VITAMINE C NATURELLE OU SYNTHÉTIQUE ?

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LA QUESTION QU’ON SE POSE

Ce n’est pas du tout le même prix et c’est bien pour ça (entre autres) qu’on se pose la question. D’un côté, il y a la vitamine C synthétique qu’on trouve facilement sur Internet à prix très bas et qui peut vous parvenir de l’autre bout du monde (de Californie par exemple), de l’autre la vitamine C naturelle, biologique ou non, généralement à base d’Acérola, qu’on trouve aussi très facilement dans les MAGASINS bio mais aussi sur Internet et qui vient en général de plus près. En faisant un tableau comparatif des présentations de cette dernière, on s’aperçoit qu’il existe de grandes différences entre les différentes offres d’Acérola et je vous suggère de faire ce travail de comparaison, incluant la quantité de vitamine C par comprimé, le nombre de comprimés ainsi que les frais d’envoi : vous ne le regretterez pas !

SCIENTIFIQUEMENT : PAS DE DIFFÉRENCE

Synthétisée depuis1933, la vitamine C qu’on sait fabriquer artificiellement au point que, selon les scientifiques, la molécule de vitamine C synthétique est rigoureusement identique à la molécule de vitamine C naturelle. D’ailleurs, on a expérimenté comparativement de l’extrait de kiwi et de la vitamine C synthétique, sur neuf jeunes hommes en bonne santé : les chercheurs ont constaté des différences tellement infimes qu’elles étaient négligeables.

POURTANT, JE ME MÉFIE DE LA SCIENCE

Ai-je un mauvais esprit ou suis-je carrément paranoïaque ? Toujours est-il que je ne fais pas une confiance absolue à la science qui, pour prendre des précautions souhaitables, ne s’en trompe pas moins et affirme avec autorité des vérités qui se révèlent par la suite être des erreurs, parfois monumentales (à moins qu’il s’agisse de biais habilement dissimulés). Est-ce à dire que toutes les découvertes scientifiques sont fausses ? Absolument pas et très souvent l’approche scientifique a permis d’effectuer de gros progrès. Mais parfois, non. Soit on n’a pas tenu COMPTE de tous les facteurs (peut-être simplement parce qu’on les ignorait !), soit les résultats obtenus n’arrangeaient pas du tout les chercheurs et ils ont publié des résultats complètement faux.

Vous n’y croyez pas ? Pourtant par exempe, aujourd’hui au mois de mars 2015, les autorités Canadiennes ont reconnu que le vaccin contre la grippe pour cette année était complètement inefficace : donc, rien qu’en France, huit million de personnes se sont faites vacciner strictement pour rien. Or, les experts (ou réputés comme tels) savaient depuis mai 2014 (c’est-à-dire il y a 11 mois) que le VIRUS H3N2 avait muté. Mais la campagne de vaccination mondiale a été lancée en fanfare, comme chaque année au mois d’octobre, comme si de rien n’était ! Et les laboratoires pharmaceutiques se sont rempli les poches imperturbablement avec le produit d’un vaccin complètement inutile !

De plus, une méta-analyse publiée en mars 2014 par la revue Cochrane, portant sur une centaine d’essais, a estimé qu’il fallait injecter le vaccin à 71 personnes au moins pour empêcher 1 cas de grippe. Moralité : si vous ne voulez pas attraper la grippe, il va falloir vous y prendre autrement !

VÉRIFICATION

Vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais j’ai voulu vérifier.

Voici quelques années, j’ai acheté de la vitamine C synthétique et je l’ai prise en lieu et place de mon Acérola habituelle (j’ai été en effet convaincu par les travaux du Prix Nobel Linus Pauling et combats le rhume tous les hivers par la prise de vitamine C à dose massive. Comme je n’ai pas eu de rhume depuis plus de dix ans, j’ai la faiblesse de croire que ça marche !).

Très vite, mon nez s’est mis à couler comme une fontaine et j’ai repris en vitesse mon Acérola. Il paraît que cela ne fait pas le même effet sur tout le monde : tant mieux ! Il vous suffit d’essayer pour voir !

Quant à moi, je me demandais ce qui pouvait bien différer entre deux molécules qui se ressemblaient comme deux goutes d’eau et qui étaient même, aux dires des observateurs, strictement identiques.

APPROXIMATION DE L’APPROCHE SCIENTIFIQUE

Ainsi que je le craignais, on avait fait l’impasse sur un facteur : c’était de la science Canada Dry. On aurait bien dit qu’il s’agissait d’une approche scientifique, elle en avait apparemment toutes ses caractéristiques, les deux molécules se ressemblaient à s’y méprendre mais on avait oublié une chose : l’une provenait de matière vivante (Acérola, Kiwi ou autre), l’autre était synthétique et avait été reconstituée à partir de matière inerte. Et ce n’est pas du tout la même chose !

VIVANT OU MORT ?

Dans toutes les comparaisons, il convient donc de bien faire attention de savoir si nous ne sommes pas en train de comparer un produit mort et un produit vivant. Exemple : quand vous avez fait cuire un choux, vous avez détruit 75 % de la vitamine C qu’il contenait. Autre exemple : vous passez sous un pommier, vous cueillez une pomme et vous la mangez. Puis vous allez au supermarché et vous voyez de belles pommes bio. Oui mais, elles viennent du Chili (ou d’Argentine). Elles ont donc été cueillies avant pleine maturité (pour ne pas dire vertes) puis elles ont parcouru des milliers de kilomètres afin de parvenir jusqu’à vous, ensuite elles ont traîné en palettes sur des parkings et enfin sur des étalages. Á VOTRE avis,  que reste-t-il chez ces dernières des vitamines par rapport à la pomme que vous avez cueillie sur l’arbre ? Pourtant, si vous les examinez toutes les deux au microscope, les molécules se ressembleront comme deux gouttes d’eau !

Autre exemple. Supposons finisse par déterminer le principe actif d’un produit naturel, de la carotte pour prendre un cas COURANT. Puis, qu’on réalise des comprimés à base de ce principe actif. Et on sera tout étonné que ces comprimés ne produisent pas du tout le même effet que les carottes du jardin ! Ah bon !

Finalement, à quoi donc reconnait-on qu’un produit est vivant ?

CE QUE L’ANALYSE NE DIT PAS

Il convient en effet d’ajouter ce que l’analyse ne dit pas. Prenons une fois de plus un exemple.

Il est sans doute possible d’assembler des fibres synthétiques, du carotène, des colorants, des glucides et quelques autres produits pour obtenir un résultat qui ressemble en principe à une carotte pour conserver cet exemple. Mais quelle équivalence existe-t-il avec une vraie carotte que vous allez ramasser dans votre jardin et dans laquelle, si on l’analyse bien, on repèrera pas moins de quarante composants (et peut-être davantage) ?

Donc, tout dépend du points de départ : avec différents ingrédients, on peut faire quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une carotte mais en partant d’une carotte de jardin, on arrive à une multitude de composants qui font, eux, la différence.

POUR EN REVENIR Á LA VITAMINE C

Comme vous le voyez, rien n’est simple. Il est toujours intéressant d’essayer de déterminer toutes les composantes d’un problème et de rationaliser autant qu’on le peut mais, quant on touche au vivant, un certain nombre d’éléments nous échappent et mieux vaut rester très modeste. Plutôt que de prétendre que la vitamine C synthétique est exactement la même que la vitamine C naturelle, il vaut peut-être mieux déclarer prudemment que les deux se ressemblent étrangement mais qu’il convient de bien comparer les résultats obtenus avant de tirer le moindre semblant de conclusion.

En tout cas, pour le moment, vous faites ce que vous voulez mais moi, je continue à prendre de l’Acérola.

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