LE SURPOIDS EST TOUJOURS UN DANGER

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UNE ESCROQUERIE GÉNÉRALISÉE

On a pris la triste habitude de s’accoutumer au surpoids. On dit même : « un bon gros », pour dire que l’embonpoint est sympathique. En ne tenant pas compte de ce que peut ressentir la/le principal/e intéressé/e et, qui la plupart du temps, est juste l’inverse. Il est donc important de remettre les compteurs à l’heure et pour cela de reconsidérer la situation dans son ensemble depuis l’origine.

Tout d’abord, d’après ce qu’on sait, nos ancêtres n’étaient pas gras. Au Paléolithique, ils mangeaient beaucoup de végétaux (sans céréales, ni lait, ni sucre, ni sel…), affrontaient régulièrement des famines (donc subissaient des jeûnes obligés) et avaient une activité physique importante… : autant de raisons qui faisaient qu’il était quasiment impossible de grossir.

Par la suite, et jusqu’à très récemment, les hommes ont peu mangé pour la bonne raison qu’ils n’en avaient pas les moyens et ils ont toujours pratiqué de nombreuses activités physiques. Les rentiers ventripotents (alors signe de richesse) sont apparus progressivement mais sont restés une minorité. Ce n’est en vérité qu’avec le vingtième siècle que les choses ont changé et, depuis ce temps-là, ne cessent d’empirer.

Aujourd’hui, le surpoids et l’obésité gagnent tous les pays du monde et sont devenus un véritable fléau mondial qui menace l’avenir de l’humanité (et je pèse mes mots !) et nous coûte une large fortune car c’est l’antichambre de nombreuses maladies qu’on appelle pudiquement : « de civilisation ». On ne sait d’ailleurs pas comment enrayer cette tendance regrettable d’autant que cela rapporte beaucoup d’argent à des laboratoires pharmaceutiques, à des médecins, à des hôpitaux et à des industriels de l’agro-alimentaire qui en vivent grassement1.

Il est temps de mettre les deux pieds dans le plat et de dénoncer cette escroquerie généralisée avec laquelle nous allons droit dans le mur. C’est exactement ce que j’ai décidé de faire ! Ce qui est réconfortant dans cette difficile aventure, c’est que des médecins, et non des moindres, se sont aperçus de ce qui se passait et ne sont pas les derniers à réagir, même si ce mouvement est encore assez débutant2.

GROSSIR DÉSESPÉRÉMENT

Revenons à celle ou celui qui est en surpoids et essayons de nous mettre à sa place si nous voulons la/le comprendre.

D’abord, la personne se voit grossir, ce qu’elle constate tous les jours sur son pèse-personne. C’est, au début, un problème simplement esthétique mais on la rassure en lui disant toutes sortes de choses qui sonnent faux. Du genre : « Mieux vaut faire envie que pitié », « c’est normal : en vieillissant, on prend du poids » etc. Évidemment, cela ne rassure que ceux qui le disent car celui ou celle qui est en surpoids voit bien qu’on se détourne d’elle ou de lui, qu’on lui préfère celle ou celui qui est plus mince. Car la première préoccupation est surtout esthétique : on est moins attirant. Dire que les hommes préfèrent les grosses, n’est qu’une triste tentative de consolation qui n’abuse personne. Bien souvent, tout cela entraîne une déprime plus ou moins bien dissimulée (et en qualité de psychanalyste, cela ne m’a pas échappé).

D’autant que s’ajoutent rapidement les problèmes matériels. Changer sa garde-robe coûte cher d’autant que les grandes tailles (plus chère bien sûr) ne sont disponibles que dans des magasins spécialisés. Quant aux régimes pour maigrir, ils ne marchent pas (voir mon étude à ce sujet). Votre médecins lui, n’y connait rien car cela ne faisait pas partie du programme de ses études médicales et seulement 6 % de ses condisciples on fait des études complémentaires spécialisées. Pour ce qui est de l’aspect psychologique (changer de mode alimentaire), peu de gens en vérité savent comment s’y prendre, même parmi ceux qui font profession de travailler sur la psyché.

Alors ? Alors rien, ça continue : on souffre et ça empire.

Bientôt viennent les essoufflements quand on monte les escaliers, la limitation des mouvement, les troubles de santé… « Il vous faut perdre du poids ! » vous dit-on. D’accord, vous voudriez bien, mais comment faire ? Personne n’est capable de vous le dire !

Vous essayez bien de vous remettre à faire du sport, mais après avoir perdu quelques litres d’eau au début, la fonte du poids s’arrête. Il arrive même que vous en preniez davantage car les muscles pèsent plus lourd que la graisse !

Alors, vous prenez votre mal en patience, vous essayez de vous adapter… jusqu’à ce qu’une maladie grave survienne, dernière station avant l’autoroute, si j’ose dire. Mais, là encore, les médecins allopathiques ne savent pas du tout vous aider : pourquoi ? Simplement parce qu’ils ne savent pas quoi faire eux mêmes et que les médicaments sont, comme on pouvait s’en douter, inopérants dans ces cas-là..

Un élément supplémentaire vous arrête : on raconte que tout ce qui est réputé gastronomique est mauvais pour la santé. Ce qui, je le souligne, est archi-faux. On pourrait presque dire le contraire  ! Pour l’avoir expérimenté, je peux affirmer que de simples légumes ou fruits crus ont une saveur incomparable, une délicatesse de goût et offrent une palette de saveurs à côté de laquelle les préparations des plus grands chef paraissent ternes. Seul problème : il sont très mal connus.

LE SURPOIDS : UN DANGER MAJEUR

Tout cela m’amène à vous dire, même si je ne me fais pas que des amis, que

LE SURPOIDS, MÊME LÉGER, EST TOUJOURS, DANS TOUS LES CAS, UN DANGER MAJEUR.

Lisez bien ce que dit à ce propos le Pr Joyeux dont on ne saurait mettre l’expertise en doute. Parmi les origines du cancer du sein, il cite : « …responsables de surpoids et de gras qui se stocke dans les glandes mammaires. Le gras dans les seins est en effet authentiquement cancérigène. » (c’est moi qui souligne). On pourrait en dire autant du ventre. Donc, il ne saurait être question seulement de raisons esthétiques mais plutôt de facteurs de santé, et ce quelque soit l’âge de la personne.

Cela dit, pas de panique ! Je ne dis pas cela pour vous culpabiliser davantage (vous l’êtes déjà certainement bien assez comme cela !) mais pour vous avertir et vous rendre responsable de la suite. Sil n’y avait pas de solution, je ne vous le dirais pas non plus. Mais, en fait (voilà enfin une bonne nouvelle !), il existe toujours un moyen de vous tirer de ce mauvais pas (oui, vous avez bien lu : on peut commencer à manger correctement à n’importe que âge et quitter cette situation infernale dans laquelle l’ignorance vous a enfermé/e).

LE POURQUOI DU COMMENT

Je vous explique tout :

Normalement, l’organisme est en équilibre : il n’absorbe que ce dont il a besoin et élimine ce qui est superflu. Le surpoids et l’obésité n’existent pas dans la nature. Ainsi, vous n’avez jamais vu un lapin obèse qui ne pouvais plus courir ni un faisan que son poids empêchait de décoller. C’est la même chose pour l’homme !

Il convient donc de considérer que tout surpoids est le fruit d’un dysfonctionnement de l’organisme, résultat à la fois de l’alimentation (sur le plan qualitatif comme sur le plan quantitatif) ainsi que du mode de vie. Autrement dit, il s’agit d’un avertissement à prendre au sérieux et surtout pas d’un incident banal ou normal qu’on pourrait vouloir minimiser pour se donner bonne conscience. Même en vieillissant, même après la ménopause, même… il ne s’agit pas d’une simple préoccupation esthétique et on devrait toujours rester mince. N’oublions pas ce qu’a écrit le Dr Philippe Dransart3 que j’invite chacun à méditer : « Il est rare qu’un événement nous secoue sans avoir préalablement frappé à la porte, mais nous n’entendons pas. Notre vie est remplie d’une multitude de choses à travers lesquelles, si nous sommes attentifs, semble se dessiner une répétition d’expériences semblables, que nous vivons et revivons jusqu’à en comprendre le sens. Ces expériences souvent nous dérangent mais leur but est toujours la liberté, notre liberté ».

HIPPOCRATE, AU SECOURS !

Si on en revient à la médecine, d’Hippocrate au Dr Paul Cartonen passant par les plus célèbres médecins de l’histoire, on rencontre toujours le même discours. Pasteur lui-même sur son lit de mort reconnut qu’il s’était trompé et a avoué, comme le Pr Antoine Béchamp son ennemi de toujours, : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Le malheur est que la médecine allopathique ainsi que les laboratoires pharmaceutiques, pour des questions d’intérêt financier, ne l’ont pas entendu (ou n’ont pas voulu l’entendre !) et ont poussé la médecine dans une impasse.

Mais heureusement, de toutes parts aujourd’hui, on en prend conscience de la réalité, timidement d’abord, puis de plus en plus fort. En ce qui me concerne en tous cas, aucune hésitation n’est possible : l’état du terrain est la source de toutes les maladies. Or le surpoids et, à plus forte raison, l’obésité, est le signe indubitable d’un encrassement du terrain. Donc un signe précurseur à ne pas négliger.

Comment se sortir de ce guêpier ?

Contrairement à ce que raconte la rumeur populaire : c’est possible et même plus simple qu’on ne croît !

Par contre, ce qui est plus difficile, c’est de modifier ses habitudes. Comment changer l’organisation des neurones qui s’établit en fonction des usages de l’individu5 ?

INSUFFISANCE DE LA VOLONTÉ

En fait, je travaille depuis une trentaine d’années sur le processus de changementet, au début de cette aventure, je croyais naïvement que ce qui s’opposait au changement, c’était le manque d’un processus fiable et, en ce sens là, nos travaux apportèrent vraiment quelque chose de positif. Seulement voilà, ce fut insuffisant et l’observation du Dr Norman Doidge5 est fondamentale : les neurones dans le cerveau adoptent une organisation particulière en fonction de nos habitudes et, à plus forte raison, nos accoutumances à divers produits toxiques ou drogues font la même chose et on finit par les aimer ou par croire qu’ils nous sont indispensables, comme le tabac ou le sucre entre autres. Et, dès lors qu’il faut intervenir sur le biologique, la simple volonté s’avère totalement insuffisante.

Il convient alors d’adopter une stratégie mieux adaptée et beaucoup plus fine.

Seulement voilà, nous sommes tous différents de par notre sexe, notre âge, notre constitution, notre hérédité, notre histoire… Il est donc nécessaire de trouver pour chacun et dans chaque cas, bien souvent par tâtonnements successifs, une manière de faire qui fonctionne.

C’est la raison d’être essentielle de la nutri-analyse qui part, à la fois, des connaissances de la nutrition et de celles de l’inconscient qu’apporte la psychanalyse.

Alors, faut-il se faire aider ? Je réponds sans hésitation : oui. On ne peut pas, en effet, être à la fenêtre et se regarder passer dans la rue.

En fait, le choix est simple : patauger éternellement et ne parvenir à aucun résultat ou bien demander un coup de main quand cela est nécessaire.

Á vous de choisir !

1 - DELÉPINE (Dr Nicole), Le cancer : un féaux qui rapporte, Paris, Michalon, 2013.

- Entre autres : LORGERIL (Dr Michel de), Cholestérol, mensonges et propagande, Vergèze, Éditions Thierry Souccar, 2008 ;

EVEN (Pr Philippe), La vérité sur le cholestérol, Paris, Cherche Midi, 2013…

- DRANSART (Dr Philippe),  La maladie cherche à me guérir, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, 1999.

- VASEY (Christopher), Le message du Dr Paul Carton, Fillinfes, TROIS FONTAINES, 1992

- DOIDGE (Dr Norman), Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Paris, Belfond, 2008.

- DESMARAIS (Jean-Michel), HAMELLE (Brigitte) et NIEWENGLOWSKI (Pierre), Anticiper et vivre le changement, Paris, Les Éditions d’Organisation, 1990.

 

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