pas sucrés : est-ce que, par exemple, vous avez l’habitude de mettre du sucre dans votre vinaigrette ou dans votre dentifrice ?), surtout, parce que il est flatteur pour le consommateur tout en créant une addiction. Donc un goût de revenez-y favorable à une surconsommation et, bien sûr aux bénéfices industriels qui en découlent. Car le sucre industriel ne coûte pas très cher, souvent bien moins que les produits qu’il accompagne.

INCITATION AU GOÛT SUCRÉ

Les fabricants, comme je vous l’ai déjà dit, mettent du sucre partout. Ainsi, les professionnels ont même inventé un mot : ils recherchent des produits « palatables ». Dans leur jargon, cela signifie hyper savoureux auxquels le consommateur ne peut pas résister. C’est d’ailleurs ce que nous explique innocemment la spécialise du laboratoire Sensoryspectrum aux USA1 à propos d’un produit de Kraft Food. Il s’agit donc de droguer de plus en plus les consommateurs. Les plats préparés sont tout désignés mais il n’y a pas qu’eux. En fait, la stratégie des industriels ressemble étrangement à celle des marchands de tabac puisqu’il s’efforcent de rendre accros les consommateur. Quelle est-elle ? Faire croire que le produit est innocent et le vendre à grands renforts de publicité. Quand aux effets : tout nier en bloc. Comme les fabricants de cigarettes qui se sont parjurés devant le congrès américain !

Les consommateurs ayant protesté, les industriels ont dit qu’ils tiendraient compte de cet avis et ont sorti dans ce but une gamme de produits à taux de sucre réduit, dits « bons pour la santé ». Le journal « The Sunday Times » au Royaume uni, n’y croyant qu’à moitié, en a testé certains2. Je précise, pour la bonne compréhension de la suite que l’Organisation Mondiale de la Santé a fixé comme norme recommandée de ne pas dépasser 25 g par personne et par jour. La Public Health Organisation de son côté a fixé la même norme à 50 g par jour et par personne, soit le double. C’est la Tomato Ketchup de Tesco qui a remporté la palme du test en dépassant cette dernière quantité de 38 %. Pire, la teneur en sucre est plus élevée de 23 % que celle qui est indiquée sur l’étiquette. Dans le même test on apprend que les plats préparés contiennent le double de sucre qu’une barre chocolatée.

CONSÉQUENCES

Cette politique est irresponsable (mais l’argent n’a pas d’odeur !) et même criminelle. Nous sommes en effet parvenus à une catastrophe dès aujourd’hui et l’avenir risque d’être pire encore. Car c’est le sucre qui fait grossir et non pas la graisse comme on nous l’a seriné pendant des années (bien sûr, il n’est pas tout seul à agir dans cette affaire et il existe, en plus, des substances obèsogènes qu’on est en train de découvrir). C’est bien ce que nous a démontré Gary Taubes3 et qui, à ce jour, n’a reçu aucune contestation sérieuse de la part des scientifiques.

Le résultat est consternant et alarmant pour ne pas dire dramatique. L’épidémie de surpoids et d’obésité touche actuellement 2,1 milliards de personnes dans le monde4 (soit près d’un tiers de l’humanité). Les États Unis, le Royaume Uni et l’Australie bien sûr arrivent en tête avec plus de 60 % de personnes de plus de 20 ans obèses ou en surpoids. Et les autres pays s’alignent progressivement au fur et à mesure qu’ils se développent. Normal puisqu’on copie le même mode de vie qui est (soi-disant) un signe de réussite. Les jeunes sont bien sûr les plus touchés : entre 1980 et 2013, le nombre d’enfants ou d’adolescents obèses ou en surpoids dans le monde a augmenté de 50 %. Sans commentaire !

Hélas, cette progression est inquiétante pour l’avenir car elle est loin d’être finie5. Autrement dit, ce n’est pas la bombe atomique qui menace la survie de l’humanité mais McDonald’s et Coca Cola !

Á noter que, d’après les spécialistes, les différences de progression pourraient s’expliquer en partie par le positionnement économique et le type de marché dominants des différents pays. Par exemple, le Royaume Uni et l’Irlande possédant des économies de marché libérales non réglementées dans lesquels les actions des grands groupes agroalimentaire encouragent la surconsommation pour augmenter leurs profits, seraient davantage susceptibles d’être atteintes par cette progression galopante. Depuis le temps qu’on le dit !

PROBLEMES DE SANTÉ

C’est là qu’on touche au plus grave car lesdites actions du sucre sont innombrables et s’étendent en effet à tout l’organisme.

Sans en faire la liste exhaustive, sachez que le sucre a d’abord un effet sur votre état général qu’il dégrade. La suppression du sucre permet souvent de se sentir moins fatigué. Attention donc aux petites sucreries qui sont peut-être, dans un premier temps, bonnes pour le moral mais ont tendance à nous rendre dépressifs.

Vient ensuite la fonction digestive, depuis les dents (provocation des caries), l’estomac et l’intestin où le sucre provoque des désordres divers et variés. Pour rester dans les généralités, citons également les reins et le foie sur lesquels il n’a pas une action spécialement bienfaitrice.

Sans oublier les cancers en tous genres dont les cellules se nourrissent de sucre ni les autres maladies de civilisation qui font des ravages et chez lesquelles on est en train de d mettre en évidence le rôle délétère du sucre.

En arrêtant la consommation de sucre, vous verrez aussi disparaître nombre de maux propres à chacun.

BILAN FINAL

Bien sûr, vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole ni d’accepter mon cadeau et, si vous avez besoin d’être tout-à-fait convaincu, je vous communique le titre de deux ouvrages (il y en a d’autres) qui contiennent de nombreuses informations très intéressantes6.

Projetez-vous quand même (ne serait-ce que pour faire l’expérience) un an en avant, c’est-à-dire juste avant le prochain Noël (juste avant de vous laisser aller aux délices de quelques exceptions et d’une période d’excès), et voyez tout de même si votre santé ne mérite pas quelques attentions. En fait, on s’habitue très rapidement à une nouvelle façon de s’alimenter et on prend conscience avec joie de la disparition de ses rondeurs superflues et de ses bourrelets disgracieux, d’une digestion plus légère, d’une forme plus pétillante… Et on n’a pas du tout envie de revenir en arrière.

On essaye ? Ne serait-ce que deux semaines ? Qu’est-ce qu’on risque ?